Devenir Rentier : Early Retirement Extreme – l’art de prendre sa retraite très tôt

Chronique du livre Early Retirement Extreme première partie : prévoyez 15 minutes pour le lire, il pourrait changer votre plan de vie.

La promesse du livre (Early Retirement Extreme) tient en une phrase : il est possible en 5 ans d’être financièrement indépendant avec votre source de revenus actuelle. Ni plus ni moins.  Comment l’auteur a-t-il fait ? Il a revu son style de vie pour devenir un homme de la renaissance (supposé être compétent dans de nombreux domaines) et à épargné 75 % de ses revenus pendant 5 ans. Sans être aussi radical, c’est tout aussi atteignable.

Sur 24 heures, une fois retirées les heures de travail et de sommeil et les quelques obligations annexes, il ne reste guère plus qu’un quart de votre journée. Est-ce ce que vous voulez ?

Petit tour d’un livre surprenant.

Être financièrement indépendant,(IF) c’est ce que l’on appelle aussi être à la retraite. Vous recevez une rentrée d’argent vous permettant de vivre et de faire face à vos dépenses quotidiennes. Cependant la retraite n’est pas l’image que l’on en possède inconsciemment : celle d’un vieux assit sur un banc attendant la mort.

La réussite dans cette approche ne dépend pas du succès de votre blog, du timing avec lequel vous rentrez en bourse ou vous vous lancez dans l’investissement locatif. En fait si vous avez déjà un emploi, gardez-le !

La liberté consiste surtout à déconnecter les revenus des dépenses : rien de nouveau, gagnez plus ou dépensez moins cependant multiplier ses revenus par 4 est dur, réduire ses dépenses par 4 est atteignable par tous : vous travaillez probablement plus de 2 mois dans l’année simplement pour vous payer votre moyen de transport. Au lieu de payer pour tous les services quotidiens comme la garderie pour les enfants, des plats tout prêts ou une femme de ménage et en retour de devoir passer votre temps à travailler, vous pouvez réarranger votre vie.

Ainsi être à la retraite n’est plus vu comme consommer ses économies, mais comme organiser notre environnement pour qu’il nous supporte indéfiniment. Cette organisation n’est possible que de 2 manières : vous travaillez pour de l’argent ou de l’argent travaille pour vous.

Imaginez que votre vie soit une forêt et que vous arriviez à y vivre en harmonie. Cela commence par planter les graines et les faire pousser et cela se termine par de nouveaux arbres devenant la nouvelle forêt mature dont vous pourrez continuer à vivre. Pour vivre dans cette forêt, vous devez avoir, par le passé, décidé de planter ces graines : vous ne pouvez pas vous contenter de « vivre dans le présent ».

Impossible me direz-vous ? Regardez plus près.

Les principes sont simples :

  • Réduire les besoins et les envies satisfaits par la consommation pour déconnecter le travail de votre pouvoir d’achat
  • Réduire la sophistication et le nombre de vos activités
  • Faire moins de choses inutiles, moins de gaspillages
  • Apprendre à se servir du système
  • Gardez des frais de fonctionnement bas
  • Entretenez votre santé pour éviter qu’elle ne vous coûte
  • Visez des actifs productifs plutôt que des trucs (Votre maison n’est pas un actif)
  • Développez des compétences au lieu de vous « divertir »

Avoir ce désir d’indépendance financière n’est pas donné à tout le monde. En fait pour la plupart des gens, c’est une éventualité qui parait improbable. Pour travailler dans cette direction, il faut être convaincu de sa nécessité et si ce n’est pas votre cas vous avez 4 leviers possibles :

  1. Augmenter votre insatisfaction de la situation actuelle
  2. Renforcer votre vision de votre situation future
  3. Construire un plan pour passer du présent au futur
  4. Réduire le coût perçu du plan

À côté de cela, il s’agit aussi de redéfinir beaucoup de notions « sociétales » comme le « succès ». Par exemple, il est communément admis que passer 30 minutes dans les embouteillages dans une voiture de luxe est mieux que passer 30 minutes dans les embouteillages dans une vieille voiture d’occasion. Lorsqu’il s’agit de notre environnement, les propriétaires de maison considèrent souvent l’herbe qui pousse naturellement sur leur terrain comme étant de la mauvaise herbe (comme s’il en savait plus que les oiseaux).

Tout ceci contribue à nous garder dans la rat race. Faire socialement bonne figure coûte cher. Ainsi pour la plupart des gens, la vie consiste à avoir un boulot qui permet de payer les factures, rentrer le soir et végéter devant la télé : ils ne peuvent imaginer d’autres solutions.

Dès l’enfance…

Heureusement, toutes les compétences et les savoirs nécessaires pour être un consommateur professionnel et un esclave de la fiche de paie sont enseignés par l’école. On n’y apprend pas les différentes disciplines, mais l’on retient surtout la manière dont les disciplines sont enseignées. Durant le cursus scolaire, les meilleurs élèves sont ceux qui ne remettent pas en cause l’autorité, ne posent pas de questions n’ayant pas de rapport avec l’exercice en cours, suivent les règles, qui essaient au lieu de faire et qui ne se mettent pas en avant. Surtout, ils apprennent à rester assis quitte à faire semblant d’être occupés (ça rappelle le travail ça non ?).

Ce que permet surtout l’éducation traditionnelle, c’est de faciliter le remplacement de la dépendance des parents à la dépendance à un patron.

En sortant de l’enfance, nous savons surtout une chose : chaque problème peut être résolu en achetant le produit adéquat et pour les acheter, il faut avoir un emploi et donc un diplôme d’une bonne école (d’ailleurs elle-même considérée comme un produit). C’est pourquoi nous voyons de plus en plus d’étudiants reprocher aux enseignants de n’avoir rien appris alors qu’ils ont payé, mais qu’ils n’ont pas travaillé. Ce n’est pas ce que l’on fait qui compte, mais ce que l’on peut acheter.

Peu à peu, ce sont tous les repères avec le sens de la vie que l’on perd. On perd le lien entre la santé et notre style de vie. Au lieu de corriger notre style de vie, on prend une bonne mutuelle, un bon médecin et surtout de bons médicaments. Les maladies cardiovasculaires résultant souvent du stress et d’un manque d’exercices sont résolues en réalisant des triples pontages. Nos vies sont donc étiquetées en fonction des marques que l’on achète et de la fonction que l’on occupe. Les gens ont beaucoup de mal à s’imaginer autrement.

Le monde du travail est adapté en conséquence. Les chaines de fabrication (dans l’industrie ou dans le service) sont organisées pour spécialiser les fonctions au maximum. Ainsi, n’importe qui devient remplaçable par une avancée technologique ou par des compétences similaires. Les spécialistes ne sont plus que des engrenages du système. Le défi consiste à passer d’une position de spécialiste consommateur à celle de producteur. En substituant la consommation par la production et la créativité, le shopping prend un sens totalement différent.

En l’absence de cela, peu importe le niveau des revenus, celui des dépenses tend à s’en rapprocher. C’est l’inflation du style de vie. Sans la sagesse pour définir lorsqu’assez est assez, la consommation occupe l’espace disponible.

Ce qui est paradoxal, c’est que les technologies censées nous faire gagner du temps tendent à être détournées. Typiquement la machine à laver était censée rendre le nettoyage du linge plus rapide, mais au lieu de cela, les gens lavent au moins 2 fois plus leurs vêtements qu’auparavant. La voiture produit les mêmes effets : censée rendre les déplacements plus rapides elle rend surtout les distances parcourues plus importantes qu’avant… pour un temps identique.

Beaucoup d’activités étaient réalisées par les gens eux-mêmes et sont désormais des produits. Au lieu donc de réaliser ces activités, les gens se retrouvent donc à travailler pour payer pour ces produits. En travaillant, les gens se spécialisent et perdent les compétences nécessaires pour réaliser ces activités eux-mêmes.

Nous vivons dans une société de la dette (Voir l’argent dette), la conséquence principale étant le gaspillage global à cause de la facilité qu’on des masses de gens à acheter lesdits produits les rendant ainsi chers.

Auparavant, les anciens comptaient sur leurs enfants pour s’occuper d’eux. Désormais, c’est devenu un produit : la maison de retraite. Pourquoi cela ? Et si en premier lieu l’exemple que les enfants ont reçu (être placés en garderie/nounou pendant que papa et maman travaillent) faisait passer le mauvais message ?

La plupart des gens partent du principe que la retraite est quelque chose que l’on obtient à 65 ans. Si vous cherchez des conseillers, vous allez devoir leur expliquer vos attentes patiemment.

La véritable question n’est pas tant combien nous gagnons, mais combien nous dépensons. Les immenses gains de productivités se transforment trop souvent en maison plus grande remplie avec des objets inutilisés attendant d’être jetés.

Aussi les 3 principes fondateurs du livre sont :

  1. Réduire les gaspillages : on peut bien vivre pour un quart des dépenses d’un consommateur moyen. Comment ? Ne posséder que ce qui sert, entretenir ce que l’on acquiert.
  2. Investir la différence.
  3. Trouver quelque chose ayant du sens à faire à la place du travail. Si c’est le cas de votre travail, continuez.

Voici une liste de suggestions pour réaliser des économies :

  • Coupe de cheveux
  • Reprendre soi-même les vêtements
  • Cuisiner
  • Acheter d’occasion au lieu de neuf
  • Se déplacer sans voiture
  • Emprunter au lieu d’acheter
  • Faire pousser ses légumes
  • Fabriquer ses propres produits ménagers
  • Etre capable de réparer la plupart des objets quotidiens

L’indépendance n’est pas tant quelque chose qu’une personne a, mais plutôt ce qu’elle est.

Le travailleur

Il peut apprendre à utiliser sa créativité pour créer des solutions au lieu d’acheter des produits (entretien du véhicule, réparation de la maison…)

Les gens méritent ce qui leur arrive. Ceci n’est pas un jugement moral, ni un reproche. Cela veut simplement dire que notre attitude produit des habitudes menant à des résultats. Rien à voir avec le sens marketing du mot (vous méritez ceci ou cela…) ou les produits qui promettent que vous aurez ce que vous voulez en le pensant très fort  (il est à noter que plus ces livres mentent ou parlent d’une vérité impossible, plus ils ont du succès).

Le système économique consiste principalement à extraire les ressources naturelles et à les transformer en produits inutiles puis à convaincre à grand renfort de publicité les gens qu’ils en ont absolument besoin tout en les laissant les jeter car ils sont devenus obsolètes.

Au départ le système croit puis il arrive un moment où la production est égale à la consommation. Pour les entreprises, c’est le signe du « cessez le feu ». Dans cet environnement, le salarié est motivé pour garder son emploi et payer ses factures plutôt que de chercher à travailler pour la meilleure entreprise. Il suit donc sagement les règles que les hommes d’affaires établissent. On remarque aussi qu’au bout d’un moment les salariés ne pensent plus au business, mais cherchent à maximiser les bénéfices personnels qu’ils peuvent en tirer se voyant ainsi comme déconnectés de l’entreprise. Ici commence la fascination pour la valeur du patrimoine, le nombre de points retraite, la défiscalisation et un appétit pour les compétences de rédaction de CV et de passage d’entretien de recrutement.

La plupart des gens sont des moutons. Le simple fait d’avoir son propre avis critique sur une situation fait de vous un leader. Soyez ouvert aux nouvelles idées, mais cultivez l’art du doute (Zététique : pensez à l’astrologie, la voyance ou l’homéopathie). Il est d’ailleurs étonnant de voir le temps et l’énergie qu’un spécialiste peut consacrer pour avoir une augmentation de 5% tout en étant fataliste sur les mauvais choix financiers qu’il fait. L’expérience est surcotée. Si vous avez occupé le même poste pendant 5 ans à faire la même chose, vous avez 1 jour d’expérience, guère plus.

La croyance populaire veut que l’indépendance financière s’acquière en ayant un gros revenu : plutôt que de travailler pour développer ce revenu, il est tout aussi possible de développer les compétences nécessaires pour s’en passer.

 

L’expertise peut être évaluée ainsi :

  1. Copier : vous copiez bêtement les choses
  2. Comparer : vous comparez les choses entres elles (ex : vivre sans dette). C’est pour cela que la publicité fonctionne.
  3. Compiler : retravailler les choses. C’est ce que font beaucoup de blogs.
  4. Appliquer : mettre en oeuvre les éléments réunis à l’étape 3.
  5. Coordonner : organiser tous les éléments pour créer un style de vie
  6. Créer : définir de nouvelles manières de faire les choses.

Pour l’homme de la renaissance, l’art d’être patient est déterminant. Souvent l’urgence n’est pas si urgente. Il s’agit aussi plus de faire disparaitre la distinction entre son travail et sa vie plutôt que de chercher à établir un équilibre.

Suite et fin de la chronique (qui vaut le détour !)

 

 

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Publié le 20. avr, 2011 par Michael Ferrari dans Esprit riche, Faire des économies, Gérer et épargner, Investissement financier, Psychologie de l'argent, Résumé de livre

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42 commentaires pour “Devenir Rentier : Early Retirement Extreme – l’art de prendre sa retraite très tôt”

  1. Bon résumé, cela donne envie de lire le bouquin!!!

    Une des idée important est de ne pas être esclave de la fiche de paie. Cela devrait s’apprendre dès l’adolescence (comme l’explique bien Kiyosaki).
    Cela aiderait a démarrer la vie plus facilement et a chercher de multiples sources de revenus!

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  2. Philippe

    20. avr, 2011

    J’ai personnellement adopté cette démarche il y a un an.
    Je me suis installé avec ma femme en Dordogne, notre qualité de vie a décuplé et nos frais sont divisés par 3 au moins.

    Par contre il faut venir ici avec son job, car il n’y a pas d’offres. Nous travaillons tous les deux à domicile (entrepreneurs), avec internet.

    Si des lecteurs de ton blog sont intéressés pour avoir des conseils pour s’installer au vert dans la région, ils peuvent me contacter : [email protected] (adresse créée pour l’occasion).

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  3. Le livre est volontairement provocateur mais les conseils ont l’air assez standards. Encore une fois, le plus dur est d’accepter de nager à contre courant et d’avoir le courage de faire des choix.

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  4. Philippe

    20. avr, 2011

    Oui Michael, excellent raisonnement. On est au taquet de la croissance par accumulation, il nous faut penser au développement qualitatif . Une autre idée pour cela est de remettre au gout du jour les échanges démonétisés qui, outre le service objectif qu’ils rendent, créent du lien social

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  5. marie

    20. avr, 2011

    Très bon article effectivement. Il donne envie de lire le livre.

    Depuis quelques jours à la radio – élections obligent – on entend de nouveau l’expression “pouvoir d’achat” et ça ne manque jamais de me faire bondir !!!
    “Pouvoir d’achat” comme pour sous-entendre que les consommateurs ont du pouvoir !!!???

    Je préfère largement parler de qualité de vie.
    C’est étonnant parce que depuis que je travaille moins, mon “pouvoir d’achat” a beaucoup diminué mais ma qualité de vie a été augmentée d’autant : plus de vie sociale, plus d’activités utiles, plus de sommeil, une meilleure santé…

    Je ne veux pas acheter plus, je veux vivre mieux… et ce genre de livre peut, je pense, être une base de réflexion utile. Vivement demain (^_^).

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  6. Ezhaac

    20. avr, 2011

    L’article est intéressant et le livre doit l’être tout autant, mais comme souvent, les chiffres aguicheurs me semblent fortement exagérés, ou au moins ne pas s’appliquer à n’importe quel public.

    A titre d’exemple, je travaille dans un secteur où je ne peux pas espérer une rémunération beaucoup plus élevée que 1500€ net par mois et même en partageant avec ma moitié le prix d’un loyer et des dépenses vitales, j’explose la limite des 25% (1500*25%=375€) et je ne pourrai même pas économiser la moitié de ce salaire si je veux manger à peu près sainement (et ne pas avoir à investir davantage sur ma santé :)

    A part ça, tu pourrais reformuler la conclusion que je ne pense pas avoir compris ? :o
    “Il s’agit aussi plus de faire disparaitre la distinction entre son travail et sa vie plutôt que de chercher à établir un équilibre.”

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    • Michael

      21. avr, 2011

      Beaucoup de gens s’évertuent à cloisonner leur vie privée et leur vie pro, lui dit d’en faire un tout cohérent. Le travail n’est plus une activité subie que tu réalises pour subsister (d’où le besoin de le séparer de ta “vraie” vie) mais il devient un élément intégré à ta vie.

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  7. Le livre est le prolongement d’un blog que possédait l’auteur. Il est dans une approche extrême, intéressante mais que 99,99% ne pourront jamais appliquer. En fait, il a calculé qu’il pouvait vivre avec 1/4 de ses revenus et qu’au bout de 5 ans il pourrait générer ce 1/4 de revenu sans travailler.

    Maintenant il faut rester réaliste, prenons quelqu’un qui gagne 2000 euros par mois, il lui faudrait vivre avec 500 euros par mois ce qui est impossible aujourd’hui en France à moins d’être hébergé chez quelqu’un gratuitement. Ajouter à cela une famille et terminée …

    Malgré tout j’aime bien son blog car c’est une incitation à la réflexion sur nos besoins. D’autant que je pense que la liberté est vraiment un luxe supérieur à la plus belle des demeures.

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    • Philippe

      20. avr, 2011

      Pas nécessairement : j’ai dernièrement sous-loué à une étudiante en soins infirmiers une chambre pour 300 euros /mois cc, ce qui fait qu’elle vivait (inclus le loyer cc) avec 500 euros /mois à 10 minutes de Paris en bus. Certes, ses besoins financiers étaient constitués de quelques rares vacations et surtout de ce que sa mère pouvait lui donner. Mais là, elle va travailler et démarrer à 1500 euros /mois environs net. Si elle était restée chez moi, elle en serait à 1/3. OK ce n’est pas du 1/4 mais en province ou en RP plus éloignée, ne serait-ce pas possible de les atteindre ? Bon, elle va sans doute y arriver : son futur loyer (Paris 07) ne sera que de 150 euros (avec ou sans CC, no sé) car les hôpitaux de Paris recherchent des infirmières et possèdent des apparts qu’ils transforment en bonus ;-)

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    • Jon

      21. avr, 2011

      Si je trouve la philosophie sous-jacente qui transparait dans le résumé de ce livre intéressante, le raisonnement économique/mathématique est plus discutable.

      Mettons, comme pose Gilles, qu’on arrive à vivre pendant 5 ans avec 500 € par mois. Ca me parait difficile, faut vraiment habiter dans un trou où les loyers sont pas chers, avoir peu de besoins, ne pas sortir pour aller au resto ou au ciné, s’acheter des fringues à Carrouf et pas avoir de mômes.. bref une belle vie de moine.. mais bon admettons donc qu’on arrive à mettre 1500 €/mois de coté. (ce qui fait un salaire de l’ordre du 2000€ net/mois pas mal dans un trou de province comme salaire déjà – encore faudrait tenir compte de l’imposition).

      J’ai fait ma petite matrice. Avec un rendement de 15% net / an (soit mensualisé à 1,25% /mois et réinvesti svp).. on arrive au bout de 5 ans à un capital d’env 133 K€.

      Ce capital toujours placé à 15% NET permet de générer 1660 € /mois. Pour un type qui arrive à vivre avec 500€/mois c’est bizance. :-)

      Pour quelqu’un qui veut vivre un peu mieux – sans être dans le luxe – c’est pas forcément génial.

      On va bien déjà toutes les failles du raisonnement économique de mon exemple :
      - être capable de vivre avec 500€/mois et/ou d’économiser 1500€/mois
      - avoir un rendement de 15% NET de façon régulière c’est pas donné à tout le monde.
      - l’inflation va grignotter tout ça
      - a vécu en moine pendant 5 ans pour gagner que 133K€
      - quid de la pérennité du capital selon la stratégie de placement (crise boursière, crise immo..)
      - à 15% on a forcément un risque assez fort (même avec une bonne stratégie) donc pour qqn qui vivre uniquement sur le rendement du capital c’est aléatoire..

      Si on passe à un truc plus réaliste, comme un rendement de 9% net et 800 € d’économie/mois on arrive à 60 K € (soit 450 € net /Mois de revenus du capital au bout de 5 ans).. C’est pas mal mais déjà moins funky pour simplement subvenir à ses besoins.

      Bref, selon moi sans gros revenus on peut oublier l’indépendance financière déconnectée du travail – surtout en 5 ans..
      Il est plus facile et réaliste de mettre 1500 € de coté/mois quand on en gagne 4000 que quand on est au smic ..

      C’est le même biais qu’avec la stratégie de Philippe : http://esprit-riche.com/esprit-riche-a-lu-strategies-pour-devenir-rentier-en-10-ans/
      (la sienne a le mérite d’être un peu plus réaliste d’ailleurs)..

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    • Michael

      21. avr, 2011

      Prendre sa vie en main n’est pas si impossible que cela. Même si j’apprécie l’échange, je trouve un peu regrettable que beaucoup s’arrêtent à “Oui mais c’est pas applicable”. Pour celui qui a une volonté et un plan associé, ça l’est.

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      • C’est applicable mais au prix de ce que la majorité d’entre nous considèrerons comme un trop gros sacrifice. Il faut un équilibre et cet équilibre est propre à chaque individu donc ne trouves pas ça regrettable mais plutôt réaliste ! Prendre sa vie en main ne veut pas dire vivre comme un ascète et pourtant je suis quelqu’un de simple. Vis tu toi=même avec un quart de tes revenus ?!

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      • Jon

        22. avr, 2011

        D’accord avec Gilles encore une fois.

        Je n’ai pas lu ce bouquin, j’aime bien la philosophie a priori pour ce qu’elle enseigne des travers de notre société actuelle. Ca poussera vers une remise en question salutaire. .. mais je pense qu’il faut aussi arrêter de rêver et de faire rêver sur l’IF lié à un patrimoine. Ce n’est pas possible à courte échéance pour tout le monde, à moins d’avoir de gros revenus pour se constituer un patrimoine conséquent (ce qui permet diversification et gestion du risque sur le LT)….. ou alors faut accepter de dormir dans une tente et de vivre en mangeant des produits périmés choppés dans les poubelles de supermarché. Ca peut être effectivement un plan de vie.

        Personnellement, si je vivais avec un quart de mes revenus actuels, je serais SDF.

        Le problème de ces livres sur l’indépendance financière c’est qu’ils ont tendance à généraliser une théorie et faire croire qu’elle est applicable pour tout le monde… mais dès qu’on rentre dans les chiffres on voit bien que ça ne marche pas .. oui, on peut se donner de la peine pour y arriver mais on peut aussi se retrouver au bout de 10 ans de sacrifices à faire des économies sur tout à avoir eu l’impression de gâcher sa vie pour atteindre l’IF sans y arriver parce que les calculs de départ étaient biaisés (tout comme à mon avis on gâche aussi sa vie en cherchant à faire carrière..).. ou encore parce qu’on a oublié de faire ces calculs justement.

        l’équilibre existe mais il est délicat à atteindre. Tu sembles y être arrivé, tant mieux pour toi (et une des raisons c’est que tes revenus sont importants.. pas forcément monstrueux mais je doute que tu vives avec 600€/mois).. mais je pense que rares sont les lecteurs de ce blog qui y sont arrivés et rares aussi ceux qui y arriveront (faut pas se leurrer).. et je ne suis pas un pessimiste, juste lucide.

        Je sais qu’on veut tous un peu le beurre et l’argent du beurre.. mais il faut aussi être réaliste et rappeler que le fondement de toute stratégie d’ IF est d’abord de chercher à atteindre revenus conséquents ou de chercher à construire un gros capital (effet de levier de la dette par ex..)

        Je veux bien qu’on me prouve le contraire avec un calcul raisonnable, ça me simplifierait la vie.

        Je trouverais plus réaliste et plus accessible au tout venant une stratégie qui consisterait à dire : faites carrière pendant 10 ans, choppez de gros salaires, dépensez peu pour mettre de coté, achetez votre résidence principale à crédit et au bout de 10 ans, revendez votre baraque avec une grosse plus value et allez vivre votre indépendance financière en Lozère ou au Brésil…

        Je me méfie de plus en plus de ces bouquins américains extrémistes qui promettent monts et merveilles parce que ça fait partie du concept marketing et l’où on se rend compte qu’il y a souvent une part de “mensonge” ou “d’amélioration” de la réalité (on l’a vu avec Tim Ferris par exemple)

        L’auteur sur son blog dit qu’il vivait avec 7000$/an.. en France ça donnerait env 400€/Mois. Je ne dis pas qu’il ment, ni que c’est irréalisable en France, juste “bon courage” à ceux qui voudraient vivre comme ça. (pour info le RSA est à 466 €/mois).

        Voilà, j’ai bien dénigré. Mais dans le fond, Michael, je suis aussi d’accord avec toi.. on peut aussi prendre sa vie en main et arriver à atteindre l’IF avec de la volonté et un bon plan.. mais pas n’importe comment.

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  8. Philippe

    20. avr, 2011

    L’art de la patience n’est en tout cas visiblement pas le fort des étudiants en France.
    Ce soir, dans l’émission de France 3 “Logement : du luxe à la galère”, la phrase qui tue : une étudiante mal logée, contrainte de vivre chez ses parents !
    Oui elle exige (rapidement) son indépendance elle aussi…
    Suis-je le seul à être choqué par ce genre de discours ?

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  9. Lucie Montpetit

    20. avr, 2011

    Un livre qui a l’air intéressant. Mais est-ce vraiment réalisable en 5 ans?

    Je travaille sur mon indépendance financière mais la société fait tout le contraire, elle travaille pour nous créer des besoins qui en fait sont des désirs mais qui vont nous attacher à notre travail.

    Les gens qui font métro-boulot-dodo, vous pensez qu’ils ont le temps de réfléchir à s’en sortir? Ils en rêvent mais n’ont pas l’énergie et le temps pour le faire.
    Car je crois que pour réduire ses dépenses cela demande un investissement de temps. Car par exemple, pour faire le ménage au lieu d’engager une femme de ménage, nous devons avoir le temps de le faire. Pour faire pousser ses légumes, nous devons avoir le temps de le faire.
    Je crois vraiment que l’indépendance financière est un choix de vie.

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  10. Léonie

    20. avr, 2011

    Propos très intéressants et principe que j’ai en fait appliqué, du moins en partie, il y a quelques années et qui a porté ses fruits, mais j’étais alors célibataire.

    Avec une famille c’est beaucoup plus difficile, je renonce la plupart du temps à raisonner les membres de ma famille qui sont extrêmement consuméristes, histoire d’éviter à chaque fois stress voire dispute.

    Malgré tout, je continue au jour le jour, dans tous les domaines, d’éviter le gaspillage sous toutes ses formes, question de principe, indépendamment de l’économie qui peut être réalisée !

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  11. Etienne

    21. avr, 2011

    Merci Michael pour l’aperçu de ce livre que je ne connaissais pas et qui me semble très intéressant !

    J’avais déjà entendu parlé de la RAT RACE dans “Père Riche, Père Pauvre”, c’est effectivement bien imagé !

    Nous vivons dans un monde ou il est URGENT de courir, de consommer, de faire comme tout le monde, se dépêcher pour tout… On en oublie trop souvent de prendre son temps et prendre du recul nécessaire sur ses objectifs réels,qui le plus souvent sont très éloignés de notre formatage initial.

    Bref, dépêchons nous de prendre notre temps, mettre en place des beaux projets de vie, de savoir ce qui est essentiel et surtout prendre le temps de VIVRE différemment !

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  12. Alexandre

    21. avr, 2011

    Bonjour
    Oui , il est possible d’y arriver seulement il faut de la patience et surtout ne pas succomber à la tentation de tout ce que l’on essai de nous faire acheter.
    Mon 1er objectif : ne plus avoir de créancier (échéance 2013)
    Mon 2e objectif : avoir des débiteurs (échéance 2015)

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  13. Fabrice

    21. avr, 2011

    Un de tes meilleurs articles Michael !

    L’approche de Jacob Lund Fisker est intéressante (même si les chiffres paraissent totalement irréaliste en France) car il ajoute une dimension morale a la “quête” pour devenir rentier.

    Ce n’est plus simplement l’argent pour l’argent, l’argent pour se libérer d’un travail aliénant, mais la convergence avec un choix de vie, nommé d’ailleurs “simplicité volontaire”.

    Dans le futur d’ailleurs, il n’est pas incertain que ce choix de vie nous soit imposé, avec le renchérissement et la raréfaction des matières premières, notamment pétrole. Car toute notre société de consommation (hausse de la productivité par la spécialisation – des tâches et géographique – et la mécanisation) est basée sur des ressources énergétiques bon marché.

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  14. gunday

    21. avr, 2011

    Vivre avec 1 quart de ses revenus?
    ça me parait un peu bizarre comme logique.

    Et le pire est qu’en 5ans il estime pouvoir devenir indépendant?
    Même c’est possible dans la logique, avec un rendement proche de 7%, ce qui me parait quand même pas mal élevé en ce moment.
    Cela ne prends pas en compte l’inflation.
    Que représentera un quart de vos revenus dans 10 ans.
    Ce passage là est le plus perturbant.

    Sur le reste je suis quand même d’accord!
    Sur le principe d’éviter le médecin en s’entretenant et en écoutant son corps, de produire sa propre nourriture, de faire la cuisine…

    C’est donc un livre qui semble intéressant, mais que je ne pense pas lire car les idées n’ont pas l’air très novatrice

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  15. Typy

    21. avr, 2011

    C’est rigolo, parce que je me sens tout à fait dans la moyenne, et je suis certaine qu’avec un quart de mon revenu, je ne pourrais pas payer le loyer. En admettant même que j’ai juste assez pour payer mon loyer, (c’est pas très grand chez moi) je ne vois pas ce qui est consumérisme dans le fait de vouloir manger. Combien ce monsieur pense que la plupart des gens gagnent ?

    Ps : habiter à Paris est ce qu’on pourrait appeler un objectif prioritaire pour moi, je n’irais pas habiter dans 20 mètres carrés au fin fond des Ardennes. Je suis prête à renoncer à toute forme de “consumérisme”, mais pas celle là.

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  16. gunday

    21. avr, 2011

    Typy : le gros problème de paris est le cout du logement.
    J’ai de nombreux amis qui loue de petits studios à paris ou en zone 2 (très proche banlieue) au même prix que se loue des maison de 100m² avec 400m² de terrain en grande banlieue.

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    • Fabrice

      21. avr, 2011

      C’est même pire que ça.

      Pour le prix d’un F2 à Paris vous avez un F5 à Lyon.

      Pour le prix d’un 40m2 à Paris vous avez une longière de 250 m2 refaites à neuf, avec piscine, terrain de 1500 m2 à 10 minutes de Poiters.

      Et vous ne ferez pas la queue pour acheter les pains ou aller au cinéma.

      Les prix sur Paris et le mode de vie parisien est tout simplement délirant ! Il faut être dedans pour ne pas s’en rendre compte.

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      • Michael

        21. avr, 2011

        Oui mais en même temps tu sais bien qu’on ne peut comparer des choux et des carottes. Si Paris était à Poitiers, Poitiers serait au prix de Paris ;)
        La question se pose surtout si tu peux emporter ton boulot avec toi et si tu acceptes le style de vie associé à ton lieu de vie.

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  17. daniel

    21. avr, 2011

    tout à fait d’accord avec Marie,
    j’ai décidé de quitter mon boulot après avoir mis en place ma petite entreprise en parallèle depuis trois ans. maintenant que ça tourne, je vais pouvoir travailler à mon compte et gérer mon temps personnellement.
    en prime je n’aurais plus de route à faire, je gère tout seul et bonjour l’efficacité, il n’y a plus personne pour remettre au lendemain mes solutions aux problèmes.
    je n’ai plus de fiche de paye, je ne gère plus qu’un système (Recette/dépenses/investissement) le reste c’est du temps libre pour apprendre et progresser…le mieux vivre est un choix qui est encore à notre portée.

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  18. Typy

    21. avr, 2011

    gunday > Oui, c’est assez délirant. Dès que les logements deviennent inaccessibles en RER, la taille augmente par 5 pour le même prix. N’empêche, si tous les Parisiens qui n’aiment pas Paris pouvaient me faire le plaisir d’aller habiter ailleurs, ça ferait déjà beaucoup plus d’espace pour ceux qui l’aiment ^^

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  19. Je pense que nous sommes à un carrefour en matière de style de vie.

    Dans les années 70, on a découvert la consommation de masse, des hypers énormes, du choix, des produits marketés, et un afflux massif des gens sur les grandes villes pour trouver un travail, des produits technologiques inutiles et très chers !

    Aujourd’hui, ce que nous dit la nouvelle génération (et je suis dedans) :

    - Je ne veux plus des hypers, je veux des petits commercants, du contact humain
    - Je ne veux plus passer 2h dans les transports tous les jours, c’est ce que je vole à ma famille
    - Je ne veux plus des entreprises ou les relations humaines ne sont pas au centre des préoccupations
    - Je veux de la reconnaissance (c’est tellement simple et mieux avec !)
    - Je veux bien vivre toute ma vie et pas seulement en retraite (si j’y arrive !)
    - Je veux passer plus de temps avec mes proches
    - Je veux travailler plus de mon domicile (internet est là)
    - Je veux prendre du plaisir à mon boulot
    - Je mets ma qualité de vie avant ma carrière
    - Je veux avoir plusieurs vies professionnelles
    - Je ne veux plus 1 job pour la vie
    - Je veux m’accomplir dans la vie via d’autres projets que la voiture, la maison, la femme et les enfants
    - Je veux être heureux maintenant, pas plus tard !

    Et là ou je suis en accord total avec Michael, on s’arrête très souvent aux considérations matérielles, car en rentrant du boulot, c’est plus agréable de penser à quel écran plat acheter pour Noël que de mettre en place une stratégie d’investissement sur le long terme.

    Nous sommes à un changement d’époque, nous ne sommes plus disposés à sacrifier notre qualité de vie à nos carrières ! la carrière n’est rien quand on y regarde de plus prêt, une belle médaille à la fin, mais l’accomplissement personnel passe par autre chose !

    Bref, pour reprendre une allégorie que j’aime bien, d’un bouquin qui s’appelle “Vous au carré” (je ne fais pas de pub), c’est la mouche qui dépense beaucoup d’énergie à à essayer de passer à travers une vitre, jusqu’à l’épuisement, alors qu’en s’arrêtant 2 minutes et en observant, elle verrait que la petite fenêtre derrière elle est ouverte et que l’effort est bien plus facile…

    Problème, on ne s’arrête jamais ! nous sommes bien dans la RAT RACE ! Heureusement qu’il y a des échanges comme sur ce forum pour en prendre conscience…

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    • Léonie

      21. avr, 2011

      Magnifique la métaphore de la mouche !

      Il est vrai qu’à force de vouloir aller vite, dans tous les sens, on perd de vue l’essentiel.

      Il y a tellement d’erreurs qu’on peut éviter tout simplement en prenant le temps de la réflexion avant de passer – trop rapidement – à l’action …

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  20. Chantal

    23. avr, 2011

    Je suis d’accord avec ce que vous dites, une chose exceptée.
    Je vous cite :” Soyez ouvert aux nouvelles idées, mais cultivez l’art du doute (Zététique : pensez à l’astrologie, la voyance ou l’homéopathie). “…
    Une simple phrase a suffi à gacher le résultat que vous escomptiez.

    Pourquoi le recours à des sciences occultes que vous semblez proner pour le “doute” serait un acte positif ? Moi je doute profondemment de votre sens logique et spirituel. Ces méthodes, occultes, ne font qu’entretenir une dépendence à l’égard de celui qui les manipule, donne le pouvoir et le contrôle à celui qui vous les applique ! Et puis, on ne sait toujours pas définir précisement les modes d’actions de l’homéopathie…Je sais de quoi je parle. Astrologie, voyance, Ceux qui commencent ces pratiques n’en ont jamais assez de dépenser par addiction ou pour en être guéris. Purement diabolique. Et vous parlez de se liberer d’entraves, alors que vous en proposez une suplémentaire !

    Drôle de façon de libérer les gens que vous proposer là !
    A part ça, le reste c’est bon, mais je n’aime pas vos pratiques subliminales !
    A bon entendeur…

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  21. Typy

    23. avr, 2011

    Je crois que tu n’as pas bien compris. Justement, il disait que ce genre de science était le genre dont on pouvait douter. Quand à ne même pas essayer, par crainte d’être possédé par une pratique diabolique… c’est un peu extrême, non ? on peut essayer des choses idiotes sans être converti à l’idiotie. J’espère que vous avez quand même essayé de prendre une fois de l’homéopathie avant de dire que c’était inutile.

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  22. Martin

    29. avr, 2011

    Très bon article. Je suis d’accord sur la comparaison entre la substitution du travail et la santé. Rien ne vaut la prévention.

    Pas d’accord pour maison. Même si ce n’est pas un actif, c’est cool d’avoir une maison à sa retraite: bien tangible, même s’il perd toute sa valeur, on peut l’habiter (au contraire d’une action)

    Quelqu’un s’assoit à l’ombre aujourd’hui parce que quelqu’un d’autre a planté un arbre il y a longtemps.
    Warren Buffett

    Juste une petite remarque. il est conseillé d’Emprunter au lieu d’acheter: Emprunter ou épargner?

    Enfin, je ne suis pas d’accord sur l’épargne de 75%. Ce n’est pas donné a tout le monde. Salaire median: 1600 euros. Vivre avec 400 euros/mois? Vivre comme un Rmiste en ayant un salaire de cadre moyen? Carpe Diem. Si manger des pâtes tous les jours… Autant choisir un job plus sympa non?

    (il est à noter que plus ces livres mentent ou parlent d’une vérité impossible, plus ils ont du succès).
    Le système économique consiste principalement à extraire les ressources naturelles et à les transformer en produits inutiles puis à convaincre à grand renfort de publicité les gens qu’ils en ont absolument besoin tout en les laissant les jeter car ils sont devenus obsolètes.

    Vision un peu cynique mais je plussoie.

    La plupart des gens sont des moutons. Le simple fait d’avoir son propre avis critique sur une situation fait de vous un leader

    A ce point?

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  23. F£ö

    29. avr, 2011

    Bonjour à tous,

    Je tenais à participer à ce petit débat pour parler de mon expérience personnelle, en essayant de faire cours.
    Je suis parti de 0, aucune aide des parents. Parti de chez moi à 15 ans, j’ai vécu grâce à l’Etat (bourses) qui m’ont permis de vivre correctement dans les résidences universitaires. Petits boulots l’été pour vivre dans un camping (fermeture des résidences et pas de bourse), ainsi que les weekends qui m’ont permis d’avoir un capital de 20000€ (placé à 4% sur un PEL).
    Bref, j’ai poursuivi cette vie jusqu’à 23 ans, date à laquelle j’ai obtenu mon diplôme d’ingénieur.
    De là, j’ai directement eu un travail rémunéré 2000€ Net la première année, 2100€ Net la deuxième, 2200€, 2500€, 2500€ puis 2000€ cette année (je viens de déménager en Province). Pendant les 3 premières années, j’ai vécu dans des familles d’accueil : je sous louais ou louais dans des maisons déjà habitées.
    Résultat : Je payais 200€ de loyer pour environ une chambre de 10m2 et partageais les locaux communs, je consommais environ 200€ de nourriture + charge, le reste étant pour les faux frais. Disons que j’économisais donc 3/4 de mon salaire tous les mois, soit 1500€ d’économie pour 500€ de vie.
    Au bout de 4 ans, j’ai acheté une petite maison en province pour 135000€, dont 90000€ d’apport (1500€*12*4), 40000€ de crédit chez Sofinco et 23000€ de mon PEL.
    J’ai remboursé mon crédit chez Sofinco en 2 ans, et me voilà maintenant propriétaire à 29 ans sans aucune dette.
    Je précise que je n’ai pas “mal” vécu pendant ces années-là, même si je n’ai pas voyagé (hormis quelques pays limitrophes), je n’ai pas d’enfants, je n’ai pas de véhicule hormis mon vélo, je fais attention sur l’électricité (surtout le chauffage) et sur l’eau, j’ai un zéro forfait (merci Michaël) et une box internet à 30€.

    J’ai donc voulu savoir si en continuant à mettre 1500€ de côté sur une assurance vie dont le rendement assuré et de 4% et en vivant avec les 500€ restant, je pourrai atteindre l’IF. Et il s’avère que oui : à 36 ans (dans 7 ans), je pourrai, si l’envie me prenait, m’arrêter de travailler et profiter des fruits de mon capital qui me rapporterait 500€ par mois, jusqu’à au moins 100 an :-)

    En tout cas, un énorme merci à Michaël pour tout son travail et ses articles de qualité, notamment celui-là, qui m’a permis de pouvoir débattre avec vous.

    Bonne continuation à tous.

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    • Michael

      01. mai, 2011

      “Beau” parcours que je trouve à l’opposé du classique “1er emploi / crédit immo / crédit auto et me voilà bloqué pour 20 ans”.

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      • F£ö

        02. mai, 2011

        Merci Michaël.
        En espérant que cela puisse inspirer d’autres lecteurs, qu’ils sachent que c’est dur, mais pas impossible.

        Quand je vois le nombre de personne autour de moi qui se mettent sur le dos un crédit de 20 ans ou plus pour acheter une maison qu’ils considèrent comme un actif, ça me désole un peu … J’essaie de les convaincre, mais rien n’y fait !
        Tout le temps la même réponse : “louer, c’est jeter son argent par les fenêtres.”
        Encore merci pour tes conseils.

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  24. david

    21. fév, 2012

    Un livre à lire, je me porterai bien volontaire pour le traduire en français.
    Personnellement, je suis d’accord sur tout, et j’ai même expérimenté le fait de réparer mon iPhone. Plutôt que de changer de téléphoner car la partie arrière était cassée, j’ai acheté une coque arrière et j’ai suivi des tutoriaux pour la dévisser et refixer la nouvelle. Simple et économique :)

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