Articles parlant de Développement personnel
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Développement personnel : Est-il possible de vraiment changer ?
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Ce mois-ci dans A la croisée des blogs, le thème imposé est « Est-il possible de vraiment changer ? » et je me suis donc prêté à ce petit exercice sur ce sujet classique du développement personnel.
Si je devais résumer ma réponse en quelques mots ce serait : encore heureux bordel !
Imaginons que vous êtes coincé dans un domaine de votre vie : argent, relation ou travail (les astrologues n’ont rien inventé !) et que vous devez changer quelque chose, pensez-vous pouvoir le faire ?
Soyez le changement que vous voulez voir dans le monde
Changer est facile et instantané, ce qui est long c’est le processus avant : ce que l’on appelle développement personnel. Notre monde moderne nous pousse souvent à croire que changer est impossible : changer, ce n’est pas aller chez le psy et espérer se faire réparer. Ce procédé est long, couteux et il faut encore que vous souhaitiez changer pour avoir une chance que cela marche !
Le changement est un instant, une décision ferme poussée le plus souvent par le refus de quelque chose. Nous savons instinctivement ce que nous ne voulons pas mais la plupart d’entre nous ne sait pas ce qu’il veut vraiment.
Il n’y a donc pas de pilule miracle mais pour autant changer se fait en un instant lorsque les conditions sont réunies.
C’est un point de départ : fuir ce que l’on ne veut pas.
L’alcoolique qui ne veut pas finir malade, le fumeur qui veut voir grandir ses enfants, le salarié qui veut accomplir son potentiel, le célibataire qui veut une vie de couple, le pauvre qui ne veut plus demander de l’argent : tous vont cheminer tranquillement jusqu’au jour où ils décident le changement.
Vous avez certainement eu dans votre entourage le cas d’un ami que vous avez toujours connu célibataire et qui un jour vous présente sa copine. Vous connaissez peut-être des gens qui finissent leurs mois dans le rouge et un jour vous présentent leur épargne de précaution.
Occupez-vous du pourquoi et le comment se résoudra tout seul
Celui qui espère et croise les doigts n’éprouve pas assez de douleur pour changer. Si vous vous plaignez de ne pas avoir assez d’argent, il est fort probable que le manque d’argent n’est pas suffisamment douloureux pour que vous agissiez. Si votre supérieur est un con mais que vous avez besoin de votre poste car vous tenez à votre style de vie, vous allez encaisser le problème sans rien changer. Si la douleur devient intolérable, la question ne sera plus pourquoi changer mais comment changer.
Etes-vous prêt à encaisser la douleur pendant longtemps ?
NE GASPILLEZ PAS VOTRE TEMPS A CHERCHER COMMENT CHANGER, TROUVEZ POURQUOI LE FAIRE !
Changer est possible, heureusement
Dans le couple, on dit souvent qu’il ne faut pas essayer de changer l’autre et c’est très vrai : le changement vient de soi, pas d’une injonction extérieure qui aurait même tendance à renforcer le comportement que l’on souhaite voir disparaitre. Il faut accepter la responsabilité du changement ou du non-changement et celle-ci ne peut être que personnelle.
Vous devez vouloir. Le drame et le mystère avec ce sujet, c’est que tout le monde peut changer mais tout le monde ne le fera pas. Il y a un certain fatalisme derrière cette phrase mais je suis convaincu que tout le monde n’est pas fait pour changer.
Tout le monde peut trouver un moyen d’augmenter ses revenus ou de réduire ses dépenses. Tout le monde peut trouver un partenaire pour créer une famille. Pourtant tout le monde ne le fera pas.
On ne fait pas boire un âne qui n’a pas soif
L’un des grands risques lorsqu’on écrit un blog sur des sujets comme l’argent ou lorsqu’on est passionné par un domaine, c’est de vouloir changer les gens malgré eux. Honnêtement ce n’est pas ma nature et c’est pourquoi j’ai tendance à avoir une approche distante avec mon propre blog. Je n’espère pas que tout le monde va correctement gérer son argent et vivre une meilleure vie et je n’irai pas essayer de convaincre tous les passants qu’il faut agir et s’éduquer financièrement.
Le changement doit venir de la personne : celui qui n’a pas peur de lire un livre, suivre un séminaire, faire des recherches sur internet, parler aux gens. Celui qui est actif « mérite » le changement et l’obtiendra. Il n’a jamais été aussi facile de s’informer pourtant l’ignorance est encore à la source de nombreux blocages.
Vous êtes aux commandes
Lorsqu’un fumeur continue à fumer malgré toute l’information disponible actuellement, il ne pourra pas dire que ce n’est pas de sa faute. Si vous avez des crédits sur le dos et que vous êtes financièrement à sec, vous ne pouvez pas rejeter la faute sur votre banquier ou votre patron.
Vous êtes en charge de votre vie et des changements qui peuvent s’y produire.
Est-il possible de vraiment changer ? Oui j’en suis convaincu. Ce n’est pas pour autant que l’on oublie ou que l’on renie le comportement précédent mais celui-ci deviendra une base, une référence qui montrera le chemin parcouru. Il servira à mesurer le progrès effectué.
Changer ne peut pas uniquement reposer sur notre volonté au quotidien car elle est bien trop faible et limitée et je crois que le fait d’aller vers un style de vie est un moteur puissant. Si vous souhaitez ne plus jamais avoir de dettes et d’inquiétudes au sujet de l’argent, croyez-moi que les moyens existent et que l’ampleur de l’objectif est une source inépuisable d’énergie.
L’objectif grandiose est fort et permet de garder le cap !
Image par kevindooley
Popularity: 3%
Publié le 06 mar 2010 par Michael.
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L’art du long voyage
Voyager est un art que ne connaissent pas 99 % des gens. Pour le commun des mortels, un voyage signifie faire du tourisme. Voici un livre dans lequel vous découvrirez pourquoi mais aussi comment faire des voyages longs et enrichissants pour pas un euro.
J’ai adoré ce livre. Rapide à lire mais fruit d’une longue expérience, il m’a appris des choses, infirmé certaines de mes croyances et confirmé d’autres, bref un livre qui m’a transformé !
Contrairement à ce à quoi l’on peut s’attendre d’un livre sur le voyage, l’auteur ne recommande pas de pays ou de villes à voir. Il ne parle pas d’évènements ou de personne particulière à rencontrer. Dans ce livre, il s’agit surtout d’être un véritable esthète du voyage : d’en comprendre ce qui est beau.
« Les touristes ne savent pas vraiment où ils sont allés. Les voyageurs ne savent pas où ils vont ». Theroux.
Le long voyage est loin d’être nouveau. Depuis des siècles, le plus souvent sous la forme de pèlerinage, les hommes pratiquent cette discipline qui s’apparente à un art de vivre car sa première difficulté, c’est de réussir à se lancer : gagner sa liberté.
Rolf Potts dit une chose formidable : l’art du voyage, ce n’est pas fuir le quotidien mais bien vivre le quotidien. C’est un style de vie. Le travail devient alors un système de support pour le voyage et non plus une contrainte qui vous garde prisonnier en un point fixe (vous n’avez pas plus de liberté qu’un lycéen). Selon lui, la majorité des gens sacrifie leur vie pour obtenir de la reconnaissance sociale.
Même s’il ne s’oppose pas fondamentalement au tourisme de base, le long voyage est tout de même l’idée de voyager sans contraintes.
Les 3 principales contraintes que l’on a lorsqu’on voyage sont :
- le temps
- l’argent
- les valises
Pour les valises et autres affaires, c’est simple : ne prenez rien…ou presque. Pour des matérialistes comme nous c’est une idée difficile à accepter, particulièrement en vieillissant (les vieux, vous savez, ces gens qui s’accrochent à leurs vieilles choses). Ceci explique en partie pourquoi la population des voyageurs est majoritairement jeune (mais pas seulement, on trouve des familles et des vieux).
L’auteur recommande donc de ne pas prendre d’ordinateur ou d’appareil de valeur : ils pourraient devenir un soucis et guider vos choix. Ce serait alors contraire à l’art de voyager et d’aller où bon vous semble. Idem pour les vêtements : le strict minimum est à observer, vous pourrez racheter sur place pour souvent beaucoup moins cher de quoi être à l’aise. (A l’heure du notebook, je ne suis pas d’accord avec cette recommandation mais soit!).
La question des valises est centrale. Pour le voyageur, l’un des buts essentiels de son aventure est de se perdre dans le monde pour se retrouver et toutes les complications matérielles sont des obstacles à trainer.
Sur la question du temps, l’auteur raconte comment il fait ses choix : en fonction de ses envies. Pour nous, pauvres esclaves modernes pris dans la rat race, ce concept est difficile à comprendre et à mettre en oeuvre. Rolf Potts dit arriver quelque part, voir si l’ambiance lui plait et décider de rester ou de partir. Tout simplement.
Bien sûr des facteurs viendront influencer ses décisions :
- ai-je besoin de travailler?
- ai-je envie de varier le lieu (campagne /ville)?
- ai-je envie d’être seul/être en groupe?
- y’a-t-il des choses à voir/faire?
« Le meilleur moyen pour connaitre un pays, c’est d’y travailler. »
L’argent n’est pas vraiment un problème. Il raconte comment la plupart du temps il travaille comme professeur d’anglais pour gagner sa vie mais que bien souvent il est amené à avoir tout type d’activités. Il arrive même de faire du bénévolat pour peu que l’expérience en vaille la peine. Souvent il arrive à gagner plusieurs mois de dépenses locales en peu de temps.
Dans la gestion de son argent, il varie les plaisirs. Bien souvent, les pays dits exotiques permettent de faire du géoarbitrage et de vivre sur place pour une fraction de ce que vous couterai votre vie en France. Parfois, il se contente de manger dans la rue et à d’autres moments, il se fera plaisir en allant dans un bon restaurant. Idem pour dormir : restez chez l’habitant est courant mais dormir dans un 3 étoiles permet de changer un peu.
Ne pas tout préparer
Une partie de l’aventure réside dans l’inconnu et la sur-préparation est un danger. Le plus souvent, il se contente de préparer les passeports et de prendre un aller simple (une nuit d’hôtel si vous arrivez tard) et laisse le reste à l’aventure. Le drame serait de devoir quitter une ville sous prétexte d’avoir pris à l’avance un billet d’avion vers une autre ville. Rester ouvert à l’aventure est un impératif pour éviter l’ennui. Lorsque vous avez toutes vos journées, les évènements ne manquent pas.
« Le monde est comme un livre. Ceux qui ne voyagent pas n’en lisent qu’une page » Saint-Augustine.
Sur la route
Une fois sur le chemin, quelques précautions de base s’imposent. Les plus simples sont de ne pas se rendre là où il y a de forts attroupements pour éviter les pickpockets. Prenez toujours soin d’attacher votre sac ou de fermer à clé votre chambre. Faites attention à votre argent et à vos papiers. Méfiez-vous des invitations gratuites et douteuses, tout dépend de la culture du pays. Par exemple en Chine, une arnaque connue consiste à vous faire acheter à prix d’or des dessins standards. Hormis ces précautions de bon sens, ne laissez pas la paranoïa gâcher votre expérience.
Ce qui est difficile, c’est aussi d’abandonner l’idée d’objectifs. Même si je ne partage pas cette idée, l’auteur recommande de ne pas fixer de limites ou d’objectifs. Ainsi, il reste totalement ouvert à ce qui se présente à lui.
Le plaisir se trouve souvent dans les détails du quotidien. Mangez, trouvez des toilettes ou prendre le bus devient alors un mini-challenge et provoque un certain émerveillement. On retrouve une âme d’enfant. Les différences culturelles sont aussi très importantes et parfois subtiles et ils vous appartient de vous renseigner ou de les découvrir.
Un apport important, c’est d’apprendre à ne pas juger et d’oublier son point de vue : de s’ouvrir à l’autre de manière sincère le temps de l’écoute.
La rencontre des locaux et des autres voyageurs (une communauté apparemment importante) occupe aussi beaucoup de temps et occasionne des expériences mémorables.
« Le voyageur voit ce qu’il voit. Le touriste voit ce qu’il est venu voir ». Chesterton
Soyez conscient de votre environnement. Gardez les choses simples. Si vous en avez marre, rentrez chez vous. Si vous êtes fatigué, restez où vous êtes et reposez-vous.
L’art de voyager est un art de vivre que nous gagnerons tous à découvrir et je vous recommande vraiment la lecture de ce livre :
Vagabonding: An Uncommon Guide to the Art of Long-Term World Travel
Popularity: 4%
Publié le 22 fév 2010 par Michael.
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Se faire violence
Voici l’un des conseils les plus simples pour progresser dans votre vie : se faire violence.
L’histoire se déroule ainsi : chaque jour nous avons à jongler avec plusieurs sujets, plusieurs contextes comme notre travail, notre famille, nos loisirs, nos envies…
Pour la personne lambda, l’attention est une ressource rare. Même si vous ne le remarquez pas, votre attention est naturellement sollicitée et pompée par tout ce qui vous entoure (qui a dit publicité?). Entre ces fameuses sources qui se battent pour avoir votre attention et le temps de cerveau disponible qui reste à votre disposition, il ne reste au final que très peu de puissance de cerveau pour vous attaquer à ce qui compte : votre développement. Si vous pensez que travailler et gagner sa croûte suffit pour avancer et atteindre la prochaine version de vous-même, je pense que vous vous trompez !
Le plus difficile c’est que ce peu de puissance restante nous avons naturellement envie de l’utiliser pour des activités apparemment « relaxantes » : en fait celles qui procurent un bénéfice immédiat et l’illusion de la détente.
Un sursaut de volonté
Le bénéfice immédiat que l’on cherche tourne souvent autour de l’alcool ou de la télévision. Cette recherche révèle souvent autre chose : la fuite de ce qui nous fait peur.
Vous vous souvenez de cette langue que vous voulez améliorer depuis des années ? Du changement de carrière que vous voulez faire et qui nécessite une formation ? Voilà ! Nous y sommes.
Prenez une personne qui souhaite avancer : elle s’inscrira aux cursus nécessaires et fera le travail attendu sur son temps libre. L’opposé, c’est celui qui va à une formation parce que c’est gratuit et sur son temps de travail.
Ce peu de puissance de cerveau qui reste à la fin de notre semaine gagnerait à être alloué à quelque chose qui nous fait peur. Normalement, même pas la peine d’y réfléchir. Nous savons instinctivement ce qui nous fait peur. Choisissez la compétence prioritaire à développer et agissez !
Pour enclencher le sursaut de volonté, le plus simple reste d’alimenter votre curiosité naturelle. Lorsque la curiosité est en action, creuser un sujet n’est pas un problème. Lire un livre, faire des recherches sur internet n’est pas un problème.
Se faire violence n’est pas le chemin le plus simple et c’est pour cela que l’on doit faire appel à notre volonté pour avancer. Pourquoi se donner du mal ? Pour récolter les fruits de notre effort. Nous ne pouvons apprécier un résultat que s’il résulte d’un effort.
Vous n’avez qu’à voir ceux qui sont nés avec de l’argent et qui ne savent pas en apprécier l’utilité et passent du temps à se chercher. Même si c’est un cliché, le fond est vrai. Sans effort, sans se faire un peu violence, la satisfaction des résultats ne sera pas au rendez-vous. Bien sûr, soyez certain de ne pas payer trop cher votre effort et gardez en tête que la vie ne vous donne pas ce dont vous avez besoin mais ce que vous méritez.
Prenez 2 investisseurs :
On ne trouve pas plus chanceux que celui qui étudie ce qu’il fait et qui se forme chaque jour. Il est beaucoup plus facile de devenir un bon investisseur en se faisant un peu violence et en développant nos compétences sur le sujet. Facile aussi de trouver des malheureux parmi les abrutis financiers qui font une confiance aveugle aux conseils qu’ils reçoivent. Quoi de plus simple que de trouver quelqu’un qui, sur les conseils de son banquier, a investi ses économies sur l’action « chaude » du moment ?
Faites-vous violence pour progresser.
La différence entre la personne que vous êtes aujourd’hui et celle que vous serez dans 5 ans peut être très faible ou totalement hallucinante. Croyez-vous qu’il soit possible de changer de vie en 5 ans ? Tout ce que ça demande, c’est d’avoir la bonne attitude
Popularity: 4%
Publié le 17 fév 2010 par Michael.
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TEDx Paris, retours sur la première édition Française
J’ai eu la chance d’assister au TEDx à Paris. Pour ceux qui ne l’ont pas eu, voici ce que j’ai retenu (en attendant la publication des vidéos!).
TED est loin d’être nouveau. Aux USA, cela fait déjà 25 ans que cela existe et leur slogan est « Des idées qui valent la peine d’être partagées. » : croyez-moi, ce qui s’y passe est vraiment étonnant !
A l’origine, TED vient de Technology, Entertainement et Design, 3 sujets sous-jacents. Aux USA, ce sont des centaines de présentations d’environ 18 minutes (le temps moyen de concentration) sur des sujets plus étonnants les uns que les autres qui sont effectués à l’occasion de ces TED. Pour la première année, c’est à Paris qu’une version organisée de manière indépendante (d’où le ‘x’) a lieu notamment grâce à Michael Levy-Provencal et à toute son équipe!
En résumé TED, c’est l’occasion de rencontrer en même temps des entrepreneurs, des scientifiques et des créatifs qui viennent parler de leur expertise. Chacun vient partager une idée et tout le monde a l’occasion de repartir avec et de faire avancer sa réflexion.
Les bénéfices ? Un maximum d’énergie POSITIVE, des gens qui accomplissent des choses et qui sont ouverts d’esprit avec, peut-être grâce à ça, un monde tout simplement meilleur.
Au menu cette année, le panel était vaste et l’après-midi a commencé fort avec un groupe Brésilien de percussion :
- La première intervenante était Christine Ockrent. Autant dire que le choix était plutôt surprenant car je n’attendais rien de révolutionnaire venant de sa part. D’un point de vue symbolique c »était assez fort car pour moi cela montre surtout que les anciens sont le point de départ de notre réflexion.
- Le second intervenant s’appelle Soro Solo et vient parler de son histoire. Il fait le lien entre la Côte d’ivoire où il a grandi et la manière dont la France a remplacé et effacé la culture traditionnelle dans son pays. C’était un message très fort sur le fait que le « annule et remplace » n’est jamais bon. Notre histoire personnelle reste un agrégat riche dont il ne faut pas oublier les différentes couches. Selon un proverbe de son pays « Ta vérité + ma vérité nous permettent d’aller vers LA vérité ».

- Puis c’est à Françoise Schein de nous faire partager son histoire. Architecte, on lui doit notamment (pour les parisiens) la station de métro Concorde en 1989. Elle nous raconte l’histoire de l’adoption de sa fille au Brésil et comment cette aventure a transformé sa vie. Elle montre comment elle en est arrivé à faire de l’art avec les gens et non plus seule. Grâce à elle ce sont des dizaines de club « Atelier de la céramique » qui parlent des droits de l’homme et permettent aux gens de s’exprimer et de se rencontrer. Son crédo, c’est diffuser les savoir-faire. Cette intervention était chargée d’émotions et très touchante. A la suite de ça, il y a eu un moment étrange. Tout d’abord, les tweets négatifs se multipliaient sur Twitter concernant l’évènement et les organisateurs ont diffusé la publicité d’un sponsor que certaines personnes dans la salle ont hué. Peut-être faudra-t-il placer les sponsors après une intervention qui fait moins appel à l’émotion ! Pour les tweets négatifs, n’oubliez jamais que les plus râleurs sont toujours ceux qui parlent le plus
- Ensuite à point nommé c’est Gildas Bonnel, un communicant, qui partage un constat que l’on fait depuis longtemps : la société s’amuse à nous faire peur et elle n’est plus crédible. Le dernier exemple en date, l’histoire du vaccin contre la nouvelle grippe qu’une infime partie de la population a accepté de recevoir. Son message : on peut annoncer une nouvelle difficile, mais ce qui compte c’est de présenter les promesses du futur. Pour l’illustrer il utiliser l’image de l’enfant qui habite loin de la ville que l’on envoi en pension mais à qui l’on dit « Grâce à ça tu apprendras pleins de choses et tu feras de bonnes études. »
- Joel de Rosnay c’est un passionné du futur parce que, dit-il, c’est là qu’il va passer le reste de sa vie. Au menu : Biotique, environnement interactif et Web 5.0. Un peu fou, j’ai retenu de son intervention une propriété reconnue en biologie : La densification des liaisons (internet) fait émerger des propriétés nouvelles.
- Guy-Philippe Goldstein verse dans la cyber-guerre. Plusieurs idées frappantes : avec la cyber-guerre, c’est à dire l’utilisation de l’ordinateur pour attaquer et provoquer des effets, eux, biens réels : il est impossible de savoir si un pays s’équipe pour défendre ou attaquer car tout ce que l’on voit ce sont des…ordinateurs. Un attaqué ne sait pas d’où vient une attaque ce qui complique la riposte. Enfin, ce qui a maintenu la paix pendant longtemps, c’est la peur réciproque de l’attaque surprise. Autrement dit le fait de tous finir sous la bombe atomique. Désormais, cette neutralisation n’existe plus et nous entrons dans une phase où la paix pourrait facilement être remise en cause.
- Anaïs Rassat nous a présenté le projet de remplacement du satellite Hubble. Lancement prévu en 2018.
- François Taddeï nous parle de Socrate : pour passer de l’information à la connaissance, nous avons besoin de l’interaction. Chercheur en génétique moléculaire, il nous recommande de changer de métier si ce que nous faisons peut être fait par un ordinateur selon ce que titrait la presse au moment où Kasparov fut battu par Big Blue aux échecs : « Si votre métier ressemble aux échecs, changez de métier« . Il nous raconte comment, chez les macaques, ceux qui adoptent une innovation en dernier sont les mâles dominants. Il rappelle qu’avant l’école, il existe des systèmes d’apprentissage performants qui pourrait permettre de répondre aux défis actuels et aider les jeunes d’aujourd’hui à inventer le monde de demain.
- Christophe Galfard était très intéressant. En quelques minutes j’ai compris ce qu’est un trou noir super massif !
- Marina Cavazzana-Calvo s’occupe de thérapie génique. Ici encore, c’est en quelques minutes qu’elle nous présente ce qu’est la discipline. C’était si bien expliqué que j’ai retenu et enfin compris ce que c’était.
- Sarah Kaminsky est la fille d’un expert en faux papier et pas des moindres. Résistant, il apporta un savoir-faire clé qui sauva la vie à des centaines de personnes. L’anecdote, c’est que du coup il est aussi le père de l’effaceur d’encre. A la fin de la présentation, nous avons même eu droit à la présentation de son père qui était parmi le public et c’était un moment très touchant et très fort : la salle était debout !
- Pour Michel Benasayag notamment Philosophe et ancien militant guévariste, TEDx se prononce Tex Mex. Très bon orateur, il a parlé avec humour et beaucoup d’esprit de la différence entre légitimité et légalité et comment certains pensent que l’on peut organiser la morale de manière logique. Avec un exposé captivant il explique que ce que l’on appelle la vérité est en fait un centre de gravité dynamique et donc lié à la situation qu’aucune loi ne peut définir à l’avance. Une société qui ne tolère pas le risque est une société qui meurt. Le risque et une composante de tout pari. Il dit aussi que plus on communique, moins il y a de liens qui se créent vraiment car ils nécessitent du temps.
- Fabrice Grinda nous raconte ses aventures d’entrepreneur. De Paris à New York et après plusieurs créations il dirige désormais OLX un grand site d’annonces gratuites notamment implanté dans les pays d’Amérique du sud. J’adore son histoire que j’ai déjà eu l’occasion d’entendre car c’est celle d’un serial entrepreneur. Voici comment il est arrivé à avoir un accent anglais impeccable (l’entendre parler est bluffant) : il a répété parfaitement 2 mots par jour pendant une heure et durant 2 ans (merci pour le conseil!). Simple et efficace.
J’ai aussi découvert Vinvin dont la conclusion de l’évènement était tout simplement excellente ! Avec beaucoup d’humour et d’esprit il a résumé et en même temps ouvert la voie à tout ce qui pourra suivre de ce à quoi nous avons assisté à TEDx Paris dans la pure tradition des TEDs à l’américaine.
Au final c’était une aventure vraiment géniale. L’organisation était parfaite, la présentatrice entre les interventions très dynamique et j’ai eu l’occasion de voir des gens qu’il ne m’aurait pas été permis de rencontrer autrement. J’ai trouvé que tout ces gens avaient un point commun qui rejoint mon état d’esprit et l’esprit riche : ils aident les autres et changent le monde. Ils sont passionnés et agissent.
Le bénéfice immédiat que j’en retire, c’est que je sais que je dois encore simplifier ma vie car elle comporte encore trop de pistes possibles. Il faut couper ce qui n’est pas exploité et se concentrer sur un objectif.Il faut se débarrasser de tout ce qui dépasse car seule la concentration permet d’atteindre des résultats.
L’autre idée intéressante, c’est que vous ne pouvez pas sans cesse espérer avoir une autre vie, souhaiter avoir d’autres conditions pour faire ce que vous voulez faire. Prenez ce que vous avez et agissez. Investissez votre cœur et votre énergie. N’attendez pas de meilleures conditions.
Après mon retour sous la grisaille parisienne cette claque était bénéfique et énergisante !
Voici par exemple une intervention vraiment intéressante de la version US. N’hésitez pas à explorer le site, beaucoup d’interventions possèdent des sous-titres en Français.
Popularity: 5%
Publié le 31 jan 2010 par Michael.





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