Allez-vous VRAIMENT travailler pendant 45 ans, 5 jours par semaine ?

Michael Ferrari Améliorer sa vie, Esprit riche, Psychologie de l'argent 19 Commentaires

Lorsque vous passez de « l’autre » côté de la barrière et que vous n’avez plus un emploi mais une activité professionnelle, la structure habituelle du 9 heures – 18 heures, 5 jours par semaine devient floue. Ainsi, je n’ai plus cette envie folle de week-end comme je pouvais l’avoir lorsque j’étais salarié tout comme je n’ai plus cette attente douloureuse des vacances. Le vendredi n’est pas un jour plus joyeux que les autres et le lundi n’est pas plus triste. J’apprécie évidemment de prendre des moments sans travailler tout comme j’apprécie des vacances. Récemment, j’ai passé 3 jours à Venise, 7 jours à Madrid puis 2 jours à Marseille et c’est très agréable. (Attention : ce n’est pas un mois typique!)

La différence avec mon attitude et mon état d’esprit d’avant, c’est que je n’attends pas après ces moments pour réfléchir, faire des activités qui me plaisent fondamentalement ou me reposer. Le manque de frontière claire entre les moments de travail et le reste n’a pas que des avantages. Travailler sur un article de blog le dimanche parait horrifiant à beaucoup de personnes et l’on peut facilement tomber dans le travers qui consiste à constamment travailler. C’est le défi de l’entrepreneur.

Avec ce grand pouvoir sur notre temps vient une grande responsabilité : celle de notre efficacité personnelle. Lorsque votre semaine est un océan sans limites, vous avez une responsabilité importante qui consiste à définir ce que vous allez faire et pour beaucoup d’entrepreneurs qui se lancent (ou de prolétaires qui s’ignorent), cela signifie aussi COMBIEN vous allez gagner. Dans le salariat cette question est moins importante ou en tout cas moins vitale car lorsque la fin de la journée arrive, le travail est terminé de toute façon. Même s’il existe des salariés qui considèrent leur emploi comme un entrepreneur le fait, c’est l’attitude générale.

Comment décidez-vous des activités à réaliser ? Combien de temps faut-il y consacrer ? Les questions sont plus importantes que les réponses !

Après 4 ans à vivre dans ce monde-là, voici quelques conclusions que je voudrais partager. Je serais heureux d’entendre les vôtres.

La première conclusion : il existe des modes de travail où il n’est pas nécessaire de produire 8 heures par jour pour être efficace. En fait, il s’agit surtout de choisir. Choisir le secteur d’activité et la forme de notre activité. Si vous travaillez au contact de vos clients, il est probable que vous deviez être présent lorsque vos clients le sont mais vous pouvez aussi exercer la même activité sous une autre forme ne nécessitant pas votre présence continue (formation, vente en ligne, créer le business et le gérer …). Vous pouvez n’être disponible que sur des périodes bien définies pour vos clients.

Quel est votre choix ?

La seconde conclusion est qu’il est capital d’avoir un équilibre entre produire et s’instruire si vous voulez avoir une vie satisfaisante au quotidien. Cette harmonie influence votre créativité, votre efficacité, votre niveau de bonheur et vos revenus. Vous pouvez travailler sans cesse mais vous allez petit à petit perdre la vision d’ensemble, arrêter d’apprendre et perdre votre étincelle, vous perdre dans les détails et créer un déséquilibre avec votre vie personnelle (une crise de la quarantaine pour quelqu’un ?).

En France, cette idée n’est trop difficile à faire accepter tant le travail est une valeur décriée (tant que bien entendu l’on reste payé indépendamment de ses résultats) mais il s’agit de 2 faces de la même pièce. L’efficacité est possible et durable s’il y a du renouvellement.

La troisième, c’est qu’il faut être un maître dans la sélection de ses activités. Et oui cela veut dire connaitre ses valeurs, avoir des objectifs clairs et agir dans ce cadre. Les activités ayant un effet de levier utilisant vos forces sont essentielles et devinez quoi ? 99 % du temps, ce sont des activités qui sont plaisantes pour vous.

Quelle est l’utilisation de chaque heure de votre journée ?

Répondez à ce questionnaire rapide sur votre efficacité

Commentaires 19

  1. Alexandre

    Bonjour,

    Avec une famille ce n’est pas évident d’avoir une totale liberté de voyager et d’avoir des activités multiples car on a chacun notre emploi du temps, et de plus cela a un coût.

    Un exemple : j’ai voulu partir 1 semaine en juin à Amsterdam avec mon épouse et elle ne pouvait à cause de son boulot 🙁

    Dans mon cas, je passe 20% de mon temps au boulot
    215 jours travaillés X 8 heures / 8760 heures par an = 20%

    En prenant une espérance de vie de 80 ans dont 42 ans de vie active cela donne : 10% du temps consacré au travail dans toute une vie, ce n’est énorme !!!

    Alexandre

    1. Post
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      Michael

      Et pourtant nous perdons tellement de temps au travail que cela influence tout ce que nous pouvons faire le reste du temps ! (surtout si tu ajoutes les temps de trajets et autres « zones grises » conséquentes à ton activité)

  2. Rach (3dvisionfr)

    Oui il faut effectivement ajouter les temps de trajet, les temps de pause repas au boulot etc…
    Dans ces cas-là, le calcul est moins glorieux : c’est pas loin de 40% d’une journée, et ça ne veut pas dire qu’il reste 60% pour en profiter, car on passe 33% de sa journée à… dormir !
    Et le travail fatigue tellement pour certains que les premiers instants de repos ne servent qu’à récupérer de sa fatigue, empêchant d’en profiter pleinement.

  3. [email protected] entrepreneur à succes

    Bonjour,

    Personnellement, cela fait presque 3 ans que j’ai démarré mon activité d’indépendant suite à un licenciement.

    Les premiers mois et même les 2 premières années, j’ai eu beaucoup de mal à cadrer mon emploi du temps.

    Quand on n’a pas de limite réelle, on a tendance à toujours travailler (week-end compris) car on a toujours l’impression qu’il y a quelque chose d’important à faire.

    Depuis environ 1 an, j’ai commencé à faire le tri de ce qui ne me rapportait pas et de ce qui me faisait vivre réellement.

    Mes WE sont donc un peu plus libres et je ne suis plus comme au début, à attendre mes clients au téléphone ou par mail.

    Par contre, pendant mes heures de disponibles, j’essaie d’orienter mon activité actuelle vers autre chose.

    ET là, c’est très difficile. Car je ne peux y consacrer que peu de temps (1 heure ou 2 de temps en temps et de façon irrégulière). Ce qui fait que je n’ai pas l’impression d’avancer.

    Surtout qu’il faut prendre en compte que je dois m’instruire et me former aussi sur tout ce qui se passe, tout en continuant à avancer sur mon projet.

    Comme c’est une nouvelle activité que je souhaite mettre en place, je ne sais pas si cela marchera et donc la motivation n’est pas toujours au rendez-vous.

    J’ai donc un peu l’impression d’être revenu comme au point de départ : travailler beaucoup sans gagner forcément plus.

    Mais bon, il paraît qu’il faut s’accrocher et persévérer.

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      Michael

      Merci de partager ta difficulté et le tri que tu as fait est essentiel à ta satisfaction et même à ta survie. Cela dit, ta dernière phrase en dit long sur ton niveau de certitude et tu devrais commencer par travailler sur cela.

      1. [email protected] entrepreneur à succes

        Ma dernière phrase reflète surtout l’inconnue dans laquelle je vais et aussi la difficulté à se concentrer sur un projet.

        Même si je suis persuadé que le projet que je suis en train de mettre en place aura du succès (car c’est déjà une demande que j’ai eue de la part de clients mais pas sous cette forme), il n’en reste pas moins à risque comme tout projet.

        Concernant la difficulté que je rencontre aujourd’hui, c’est surtout savoir exactement le chemin à suivre pour y arriver.

        Il y a tant de bons conseils sur internet, dans les livres et dans les formations payantes que j’ai achetés, qu’au final je suis parfois confronté à un blocage car je ne sais quoi faire.

        On dit souvent que trop de choix, tue le choix mais ici c’est plutôt trop de possibilités à mettre en oeuvre, tue la décision à prendre.

        A mon sens, aujourd’hui pour se lancer dans un projet, ce serait de prendre toutes une série d’informations , commencer à débroussailler le projet puis se couper d’internet et se lancer pour ne pas être continuellement distrait par toutes les bonnes idées qui y fleurissent.

        Je ne sais pas si c’est le cas pour les autres mais rester concentrer sur une seule idée, un seul projet n’est pas toujours évident mais c’est primordiale pour avancer.

        On en revient finalement toujours au même principe : éliminer le superflu et se mettre une disciple stricte avec si possible une sorte de calendrier d’objectifs à respecter.

        Je terminerai par dire que lorsque je me suis lancé, je pensais que, comme j’étais indépendant, je pourrais un peu faire ce que je veux et comme je le veux.

        C’est faux car on est lié par sa clientèle quand ça marche (très bien) et donc on retrouve un peu cette relation de patron/employé sauf qu’ici, c’est le client qui est en quelque sorte le patron et l’employé c’est nous !

        La grosse différence, c’est qu’on peut valorisé son travail autrement et en tirer un profit plus grand.

        1. Post
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          Michael

          En effet ce qui semble simple comme le fait de choisir ce sur quoi se concentrer et agir lorsqu’on a un niveau suffisant d’information ou encore déterminer ses priorités est en fait une compétence délicate à acquérir !

          Tu exprimes très bien la difficulté de l’indépendant qui est un prolétaire (même s’il capte beaucoup plus de la valeur produite qu’un salarié). Tant que tu restes à être la source de production sur une base horaire ce sera le cas.

  4. Frédy

    Bonjour Michael,

    Merci pour cet article, passer 45 ans à travailler « la tête dans le guidon » est ce que font la majorité des gens, mais c’est loin d’être un modèle enrichissant!

    Et toi Michael, quel est ton modèle? Combien d’heures passes tu à ton activité ?

    1. Post
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      Michael

      Mon modèle : agir sur ce qui est à la croisée des chemins : rendre service / me fait plaisir / rapporte de l’argent. Ca marche plutôt bien.
      Pour le nombre d’heures : je ne sais pas car tout est intégré et je ne me différencie pas de mon activité. Cela occupe la majorité de mon temps.

  5. Claude

    Bonjour,
    45 ans à travailler. Et cela nous amène ou ? sommes nous finalement libre de faire ce qui nous plait, d’aller ou nous voulons, quand nous voulons…?

    Je ne suis pas fataliste rassurez vous ! Travailler 45 ans est très louable. Mais il faut s’assurer que c’est bien ce que nous voulons faire, car une fois le travail accomplis de ces 45 ans, il ne faut pas se rendre compte que finalement, on a pas eu la vie que nous souhaitions vraiment….
    Levez la tête du guidon. Accordez vous du temps pour faire votre propre réflexion. Votre temps est précieux. dépenser le a bon escient.

    J’ai bien aimé les indications de % sur le temps passé. Pour ma part, je considère que les 8h de sommeil doivent être enlevées du total, car nous ne pouvons « raisonnablement » pas faire sans…
    215jx8h =1720h / (365x 16h) = 30%. si on rajoute les temps de déplacement (2h/j… parfois plus) on arrive à 36% mini/ an passé pour le boulot.

    Et si on rajoutait les heures passées devant la télé… qu’est ce que cela donnerait. Quelle conclusion faites vous sur l’utilisation de votre temps…?

  6. Alexandre

    Bonjour Claude,

    Je vais à mon travail à pied (15 minutes) et c’est drôlement agréable car je vais plus vite que les voitures.

    Ces calculs étaient à titre personnel 😉 mais je suis d’accord qu’il faille prendre en considération les transports dans la petite formule.

    Alexandre

  7. Martin

    D’où le fait d’habiter près de son lieu de travail.

    Durée de transport entre mon domicile et:

    – Mon école de commerce étant étudiant: 6 mn à pied, 2 mn en vélo
    – Mon premier boulot à Paris: 3 mn à pied (4 si piéton rouge)
    – Mon boulot actuel: <1 min de temps de transport (télétravail oblige)

    Un article intéressant sinon 🙂

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  8. Kevin

    Travailler pour quelqu’un d’autre : je ne connais rien de plus frustrant.

    Je bosse à 9.22 € de l’heure en perdant mon temps à bosser pour quelqu’un qui s’en fait peut être 10X plus.

    Notre temps est précieux et je pense qu’il est plus important de se focaliser sur ses passions en essayant de les monétisées que de travailler toute une vie pour une maigre retraite finale.

  9. Arnaud

    Moi je trouve dommage Michael, de ne plus avoir cette frontière entre les jours de la semaine et le WE.
    Le WE est un point de repère pour la majorité des gens salariés.
    quelque part c’est perdre un lien avec les autres, de ne plus être sur la même vision à vouloir profiter pleinement du WE.
    Je pense, que le fait d’être indépendant ne dois pas empêcher pour autant d’apprécier le souhaiter d’être en WE 😉

  10. easy-trader.fr

    Michael,

    si j’ai bien compris votre article, se libérer professionnellement passe par les 3 étapes suivantes :

    Changer son Etat d’esprit par rapport au travail, S’instruire en permanence, maîtriser sa vie pour avoir le choix de ses activités. Vaste programme. Le temps est un facteur déterminant dans notre vie et avoir du temps pour soi est la nouvelle richesse de ce siècle (« les nouveaux riches » d’après Tim Ferris).

    Pour ma part, l’envie de créer mon site internet est parti du fait que le travail n’est pas toujours épanouissant, même si on aime son job. J’aspirais à autre chose. Après quelques recherches (3 à 6 mois), j’ai créé un blog dans un domaine qui me passionnait. De fil en aiguille, le blog a eu un succès suffisant pour le monétiser. J’ai ensuite créer un site internet de conseils boursiers. J’ai donc diversifié mes revenus. L’indépendance financière est un premier cap pour avoir plus de temps pour soi, en tout cas plus de choix possibles. Je ne vois plus le travail désormais comme avant. Il m’arrive de bosser le soir, le week end et parfois de lâcher prise pendant plusieurs jours.
    Nous sommes donc arrivés aux même constat :
    Changer son état d’esprits par rapport au travail, s’instruire pour améliorer ou changer de vie et ainsi avoir plus de choix de vie.

  11. kurrimboccus

    Pour ma part cela fait maintenant 2 ans que je travaille (plus de 10h par jours).

    J’ai finis mes études d’ingénieur et j’ai été embauché en tant que consultant en informatique …. le boutot, pas très passionnant, mais payés correctement ….

    Depuis quelques mois je me dis qu’il va être difficile de faire « ça » toute ma vie. L’informatique c’est sympa … mais comment accepter de rester dans un bureau devant un écran plus de 10h par jours, 5 jours par semaines ?

    Du coup je prends aujourd’hui le risque de me lancer dans mes premiers investissement immobilier … Mon but étant d’atteindre l’indépendance financière. J’ai 24 ans, j’espère pouvoir atteindre ce but dans les 10 prochaines années.

    Bon courage à tous pour vos projet.

    Pour ma part il s’agît dans un premier temps d’immobilier en Floride. Je pars très prochainement sur le terrain pour acheter mes premiers biens. Affaire à suivre sur mon blog : libre-avec-style.fr si cela vous dis 🙂

    Merci encore pour cet article, cela fait plaisir de voir que d’autres personnes ont cet état d’esprit, et prouvent qu’il est possible de s’en sortir sans suivre le modèle classique du métro, boulot, dodo …. Quand je parlais à mes collègues d’indépendance financière, d’un jour quitter ce travail… cela leur semblait totalement abbérant. Mais je continue à y croire et à y travailler.
    Vos articles me poussent dans cette directement 🙂
    Merci !

  12. LAPLACE

    Messieurs,
    J’ai pu lire certains de vos commentaires.
    Je voulais vous dire, que je suis demandeur d’emploi
    actuellement et j’ai fais qu’une simple formation de conseiller vendeur, j’aurais voulu savoir si consultant c’est un bon plan ou pas professionnellement, J’ai 46 ans et je me demande si pour moi se serait une chance de finir ma vie professionnelle
    comme ça? POLE EMPLOI me propose un recrutement comme consultant immobilier par le biais d’une agence qui recrute. merci de mon réponde.
    MR LAPLACE.

  13. lionel

    Bonjour Michael,
    le mieux, pour moi, est de travailler pour soi, on est alors maître de son temps et on perd pas son temps dans les transports en commun ou individuel.

    De plus, lorsqu’on travaille pour un patron on est trop vite limité en terme de salaire horaire, alors que lorsqu’on est à son compte on peut optimiser au maximum son travail. Au final on travaille moins mais on gagne plus !

    Lionel

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