Comment vivre sereinement ?

Michael Ferrari Esprit riche

Nous vivons dans un monde anxiogène. Autour de nous, chaque jour, des milliers de personnes ont pour mission de favoriser le maintien de cet état de fait. Sans tout de suite crier au complot, il faut réaliser que l’occupation principale de toutes ces personnes est d’alimenter sans cesse les médias avec de nouvelles histoires terrifiantes.

Je ne pense pourtant pas annoncer un souhait extraordinaire si je dis que notre objectif à tous est de vivre heureux mais dans ce cas pourquoi existe-t-il autant d’activités et de business autour du fait de colporter la peur ?

D’un autre côté, vous avez la pression consommatrice. Cette pression dit que pour vivre heureux, vous devez consommer. Le sujet étant depuis longtemps retourné dans tous les sens, nous savons désormais (voir Le bonheur paradoxal par exemple) que la satisfaction apportée par la consommation est futile. Elle n’a pas de sens et chaque acte d’achat ne fait que générer un autre besoin qui ne sera de toute façon jamais assouvi car notre voisin en a plus que nous.

Pourquoi alors continuer à vouloir plus de quelque chose dont nous savons que c’est une voie sans issue ?

Entre l’alimentation quotidienne de la peur par les médias et la pression consommatrice, vous avez 2 bonnes raisons pour chaque jour :

  • vous satisfaire de ce qu’on vous donne,
  • baisser les yeux et filer droit,
  • recommencer jusqu’à la fin.

Pourquoi tout ceci ?

On dit souvent qu’il persiste dans notre cerveau une partie liée à nos origines lointaines et que sa réaction est binaire : fuir ou combattre. Si cette partie existe toujours, elle serait un formidable outil pour tout ceux qui souhaitent orienter les gens dans une certaine direction.

Pour comme en témoigne l’histoire du salariat, avant celui-ci, cette forme de contrat n’existait pas vraiment. L’incertitude était forte dans le quotidien des gens mais ils n’avaient pour autant pas d’obligations fortes comme le fait de faire précisément 40 heures par semaine et d’être en un point précis durant cette période. Au contraire, toute cette histoire du salariat semble être une invention récente liée au développement industriel d’un côté et au besoin de consommation de l’autre.

Comment ne pas être une victime de son propre comportement ?

La situation est assez cocasse car la fuite en avant liée à l’argent et à la consommation est auto-alimentée. Chaque jour nous nous engageons sur un chemin qui restreint nos possibilités futures car il devient de plus en plus difficile de nous défaire des besoins que l’on pense être essentiel.

A 20 ans, il est probable que vous ayez déjà un téléphone portable et divers abonnements. A 30 ans, ajoutez encore plus d’abonnements et des crédits : ça y est vous êtes bon pour bosser 25 ans pour repayer tout ceci.

Le crédit est l’invention formidable qui permet à des gens qui n’en n’ont pas les moyens, de s’offrir des choses qu’elles mettront des années à payer. C’est un excellent outil pour calmer les ardeurs du peuple (la France de propriétaires c’est un peu ça non ?).

Ceci étant dit, ce sont des outils pratiques pour s’enrichir s’ils sont bien utilisés. L’effet de levier du crédit est une invention qui a rendu riche de nombreuses personnes.

Le meilleur moyen pour prendre une décision éclairée, c’est de connaitre ses moyens financiers et d’évaluer la charge que fait peser une décision sur son budget en rapportant la dépense au revenu horaire. Prenez le nombre d’heures que vous faites par mois, divisez votre salaire par ce nombre d’heures et voyez si avec ce que vous gagnez en une heure votre achat mérite le temps que vous avez consacré à gagner cet argent.

Ensuite, la question c’est de savoir quelle valeur vous accordez à votre temps. Parfois quelqu’un gagnant 6 € de l’heure sera content d’acheter une TV à 800 € soit 133 heures de travail.

Ce n’est qu’en maitrisant nos dépenses et en ayant un style de vie adapté à nos revenus et non dicté par l’impératif de consommation que l’on peut avoir une certaine sérénité. C’est seulement de cette manière que l’on peut s’enrichir et choisir de travailler au lieu de devoir travailler.

Pourquoi “ils” ne veulent pas que vous choisissez de travailler

L’histoire du pêcheur Mexicain et du MBA Américain est connue mais en voici un rappel :

Au bord de l’eau dans un petit village côtier mexicain, un bateau rentre au port, ramenant plusieurs thons. L’Américain complimente le pêcheur mexicain sur la qualité de ses poissons et lui demande combien de temps il lui a fallu pour les capturer :

” Pas très longtemps “, répond le Mexicain.

” Mais alors, pourquoi n’êtes-vous pas resté en mer plus longtemps pour en attraper plus? ” demande l’Américain. Le Mexicain répond que ces quelques poissons suffiront à subvenir aux besoins de sa famille.

L’Américain demande alors : ” Mais que faites-vous le reste du temps? ”

” Je fais la grasse matinée, je pêche un peu, je joue avec mes enfants, je fais la sieste avec ma femme. Le soir, je vais au village voir mes amis. Nous buvons du vin et jouons de la guitare. J’ai une vie bien remplie “.

L’Américain l’interrompt : ” J’ai un MBA de l’université de Harvard et je peux vous aider. Vous devriez commencer par pêcher plus longtemps. Avec les bénéfices dégagés, vous pourriez acheter un plus gros bateau. Avec l’argent que vous rapporterait ce bateau, vous pourriez en acheter un deuxième et ainsi de suite jusqu’à ce que vous possédiez une flotte de chalutiers. Au lieu de vendre vos poissons à un intermédiaire, vous pourriez négocier directement avec l’usine, et même ouvrir votre propre usine. Vous pourriez alors quitter votre petit village pour Mexico City, Los Angeles, puis peut-être New York, d’où vous dirigeriez toutes vos affaires. ”

Le Mexicain demande alors : ” Combien de temps cela prendrait-il? ”

” 15 à 20 ans “, répond le banquier américain.

” Et après? ”

” Après, c’est là que ça devient intéressant “, répond l’Américain en riant.

” Quand le moment sera venu, vous pourrez introduire votre société en bourse et vous gagnerez des millions “.

” Des millions? Mais après? ”

” Après, vous pourrez prendre votre retraite, habiter dans un petit village côtier, faire la grasse matinée, jouer avec vos petits-enfants, pêcher un peu, faire la sieste avec votre femme et passer vos soirées à boire et à jouer de la guitare avec vos amis. “

Pourquoi avons-nous le besoin de courir après quelque chose que nous pouvons avoir dès aujourd’hui ?

La réponse évidente est : parce que “la société” veut que nous agissons ainsi. Elle souhaite que tout soit bien organisé et que le flux des travailleurs ne diminue pas. Elle souhaite conserver un réservoir de chômeurs pour montrer ce que c’est d’être exclu – chômeurs qui pour la plupart n’ont besoin que d’argent, pas forcément de travail comme le disait si bien Coluche.

Nous ne pourrons vivre sereinement que si l’on suit sa propre voie et mon intuition c’est que ce n’est pas en s’endettant sur 30 ans que l’on est en mesure de pouvoir le faire. Le monde actuel a trop poussé les gens à refuser l’incertitude en mettant en place des systèmes lourds couteux à entretenir. Il est contre-productif pour vous de rechercher la sécurité car elle conduit à faire les choix les moins enrichissants car une partie de la sérénité provient justement du sentiment de contrôler sa destinée (et non pas de recevoir un salaire pour payer son banquier) mais aussi d’avoir un peu d’incertitude.

Lorsque la seule incertitude que vous avez c’est conserver ou perdre son boulot, la vie n’est pas très marrante. Lorsque l’incertitude, c’est que votre projet peut échouer ou se développer, il y a une raison suffisamment amusante pour se lever le matin.

Je dirais donc pour rester sur un élément à mémoriser : pour vivre sereinement il vous faut prendre plus de risques. Je sais que cela semble opposé à l’idée que 20 ans de lavage de cerveau à l’école nous a inculqué et il est certain qu’il faut provoquer le bon type d’incertitude. Il faut accepter l’idée de faire des erreurs et ne pas attendre de permission pour agir.

Si vous êtes enfermé -et il y a de bonnes chances pour que ce soit le cas- dans votre boulot par les procédures et les comportements à suivre faites-le en dehors de votre boulot. Votre entreprise n’est pas assez maline pour tirer le meilleur de vous -le véritable meilleur- pas les 2 techniques que vous avez appris à l’école. Ne trouvez pas une excuse pour votre comportement mais trouvez une raison pour agir.

Avez-vous une bonne raison pour agir ?

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