L’indépendance financière pour les nuls
L’indépendance financière est un sujet passionnant et intriguant. Beaucoup de fausses croyances existent autour de ce domaine pourtant essentiel.
Alors commençons par définir ce qu’est l’indépendance financière : c’est la capacité à vivre des intérêts ou des bénéfices de ses possessions.
Traditionnellement, « on » nous apprend que pour vivre il faut travailler. Le travail est ainsi la source de revenus reine et d’une certaine façon la seule manière de gagner sa vie pour la plupart des gens. Certains, parfois par accident, déclenchent d’autres sources de revenus dits passifs ou semi-passifs en produisant une oeuvre (livre, musique) ou en investissant dans une entreprise ou un bien immobilier. Lorsque ces projets marchent bien ils procurent parfois des revenus plus importants que la source traditionnelle de l’activité travaillée. A la grande surprise des investisseurs le revenu passif devient alors une source plausible pour vivre.
L’opposé direct de l’indépendance financière, c’est la rat race soit le fait d’être prisonnier de sa propre vie que l’on peut qualifier de « travailler pour payer ses dettes ». Alors tout n’est jamais si noir ou blanc et il existe de nombreuses subtilités entre la véritable indépendance financière et le fait d’être totalement emprisonné par ses crédits mais entre ces 2 extrêmes, nous devons choisir notre place et ne pas laisser les conditions externes fixer nos possibilités. Le choix doit être fait en toute conscience. Si travailler 40 heures par semaine pour quelqu’un d’autre vous convient, parfait ! Si ce qui vous convient c’est plutôt de voyager et d’apprendre des langues vous avez alors un problème à résoudre. Ce qui est formidable c’est l’étendue des solutions !
Internet a évidemment révolutionné la notion de revenus passifs. Il est à la fois facile de créer et facile d’optimiser pour s’effacer complétement du système que l’on créé que les défis vont alors concerner les idées et la mise en oeuvre : le concept de revenus passifs est désormais palpable pour tout le monde. Sans aucun capital on peut ainsi démarrer et tester ses idées.
La semaine de 4 heures est le livre qui cristallise le mieux cette question. Même si Tim Ferriss en parle finalement assez peu directement, l’un des principaux défis à remporter c’est d’atteindre l’indépendance financière. En devenant financièrement indépendant, nous sommes alors en mesure de choisir véritablement avec quoi remplir nos vies et éventuellement participer une année à un championnat du monde de danse, l’autre à de combat comme l’auteur l’a fait à ses débuts.
L’indépendance financière, c’est le fait que personne ne puisse revendiquer quoi que ce soit à propos de votre vie. Pouvez-vous imaginer ce que c’est de vivre et de n’avoir personne pour vous rappeler ce que vous devez faire, là où vous devez être ? Pouvez-vous imaginer ce que vous ressentez lorsque le monde est une source de possibilités infinies ?
Pour l’avoir vécu en 2009, je peux vous dire que c’est effrayant. Je suis sincèrement convaincu que c’est le frein N°1 « Si je ne travaillais pas, je ne saurais pas quoi faire ». Combler le vide laissé par le travail est peut être une question à anticiper.
Vous savez que vous n’êtes pas financièrement indépendant lorsque au lieu de passer 2 mois aux USA pour votre plaisir vous ne devez passer que 15 jours parce que quelqu’un (entreprise, client, patron, collègue…) vous attends pour continuer à avancer. Vous savez que vous possédez une source d’indépendance financière lorsque vous décidez de passer 1 mois à apprendre à jouer un instrument et que pour autant vos revenus restent à un niveau stable.
La relation entre indépendance financière et revenus passifs est évidemment forte. Lorsque nous sommes véritablement libre au niveau financier, c’est souvent que nos revenus nous permettent de choisir quoi faire de son temps. Si notre objectif n’est pas forcément d’avoir une semaine de 4 heures de travail, pour beaucoup avoir une semaine de 10 heures est un objectif ambitieux.
L’indépendance financière est liée au niveau de vie que vous voulez vivre. Lorsque des retraités partent vivre dans un pays du Maghreb, c’est pour faire l’expérience de leur indépendance et pour obtenir un niveau de vie supérieur. Souvent, cette indépendance est grandement améliorée si l’on ajoute un peu d’arbitrage géographique et si l’on choisi un lieu de vie nous permettant d’utiliser un effet de levier. Beaucoup de gens sont choqués par cette démarche mais c’est pourtant ce que font de nombreuses personnes pour leurs vacances. En choisissant une destination dont le niveau de vie est inférieur à notre pays nous sommes évidemment en mesure de mieux vivre là-bas qu’ici. Ce n’est pas en disant « ce n’est pas bien » que l’on change quelque chose, c’est plutôt pour moi un signe de jalousie ou d’incompréhension : regardez ce que vous consommez car l’essentiel de votre richesse provient du différentiel entre ces pays et le nôtre.
Le côté marrant de l’histoire c’est que l’on ne « profite » pas du différentiel du niveau de vie entre nos 2 pays comme pourrait l’exploiter une entreprise en réalisant un bénéfice : on vient simplement dépenser notre argent sur place.
L’indépendance financière n’est pas réservée aux globe trotters et à ceux qui ont la bougeotte. Beaucoup de gens en font l’expérience en gagnant un paquet de fric dans une grande ville comme Paris et partent se retirer au fin fond du Larzac. Il n’y a pas de réponse unique.
Devenir financièrement indépendant devrait être l’objectif de tout ceux qui veulent mettre plusieurs vies dans leur vie car il est très difficile de concilier la poursuite de ses passions et le fait de gagner un revenu. Pour le devenir plusieurs possibilités existent. J’écarte volontairement les héritages, le mariage et le loto qui jouent le plus souvent le rôle d’illusion et servent d’excuses pour reporter toute action.
Avoir un capital et le faire fructifier
Si vous obtenez un capital, le défi est maintenant de le faire fructifier pour pouvoir en vivre décemment le plus longtemps possible. L’inflation étant votre ennemie, le placement devient la seule variable à gérer. La véritable question c’est : comment obtenir ce capital ?
Les 2 réponses les plus communes sont : la revente d’une entreprise ou d’un bien ayant pris de la valeur. Si vous créez une entreprise peut-être qu’un jour en la revendant vous obtiendrez ce fameux capital. Si vos placements fructifient très bien, vous pourrez également un jour réunir ce capital.
L’inconvénient principal de cette solution c’est qu’elle prend beaucoup de temps. A moins d’avoir une start-up rachetée par Google (ce qui est possible!), la revente ou la multiplication de votre investissement prendra de nombreuses années. Est-ce une raison pour ne pas le faire ? Bien sûr que non ! Mieux vaut avoir la possibilité d’être potentiellement indépendant dans 10 ans que de se résigner à devoir échanger une heure de travail contre une heure de salaire.
L’autre réponse, c’est la création d’une source de revenus à effet de levier.
L’effet de levier, c’est le fait que une heure de votre travail procure beaucoup plus que son équivalent en salaire. Lorsque je parle de la création d’une source de revenu, il peux évidemment s’agir de plusieurs sources. Par exemple il peut être à la fois plus facile et plus sécurisant d’avoir 5 sites web rapportant 5 000 € par mois qu’un seul site qui peut voir arriver un concurrent. A ce stade, il s’agit de choisir ce qui vous convient personnellement le mieux. Si vous êtes un expert dans un domaine, vous allez préférez vous concentrer sur ce domaine alors que dans l’autre cas vous allez avoir une préférence naturelle pour la diversification.
Par exemple, si votre « truc » c’est un canal de distribution particulier, vous pouvez créer ou commercialiser plusieurs produits via ce canal pour multiplier les sources. Si au contraire l’approche produit vous plait, il sera à priori plus opportun de se focaliser sur la manière de le vendre et donc de se concentrer autour d’une seule idée.
La création d’une source de revenus est souvent freinée par une question : comment avoir une idée ? C’est l’une des questions principales mais uniquement si vous avez répondu à la première qui est : pourquoi vous voulez faire ça ?
Ici encore, la réponse peut être mixée. Partir avec un capital et avoir des revenus passifs/semi-passifs. L’inventaire des possibles est infini.
Les critères que j’ai identifié sont réunis ainsi :
En 2009, j’ai tenté ma chance. J’ai pris un capital et ma source de revenus qu’est ce blog et j’ai pris mon indépendance. J’ai passé une année géniale. Cette expérience avait volontairement une fin choisie mais je vous assure que lorsque vous avez goûté à cela, le fait de chercher à créer des revenus ou à réunir un capital n’est même plus une question : c’est une évidence. La question est A quel âge prendrez-vous votre retraite ?
Si vous ne savez pas par où démarrer, regardez : Indépendance financière en 5 étapes : suivez le guide vers la liberté
Image par Giampaolo Macorig
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11 commentaires pour “L’indépendance financière pour les nuls”
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02. fév, 2010
[...] la lecture du blog de Michael et cette petite sélection d’articles en particulier : – L’indépendance financière pour les nuls. – L’indépendance financière en 5 étapes : suivez le guide vers la liberté – Bilan après [...]
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07. fév, 2010
[...] a récidivé avec une nouvelle présentation qui résume plusieurs articles dont notamment celui-ci, celui-là ou encore celui sur l’Indépendance financière en 5 étapes qui parlent tous de [...]




















99monkeys
13. jan, 2010
Ah, ça donne envie !
La vraie richesse n’est pas forcément dans plus de sous, mais bien dans plus de temps.
Et pour certains dans plus de voyages, mais là c’est une question de goût.
Le plus délicat est de concilier une activité salariée forcée, avec le peu de temps qui reste pour développer des revenus passifs. Des éléments de réponse doivent être dans les liens, allons voir ça.
Hop, un vote.
Olivier
13. jan, 2010
Excellent article, qui pourrait être une introduction à un manifeste des Nouveaux Riches (à la Tim Ferris). On devrait écrire un tel manifeste à deux un de ces 4, ça pourrait être intéressant !
Mazarine
13. jan, 2010
Excellent article, notamment sur le rapport au travail qui me semble tout à fait juste (tradition judéo-chrétienne, esprit du capitalisme …). La relation entre besoins et ressources est en effet la clef personnelle de chacun d’entre nous.
Encore des conseils ou exemples sur ce sujet SVP ! Merci
passif ou actif ?
13. jan, 2010
Je trouve que l’exemple du site internet n’est pas très pertinent comme revenu passif.
Tu es obligé d’effectuer des mises à jour régulière de contenu ainsi que de d’effectuer des optimisations du site pour qu’il soit toujours agréable à consulter.
Je ne parle pas en connaissance de cause mais j’imagine que tu y passe au moins 2-3h par semaines.
Ici on a le cas d’un blog, mais qu’en est t’il d’un site marchand ?
Je pense qu’avoir un site internet, c’est au mieux un travail fortement rémunéré.
C’est déjà très bien, mais ce n’est pas un passif au même titre que du pierre papier ou de l’immobilier professionnel.
babar
14. jan, 2010
@ »passif ou actif »:
Le revenu passif « total » n’existe pas: même pour de l’immobilier géré, il faut avoir un droit de regard sur l’agence (j’en sais quelque chose!), même pour de la Bourse, il faut placer des indicateurs ou donner des instructions à son gestionnaire de portefeuille…etc
En revanche, le consommateur continue à visiter un site et à acheter quand tu dors, contrairement à un commerce où quand celui-ci est fermé…
Ceci étant, le retail me semble paradoxalement plus facile pour du passif que l’internet. Quand les procédures sont en place et que le commerce est rentable, tout est plus statique que sur internet où les initiatives et les prises de décision sont sans doute plus nombreuses, donc plus chronophages pour le dirigeant, non?
Manu
20. fév, 2010
Bonjour,
et que faites-vous des pauvres qui souffrent ?
Je pense que la course à la richesse est une des causes de la pauvvreté.
Bien à vous
Michael
20. fév, 2010
Comme on dit, s’il n’y avait pas de pauvres, il n’y aurait pas de riches.
Et que faites-vous des gays/croyants/nains/que sais-je qui souffrent ? Rien, que voulez-vous sincèrement que j’y fasse ?
Dans un pays capitaliste, l’argent permet de mieux vivre. Libre à chacun de définir le niveau de confort qu’il souhaite.
alteriche
20. fév, 2010
Et comme aurait pu dire Coluche: si tu es gay, croyant, nain, que-sais-je ET pauvre… ça va être très très dur!!
L'homme du train
03. mar, 2010
Très bon article Michael, je découvre ton blog et j’aime ! Je blogue également sur le sujet de l’indépendance financière et je vis aux USA depuis maintenant deux ans. Aux US, tout semble plus facile pour entreprendre car les gens ont moins d’a priori et la culture consommatrice par excellence s’y prête davantage. A très bientôt sur le forum !