Devenir Rentier : Early Retirement Extreme – l’art de prendre sa retraite très tôt (Suite)

Michael Ferrari Esprit riche, Faire des économies, Gérer et épargner, Investir en bourse et dividendes, Psychologie de l'argent 18 Commentaires

Suite et fin de la chronique (Première partie ici) du livre Early Retirement Extreme

Réarranger votre vie sous forme de modules d’importance similaire. Comme dans un sport d’équipe, le tout est plus grand que la somme des parties. Vous ne dépendez plus d’un seul joueur pour atteindre votre objectif et tout le monde court dans le même sens. Chacune de vos activités vous fait avancer dans la bonne direction.

Lorsqu’on nous impose une stratégie, il ne nous reste que la tactique. Souvent elle se noie dans les détails et on compte sur elle pour être plus productif : « 50 conseils pour répondre à 500 emails en 1 heure ». La plupart des gens n’a pas de latitude dans le choix de leur stratégie car ils sont dans le schéma : étude/travail/crédit immo/crédit auto/ 2,1 enfants : leur vie est verrouillée.

Si l’on veut améliorer notre efficacité, il faut travailler sur la stratégie dont le premier élément est la définition d’objectifs. La plupart des méthodes sont unidimensionnelles : aller du point A au point B et diviser ça en sous-objectifs atteignables. On ignore les effets collatéraux (le coût d’opportunité). L’une des stratégies les plus communes est de « faire carrière », mais l’on oublie la dépendance avec l’unique source de revenus que cela créé, le manque de temps pour sa famille, le stress et tous les autres inconvénients. Il faut donc penser à l’ensemble de ses objectifs car nous n’en n’avons jamais un seul et à leur contribution à notre vie.

Une bonne stratégie est donc de poursuivre plusieurs objectifs en même temps (3 par modules est pas mal).

Comprendre la différence entre besoin et souhait est critique. La plupart des approches de finances personnelles cherchent à tracer un trait entre ces 2 catégories, mais fondamentalement il n’y a pas de différences : les 2 sont sur une liste, seul le prix change.

Faire appel au marché pour satisfaire un besoin n’est souvent pas la solution optimale. Acheter un produit qui ne peut pas être démonté et réparé est mauvais. On dit que pour celui qui a un marteau alors tout ressemble à un clou, pour le consommateur lambda sa carte bleue est un marteau.

Les possessions sont problématiques. Elles coûtent de l’argent, prennent de la place, demandent de l’entretien, peuvent vous être volées et sont difficiles à jeter. Aussi, soyez toujours prêt à en vendre. Il est aussi facile de vendre une de ses possessions que d’en racheter l’équivalent sur Ebay. Considérez-vous comme locataire. ( Note perso : j’ai d’ailleurs revendu un caméscope HD après plus d’un an d’utilisation. Coût de possession : environ 100 € soit moins de 10 € par mois. Si je l’avais conservé indéfiniment, j’aurais perdu les 300 € que j’ai récupérés plus le coût d’opportunité de ces 300 € placés. J’ai aussi revendu 2 véhicules, un pour le même prix que le prix d’achat après 2 ans d’utilisation, l’autre plus cher que son prix d’achat après 3 ans d’utilisation.)

Pour savoir si vous devez vous séparer d’une de vos possessions, mesurez le nombre de fois que vous l’avez utilisé. Pas une fois en 6 moins ? Dehors !

Détenir des objets utiles et exceptionnels est parfait : un couteau de qualité, une veste durable…mais il faut y mettre le prix. Mieux vaut payer 500 € pour 15 ans que 50 € chaque année.

Préférez des objets versatiles. L’ordinateur est un bon exemple. Il est composé d’éléments remplaçables. Il peut servir à pleins de choses : film, musique, internet, écrire, lire, jouer… Oubliez les objets spécialisés : le lecteur dvd, la console de jeu, la chaine hi-fi… Avant d’acheter, passez par un tampon : une liste. Lorsque l’objet que vous convoitez est sur la liste depuis 30 jours et que vous le voulez toujours, allez-y ! L’objet inutile type ? Le gadget électronique (oui oui votre DS 3D). Mais comment contrôler nos décisions d’achat ? Elles sont basées sur l’émotion, le marketing utilise ça à fond et à moins de développer une sorte de plaisir à ne pas dépenser, vous n’y arriverez pas.

Acheter ou louer ?

Une belle maison, c’est une maison avec un jardin, une belle clôture et 2 ou 3 voitures garées devant selon le principe que plus l’on peut se permettre de dépenser de l’argent, plus l’on est supposé être riche. Acheter ou louer une maison qui coûte plusieurs fois votre revenu annuel est une erreur. Aucune entreprise ne survie longtemps en étant endettée à plus de 50 % de son patrimoine pourtant les acheteurs trouvent rassurant de s’engager sur 300 % de leur patrimoine. Le choix consiste simplement à se demander s’il vaut mieux avoir 2 pièces en plus ou 5 années de liberté.

Sur le long terme, les prix de l’immobilier suivent l’inflation et dans une perspective d’indépendance financière la valeur de la maison n’a aucun intérêt car elle est non-productive.

Le cashflow d’une maison étant négatif, la question est de savoir s’il est plus ou moins négatif que son équivalent en location. Ainsi dans le choix du lieu, privilégiez un emplacement qui offre tout ce dont vous avez besoin à moins de 3 miles (environ une heure de marche), si vous êtes un adepte du vélo, vous pouvez doubler cette distance.

Dans l’équipement de votre maison, étudiez toujours avec soin le remplacement d’un appareil pour son équivalent à économie d’énergie : la plupart du temps cela n’en vaut pas la peine. Typiquement le réfrigérateur est un appareil dont nous pourrions nous passer. Les gens ont pris l’habitude de tout y mettre et il ressemble plus à une étagère à condiments qu’à autre chose.

La température de la maison est aussi un potentiel d’économies : sa perception dépend de votre métabolisme, mais aussi de votre circulation, alimentation, activité, vêtements et environnement. Par exemple, une personne émet environ 100 W, réunissez des amis pour vous réchauffer. Préférez une couverture chauffante au chauffage central ou les bonnes vieilles solutions comme le récipient rempli d’eau chaude.

Vos vêtements sont alors importants dans votre dispositif. Leur choix est critique. Pour reconstruire votre garde-robe, identifiez chaque élément sur une liste puis définissez les tenues que vous pouvez composer. Vous devriez n’avoir qu’un seul exemplaire pour une fonction donnée et si vous avez 6 différentes tenues c’est suffisant.

Etre en bonne santé est une condition nécessaire pour apprécier la vie. Pour l’entretenir, le sport est important, mais nous avons une conception souvent erronée. Par exemple, nous voulons perdre du poids, mais pratiquons des exercices qui ne sont pas adaptés.  C’est comme lorsque conduire une belle voiture était un signe de richesse alors que c’est désormais plutôt la capacité à signer un contrat de crédit.

Etre en forme peut être défini par la capacité de battre n’importe qui dont vous ne pouvez échapper et échapper à ceux que vous ne pouvez battre. Le moyen le plus rapide pour atteindre cet état est de s’entrainer de manière intensive par opposition à un entrainement de fond. 20 secondes d’exercices suivies de 10 secondes de repos. Si vous devez faire 100 répétitions par jour, vous pouvez choisir le rythme :  33×3, 20×5, 14×7,10×10… en changeant le rythme vous pouvez adapter l’exercice à votre niveau.

L’alimentation est aussi déterminante. Le principe à ne jamais oublier étant que si un produit a besoin de publicité pour vous convaincre qu’il est bon pour vous c’est que ça n’est probablement pas le cas. La fréquence des repas est à questionner. Manger 6 fois par jour est à la mode, mais manger une fois par jour est possible : le régime du combattant qui ne mange qu’après le combat. Ce qu’il vous faudra vaincre, c’est la peur irrationnelle qui nous frappe lorsque nous avons faim.

Moyens de transport

Pour se passer de voiture, voici une démonstration simple pour faire le même trajet quotidien :

–          Marcher : 45 minutes

–          Courir : 25 minutes

–          Vélo : 15 minutes

–          Voiture : 10 minutes

10 aller/retour par semaine font environ 500 voyages par an et donne :

–          Marcher : 22 500 minutes

–          Courir : 12 500 minutes

–          Vélo : 7 500 minutes

–          Voiture : 5 000 minutes

La voiture est plus rapide non ? Regardons plus près. Le budget voiture est en moyenne 20 % des revenus annuels (15 % des dépenses en France selon l’INSEE), une personne travaille 2 000 heures par an (aux US) soit 120 000 minutes. 20 % de ceci donne 24 000 minutes. Un vélo coûte 50 € donc 300 minutes par an, mais prenons 1 000 minutes. Nous avons alors :

–          Marcher : 22 750 minutes

–          Courir : 13 000 minutes

–          Vélo : 8 560 minutes

–          Voiture : 29 000 minutes

Le paysage est totalement différent. Marcher est plus long mais en incluant tous les coûts, c’est même plus économique en temps que la voiture. 20 % des revenus c’est 2,4 mois de travail chaque année.

Votre télévision est un symbole de la spécialisation du travail : toute la journée nous faisons la même chose au travail pour rentrer végéter devant la télé et ne rien apprendre qui pourrait changer notre condition. Ce n’est pas temps le contenu qui est dommageable, mais tout ce qu’elle vous empêche de faire, la place qu’elle prend.

Le choix d’une assurance est important. Naturellement nous avons tendance à trop être assurés. Le seul intérêt d’une assurance, c’est de vous protéger d’une perte qui serait dramatique.

« Ce serait tellement plus simple si j’étais célibataire » : bien que séduisant, cette idée est fausse. En étant 2 vous faites des économies d’échelle. Les enfants ne sont pas non plus une raison bien qu’ils s’ajoutent à vos dépenses mensuelles ils ne coûtent pas plus que ce que vous pouvez vous permettre. Etre financièrement indépendant signifie que les enfants n’auront pas toutes les activités « stimulantes » que les parents payent pour pousser leur progéniture et leur construire un CV dans l’espoir de rentrer dans cette école très cotée.

Un système économique fonctionne avec 4 composants :

1-      Ressources

2-      Producteurs

3-      Consommateurs

4-      Recycleurs

L’économie moderne ne considère que les producteurs et les consommateurs ignorant le côté limité des ressources.

Redéfinir le travail

Le meilleur moyen de définir ce qu’est le travail est « on le sait quand on le voit » car cela inclut souvent des activités que l’on ne souhaite pas faire.  Un salaire est défini lorsque la productivité est difficile à mesurer. Dès lors, elle n’a que très peu d’influence sur la valeur que le salarié reçoit, il s’agit plus de rentrer sur le marché au bon moment ou d’être un bon négociateur. Etre payé sous forme de salaire peut amener une insatisfaction à cause de la décorrélation entre effort et récompense : le salaire reste le même.

Cela divise les salariés en 3 catégories :

1-      Ceux qui comprennent qu’ils avanceront plus vite en faisant de la politique dans l’entreprise

2-      Ceux qui réalisent qu’être présent et faire le minimum paiera tout aussi bien

3-      Ceux qui n’ont compris aucun des 2 points précédents

La seule raison pour laquelle dépendre d’une seule source de revenus n’est pas considérée risquée c’est parce que tout le monde le fait.

Le travail non-salarié (freelance, profession libérale…) offre l’avantage de restaurer le lien entre effort et récompense : pas de travail, pas d’argent. Souvent le non-salarié valorise ses heures travaillées soit en les facturant directement, soit en construisant une expertise ou des éléments réutilisables.

Le travailleur salarié ne réalise pas l’imposition qui pèse sur lui car tout est prélevé avant qu’il s’en rende compte. Il ne comprend pas non plus que l’on puisse vivre des revenus d’un capital car ses économies sont faibles et bien que le principe soit connu, peu arrive à le concevoir.

Epargne de précaution

L’épargne de précaution est un concept valable lorsqu’on vit d’un travail salarié ou non-salarié que l’on ne maitrise pas. Si l’on considère que l’on épargne 10 %, que l’on dépense 60 % en besoins et 30 % en envies, l’épargne de précaution doit couvrir les besoins et il faut donc 6 mois pour créer un mois d’épargne de précaution.

Plus le ratio d’épargne sur besoins est haut, plus vous serez en sécurité.

Vivre du revenu de son capital : être rentier

La promesse du livre, être rentier en 5 ans, s’explique ainsi :

En travaillant 30 ans à 10 % d’épargne vous êtes bon. Pour travailler moins longtemps, il faut augmenter le pourcentage d’épargne.

Votre capital de départ ne doit pas être entamé par vos prélèvements faute de quoi votre situation n’est pas maintenable. Aussi la rentabilité que vous allez en tirer est déterminante.

Investissez dans ce que vous comprenez au lieu de suivre ce que les gens vous disent (le livre ne conseil d’ailleurs rien à ce sujet).

Bourse

Entre 1905 et 1945, 1965 et 1983, 2000 et 2007, le marché était nul voir négatif alors qu’on trouve des périodes fastes comme entre 1983 et 2000 (Note : marché boursier US mais comme tout est désormais lié…). Une approche comptant sur les gains en capitaux telles que le suppose le Buy & Hold (acheter et conserver) est à ce titre risquée si par exemple vous vous retirez du marché au mauvais moment.

La méthode de Monte-Carlo suggère que :

  • Un capital placé subissant un retrait de 4% par an durera 30 ans
  • Un capital placé subissant un retrait de 3% par an durera 60 ans
  • Un capital placé subissant un retrait de 2% par an ne fondra jamais

3 % semble donc être un chiffre raisonnable, c’est aussi la croissance organique observée de nombreux secteurs.

Plus le fond est important, plus il durera (évident!) mais le taux de prélèvement joue un déterminant.

Chaque euro non dépensé équivaut à un réduction de 401 € de la somme nécessaire pour le fond. Un abonnement à 20 € par mois représente en fait 8 020 € soit plus de 4 mois de travail.

Allez-vous gérer votre argent vous-même ou le confier ? Si les frais de gestion sont de 1% du capital, cela veut dire que si vous retirez 3 %, c’est en fait plus de 4 qui sont ponctionnés = un quart des prélèvements sont des frais de gestion…

Les revenus obtenus à partir d’un capital sont très différents de ceux obtenus à partir d’un travail. Dans le premier cas ils dépendent des compétences et de la taille du capital, dans le second cela dépend des compétences et du temps passé.

Ce qui est difficile à comprendre, c’est que la gestion d’un capital récompense la compétence et la sagesse proportionnellement à la taille du capital, jamais en fonction du temps passé. Pour notre société qui confond être productif et être occupé,  c’est dur. Très souvent celui qui gère un capital gagne à ne rien faire et rester sage.

Le moyen le plus simple de changer d’état d’esprit, c’est d’arrêter de penser comme un agriculteur et de devenir un chasseur. Le travailleur moderne se comporte comme l’agriculteur : récompensé en fonction du niveau d’activité. Le chasseur doit frapper peu, mais juste.

Investir n’est pas une science. Malgré l’apparence que l’on veut se donner, la précision n’implique pas la véracité. C’est une compétence à apprendre, copier ne requiert aucune compétence particulière. N’achetez jamais un investissement parce qu’il vient de faire une bonne performance.

Conclusion

Early Retirement Extreme est un livre très descriptif ayant une approche assez philosophique des choses. J’ai beaucoup apprécié le fait que tous les domaines de la vie soient couverts sous l’angle IF. Je pense que tout ceci est applicable, mais je reste dubitatif sur le fait d’y arriver en 5 ans et en épargnant 75 % de ses revenus non pas pour des raisons économiques (Prenons 2 personnes ayant 2500 € / mois de revenus. Cela veut dire vivre sur 625 € et épargner 1875 €, réalisable, mais très minimaliste), mais pour le style de vie dépouillé que cela implique.

Un bémol doit être apporté à l’argument principal du livre : en France  nous n’avons pas pour habituer de payer pour tout et n’importe quel service comme cela est pratiqué aux US. Cela limite la marge de manœuvre d’un ménage français dans l’atteinte de l’IF et ne doit pas dériver pour faire de vous de gros radins (« plus de café à l’extérieur, c’est trop cher ! »).

Je trouve  son approche « old-fashion » (ou Amish bien pensant, c’est selon) très véridique sur la consommation : c’est clairement un levier important dans l’atteinte et le maintient de l’IF. Une saine lecture pour retrouver ce bon sens qui nous échappe si facilement.

A la lecture de ce livre, je pense que beaucoup d’entre nous reverrons leur désir d’indépendance financière car malgré tout cette forme-ci implique des changements profonds que peu de personnes seront capables de réaliser.

Commentaires 18

  1. Bonjour,

    Avant de penser à l’indépendance financière, il faut chercher la SECURITE financière et cela commence par se libérer de ses dettes à la consommation et aussi de son crédit sur sa résidence principale.
    Ensuite, il faut investir dans le but d’avoir des revenus complémentaires de sorte à sortir de la rat race, cela peut prendre entre 5 et 10 ans.
    Bref il faut beaucoup de patience, de la discipline, de la volonté et du courage.
    Perso, j’aurais fini de payer ma maison cette année, je n’ai aucun crédit à la conso et en septembre j’achète mon 1er appart pour de l’investissement locatif.
    Je me fixe 10 ans voire moins pour être indépendante financièrement.
    J’arrive à me payer en 1er à hauteur de 50% sur mon revenu et certain mois 70%

  2. Je suis d’accord avec ta conclusion cette fois-ci, et le résumé que tu fais du livre me le fait déjà classé dans les livres à lire même si l’approche est extrême.

    La voiture est bien évidement un gouffre financier et j’ai moi-même comme seul moyen de locomotion la marche à pied et les transports en commun !

    A noter comme indiqué qu’on peut être rentier en grillant une partie de son capital progressivement.

  3. Intéressant, l’exemple de la voiture. Pour un petit confort de 5 minutes, les gens vont passer 30 minutes de plus au bureau pour se la payer… Le problème aux USA, c’est qu’avec l’étalement urbain et l’absence de transports en commun correct, se passer de voiture est difficile.

  4. Aux US dans les grandes villes il y’a le metro (qui marche mieux qu’en france selon moi, je suis a NYC), mais effectivement les distances sont sans comparaison.

    Sur le fond du livre, je ne comprend pas du tout le slogan choc, devenir rentier en 5 ans en epargnant 75% de ses revenus. Apres avoir fait ceci, qu’est ce que j’obtiens comme rente ? Je crois meme pouvoir faire plus de 75% mais a part se constituer un capital je vois pas de strategie.

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      La stratégie est simplement qu’avec les 75 % épargnés, tu arrives à en tirer l’équivalent des 25 % sur lesquels tu vis déjà et que par conséquent tu sois libre de faire ce que tu souhaites ensuite.

      1. J’aimerais bien avoir le détail du calcul parce que pour moi on arrive a tenir 15 ans…
        5 ans * 3/4 du salaire = 15 ans * 1/4 du salaire
        Ou alors il faut que tu arrives à rémunérer le capital d’au moins 6% sur les 5 ans et que tu continues après pour avoir les 25% de ton salaire.

  5. Je vois… merci Michael.
    D’apres mes calculs, avec un taux de placement a 2%, on obtient l’equivalent des 25%. Mais c’est sans tenir compte de l’inflation.
    Donc au final tout depend de la strategie d’investissement du capital constitué. Si tu veux pour moi ce serait plutot comment economiser pendant 5 ans 🙂

  6. Ok avec ta conclusion, je pense que cela peut convenir en l’état à ceux qui aiment jouir d’avoir un contrôle le plus grand possible sur leur environnement et leurs comportements.

  7. Livre me paraissant intéressant de par les différentes approches qu’ils abordent, j’ai bien aimé la partie sur l’alimentation!

    Bien que le discours soit intéressant, quelques points sont assez extrême et pas toujours réaliste (exemple : se passer de la voiture à la campagne)
    Le point sur la télé m’amuse aussi, il me rappelle le combat quotidien : je suis pour sa suppression pure et simple, ma femme y est opposé. Donc le compromis, est télévision mais uniquement avec lecteur DVD.

    J’y arriverai un jour! 🙂

  8. Merci pour ce billet intéressant.

    « Etre payé sous forme de salaire peut amener une insatisfaction à cause de la décorrélation entre effort et récompense : le salaire reste le même.
    Cela divise les salariés en 3 catégories :
    1- Ceux qui comprennent qu’ils avanceront plus vite en faisant de la politique dans l’entreprise
    2- Ceux qui réalisent qu’être présent et faire le minimum paiera tout aussi bien
    3- Ceux qui n’ont compris aucun des 2 points précédents »

    J’ai bien aimé ce constat étant moi-même passé tout récemment de la 3ème à la 2nde catégorie…

  9. Très bon article comme d’habitude 🙂 mais selon moi il faut qd même préciser qu’il est plus facile d’économiser 75% de son salaire avec un gros revenu qu’avec un revenu moyen.

    Il reste qd même de nombreux frais incompressibles : loyer, impôt et d’une certaine manière nourriture.

    Si on fait le petit calcul en disant que le salaire médian (1,5ke) est correct pour bien vivre il faudrait tout de même un revenu mensuel de 6ke pour mettre les 3/4 de coté…

    Ps: je serai intéréssé par une liste de bons bouquin sur le dev perso financier, auriez vous quelques titres en tête ?

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  10. Tu m’avais habitué à mieux dans tes critiques de livres, normalement tu nous sert un résumé des idées chapitres par chapitre et ici tu nous balance des morceaux de solutions du livre sans qu’au final on est réellement compris (le « ne devenez pas radin » tombe comme un cheveux sur la soupe). L’exemple le plus criant est pour moi les schéma où tu n’explique même pas ce que représentent les différentes lignes ! Et comme l’a fait remarqué Pierrot, le calcul clef du livre n’est pas expliqué.

    Ne devient pas un publicitaire de merde, tu te rabaisserais au niveau de ceux que tu critique !

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      Je ne suis pas certain qu’avoir un résumé par chapitre soit la définition d’un « bon » résumé, tu es le premier à me faire une remarque négative sur ce résumé !
      Le calcul clé du livre est une formule que je n’ai pas souhaité reproduire (compliquée) mais qui est illustrée par les 2 images (voir la légende).

  11. L’article est très bon, merci Michael. Evidemment 75% d’épargne, c’est peut-être possible, mais il faut le vouloir. Je préfère être rentier un peu plus tard et mieux vivre d’ici là. Pour l’instant j’en suis à 25% d’épargne, ce qui est déjà pas mal étant donné que j’ai beaucoup de frais ces temps pour des raisons familiales. J’envisage de monter à 30% d’ici deux ans.

    La voiture : oui c’est un cauchemar ! Un vrai gouffre, mais je ne peux pas m’en passer pour des raisons professionnelles. Il est certain que le jour où je serai rentier j’utiliserai les transports publics !

    Le travail : je suis dans la 3e catégorie 🙁
    Trop consciencieux… mais j’essaie de changer !

    A+

  12. Bonjour, je débute dans l’investissement et je regardais les différents articles quand je suis tombé sur les taux d’intérêts de 8-10%, voulant investir dans une assurance vie du fait qu’elle soit limitée en risque j’aurai aimé savoir comment les gens arrivent à avoir de tels taux, est- ce le fruit d’une combinaison d’investissment ou … ?
    Je ne sais pas si je poste ma question au bon endroit …

  13. les gens ne savent même pas que l’on peut voyager gratuitement, que l’on soit en intérim, cdd, cdi, grâce a l’attestation de loi de finance à tirer sur les assedics, qui est réservée a tout le monde, à partir du moment ou l’on cotise pour les assedics sur sa feuille de paye. Les gens se privent de centaines d’euros chaque mois, à cause de leur manque de curiosité et ceci n’est qu’un exemple..

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