Tous les articles 'Psychologie de l’argent'
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Comment être un consommateur heureux en 7 questions
Posted on 01. mar, 2013 by Michael.
Sylvie est coach et auteur. Une fois par mois, elle publie sur Esprit Riche et apporte une touche féminine. Avec Sylvie et Philippe, nous avons créé le séminaire Créez la vie que vous méritez : une expérience unique pour obtenir ce que vous voulez de la vie. Voici Sylvie!Mesdames, comment dépensez-vous votre argent?
Mesdames, entre le moment où votre œil est attiré par un nouveau produit ou achat et celui où vous ouvrez votre porte-monnaie, il peut s’écouler très peu de temps. On appelle cela une impulsion venant du centre de vos émotions: de l’envie et du désir. Alors, avant chaque dépense, voici quelques questions à vous poser pour passer de l’émotion au rationnel. Les réponses à ces questions requièrent toute votre lucidité et votre honnêteté par rapport à vous-mêmes. Il ne s’agit pas de se mentir, ni bien sûr de se juger ni de se culpabiliser. Répondez tranquillement à ces questions, recueillez les éléments et faites vos choix en conscience.
La 1ère question est: que souhaitez-vous ressentir une fois que vous aurez acquis ce produit? Davantage d’estime et de confiance en soi? Est-ce qu’avec cette robe vous imaginez attirer le regard, l’approbation des autres? Imaginez-vous que cela vous donnera davantage d’importance à vos propres yeux? Voulez-vous un produit prestigieux, une marque particulière qui vous aidera à vous sentir appartenir à un groupe, un clan? Est-ce l’attrait de la nouveauté qui vous donnera l’impression d’être toujours branchée, à la mode? Quoi que vous ayez choisi de répondre, votre réponse est acceptable. Prenez-en simplement conscience.
La 2e question est: comment pourriez-vous agir pour ressentir ces qualités sans avoir à ouvrir votre porte-monnaie? Par exemple, ici et maintenant, pour augmenter votre estime, vous pouvez noter sur votre carnet à succès toutes les qualités que vous appréciez chez vous et demander à ceux que vous aimez de vous dire ce à quoi ils sont le plus sensibles en votre présence. Si vous voulez de la nouveauté, regardez comment dès maintenant, vous pouvez agir différemment, changer votre itinéraire, modifier votre façon de penser. Vous pouvez par exemple parler à un inconnu dans la rue, rendre service, dire oui, regarder le bon côté des gens…
La 3e question est: cet achat va t-il refléter la vie que vous souhaitez? Cela vous rapproche-t-il de vos objectifs? Si vous achetez la Ixième même robe, cela n’a peut-être pas une grande valeur ajoutée et cela ne va pas vraiment être en concordance avec ce qui est essentiel pour vous qui est de partir en voyage.
La 4e question est: quelle énergie de travail devez-vous fournir pour acheter ce produit? 1 semaine? 1 mois? 2 mois? Cela mérite-t-il toute cette énergie? Lorsque vous évaluez, pesez concrètement la somme d’argent que vous dépensez avec le nombre d’heures à travailler, vous pouvez évaluer alors si cette dépense est essentielle ou non. Après, vous pouvez choisir en toute conscience.
5e question: cet achat vous prive-t-il d’un achat plus important qui servirait votre objectif de vie?
Une cliente m’expliquait qu’elle ne pouvait pas s’offrir de séminaire d’évolution personnelle parce qu’elle n’avait pas les moyens. Quand nous avons analysé ses dépenses, nous avons constaté qu’elle avait un poste très élevé en voiture et en vêtements. En effet, elle ne regroupait jamais ses déplacements, allait chercher son pain quotidien à plusieurs kilomètres et le week-end, pour se remettre de sa semaine, elle s’offrait des robes, toujours les mêmes d’ailleurs (même forme et même couleur). Elle avait à l’esprit un seuil psychologique de dépense qu’elle refusait de dépasser, soit 65 euros pour ses robes. Et elle ne pouvait pas s’offrir un séminaire; alors qu’elle s’offrait 4 robes par mois. Elle affirmait: « oui, mais je ne veux pas me priver », mais elle se passait à côté d’achats beaucoup plus essentiels pour elle et elle s’enfermait dans son système de pensée.
6e question: Combien va vous rapporter cet achat? Il y a en fait 2 catégories: les dépenses qui ne rapportent rien et les autres. Si vous achetez une robe, vous la revendrez peut-être mais vous ne ferez pas de bénéfices. Si vous achetez un logement, vous pourrez soit le louer, soit le revendre. Si vous faites une formation, vous pourrez la valoriser et gagner davantage d’argent. Si vous investissez dans des livres et que donniez des cours du soir, vous gagnerez de l’argent grâce à cela. Bien sûr, tout ne rapporte pas mais il est intéressant de regarder attentivement la part de celles qui « plombent » votre porte-monnaie et celles qui le fait fructifier.
7e question: l’achat auquel vous avez résisté aujourd’hui et la somme économisée, à quel plus grand projet pouvez-vous l’allouer? Un grand voyage? Un week-end avec celui que vous aimez dans une cabane au sommet d’un arbre pour regarder les étoiles? Une réserve d’argent pour arrêter de travailler 1 an? Plus votre projet vous mobilise, plus il sera facile de résister.
Alors, un conseil, entraînez-vous à ne pas céder à vos impulsions et vous serez heureuse de réaliser les projets qui vous tiennent le plus à cœur. Et les tentations se logent toujours dans les petites sommes! Bon mois!
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Ce que vous devez savoir pour changer en profondeur
Posted on 15. fév, 2013 by Michael.
Philippe est coach et auteur du livre « Soigner vos problèmes d’argent » : argent et développement personnel. Chaque semaine, il publie sur Esprit Riche un article parlant d’argent et de ses secrets que nous avons parfois du mal à comprendre. Avec Sylvie et Philippe, nous avons créé le séminaire Créez la vie que vous méritez : une expérience unique pour obtenir ce que vous voulez de la vie. Voici Philippe !En matière d’émotions, il y a deux niveaux à appréhender. Le plus évident, pour chacun, est celui de l’émotion suscitée par un déclencheur visible et « objectif ». En effet, à ce moment-là, il y a un changement manifeste dans le paysage intérieur (les pensées et les sensations corporelles). On a alors la possibilité d’identifier l’émotion qu’on ressent et, avec de la pratique, de choisir la réaction comportementale qu’on va lui apporter : quand je suis en colère parce que le conducteur devant moi ne va pas assez vite, je peux lui crier dessus, attendre le prochain feu rouge pour sortir de mon véhicule et lui dire ma manière de penser, critiquer tous ces mauvais conducteurs qui n’avancent pas (ou me plaindre d’eux auprès de mon passager !), mettre une musique cool à la radio pour me calmer, respirer tranquillement en affectant un sourire de moine zen, changer d’itinéraire pour ne pas rester derrière, tenter un dépassement plus ou moins dangereux etc. Pour chaque émotion suscitée par un déclencheur externe, il y a une gamme infinie de réactions potentielles plus ou moins efficaces, dont chacune va avoir un impact différent sur la situation (si je vais lui taper dessus ou si je reste cool et souriant, l’impact est différent).
C’est la même chose pour les déclencheurs internes. Par exemple, lorsque j’anticipe une situation stressante (un entretien de recrutement, par exemple), j’éprouve de l’anxiété, de la peur ou même une forme de panique alors que je suis tranquillement en train de boire un café avec ma chérie. C’est un mécanisme d’anticipation. Là aussi, à partir de cette conscience, je peux manifester des réactions d’adaptations très variables : relativiser l’enjeu, me préparer, répéter, me faire coacher, lire des bouquins sur le recrutement et.
Qu’est-ce qui va faire une différence sur notre manière de vivre et de gérer chacune de ces émotions ? Beaucoup d’éléments sont en cause, mais je vais en isoler un très important : les émotions d’arrière-plan. C’est en quelque sorte le terrain émotionnel de base qui se manifeste par notre humeur du moment. Ce terrain n’est pas toujours conscient car l’intensité de l’émotion est faible ou moyenne d’une part, et d’autre part il est tellement intégré qu’on en n’a même plus conscience. Par exemple, des personnes ayant pour émotion d’arrière-plan la tristesse ne sont même pas conscientes qu’elles réagissent à la plupart des situations de manière stéréotypée et automatique. Si vous leur dites qu’il fait beau, elles vous répondront que ça ne durera pas. Si vous leur parlez du nouveau manager très sympa, elles vous parleront du temps béni de Monsieur Marcel, si vous leur confiez une tâche nouvelle, elles vont tout de suite penser qu’elles ne vont pas y arriver, etc.
Nos émotions d’arrière-plan tapissent notre vie psychique et agissent comme un filtre pour amortir ou amplifier l’action des déclencheurs. Le processus peut être très ancré lorsqu’il s’est formé très tôt. Si mon émotion d’arrière-plan est la peur, je vais passer tous les événements quels qu’ils soient au crible de cette peur. Et bien sûr, cela va la renforcer. Idem s’il s’agit de la tristesse ou de la colère. Lorsqu’on en est là, c’est une véritable prison qui inhibe la créativité, l’engagement, le changement, l’ajustement à la réalité externe.
Les émotions d’arrière-plan fonctionnement de manière saine lorsqu’elles ont d’une part une certaine variabilité, et que d’autre part on est capable, dans l’instant présent, de conscientiser en profondeur le mécanisme émotionnel que nous vivons. Nous pouvons alors choisir d’en sortir en contrôlant nos réactions. Mais il y a encore plus simple, c’est de travailler (comme on travaille la terre) son fond émotionnel pour qu’il soit le plus possible teinté de joie, de satisfaction et de plaisir. Alors les déclencheurs internes ou externes auront moins de prise, et on pourra rester beaucoup plus tranquille quelles que soient les circonstances.
Je vous donnerai la semaine prochaine des pistes sérieuses pour ce faire.
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Habituel peut-être, normal peut-être pas
Posted on 21. déc, 2012 by Michael.
Philippe est coach et auteur du livre « Soigner vos problèmes d’argent » : argent et développement personnel. Chaque semaine, il publie sur Esprit Riche un article parlant d’argent et de ses secrets que nous avons parfois du mal à comprendre. Avec Sylvie et Philippe, nous avons créé le séminaire Créez la vie que vous méritez : une expérience unique pour obtenir ce que vous voulez de la vie. Voici Philippe !De Robert Kiyosaki, outre son quadrant du Cash Flow, j’ai retenu sa définition de l’intelligence, qu’il nous distille à plusieurs reprises dans chacun de ses livres : l’intelligence est la capacité à établir des distinctions subtiles. Alors essayons. Je trouve qu’on confond « habituel » avec « normal ». Le simple fait qu’un grand nombre de personnes aient les mêmes habitudes, fussent-elles désastreuses pour elles et leurs proches, semble être vécu comme si cela avait toujours été. A tel point que l’impact de ces habitudes passe complètement inaperçu ! Elles fonctionnent comme des normes et génèrent une sorte d’asservissement plus ou moins conscient. Personne n’imagine la simple possibilité d’en sortir, et de faire différemment. Quelques exemples.
C’est habituel d’être hyper stressé, entre les contraintes et objectifs personnels et privés, de négliger les temps de repos ou de ressourcement, de se rendre dépendant à la caféine ou autres excitants pour tenir le coup. C’est habituel, mais est-ce normal ?
C’est habituel de voir des enfants hyperactifs, qui ne tiennent pas en place, ont des comportements agressifs et des parents dépassés qui les emmènent chez le psychologue ou le médecin (pour leur faire prescrire des calmants). C’est habituel, mais est-ce normal ?
C’est habituel, dans les entreprises, de proclamer que les richesses principales sont les Hommes et les Talents, et que les salariés soient pressés comme des citrons, puis débarqués du jour au lendemain pour des raisons financières. C’est habituel, mais est-ce normal ?
C’est habituel, au moindre mal de tête, de passer à la pharmacie pour acheter le médicament salvateur (dont on a vu la publicité en 4mX3m juste avant !) sans se poser une seule fois la question des liens entre ce mal de tête et son mode de vie. C’est habituel, mais est-ce normal ?
C’est habituel, outre ses 3 heures de transport par jour et ses 10 heures de boulot, de ramener des dossiers à la maison et de traiter ses mails le dimanche après midi. C’est habituel, mais est-ce normal ?
C’est habituel, dans les maisons et appartements, qu’il y ait des écrans débitant des spots de pub et des jeux (où le public hurle sur commande) qui tiennent lieu de « présence » – bonjour la présence ! C’est habituel, mais est-ce normal ?
C’est habituel de rentrer le soir chez soi complètement crevé et de se coller devant la télé pour se vider la tête. C’est habituel, mais est-ce normal ?
C’est habituel de s’intéresser à toutes ces stars d’un jour et de suivre leur réussite fabriquée pour l’audimat en oubliant de s’occuper de soi, de sa vie ? C’est habituel, mais est-ce normal ?
C’est habituel qu’un journaliste matraque son invité de questions influencées sans lui laisser le temps de fournir une réponse argumentée. C’est habituel, mais est-ce normal ?
C’est habituel d’être abreuvé d’informations sur la crise (tout en voyant des foules se presser dans les magasins et les restaurants !) les guerres, les crimes en passant sous silence les initiatives qui apportent de la valeur. C’est habituel, mais est-ce normal ?
C’est habituel que les membres des partis politiques déclarent, après chaque élection, qu’ils vont se réformer pour être plus près des préoccupations des gens, et ensuite se déchirent en interne pour avoir le pouvoir. C’est habituel, mais est-ce normal ?
C’est habituel de manger des plats cuisinés bourrés de sucre, de graisses, de colorants et de conservateurs et de se sentir fatigué, sans énergie. C’est habituel, mais est-ce normal ?
C’est habituel de regarder des films ou de jouer à des jeux dont le support unique est la violence alors qu’on aspire tous à la paix. C’est habituel, mais est-ce normal ?
C’est habituel de se croire éveillé parce qu’on s’agite dans tous les sens alors qu’on est profondément endormi. C’est habituel, mais est-ce normal ?
Bon, c’est la chronique du 21 décembre 2012. Ce n’est pas la fin du monde, mais, je l’espère, la fin d’un monde. Beaucoup est à reconstruire pour que le progrès profite véritablement à l’homme. Je compte sur vous !
Joyeux Noël et bonnes fêtes de fin d’année.
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Depardieu, le John Galt français ?
Posted on 19. déc, 2012 by Michael.
Lorsqu’on parle d’argent, l’actualité ne manque jamais et je n’aurai ni la force ni le souhait d’y consacrer mon temps et mon énergie mais l’exception Depardieu mérite quelques instants.
En préalable, je dois dire que je ne connais pas l’homme et n’apprécie pas spécialement l’acteur (certainement une question de génération) mais que je lui reconnait un statut d’icône dans le cinéma Français au même titre qu’un Johnny Halliday dans la musique. C’est l’un de nos symboles.
Le départ de Depardieu de notre beau pays aurait pu passer inaperçu comme les centaines d’autres qui sont déjà parti mais c’est un peu comme si l’on délocalisait la tour Eiffel à Bruxelles (à ce rythme il n’est pas impossible que cela arrive) et c’est certainement ce qui a fait grand bruit. Le traitement politique avec les « petits mots » n’y sont pas étrangers.
Ceci étant dit sur Esprit Riche vous savez que ce que nous cherchons c’est l’indépendance financière. Autrement dit, nous cherchons à être libre de travailler ou non. Nous cherchons à ce que nos revenus ne dépendent pas de notre force de travail quotidienne. Nos voulons que les revenus de nos actifs soient un rempart qui protège notre famille. Nous construisons le style de vie que l’on souhaite et il ne serait être imposé par quiconque : fini les stupidités comme 42 ans de cotisation avant de pouvoir souffler pour ne prendre que l’exemple symptomatique d’une retraite illusoire.
Dans La Grève, Ayn Rand raconte l’histoire d’un monde où les productifs, ceux qui créent la richesse, se mettent en grève. Excédés par les contraintes imposées par les non-productifs, ils se mettent à l’écart et décident de se réunir entre eux laissant ainsi le monde sans créateurs. L’initiateur de ce mouvement, c’est John Galt. Celui qui organise la révolte silencieuse disant « Vous voulez nous contraindre de trop alors que c’est nous qui vous permettons de manger ? – Au revoir, débrouillez-vous sans nous. » Dans ce livre de référence, l’un des plus lus aux USA, le groupe qui vit sur le dos des productifs (que l’on peut donc qualifier de parasites) décide uniformément et non pas en regardant l’intérêt commun mais leurs intérêts bien compris et les intérêts de leurs amis, de « réguler » et retirer les avantages compétitifs qu’a acquis Hank Rearden a force de recherche et d’investissement.
Toute situation comparable, toute taxation vexatoire, tout exemple de limitation de liberté ou encore toute comparaison où ceux qui ne produisent pas décident comme ceux qui produisent doivent le faire ne serait plus si hasardeuse…
L’histoire récente de Depardieu a comme un air d’Atlas Shrugged et Depardieu une odeur de John Galt. Peut-on le considérer comme un « productif » au même titre qu’un Hank Rearden, l’un des capitaine d’industrie qui lance le mouvement ? C’est discutable. Ce qui ne l’est pas, c’est que Depardieu a fait tourner la machine économique France et a payé sa part d’impôts (145 millions en 45 ans semble-t-il). Il ne coûte pas à l’état, il rapporte.
Mais les conditions de son départ font tâche. Les remarques de certains politiques sont étonnantes. Le fait qu’il ait répondu a quelque chose d’intéressant. Dans sa réponse je retiens notamment le fait qu’il se dit être un citoyen du monde et un être libre : cela pose une épineuse question à toutes les politiques de taxation qui considèrent que les citoyens appartiennent d’une certaine manière à son état. On ne compte pas les centaines de jeunes qui émigrent parce que tout simplement les promesses sont désormais bien plus fortes dans des pays comme le Canada, les Etats-Unis, la Suisse et même l’Allemagne pour ne citer qu’eux. Qu’advient-il de l’investissement fait par le pays dans ce cas ? Il part temporairement en fumée.
C’est le règne de l’individu. Dans ce règne, l’individu choisit son lieu de vie en fonction de ses intérêts personnels. On peut estimer que c’est bien ou non mais c’est un fait. Ce qui était réservé aux entreprises est depuis plusieurs années amplifiés par les moyens technologiques et bien entendu par les incitations financières à partir… ou à rester.
N’oubliez jamais que vous travaillez 6 mois dans l’année pour payer vos impôts. (faites le calcul) Que feriez-vous si un pays vous propose de ne travailler que 3 ou 4 mois ?
La question est plus large que le départ d’une personne. Comme je l’ai dis lors de mes 2 dernières interventions dans les médias (chez RFI et Europe 1) : l’argent est mal vu en France malgré la puissance phénoménale d’Esprit Riche
Le président précédent a fait croire à tous que riche = Jet set bling bling, l’actuel n’aime pas les riches. Nous voilà bien avancés. La véritable question est : peut-on s’installer où l’on souhaite ? Sommes-nous vraiment libres ou sommes-nous une partie d’un bilan comptable national ? Si vous avez un produit qui ne se vend pas, vous pouvez toujours accuser vos clients d’être des minables mais cela ne changera rien.
Mon avis sur la question, c’est que Depardieu a bien le droit, et c’est un droit fondamental, d’aller s’installer où bon lui semble. Je ne connais pas tous les éléments qui ont pesé dans sa décision mais si ce n’était que 100 % financier ce serait toujours l’exercice d’un droit fondamental individuel.
Quel est votre opinion sur son départ ?
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Mon passage sur Europe 1 : radins ou économes ?
Posted on 18. déc, 2012 by Michael.
J’ai fait une intervention sur Europe 1 dans l’émission Le débat animée par Patrick Roger. Au menu : l’argent dans la consommation et plus particulièrement la différence entre radin et économe. Le sujet : Sommes-nous tous radins ? Cela tombe bien, c’est une question abordée dans mon livre Devenez Riche !
Lorsqu’on parle d’argent, ne ratez pas le livre de Philippe Geffroy qui intervient tous les vendredis sur ce blog : Soignez vos problèmes d’argent.
J’ai eu le plaisir d’être aux côtés de :
- Valérie Dewerte, rédactrice en chef du site radins.com
- Antoine Jouteau, Directeur Marketing et Commercial du site leboncoin.fr
- Gérard Mermet, sociologue de la consommation auteur de Francoscopie, les Français au quotidien
Prêtez une oreille attentive aux mots qu’utilisent les intervenants pour parler d’argent, c’est très amusant…
Ecoutez l’émission avec seulement mon intervention (25 minutes)
Ecoutez l’émission entière (48 minutes)
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Pourquoi vous prenez de mauvaises décisions avec votre argent (ou pourquoi vous n’en gagnez pas plus)
Posted on 12. déc, 2012 by Michael.
Si vous avez déjà fait un mauvais placement ou perdu de l’argent ou tout simplement si vous ne gagnez pas assez d’argent lisez ceci.
J’ai eu le privilège d’observer des centaines de fois les autres faire des erreurs. Ce n’est pas parce que je suis meilleur ou parce que je ne fais pas d’erreur mais uniquement parce que je prends quelques instants pour vraiment observer, analyser et remonter à la source. Et cela m’aide beaucoup à améliorer mes propres décisions mais aussi à aider les clients que je coache.
Cette source, c’est ce que provoque une mauvaise décision comme acheter trop cher un appartement en De Robien dans une zone où il n’y a aucune demande, de choisir d’acheter des titres d’une entreprise qui va chuter de 80 %. Cette même source vous empêche d’aller négocier une augmentation alors que vous savez pertinemment que vous êtes moins bien payé que les autres. Elle vous retient de changer d’entreprise alors que votre carrière est au point mort. Ces décisions vont faire que votre entreprise va stagner, que vous n’allez pas trouver de nouveaux clients qui vous permettront d’avoir le niveau et le style de vie que vous souhaitez.
La première source d’erreur c’est bien entendu l’information. Etre informé, avoir consacré du temps avec d’y consacrer son argent. Avoir fait ses devoirs, ses vérifications. C’est la première source mais elle n’est pas suffisante.
Vous pouvez avoir les « meilleures » informations et obtenir de mauvais résultats, avoir une performance décevante. Si nous étions des êtres rationnels, l’information serait suffisante. Les gérants de fonds obtiendrait de meilleurs performances que la moyenne car ils y consacrent tous leurs temps alors que plusieurs études dont une citée dans mon livre prouve qu’environ 2% des fonds arrivent à battre durablement le marché. Sont-ils mal informés ? Alors pourquoi sont-ils si mauvais ?
Nous payons, parfois cher, pour obtenir de l’information de qualité. Et ce qui est triste d’une certaine manière c’est que la qualité de l’information n’est pas directement liée à la qualité de la performance que vous allez obtenir. Il peut même arriver qu’avec une mauvaise information vous preniez une décision qui s’avère meilleure que ce que vous aviez initialement prévu.
Il est nécessaire de chercher sans cesse à améliorer son éducation financière et la qualité de l’information mais ce n’est qu’une face de la pièce.
L’autre face de la pièce
L’autre aspect des choses, c’est vous. Vos émotions. Votre côté irrationnel dont vous niez l’existence la plupart du temps. Mais non ce n’est pas de votre faute si votre salaire n’a pas progressé depuis 5 ans. Mais oui c’est la faute du méchant banquier si vous avez laissé des plumes sur l’action Eurotunnel. Bien entendu c’est la faute de l’URSSAF si votre business a fait faillite.
Si vous prenez quelqu’un ayant acheté un De Robien 20 % au dessus du marché à un emplacement où il n’y a aucune demande, il va vous justifier son achat. Il va vous donner sa rationalisation de sa décision. L’information de départ n’était peut-être pas mauvaise. « Il faut investir dans l’immobilier », « investir c’est bien, défiscaliser c’est mieux », « c’est une belle région »… mais son application est désastreuse.
L’autre face de cette pièce, c’est vous. Ce sont vos scripts invisibles, ceux avec lesquels vous traitez l’information. Vos scripts contiennent vos peurs, vos espoirs, vos rêves. Ils vont totalement modifier le sens de l’information que vous allez obtenir.
Une partie de cela n’est pas de votre faute. Vous êtes influencés par d’autres facteurs. Vos proches. Celui qui donne l’information, la manière dont il l’a présente. Ce que vous lisez. Qui vous écoutez.
L’autre partie est entièrement de votre faute car c’est vous qui signez le chèque. C’est vous qui ne demandez pas à être augmenté. Vous ne pouvez pas contrôler ceux qui vous influencent mais vous pouvez contrôler vos actions et vos décisions. Vous avez le choix de jeter votre télévision. De choisir de vivre une vie riche.
Comment prendre de meilleures décisions et gagner plus ?
Réduire le risque passe par plusieurs outils.
1- Vérifiez la qualité de l’information que l’on vous donne. Lorsque je m’étais amusé à allez voir Pépito (pas le roi du gateau, le roi de la défiscalisation en or) l’information qu’il m’a donné était fausse. Il me soutenait que « une société qui gère un hôtel avec des chambres en LMNP ne fait pas faillite » ce qui défierait la loi de la gravité. Il m’aurait soutenu que l’on pouvait construire en commençant par le toit si cela servait son argumentation. Et son pouvoir de conviction (il fait cela toute la journée) est fort.
2- Demandez autour de vous un avis avec l’intention d’écouter la réponse. Lorsque quelqu’un me demande ce que je pense de ses décisions, la manière dont il pose la question m’en dit long sur ce qu’il est prêt à entendre. Ne cherchez pas à obtenir une confirmation que vous avez bien fait (ou au contraire que vous faites toujours mal). Ecoutez vraiment la réponse.
3- Observez votre raisonnement. Est-il 100 % rationnel ? (Si vous répondez oui c’est que vous êtes le fils spirituel de Warren Buffett) Le meilleur outil est de tenir un carnet de bord de vos décisions.
4- Faites-vous aider. Ici, vous ne demandez pas un avis sur l’une de vos décisions. Vous allez chercher à décortiquer vraiment vos scripts invisibles pour améliorer vos décisions. C’est exactement ce que fait un coach. Il vous aide à faire évoluer votre vision du monde.
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Vivre avec peu ou vivre peu ?
Posted on 23. nov, 2012 by Michael.
Philippe est coach et auteur du livre « Soigner vos problèmes d’argent » : argent et développement personnel. Chaque semaine, il publie sur Esprit Riche un article parlant d’argent et de ses secrets que nous avons parfois du mal à comprendre. Avec Sylvie et Philippe, nous avons créé le séminaire Créez la vie que vous méritez : une expérience unique pour obtenir ce que vous voulez de la vie. Voici Philippe !
Le récent portrait de Jacques a suscité des commentaires divers et variés, attestant qu’il n’y a pas de « pensée unique »sur esprit riche, et c’est ça qui est…. Riche ! Nous avons aussi constaté, avec Michael, que vivre avec peu était plutôt populaire (moins de consommation, de rat race, sans doute plus de temps à disposition, peut être un art de vivre…). Sans faire l’amalgame vivre avec peu, c’est vivre peu je vais vous livrer mes propres croyances sur le sujet. Commençons par une histoire.
Un homme est assis en haut d’une montagne et il regarde la mer. Son ami vient le voir et lui demande : « que fais tu donc ? » Réponse : « tu vois bien, je regarde la mer »… « Ah bon, mais tu pourrais faire autre chose… ». « Et quoi donc ? » « Tu pourrais prendre ton bateau et aller pécher ». « Et pour quoi faire ? » « Et bien tu ramènerais du poisson et tu le vendrais au marché ! « Et pour quoi faire ? » « Avec l’argent que tu gagnerais, tu pourrais acheter un autre bateau et ramener plus de poissons». « Et pour quoi faire ? » « Tu aurais une entreprise et tu gagnerais de l’argent ». Et pour quoi faire ? » « Comme ça tu serais tranquille et tu pourrais te reposer et regarder la mer ». Et la réponse de l’homme tombe comme un couperet : « et qu’est-ce que je suis en train de faire, espèce d’âne ! »
Cette histoire est connue et provoque toujours la même chez les militants de l’instant présent (dont je fais partie !): on s’esbaudit devant la réaction de l’homme qui fait ainsi preuve d’une grande sagesse. Pourquoi en effet aller courir partout pour obtenir ce qu’on a déjà ? Et de se sentir un gros nigaud car on travaille, on crée sa boite, on surmonte des obstacles etc. Mais allons plus loin. Imaginez-vous à la place de cet homme et prenez une photo : vous êtes tout à fait serein et profitez de ce qui lui est offert (gratuitement de plus) : la nature. Imaginez vous également rester à ce même endroit 1 jour entier, une semaine, un mois, un an, 10 ans, 20 ans et regardez le film : combien d’entre vous vont tenir ? Sauf à être très contemplatif et se nourrir de prana, aucun. Juste personne.
Quels liens avec la situation de Jacques : peut-être cette croyance populaire que l’argent ne fait pas le bonheur. Tarte à la crème, certes, mais qui apparait en trame de fond de nombreux commentaires, quelque soit l’angle choisi. En ce qui me concerne, j’ai le sentiment de réussir ma vie parce que j’y vis des expériences renouvelées, j’apprends, je me confronte à du nouveau, je fais en sorte de me donner un cadre de vie ressourçant, je profite du temps que me laisse ma croissante indépendance financière, je voyage et je me maintiens en bonne santé. Un de ces jours bénis de ma vie a été celui ou j’ai pris conscience que j’étais mon meilleur investissement et que ma responsabilité était de me développer. Alors, tout ça, on peut peut-être le faire sans argent (expliquez moi, je suis preneur). Mais je peux vous dire aussi qu’avec de l’argent, c’est beaucoup plus facile et les possibilités bien plus étendues. L’argent ne fait pas mon bonheur, certes, des fois même il m’a procuré des angoisses ! Mais il me permet d’accéder à de nombreux trésors de la vie.
Si vous avez un verre d’eau, voulez vous faire tenir votre vie dans ce verre d’eau ou cherchez vous à avoir une carafe ? Dans tous les romans initiatiques, le héros part de chez lui et entreprend un long chemin dans lequel il va affronter des épreuves, puis il revient chez lui. C’est idiot ? Pas du tout. Evidemment que son regard est changé, évidemment qu’il est rempli d’expériences, évidemment qu’il s’est dépassé, évidemment qu’il va pouvoir transmettre quelque chose. En apparence, c’est pareil, mais à l’intérieur tout est différent et ça change tout.
Ne craignez pas que votre vie s’arrête, mais plutôt qu’elle ne commence pas !
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Lorsque votre thermostat financier régit votre vie (ou pourquoi vous ne gagnez pas plus)
Posted on 16. nov, 2012 by Michael.
Philippe est coach et auteur du livre « Soigner vos problèmes d’argent » : argent et développement personnel. Chaque semaine, il publie sur Esprit Riche un article parlant d’argent et de ses secrets que nous avons parfois du mal à comprendre. Avec Sylvie et Philippe, nous avons créé le séminaire Créez la vie que vous méritez : une expérience unique pour obtenir ce que vous voulez de la vie. Voici Philippe !La semaine dernière, j’ai rencontré Jacques et nous avons parlé argent. Il est indépendant et fait entre 15000 et 20000 euros de bénéfice par an, cela depuis environ 15 ans qu’il est installé. C’est peu me direz vous, mais cela a un gros avantage pour Jacques : il n’est pas ou peu imposé. Jacques à une phobie des impôts, que ce soit Nicolas ou François qui les collecte. Cette phobie lui vient de scènes difficiles, vécues dans son enfance, où ses parents se déchiraient à ce sujet. Jacques ne participe pas à la croissance de la Nation (c’est ce que je me dis quand je signe mes chèques au Trésor Public). Mais Jacques s’en fout. Il est d’ailleurs soutenu par son expert comptable qui lui explique qu’ « il faut dépenser ». Alors il change d’ordinateur chaque année : son « seul luxe ».
Jacques vit très modestement, c’est facile pour lui, il est habitué (dit-il). La température de son logement est à 15° et il la monte à 17° quand il a des invités (ça chauffe !). Par chance il a des convecteurs électriques et peut piloter son système au degré près. Il mange essentiellement du riz, des légumes et des fruits. Célibataire, il adore les « petits concerts » gratuits ou à moins de 10 euros.
Son mode de fonctionnement emprunte à la simplicité volontaire : Jacques a des convictions qu’il assume et met en pratique dans sa consommation. Mais il a aussi appris à refouler besoins et désirs s’il faut sortir de l’argent. Avec ses revenus, il a un peu épargné, mais sa situation patrimoniale est plutôt florissante car il a perçu, en plusieurs fois depuis 10 ans, environ 300000 € d’héritage. De quoi mettre du beurre dans les épinards. Mais Jacques préfère les courgettes. Jacques a une « stratégie immobilière » et veut acquérir un local professionnel qu’il pourrait utiliser pour son métier et mettre en location (plutôt intelligent financièrement) et acheter sa résidence principale (à comparer avec son loyer actuel). Mais, m’a il dit, le marché immobilier est en « transition », et les prix vont surement évoluer. Jacques attend donc que « les prix baissent encore plus ». Il suit chaque jour des indicateurs, des annonces sur des sites, mais n’a jamais mis les pieds chez un agent immobilier.
Alors il fait fructifier son pécule. Il a été très mécontent de perdre 3000€ avec un PEA géré par son banquier, sur lequel il avait investi 10000€. En fait l’argent n’est pas perdu, c’est une moins-value, le PEA étant toujours actif (difficilement entendable par Jacques, il a « perdu »). Comme depuis cette déconvenue, il n’a plus confiance en personne, il fait la chasse aux taux promotionnels des livrets accessibles par le Net et en détient dans plus d’une dizaine d’établissements !
Je vous avoue qu’après avoir essayé de donner quelques idées à Jacques, j’ai rapidement renoncé devant la cristallisation de son système de pensée. Jacques possède en fait plus d’argent que son système de croyances est capable de gérer. Son esprit est programmé sur un mode « vie modeste », et tout est modeste dans sa vie : son train de vie, sa réussite professionnelle, sa vie sentimentale. L’argent dont il dispose objectivement n’y fait rien et n’y fera rien s’il ne s’attaque pas au noyau dur de sa vision de lui-même et du monde. Jacques illustre le décalage entre une situation financière objective (tout le monde n’a pas 300 000 € de patrimoine) et le sentiment qui en découle : le sentiment d’abondance n’a rien à voir avec une somme d’argent ou un patrimoine mais avec une confiance en soi et en la vie qui permette de s’engager, de prendre des décisions et d’assumer une inévitable part de risque.

Michael Ferrari est l'auteur du livre 






