Stratégies pour devenir rentier en 10 ans 1/2

Michael Ferrari Finances personnelles, Gérer et épargner, Résumé de livre, Revue de presse 42 Commentaires

Devenir rentier ? C’est l’objectif de ce livre.

J’aime bien les livres sur l’argent pour une simple raison : c’est un sujet simple qui peut être traité de milles manières et qui exige d’exposer ses véritables croyances. Le livre du jour, s’appelle Stratégies pour devenir rentier en dix ans et propose une approche pour atteindre cet objectif.

Il commence par un constat que nous partageons tous : le système est cassé. Si nous n’agissons pas, nous restons un pion au milieu d’un univers qui ne nous donnera rien de définitif. Pour s’en affranchir, il faut viser l’indépendance financière.

Cette indépendance sera abordée sous l’angle « Devenir rentier« . Je dois dire que je n’aime pas ce terme car il évoque pour moi quelqu’un d’improductif ou du moins quelqu’un seulement occupé à gérer son argent : ce sentiment est bien évidemment une projection de ma part (chacun ses problèmes!). Indépendance financière m’évoque plutôt la liberté de choisir ses projets, cela dépasse le fait de consacrer sa vie à faire fructifier son argent. Bref, dans les 2 cas l’objectif est, au minimum, de ne pas dépendre de quelqu’un d’autre pour manger et avoir un toit.

Ici la rente nécessaire est définie comme 2 fois le montant du SMIC. Ce montant permet de vivre en France (pas de plan où il faut partir vivre en Thaïlande…). Le SMIC mensuel est d’environ 1050 € nets / mois, 12 600 € / an. Nous visons donc 25 200 € de revenus annuels.

Si l’on considère une inflation de 2 % par an, dans dix ans il faudrait donc obtenir 30 700 € / an. Pour obtenir ce montant, il faut au moins générer 35 000 € pour pouvoir s’affranchir d’au moins 12,1 % de prélèvements sociaux. Simple non ?

L’hypothèse prise est celle-ci : le capital est placé sur des actions matures et rapporte 6 % de dividendes brut / an : il faut donc 600 000 € pour atteindre cet objectif.

600 000 € pour obtenir 2 SMIC nets

Ok, nous savons combien il faut avoir. La question est maintenant de déterminer comment obtenir cette somme !

Pour réunir cette somme en 10 ans, il faut épargner 2000 € par mois en ayant un capital de départ de 150 000 € et obtenir un rendement annuel de 6 %. Dur non ? Si comme moi vous partez de 0, vous n’aurez pas de capital de départ.

Les solutions ? Epargner sur une plus longue durée, espérer moins en rente ou trouver une solution pour obtenir du capital.

Par exemple, en se donnant 20 ans au lieu de 10, il suffit d’épargner 220 € par mois au lieu des 2000 € !

Évidemment, tout ceci repose sur un certain nombre d’hypothèses discutables sur lesquels vous pouvez vous étriper dans les commentaires mais qui ne doivent pas vous faire rater l’objectif initial ! En soit, la première hypothèse du livre n’est pas applicable à ma situation alors que je suis pourtant parmi les 5 % des français en termes de revenus mais ce n’est pas pour autant que je rejète le livre : il faut l’adapter à son contexte.

Comment atteindre cet objectif ?

Pour arriver à épargner 2000 € / mois, il faut évidemment avoir de bons (très bons!) revenus. Une partie de la réponse c’est qu’il sera difficile de le faire en occupant un poste de salarié « lambda ». A minima, vous devez donc envisager de diversifier vos revenus en appliquant vos idées de business. Vous pouvez également investir dans votre propre éducation en obtenant les diplômes ou les reconnaissances professionnelles vous permettant d’augmenter votre revenu.

L’un des grands alliés dans cette quête, c’est ce que l’on appelle les intérêts composés : les intérêts de vos intérêts. Le fait de réinvestir les intérêts qu’a généré votre capital est un phénomène formidable que notre cerveau à du mal à concevoir :

Avec 150 000 € placés à 6 % / an, vous obtenez 9 000 € d’intérêts chaque année. Si vous dépensez cette somme, le capital reste identique (plus exactement il perd de la valeur à cause de l’inflation). Si vous réinvestissez les intérêts vous obtiendrez au bout de dix ans 269 000 € : presque le double.

La variable importante dans tout cela, c’est l’inflation : elle pénalise les épargnants et les rentiers. L’inflation, c’est le fait que le pouvoir d’achat d’un euro diminue avec le temps. En temps normal, la banque centrale fait en sorte de la maintenir (officiellement) à 2 % / an. 10 000 € de 2000 ne valent plus que 8397 € en 2009 : 16 % de moins !

Cela veut aussi dire que si votre salaire n’a pas bougé en 9 ans, vous avez perdu 16 % de pouvoir d’achat. Pour avoir durable une rente, il faut absolument protéger notre capital de l’inflation.

Et pour gérer ce capital, nous devons faire attention aux chiffres : une perte de X % ne sera pas compensée par une augmentation d’un pourcentage équivalent ! Simple, mais ne nous laissons pas piéger : une grosse perte est pratiquement irrécupérable.

Une perte de 1% nécessite un gain de 1,01 % pour revenir à zéro.

Une perte de 5% nécessite un gain de 5,26 % pour revenir à zéro.

Une perte de 10% nécessite un gain de 11,11 % pour revenir à zéro.

Une perte de 20% nécessite un gain de 25 % pour revenir à zéro.

L’autre attitude à adopter, c’est de faire confiance aux chiffres lorsqu’ils proviennent des véritables sources. Méfiez-vous des statistiques et des promesses qui n’engagent que ceux qui les croient.

On ne devient pas rentier uniquement en étant frugal

La solution pour arriver à mettre sur pied tout ceci ne réside pas dans les économies au quotidien en achetant les chips premier prix au lieu de votre marque préférée. Il s’agit de faire preuve de discernement et de se concentrer sur les grosses dépenses (comme éviter d’acheter une voiture neuve) ou sur les frais bancaires. Une télévision à 1000 € vous coûte en fait 1791 € et 105 € de rente dans dix ans par rapport à notre objectif : il faut trouver un juste milieu et ne pas s’empêcher de vivre le quotidien.


Investir, oui mais comment ?

L’allocation d’actifs est capital : il s’agit de définir la manière dont sera découpé votre capital et sur quels supports il sera placé.

Exemple d’une allocation censée produire 8,5 % de rendement nominal (hors impôts) :

  • Monétaire 10 %
  • Obligations 20 %
  • Immobilier 30 %
  • Actions 40 %

Une fois votre allocation décidée, n’oubliez pas de garder de la trésorerie (les 10 % de monétaires ci-dessus) : ce sera votre épargne de précaution.

Ensuite, lissez vos investissements. Les marchés varient beaucoup, ne mettez pas vos billes d’un seul coup. Diversifier pour vous protéger : nous ne sommes pas à l’abri d’un scandale type Enron ou de la faillite d’un pays.

Lorsque votre allocation évolue, vous allez devoir procéder à des rééquilibrages. Plutôt que de vendre ceux qui ont marché (et générer des frais de courtage), choisissez d’allouer vos versements en favorisant le support qui le nécessite.

Dans le choix de vos supports, considérez toujours que la rentabilité d’un placement au travers de son risque mais aussi de sa liquidité.

Pour acheter les différents supports pour composer votre portefeuille, privilégiez les frais les plus faibles car ils dégradent énormément la performance : n’oubliez pas sur 10 ans les montants deviennent importants. Dans cette approche, les trackers ou les ETF sont une bonne alternative car les frais de gestion sont réduits.

Diversification rime avec protection

Pour protéger notre investissement en action, il faut diversifier. Je sais qu’il existe plusieurs courants de pensée à ce sujet : les uns disent qu’il faut être un expert et ne pas diversifier, les autre recommandent la diversification comme moyen de protection. Une chose est sûre, si vous n’êtes pas prêt à consacrer du temps à gérer, mieux vaut diversifier.

La diversification proposée prend en compte les différents secteurs d’activité : l’auteur recommande de surpondérer l’énergie, les biens de consommation de base, la santé, les services de télécommunications et les services aux collectivités.

L’autre dimension, c’est la diversification géographique : autrement dit, sortez du CAC40 et placez la moitié de votre portefeuille en francs suisses, livres sterling et dollars américains.

Enfin, diversifiez en fonction de la taille. Cependant, vu que l’objectif n’est pas de devenir spécialiste des petites capitalisations, restez concentré sur les grosses voire les moyennes capitalisation quitte à aller les chercher en actions étrangères.

Au final, vous devriez avoir entre 12 et 30 actions différentes ou miser sur des trackers.

Ici encore, avec le temps il faudra rééquilibrer votre portefeuille pour respecter le découpage sectoriel que vous avez déterminé.

Vendre ses actions

L’objectif de vivre de sa rente ne requiert normalement pas de vendre, la fiscalité et les frais doivent vous décourager. Pour éviter de vendre, il faut viser des actions « sans surprises » : des leaders solides. L’indicateur, c’est de vendre la moitié d’une ligne d’actions si celle-ci atteint 15 % de votre portefeuille.

Et si je n’aime pas les actions ?

Pas d’inquiétude : choisissez 2 ou 3 trackers et investissez régulièrement dessus. (EASYETF STOXX EUROPE 50 et EASYETF S&P 100 par exemple).

Ok et si je veux des actions ?

Pour bien choisir une action, il faut payer un prix faible par rapport à la valeur, cependant il est difficile d’évaluer la valeur d’une action. La diversification est la réponse.

L’autre élément à prendre en compte, ce sont les dividendes. Nous devons comparer le rendement sur dividende avec la régularité de ces dividendes.

Le PER, le ratio qui mesure le nombre de fois qu’une action capitalise son bénéfice après impôts, est l’autre indicateur souvent utilisé. D’autres indicateurs sont plus précis mais ils sont peu diffusés (EV/EBITA, EV/Sales et EV/EBIT) (EV = valeur d’entreprise (capitalisation boursière + dette nette),  EBITA = Ecédent brut d’exploitation (bénéfice + intérêts de la dette + impôts + amortissements + provisions), Sales = chiffre d’affaires, EBIT = Résultat d’exploitation ( bénéfice + intérêts de la dette + impôts).

En résumé le PER n’est pas infaillible et il ne faut pas s’y fier de manière aveugle.

Suite de la chronique

Commentaires 42

  1. C’est intéressant d’avoir proposé le détail de tous les calculs. Par contre, je suis sceptique par rapport à la viabilité de cette stratégie.

    Investir en bourse est très risqué puisqu’on court le risque de perdre tout ou partie de son capital, même si l’on se content d’investir dans un tracker. Ceux qui ont investi il y a dix ans sur les marchés européens ont perdu la moitié de leur capital.

    1. Ceux qui ont investit de l argent dans la bourse via leur banquier ou en achetant pagesjaunes ont perdu de l argent

      Ceux qui ont achete une valeur exceptionnelle peu endettee et sur un creneau porteur et leader dans son domaine comme l oreal ou air liquide on gagne bcp d argent
      L action l oreal cotait en 93, 40€ aujourd hui c est 120€

    2. la bourse nest pas fondamentalement dangereuse, mais volatile. Comme indhe, il faut diversifier dans plusieurs societes de secteurs differents et ne
      pas suivre la mode. Quand la confiance est exessive, les nouveaux venus achetent, les cours s emballent et …conduisent a un krack Ensuite, il ne faut pas investir de l argent dont on peut avoir besoin, sinon on risque de evoir vendre au mauvais moment, mais si on investit en assurance vie, c est pas pour racheter rapidement son contrat
      j ai investit sur un pea en 1992 et j ai multiplie la mise par 8 et des bricoles. bON A PRENDRE

  2. J’ai aussi lu ce livre ^^.
    Sylvain, le « très risqué » doit être tempéré par plusieurs facteurs :

    1/ la diversification : il n’est pas question d’être 100% investi sur les actions, mais de trouver le bon mix entre actions, obligations, monétaire, immobilier… adapté à son aversion au risque
    2/ le choix des valeurs contribue aussi à limiter le risque (sociétés matures)
    3/ la composition des intérêts (ou le réinvestissement des dividendes) permet de faire croître le capital plus rapidement en phase d’épargne. Les intérêts et dividendes ne sont consommés que lorsque la rente devient suffisante.
    4/ l’étalement des achats dans le temps (en fonction de l’épargne ou du réinvestissement des dividendes) permet de rapprocher son prix de revient des cours moyens.

    Néanmoins, les marchés étant imprévisibles, cela reste une entreprise risquée… Ce qui est normal, sinon tout le monde serait rentier à 35 ans 🙂

  3. Oui en effet, il y a deux côtés : tout mettre dans le même endroit comme le fait Warren Buffett (mais il n’investit que dans ce qu’il connaît), ou diversifier et donc minimiser les risques mais les potentiels gains/perte aussi.

  4. La stratégie est intéressante mais il n’apporte rien de nouveau pour être rentier dans 10 ans, seulement de d’investir beaucoup et ça tout le monde ne peut pas se le permettre ! 2000€ par mois, c’est quand même une somme ! Par contre tu montres bien que si l’on s’accorde un peu plus de temps, ça devient beaucoup plus « facile » et les sommes investies diminue rapidement. Et c’est peut-être ça le meilleur conseil, de commencer le plus tôt possible.
    Sinon le portefeuille a l’air assez équilibré et devrait effectivement donner de bons résultats.

  5. Bonjour,

    Déjà bravo à Michael pour cette longue synthèse.

    Je suis l’auteur du livre et effectivement, la critique sur les 2000 € d’économie par mois est récurrente.

    Comme le dit Michael, les 2000 € / mois c’est le chiffre pour générer 2 smics net / mois d’ici 10 ans (il faut bien poser des chiffres !). Mais pour celui qui peut attendre plus longtemps ou a un objectif moins ambitieux (par exemple 1 smic net / mois), il n’y a pas besoin d’autant.

    Maintenant il faut bien se rendre compte d’une chose : les personnes qui peuvent économiser 2000 € / mois à 30 ans sont bcp plus nombreuses que vous le croyez. Elles sont par contre très discrètes.

    Mais, elles ne sont généralement pas salariés (ou alors si c’est le cas elles sont expatriées). Salarié ça rapporte vraiment peu d’argent (et c’est normal, étant donné qu’il n’y a aucune prise de risque).

    Pour vraiment gagner de l’argent, il faut être à son compte. Que ce soit plombier, infirmière ou ingénieur informaticien indépendant, vous augmenterez nettement vos revenus en quittant le salariat (au prix d’une prise de risque + élevée, c’est incontestable, mais si c’était facile, tout le monde serait rentier).

    Avoir des activités rémunératrices annexes (comme par exemple Michael avec son site Web) permet aussi de générer de la trésorerie qui peut alors être investie.

    1. Tout-à-fait d’accord. Les gens ont toujours trop tendance à croire qu’il existe une formule magique pour devenir riche très vite. ors, les plus grande fortunes ne se sont pas faites en quelques mois ou alors elles ont disparus aussitôt.

      Dans la majorité des livres que j’ai lu, le mot d’ordre est le même. Pour devenir riche, il faut un bon système et s’y tenir plusieurs années de suites et c’est ennuyant. En épargnant systématiquement une partie de son salaire et en cherchant des revenus supplémentaires pour augmenter son pouvoir d’économie, on se prive de toutes ces magnifiques choses inutiles dont la TV (et notre entourage) nous parle tant.

      Et puis, Hollywood n’a jamais tourné de film sur Marcel, 38ans marié/2 enfants, rentier car il a économisé plus de 500€/mois depuis 15 ans lorsqu’il est entré dans la vie active.

  6. Bonjour,

    comment investir 80 000€

    si je place cette somme en assur.vie cela me rapportera 3200€ à l’année avec un taux 4% net

    au lieu de cela je vais venir diminuer le crédit de ma maison de 500€ par mois soit 6000€ à l’année soit 7,50% de 80 000€ – c’est quand même mieux non !!!

    1. C’est vrai mais à la fin du crédit sur l’habitation principale, il ne faut pas oublier que les 80 000 € ne « rapportent » plus rien. Il ne faut donc pas oublier de mettre de côté et/ou investir les 500 € économisés.

  7. 2 000 EUR / mois : c’est énorme ! Autant cette somme me semble exagérée, autant le rendement espéré de 6% me semble bien faible.

    A mon avis, il vaut mieux travailler sur soi, ses compétences en analyses actions, et ainsi faire croitre ce rendement vers 8%, 10%… ou même 20%. Dès lors, au bout de 10 ans, même avec 500 EUR / mois, tu obtiens un résultat satisfaisant.

    Si tu investis 500 EUR / mois pendant 10 ans et que tu réussis à obtenir un rendement moyen annuel de 20%, hors fiscalité (imaginons que tu investis dans une enveloppe fiscale type PEA), tu obtiens la coquette somme de 137 495 EUR. Si tu arrives à maintenir ce rendement de 20%, tu génères alors, après prise en compte d’une inflation de 2%, un revenu mensuel brut de 1 880 EUR. Et ceci, sans apport initial.

    Avec les chiffres, tout est possible… Je crois davantage dans sa propres formation pour faire grimper le rendement de ses placements plutôt que d’espérer pouvoir un jour mettre 2 000 EUR de côté. Quasiment impossible pour la majorité des travailleurs.

  8. Personnellement j’essaie de devenir indépendant financièrement ou rentier.
    J’y arriverai par une mautre méthode (l’immobilier et la diversication de mes actifs) mais il m’aura fallu plus de 10 ans.
    C’est sur que si j’avais pu économiser 2000€ par mois, je serai devenu rentier en moins de 10 ans mais avec un salaire de 1200€ à la base, j’ai opté pour une autre stratégie…:)

  9. Avec meme 400 000 euros par exemple, il y a de quoi acheter plusieurs appartements et l’inflation ne rentre pas en compte donc l’indendance financiere prendrait moins de temps (qu’on me reprenne si je dis une connerie) .

    1. Non, tu dis pas de connerie mais dans le portefeuille proposé, il y a 30% d’immobilier…

      Donc, sur 600.000, 180.000 sont alloués à l’immo.

  10. (suite)

    il me semble qu’avant de devenir rentier, il faut se débarrasser de tous ses crédits et surtout celui de sa résidence principale
    ensuite on peut chercher à se faire une rente par l’achat de biens immobilier ou par l’achat d’actions

  11. @kevin: Si tu parles de crédits à la consommation, on est d’accord…
    Sur des crédits immo, il faut faire jouer l’effet de levier.
    L’exemple de l’article ne concerne que des personnes qui touchent plus de 3000€ minimum. Comme ce n’est pas mon cas j’ai utilisé l’effet de levier qui est essentiel pour des salaires modestes comme moi.

  12. c’est exact , quand ton salaire ne te permet pas d’économiser grand chose , l’immobilier est le seul investissement qui peut s’auto-financer ,du moins en partie .

  13. Pour une fois je ne suis pas d’accord.
    Moi je ne vois rien de péjoratif dans le terme rentier. Cela veut juste dire que l’on gagne de l’argent avec son patrimoine.

    2 SMIC de rente je trouve cela également light.

    Et puis je ne pense pas que la bourse soit le bon moyen.

    Quand on n’a pas de capital de départ il faut à mon avis se concentrer sur la création de valeur. et la protection des gains réaliser. La bourse ne créé pas de valeur et le risque est réel.

  14. Ce livre semble bien intéressant. Merci pour ce long article.

    Un commentaire sur la diversification : je vois plus la diversification des revenus se créer au fur et à mesure que le temps passe. Les opportunités d’investissements ne sont pas toujours dans le même secteur, une fois c’est en immobilier pour un garage, une autre fois en bourse sur une société, puis une autre ou l’achat d’un appartement..

    Concernant la prise en compte de l’inflation, je pense que le plus simple consiste à continuer à appliquer la règle bien connue qui consiste à mettre 10 % de vos revenus de côté pour du long terme. Donc avec les 2000 € / mois de rente, vous vivez avec 1800 et 200 sont mis de côté.

  15. La bourse n’est qu’une partie de la stratégie de placement, mais elle a de nombreux avantages.

    Je peux acheter des bouts d’immeubles à Hong Kong en achetant des actions Champion REIT, du pétrole au Canada avec des actions Husky Energy, et ce sans quitter ma chaise et avec des frais réduits (pas de frais de notaire…). Quelle autre placement permet une telle diversification avec une telle simplicité ?

    Le commentaire de Sylvain (le premier de la liste) est révélateur. Il prend l’exemple de qqun qui aurait investis au pire moment, la totalité de son investissement en une seule fois (donc aucun lissage) et uniquement en actions européennes (donc faible diversification géographique et de devises).

    Ce n’est certainement pas ce que je recommande, ni non plus ce qu’il faut faire aussi bien pour constituer son patrimoine et ensuite pour vivre sereinement de ses dividendes (et revenus des autres placements).

    Durant la crise 2009, Coca Cola et autres leaders solides ont continué à verser des dividendes et les ont même augmentés. Coca Cola a même ces derniers jours retrouvé son sommet de 2008…

    En investissant aussi dans les bons secteurs, on a aussi une protection forte contre l’inflation.

    Les inconvénients des placements actions sont :
    1) la volatilité (pas forcément facile à gérer mentalement), même si fondamentalement ça n’a pas grande importance tant que les dividendes sont versés
    2) l’impossibilité d’acheter des actions à crédit (en France en tout cas)

    D’autre part, comme la fiscalité pourraient vite devenir défavorable aux dividendes actions, dans une optique de rente, la sagesse recommande de ne pas être 100% actions.

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    Je rebondis sur un point, les personnes pouvant épargner 2000 € par mois sont effectivement beaucoup plus nombreuses que l’on ne peut l’imaginer : peu d’entre elles sont salariées pour 2 raisons (statistiques révélées dans The Millionaire Next Door) :
    – pour épargner cette somme en tant que salarié il faut avoir pas mal d’ancienneté car il faut atteindre un salaire suffisant. A 50 ans, on ne vise plus le fait d’être rentier.
    – les salariés ont souvent un style de vie plus couteux que les entrepreneurs/indépendants pour les raisons communément évoquées lorsqu’on parle d’argent : ils ne visent pas l’indépendance financière (« faut penser à vivre », « l’argent c’est fait pour être dépensé »…) Ils ont aussi une tendance à vivre au dessus de leurs moyens (le combo achat RP, 2 enfants, 2 voitures, résidence secondaire et une maison bien équipée tout ceci à 35 ans sinon tu n’es rien 🙂 )

    C’est comme dans toute situation : c’est une fois de l’autre côté que l’on se rend compte de la réalité des choses.

    1. Ouai, mais c’est dur de passer de l’autre coté. Surtout quand tous les gens que tu fréquentes te croient fou, inconscient et qu’ils font tout pour te faire dépenser de l’argent.

      « tout ceci à 35 ans sinon tu n’es rien »; j’en connais beaucoup qui sont dans cette optique-là et qui ne voient RIEN D’AUTRE.

      1. Bonjour Joel,
        le principal est de croire en ses rêves et de tout faire pour qu’ils se réalisent.
        Pour ce qui concerne les proches, je pense qu’on ne peut que leur indiquer le chemin à suivre ; libre à chacun de l’emprunter ou pas !

        Lionel

  17. Le « riche » sait qu’il peut s’offrir le dernier écran plat ou le dernier IPhone, le savoir lui suffit.
    Le « pauvre » ne supporte pas de ne pas pouvoir se l’acheter et va s’endetter pour l’avoir.

    Je fais partie des couples économisant 2000 euros par mois, pourtant ma TV j’ai attendu qu’elle claque pour en changer et je suis toujours sous Windows XP 😉

    1. Si on devait des stats aupres des assos (resto du coeur, secours populaire, secours catho) on aura un fort pourcentage de famille pauvre ayant un iPhone dernier cri et un ecran plat

  18. Les jaloux associent souvent le rentier avec le loto ou l’héritage , c’est normal ils ne comprennent pas comment c’est possible autrement.

  19. Pingback: Stratégies pour devenir rentier en 10 ans 2/2 | Devenir riche à votre manière

  20. Article vraiment intéressant. Mais je suppose qu’il y a d’autres leviers que la bourse à exploiter pour atteindre l’indépendance financière. Des business automatisés sur le web par exemple. On peut y investir du temps sur 10 ans, mettre moins d’argent et arriver à la même somme au final.
    Ce serait une approche plus entrepreneurial et moins financière du sujet.

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  23. Etonnant. Quand je fais mes simul: 2000€/mois pendant 10 ans a 6% je trouve 325 000€ et à peine 100 000€ pour celui qui place 220€/mois pendant 20 ans à 6%… Il n’y a pas d’erreurs dans tes calculs?

    1. Je pense que tu as oublié les bienfait ô combien important et bénéfiques des intérêts composés. J’obtiens la même chose que Michael:

      150.000+2000/mois en 10 ans = 600.062,42

      Par contre, j’ai besoin de250€/mois pour
      150.000+250/mois en 20 ans = 598.129,08

  24. J’ai calculé avec les intérêts composés (mais pas considéré 150 000€ au départ, mais 0€ d’où sans doute l’erreur). Si je prends 150 000€ au départ, je tombe a quelques % pres sur 600 000€ dans les 2 cas.

    Merci de m’avoir signalé cette erreur Joël

  25. Pingback: 6 erreurs de débutant qui vous font perdre de l’argent en bourse | Devenir riche à votre manière

  26. Bonjour
    Je viens de lire tous les commentaires suite à une recherche comment faire fructifier 5000 Euros en 9 ans et en recevoir minimum le double Plus c’est mieux encore.
    Quelqu’un peut-il me donner un conseil sachant que je ne possède que ces 5000 Euros. J’ai acheté un petit rez de chaussée et il me reste 8000 Euros Je me dis que je mets 3000 euros en place pour avoir « une pomme pour la soif » mais que les 5000 je voudrais en obtenir au minimum le double en 9 ans. Est-ce possible selon vous ?
    Dans l’affirmative comment dois-je m’y prendre ?
    Je prends un courtier ou je fais cela seule comme une grande ?
    Merci déjà de vos conseils.
    B.L.

    1. Bonjour à tous,

      Je viens de lire tous vos commentaires et je suis ravi que vous vous posiez tous les mêmes questions que j’ai pu me poser il y à 10 ans déjà…
      Je vais vous en donner des vérités…
      En effet, mon idéal de vie est devenue aujourd’hui bien réelle.
      Vouloir devenir et être rentier, il y à là, un grand pas à faire: suivre sa propre stratégie…
      J’ai commencé par mettre 300 Francs/ mois, je dis bien 300 et pas 1 Francs de plus car je ne pouvais pas.
      Ma vision proche, était de faire le point à chaque Noël, arriver à mon objectif. (cadeaux qui me poussait encore à voir plus grand).
      En effet, ce n’est pas non plus en restant salarié… mais en étant salarié me permettait de vivre de mettre mes 300 francs de coté et d’anticiper sur ma nouvelle activité: monter ma propre société…
      En gros, j’avais deux journées en une, voir 3 en comptant mes cours du soir… et oui, ce n’est pas en regardant la télé (ce n’est pas un jugement c’est juste une constatation concrète.)
      Puis m’est venu le gout de l’immobilier (attention l’immobilier reste intéressant uniquement si le montage est bien réalisé) n’attendez pas de votre banquier la recette car il ne la connait pas… ça ce saurait non?
      bien acheter, avoir un peu de goût pour une nouvelle déco qui pourrait plaire à madame et monsieur tout le monde pour la revente et bien sûr attention à sa fiscalité….
      Un chef de cuisine vous donne t’il sa recette lorsque vous allez au restaurant?
      Et bien, je suis devenu le chef de cuisine pour mes contacts proches puis moins proches, puisque ma vision des choses devenait très crédible après avoir acheter 1,2,3,4 etc bien immo.
      Aujourd’hui je suis devenu le chef cuisinier de quelques personnes qui ont fait pareil sous mes propres informations…
      ma curiosité était l’ essence de mon moteur…Comment ça marche?
      C’est comme: le pourquoi et le comment…
      Pourquoi je ne suis pas rentier? ou bien: comment je peux faire pour l’être…
      Savoir équilibrer son épargne et sa capacité d’enrichissement (son endettement disent les banques…) c’est savoir trouver l’équilibre de ses propres investissements.
      Ce n’est pas avec les produits de placements que proposent les banques de « guichet » qui vous donneront l’objectif d’avoir un rendement élevé, une garantie sur le capital protégé et une disponibilité accrue….
      Par contre, allez voir ailleurs car ça existe, mais peut-être pas en passant devant la boulangerie du quartier à coté de son agence immobilière et à coté d’une nouvelle banque qui vient d’acheter le local du quartier… quoi? vous avez pas remarquer que les petits commerces se faisaient rachetés par ce genre de nouvelles instituts ?

      1:. Donnez-vous un objectif accessible et réalisable;
      2:. Posez-vous une date précise;
      3:. Programmez une stratégie concrète;

      Ensuite vivez comme vous le voulez surtout garder le fil et profitez de la vie

      Un bon entendeur salut…

      Pour celles et ceux qui le décident, sachez que vous êtes votre propre moteur et nul ne saurait me dévier de ce principe…

      Bises à toutes et à tous

  27. Bonjour malgré vos explications à tous je n’y pas grand chose.
    Pourriez vous m’éclairer je pars de de 0 mais vraiment 0. Et je pense qu’il n’est jamais trop tard j’ai 32 ans.
    Aujourd’hui je suis en capacité de mettre entre 500 et 800€ par mois de côté.
    Est ce que je dois attendre d’avoir un capital ou je peux commencer placer cet épargne ?

  28. J’ai lu vos commentaires, et je constate que les stéréotypes de tous ordres vont bon train.
    Je connais malheureusement des pauvres qui vont aux restos du cœur, à la banque alimentaire, etc. Ils n’ont pas d’IPhone dernier cri (pas d’Iphone du tout) ni d’équipement high tech récent en quoi que ce soit. Ils sont dans la survie et la débrouille : un mois ils règlent l’électricité, l’autre une autre facture et quand ils décrochent une aide, paient une dette en retard. Ils ont une voiture de merde dont ils retardent au maximum le changement et l’entretien, repoussent les soins dentaires coûteux etc.
    Il n’y a aucune raison pour que les pauvres soient plus méritants que les autres, mais il faut se débarrasser des œillères, même quand elles nous arrangent bien.
    Je ne changerais pas ma vie pour celle d’un pauvre même avec Iphone6 et écran plat.

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