En quête de réussite et d'accomplissement de soi

Accomplissement de soi : les principaux freins et comment les dépasser

Michael Améliorer sa vie, Article fondateur, Comment avoir le mindset pour réussir, Divers 2 Commentaires

Cela fait longtemps que je n’ai pas participé à un carnaval d’articles de développement personnel comme celui-ci et c’est avec grand plaisir que je renouvelle l’expérience. Je vais donc parler des principaux freins à l’accomplissement de soi que j’ai identifiés au travers de mon parcours, aussi bien personnel qu’en tant que coach.

Commençons par définir de quoi on parle. En effet, l’accomplissement personnel est une notion somme toute assez floue. Et comme toutes les choses floues, il est assez difficile d’en parler sérieusement et encore moins d’agir dessus.

Qu’est-ce que l’accomplissement personnel ?

Un chemin, plus qu’une destination

L’accomplissement personnel est directement lié à ce qu’on appelle le développement personnel. Autrement dit, il ne s’agit pas de définir un point d’arrivée particulier, où nous serions au nirvana, mais plutôt les conditions dans lesquelles vivre au quotidien pour se sentir accompli.

Vous comprenez tout de suite la difficulté de l’exercice puisque, dans la vie quotidienne, nous allons faire face à des aléas, des déceptions, des difficultés et des enjeux qui viendront inévitablement perturber notre accomplissement.

Et c’est là le premier point de vigilance avec ce mot « accomplissement », qui suppose que l’on a terminé quelque chose alors que, par définition, évoluer n’a jamais de fin.

L’accomplissement personnel est-il synonyme d’argent ?

Même si vous êtes sur un blog qui s’appelle Esprit Riche, je tiens à rappeler que, pour moi, l’accomplissement personnel n’est pas exprimé en argent.

Pour avoir fait un parcours que je ne pensais pas possible sur cet aspect-là, je peux vous assurer que ce n’est pas la solution. Et toutes les personnes extrêmement riches vous le diront.

Comment mesurer l’accomplissement personnel ?

Imaginez que vous deviez vous retrouver sur un lit et qu’il vous reste 15 minutes à vivre. Le but, c’est tout simplement que vous puissiez vous dire : « j’ai bien vécu, je suis heureux de ce que j’ai fait et je n’ai pas beaucoup de regrets ».

Vous avez peut-être entendu parler de cette infirmière australienne nommée Bronnie Ware, qui a demandé aux patients qu’elle a accompagnés dans leur dernier souffle s’ils avaient des regrets. Dans son livre Les 5 regrets des personnes en fin de vie, elle explique les 5 regrets les plus fréquents :

  1. « J’aurais aimé avoir le courage de vivre comme je voulais, et pas de vivre la vie qu’on attendait de moi. »
  2. « Je regrette d’avoir travaillé si dur. »
  3. « J’aurais voulu avoir le courage d’exprimer mes sentiments. »
  4. « Je regrette de ne pas être resté en contact avec mes amis. »
  5. « J’aurais aimé m’autoriser à être plus heureux. »

Ce que je vais vous partager a donc pour objectif d’éviter des regrets.

Quels sont les écueils à éviter dans la recherche de l’accomplissement personnel ?

Danger nº1 : Suivre ce qui brille

Si l’on regarde ce qui mène les différentes personnes à s’intéresser à l’accomplissement personnel ou au développement personnel, on retrouve toujours à la base un sentiment de mal-être, quelque chose de négatif qui fait que l’on cherche à changer.

Or, quand on cherche des sources d’inspiration et de motivation, on va inévitablement tomber sur une grande variété d’idées, de personnes et de propositions. Il peut alors être tentant de suivre ce qui brille le plus.

C’est une définition qui sera évidemment propre à chacun. Pour l’un, cela peut être les objets de luxe, pour l’autre, une personnalité particulière.

Tout cela conduit inévitablement à un même écueil : suivre un modèle sans véritablement se connaître ne mène nulle part.

Il est d’ailleurs probable que cela vous plonge au contraire dans une espèce de procrastination apparemment productive mais qu’au bout de plusieurs mois ou années, vous vous rendiez compte que vous n’avez pas beaucoup changé vous-même.

Attention, je ne parle pas ici de « chercher à devenir soi-même ». C’est une phrase à l’opposé de ce qu’on appelle le développement personnel.

La personnalité et la psychologie humaine étant tellement malléables, lancer une injonction à quelqu’un de devenir soi-même est presque criminel tant c’est impossible à atteindre.

Qui suis-je, et combien ? Tout un programme dans la recherche de l'accomplissement de soi

Le titre du livre du philosophe allemand Richard David Precht illustre bien la complexité de la quête identitaire et cette impression de renfermer une pluralité d’êtres.

Posez-vous cette question

Pour éviter ce premier danger, demandez-vous :  « est-ce que je me lève le matin avec le sourire ? ».

Nul besoin de faire compliqué ou de chercher plus loin : est-ce que vous vous levez le matin avec le sourire ?

Si ce n’est pas le cas, vous trouverez certainement dans la suite de l’article des clés pour en identifier les raisons.

Danger nº2 dans la recherche de l’accomplissement de soi : Persévérer dans la mauvaise voie

Le deuxième danger à éviter, c’est de persévérer dans une voie qui ne vous convient pas.

Pour cela, vous allez d’une part devoir vous écouter et, d’autre part, découvrir vos valeurs. Vos valeurs, ce sont les quelques notions qui sont importantes pour vous. C’est peut-être la famille, le respect, ou bien d’autres. La clé, c’est de les connaître pour voir si vous les respectez au quotidien.

Il ne s’agira évidemment pas de viser un 100 % tout le temps. En effet, les aléas de la vie feront que vous ne respecterez jamais entièrement vos valeurs. Mais avoir conscience de vos valeurs vous permettra, lorsque vous repérez que vous en déviez, d’y revenir tranquillement sans vous flageller.

L’exemple typique, c’est la personne qui place la valeur famille dans le haut de la pyramide et qui adore son travail ou a des objectifs professionnels ambitieux. Cette personne va sentir un tiraillement dans son accomplissement entre son métier et le temps qu’elle consacre à sa famille.

Rééquilibrage

La vie va faire qu’à un moment donné, il va y avoir un rappel. Le cas classique, c’est le décès d’un proche ou d’un ami, qui va rappeler à la personne de notre exemple que la famille est très précieuse.

Ça peut être des événements évidemment moins graves, comme une dispute familiale ou le fait de rater la kermesse de l’école de son enfant.

C’est là que connaître ses valeurs est intéressant. Cela va permettre de lever les freins de l’accomplissement personnel puisqu’à ce moment-là, cette personne pourra décider de rééquilibrer le temps qu’elle consacre à ses différentes activités.

Encore une fois, il ne s’agira pas de s’en vouloir et de se sentir coupable. Il s’agira au contraire d’agir en adulte responsable qui fait un choix rationnel entre ses différentes activités.

Faites ce petit exercice

Être dans une voie qui ne nous convient pas en termes de valeur peut être l’un des principaux freins à l’accomplissement personnel. Par exemple, vous exercez une activité professionnelle dans laquelle vous ne vous reconnaissez pas. La question à vous poser, c’est : « qu’est-ce que je pourrais expérimenter de nouveau ? ».

Là, je vous invite à imaginer des métiers totalement différents et des lieux de vie à l’opposé du vôtre. Ouvrez l’horizon des possibles et laissez-vous porter par votre imagination dans un premier temps. Dans un second temps, vous ferez un choix qui n’a pas besoin d’être radical.

Parfois, le simple fait de consacrer ses week-ends à une autre activité, dans le bénévolat ou dans un autre métier, peut suffire à vous donner une impulsion, à faire naître une idée et à effectuer un rééquilibrage qui vous donnera envie d’aller plus loin.

Danger nº3 dans la quête de l’accomplissement : Avoir des attentes trop précises

Je peux évoquer un autre frein assez courant : le fait d’avoir des attentes précises. On y reviendra un peu plus bas, lorsque je vous parlerai des 7 éléments qui empêchent un changement.

Pour maintenant, disons simplement qu’avoir des attentes précises, c’est s’imaginer une vie telle qu’elle devrait être. Mesurer la différence avec la vie telle qu’on l’a aujourd’hui génère de l’insatisfaction, qu’il sera difficile de résoudre tant la vie que l’on imagine est souvent idéalisée.

Gardez un esprit ouvert

Soyez donc ouvert et à l’écoute. Ne vous laissez pas piéger par vos propres attentes idéalisées.

Cela n’est pas sans rappeler le concept de blueprint, particulièrement développé chez Tony Robbins notamment.

Blueprint pour le bonheur et l'accomplissement par Tony Robbins

Un nouveau blueprint pour le bonheur, traduit du site de Tony Robbins.

Danger nº4 dans la recherche de l’accomplissement personnel : Suivre son ego

Le quatrième grand danger que je peux évoquer, c’est de suivre son ego. Il ne s’agit pas ici de faire la chasse à l’ego, comme on l’a vu dans une mode assez récente. L’ego est au contraire quelque chose de nécessaire et d’utile quand il est adapté.

Mais lorsque cet ego vous rend prisonnier du regard des autres ou de votre classe sociale, il vous bloque. Il conduit inévitablement à vous maintenir dans un statu quo et donc à freiner votre accomplissement personnel, puisque tout changement est très compliqué.

Réfléchissez à votre quotidien

La question à vous poser, c’est donc : « quelle est la situation qui m’apportera de la paix intérieure et de la satisfaction ? ».

Là encore, il faut vous poser la question par rapport à votre quotidien. C’est là que tout se joue. N’idéalisez pas une vie rêvée qui serait comme une fuite en avant mais demandez-vous : « au quotidien, qu’est-ce que j’aimerais vivre ? ».

Danger nº5 : Être désœuvré

Un autre frein assez important, c’est d’être désœuvré. Il est capital d’avoir un projet qui vous tient à cœur, que ce soit un projet personnel, professionnel, artistique, technique, ou autre. C’est sans doute l’un des meilleurs antidotes à tous les problèmes que l’on peut rencontrer sur l’accomplissement de soi.

Avoir un projet sur lequel vous travaillez quasiment au quotidien, c’est l’étoile du Nord qui va vous guider. Sans cela, votre accomplissement personnel sera extrêmement freiné.

Et comme nous sommes définis par ce que nous faisons, et non pas par ce que nous disons, avoir un projet qui vous tient à cœur vous aidera à vous définir.

Un projet qui évolue au fil du temps

Évidemment, je ne peux pas parler de l’accomplissement personnel sans évoquer la pyramide de Maslow, pour faire le lien avec les projets que je viens d’évoquer.

Pyramide des besoins de Maslow pour illustrer l'accomplissement personnel

La pyramide des besoins, dite pyramide de Maslow. Source : Goalmap

Vous allez pouvoir lancer des projets en fonction de votre situation par rapport à cette pyramide de Maslow. Peut-être que les premiers projets vont répondre à des besoins de sécurité : vous mettre à l’abri financièrement, vous acheter votre résidence principale, etc. Les projets suivants vont répondre à d’autres besoins comme le fait d’avoir de la reconnaissance ou de contribuer à la société.

Pour terminer cet article, je voudrais évoquer ce qu’on appelle dans le coaching l’immunité au changement.

Qu’est-ce que l’immunité au changement ?

Ce sont 7 interférences qui vont vous bloquer dans une situation dans laquelle vous n’êtes pas à l’aise. Cela se rapproche des stratégies de sabotage.

L’auto-sabotage, c’est quand vous adoptez inconsciemment des comportements qui vont à l’encontre de vos objectifs. C’est se mettre en échec soi-même, souvent à cause de croyances limitantes, par peur de l’échec, par peur du changement, en raison d’une faible estime de soi, etc.

Interférence nº1 : la confusion

La confusion, c’est tout simplement lorsque vous manquez de clarté. Vos pensées sont toutes mélangées et vous ne trouvez pas de cohérence sur laquelle vous appuyer.

Il peut y avoir de multiples raisons à cela, mais la première étape pour y remédier est de savoir si vous êtes véritablement perdu ou si vous entretenez cette confusion pour vous empêcher d’avancer.

La deuxième étape, c’est tout simplement de passer dans une forme d’action. L’action est souvent le meilleur remède.

Interférence nº 2 : le contenu.

La deuxième interférence, c’est le contenu ou plutôt l’absence de contenu, quand il manque de la matière première.

Vous souhaitez par exemple lancer un business mais il vous manque des informations.

Le meilleur remède pour résoudre ce sabotage, c’est tout simplement de vous renseigner, d’apprendre et de rester ouvert d’esprit.

Interférence nº 3 : la catastrophe

La catastrophe, c’est lorsque vous avez subi un événement qui vous a affecté, notamment émotionnellement, et qui vous déséquilibre.

Une bonne option pour dépasser cette interférence, c’est de travailler sur ce déséquilibre et cette douleur, peut-être même au niveau thérapeutique. L’objectif, c’est d’avoir une base solide pour pouvoir avancer.

Interférence nº 4 : la comparaison

La comparaison, c’est le fait de chercher constamment des différences ou des ressemblances entre deux éléments.

Typiquement, ça va vous donner un sentiment de contrôle et de compréhension d’une situation ou d’une dynamique mais, en réalité, c’est surtout une stratégie qui permet de ne pas vous investir. En restant observateur, vous évitez d’être jugé.

Ici, il faudra travailler sur votre confiance en vous et la confiance que vous pouvez accorder aux autres.

Interférence nº 5 : le conflit

Le conflit, c’est lorsque vous allez être tiraillé entre ce que vous dites que vous voulez et ce que vous faites réellement. Le conflit entre ces deux éléments peut être lié à tout un tas de raisons personnelles : une fidélité de classe, de l’ambition, une émotion, l’argent ou bien d’autres causes que vous ne dites pas ou dont vous n’avez même pas conscience.

Par exemple, vous venez d’un milieu modeste et aspirez à la liberté financière mais ressentez de la culpabilité à gagner plus d’argent que vos amis ou vos proches.

Il faudra chercher à satisfaire ce qui vous motive tout en vous permettant de vous accomplir.

Interférence nº 6 : le contexte

La sixième interférence, ce sont les éléments de contexte. C’est typiquement l’exemple que j’évoquais du professionnel qui veut passer du temps en famille mais qui a de l’ambition. Son écologie est menacée par ces deux éléments chronophages.

Dans ce cas, il faudra surtout identifier tout ce qui dans votre environnement ne vous permet pas d’évoluer. Quels sont les éléments qui ne favorisent pas la réalisation de votre objectif ?

Ici, je peux évidemment évoquer l’argent, un sujet sur lequel j’ai beaucoup travaillé. Parmi les éléments de contexte particulièrement importants, l’argent reste l’un des principaux facteurs qui limitent votre vie au quotidien.

Ainsi, vous pouvez être frustré et avoir le sentiment d’être prisonnier de votre besoin d’argent. Celui-ci vous oblige à travailler constamment, ce qui vous empêche de vous consacrer à des projets plus satisfaisants et peut-être moins rémunérateurs (en tout cas dans un premier temps).

On va toucher ici à la peur de perdre certains amis et relations, et de devoir dire non à certaines personnes.

Interférence nº 7 : les croyances

Parler des croyances, c’est un peu la tarte à la crème dans le développement personnel. Mais pour l’avoir expérimenté personnellement et avec de nombreux clients, ça reste l’un des fondamentaux les plus importants.

L’objectif est d‘identifier ce que vous tenez pour vrai et de voir si cela contribue à votre accomplissement personnel ou pas.

Généralement, si nous ne nous sentons pas accomplis, c’est qu’il y a des croyances limitantes qui nous freinent. Il faut les identifier et les faire évoluer pour qu’elles deviennent soutenantes.

Par exemple, croire que les riches sont tous des égoïstes qui créent leur fortune en exploitant les autres, que l’argent ne fait pas le bonheur ou encore qu’investir est risqué sont quelques-unes des croyances limitantes à l’investissement et à l’indépendance financière.

Pour les transformer en croyances soutenantes, dites-vous plutôt que vous employez votre argent pour faire le bien autour de vous, que vous êtes heureux avec ou sans fortune et qu’investir de manière rentable est une compétence qui s’acquiert.

Conclusion

En conclusion, je peux rappeler que l’accomplissement personnel est un chemin. Nous passons forcément par des cycles tantôt d’euphorie, tantôt de difficultés.

Le meilleur moyen de se sentir accompli, c’est d’avoir un projet qui nous motive et d’avoir les outils nous permettant d’évoluer.

On pourra donc :

  • travailler sur ses croyances,
  • apprendre à savoir ce qui nous convient et ce qui ne nous convient pas,
  • et apprendre à connaître nos valeurs.

Gardez cette image en tête : soyez comme un bambou qui a de la souplesse au lieu de croire qu’il faut devenir un chêne qui résiste à toutes les tempêtes. Car le chêne, lui, finira par tomber un jour.

Merci à penser-et-agir pour leur invitation à participer à ce festival !

Retrouvez mes formations ici :

Je réussis mon investissement locatif
Portefeuille liberté financiere
I M M O B I L I E R :
Et si d’ici 3 mois vous aviez un appartement rentable ? Tout est ici. J'ai acquis 40 biens immobiliers rentables via cette méthode.
B O U R S E :
Encaissez des dividendes et faites enfin travailler dur votre argent. Pour en savoir plus, c'est par ici. J'encaisse 1 500 € de dividendes en moyenne chaque mois avec cette approche.
Retrouvez-moi sur Instagram et mes conseils en vidéo sur YouTube.
Instagram   Youtube

Commentaires 2

  1. Je me sens assez surpris par la très bonne qualité de cet article. Je viens du coup d’identifier une de mes croyances limitante sur le monde de l’immobilier et de la banque. Je voulais simplement ajouter dans les freins, la perception d’un état de santé physique et/ou psychologique, limitant l’engagement dans l’action.

    1. Post
      Author

Ajouter un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.