Articles parlant de 'Business'
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Faut-il suivre ses passions ou s’orienter vers du lucratif ?
Posted on 26. juil, 2010 by Michael.
Voici un email que j’ai reçu avec une question importante : faut-il travailler dans ce qui nous plait ou dans ce qui rapporte ?
Bonsoir Michaël,
Je vais me présenter assez rapidement. Je m’appelle François, j’ai 21 ans et suis étudiant en troisième année de psychologie. Intéressé par le développement personnel et financier à travers tous ses aspects depuis un an, je suis tombé par hasard il y a 3 mois sur ton site.
J’en suis tombé amoureux. Tes articles reflètent mes façons de penser, m’aident à me découvrir… ; ils sont exactement ce que je cherchais!
Je te contact car je suis face à un problème. Pour faire simple ;
- Soit je me dirige vers une profession qui pourra me rapporter suffisamment d’argent (de 2000 à 3500€) pour vivre mes passions (sport, voyage, musique), investir etc, mais qui risque de pas me plaire. Je me dirige vers le métier de Psychologue du Travail (domaine des RH). Il est difficile de m’imaginer recommencer à zéro mes études.
- Soit je change d’orientation et vise une branche qui me passionne depuis quelques années; la diététique. BTS diététique en deux ans, je travaillerais donc à 23 ans. Je sais que ce métier me plairait, je lis beaucoup de livres là dessus, prend des notes… Cependant, ce métier n’offre pas les mêmes opportunités (de 1300 à 2100€ en fin de carrière). Donc je ne pourrais sûrement pas avoir les mêmes projets de vie.
J’espère avoir été court et clair. Pourquoi je sollicite ton aide?
Étant donné ta manière de vivre, de voir et penser la vie qui me ressemble, tu sembles être de bon conseil. Je pense que tu pourrais m’éclairer sur des choses que je n’aurais pas penser, tu pourrais me donner certaines règles sur la vie professionnelle que je ne connaitrais pas…
Bref, selon toi, est-il plus judicieux de viser un emploi-passion avec un faible salaire, ou bien un emploi pour l’emploi (c’est à dire pour gagner de l’argent)?
Merci d’avance de m’avoir lu
nb : Je sais que ce sujet est très vaste et très discutable. Je sais que demander avis n’est pas la meilleure des choses. Mais je crois que tu pourrais réellement m’ouvrir sur des choses auxquelles je n’ai pas pensé ou bien que je ne connais pas.
Sincèrement
L. François
Bonjour,
Faut-il donc travailler pour l’argent ou pour le plaisir ? C’est un classique en effet pourtant la réponse n’est pas simple. Lorsqu’il s’agit de notre vie, la réponse ne l’est jamais.
Le conseil « facile » est évidemment de recommander de suivre sa passion. Faire ce que l’on aime est génial mais cela manque peut-être d’arguments.
Cependant le véritable défi, c’est d’être certain que la voie que l’on veut suivre est une passion. Comment en être sûr ? On ne peut pas l’être. Un jour l’on veut à tout prix créer son entreprise puis un autre tout ce que l’on souhaite c’est de pouvoir avoir un loisir le soir et partir 5 semaines en congés. C’est la vie, un peu de fatalisme ne fait pas de mal mais il faut vérifier que ce que l’on voit comme une passion l’est vraiment.
Est-ce tout ? Certainement pas.
On oppose souvent nos passions et le moyen de gagner de l’argent. On pense que si l’on gagne de l’argent, on va forcément ne pas aimer ce que l’on fait et que si l’on aime ce que l’on fait on doit nécessairement moins bien gagner sa vie.
Cette opposition est très culturelle tout comme l’idée qu’« il faut souffrir pour y arriver ». Vous n’avez pas (obligatoirement) à trimer pour réussir et vous n’avez pas à gagner peu en faisant ce qui vous plait. Vous pouvez inventer un truc aussi simple qu’une boisson gazeuse avec l’objectif d’en vivre simplement ou avec l’idée d’en faire un empire.
Le secret, c’est d’agir sur les détails mais de penser à la grande image, la vision de ce que cela pourrait devenir.
Peu importe le chemin choisi, les deux permettront sûrement d’avoir des loisirs. Les salaires espérés dans les 2 cas peuvent aussi être très différents. Et si la passion qui semble peu lucrative se révèle être une mine d’or ?
Nous confondons parfois passion et loisir : si l’on suit le chemin qui semble lucratif, on s’imagine que nous pourrons exercer nos passions durant nos loisirs alors que si l’on exerce sa passion, nous n’aurons plus besoin de loisirs. Nous savons que tout ceci est une vision romantique des choses et que c’est faux.
Il est intéressant de chercher la véritable raison, pas la raison de surface. Pourquoi remettre maintenant en cause un choix d’orientation ? Quel est l’objectif de ce questionnement ?
As-tu peur de gagner de l’argent ? Est-ce mal perçu chez toi ?
Le risque de faire quelque chose que l’on n’aime pas ne doit pas être anticipé. Pour beaucoup de riches, le seul fait de faire une activité rémunératrice est passionnant et améliorer le fonctionnement de ce que l’on fait devient amusant. Finalement peu importe si vous êtes psychologue du travail ou diététicien, ce qui compte c’est d’avoir choisi son chemin et de savoir où l’on va.
Parfois, la question tourne autour de « faut-il travailler pour gagner de l’argent ou pour apprendre ? ». J’avais lu un article sur ce thème récemment et il était intéressant de réaliser que nous pouvons parfois avoir une activité destinée à développer nos compétences puis ensuite choisir une autre activité pour investir cet expérience et gagner de l’argent.
Dans ma méthode pour trouver une idée de business, c’est une question qui fait bien sûr l’objet d’une analyse profonde car elle est centrale lorsqu’on souhaite démarrer un business : faut-il se lancer à corps perdu dans l’idée qui nous plait depuis des années ou tenter l’aventure avec un business rémunérateur moins intéressant ?
Je pense qu’une partie de la réponse, c’est d’aller vers ce que l’on aime sans chercher frénétiquement une passion. Cela peut être écrasant de chercher à tout prix sa passion, alors autant être passionné ici et maintenant par le chemin que l’on suit et les progrès que l’on fait. Alors il y a certainement une question de croyances derrière tout ça. Il y a ce que l’on s’autorise à être et ce que l’on souhaiterait faire.
La question de la passion renvoie souvent à celle du style de vie : « quel style de vie souhaites-tu ? » est la première question à laquelle il faut répondre. Entre les 2 chemins identifiés, lequel me permet d’avoir ce style de vie ? Existe-t-il un autre chemin, la fameuse troisième voie ?
Il y a aussi une question intéressante à se poser : « Si je ne le fait pas, est-ce que je le regretterais ? ». Éviter d’avoir des regrets est peut-être l’une missions fondamentales de nos existences. Avoir des regrets, c’est souvent avoir fait le pari de la sécurité, le chemin « sûr » qui demande bien peu d’imagination.
Si j’avais à résumer ma réponse, je dirais :
- ne jouez pas la sécurité, ça n’en vaut pas la peine,
- vivez pour ne pas avoir de regrets,
- soyez dans le présent, ne reportez pas votre bonheur à plus tard,
- ne vous trouvez pas d’excuses pour ne pas faire ce qui vous plait, personne ne vous croira,
- gagnez autant d’argent qu’il est possible dans un temps raisonnable mais n’en faites pas le centre de vos préoccupations.
Comment avez-vous résolu ce type de dilemme ?
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Présentation Zen Design, Garr Reynolds
Posted on 28. juin, 2010 by Michael.

J’ai eu l’opportunité d’assister à une présentation organisée par Ideas on Stage (si vous voulez améliorer vos présentations, faites appel à eux !) où nous avons eu le plaisir de voir Garr Reynolds, l’auteur du blog PresentationZen et du livre Présentation zen : Pour des présentations plus simples, claires et percutantes qui a cartonné. Pendant une heure nous avons donc vu Garr à l’oeuvre sur le fameux thème de l’art de présenter et de créer des présentations intéressantes. L’occasion était parfaite pour se procurer en français et en avant-première son dernier livre Presentation Zen Design
!
J’ai obtenu un exemplaire (merci Pearson/Pierre Morsa) dédicacé par l’auteur pour vous ! Il est à gagner ici ! Laisser un commentaire sur cette article, l’un d’entre vous sera sélectionné !
Garr Reynolds est un spécialiste reconnu dans cette catégorie et j’ai pu constater pourquoi : il sait faire passer ses messages et ses présentations ne sont pas ennuyeuses !
Évident me direz-vous ? Et bien revenez ici la prochaine fois que votre collègue ou que votre chef vous aura endormi à coup de Powerpoint mortels. C’est malheureusement encore beaucoup trop courant. Pourquoi accorder autant d’importance à la manière dont nous présentons nos idées ?
Si pour un chef d’équipe, passer pour quelqu’un d’ennuyeux aura un effet limité sur le monde (sauf pour son équipe qui dormira les yeux ouverts), pour un entrepreneur qui souhaite lever des fonds c’est une activité critique qui peut conditionner la création d’un nouveau produit et la vie du projet (on dit souvent que la plupart des entrepreneurs trouvent des fonds en dépit de leur présentation). Sur ce sujet, il n’existe pas vraiment de présentations moyennes : il y a celles dont on se souvient parce qu’elles étaient géniales (Jamie Olivier à TED) et toutes les autres. Dans quel camp voulez-vous être ?
Pourtant, faire des présentations efficaces n’est pas compliqué et le problème n’est pas l’outil. Le problème vient de nous, de nos idées pas claires, de notre manque de préparation, de notre manque d’enthousiasme, de notre timidité, de notre envie d’en imposer avec des phrases qui sont en fait creuses, de ne pas répondre aux vraies questions.
Quels sont les secrets pour y arriver ?
Le Zen est une des clés. Garr Reynolds est Américain mais vit au Japon depuis 20 ans. Il intègre donc facilement cette notion dans ses présentations. Le Zen est le fait de créer des choses harmonieuses et simples. Etant amoureux du Japon, ce sont des notions que je trouve puissantes et véritables : c’est une forme d’art.
Voici les points clés à retenir :
Préparer :
- Choisir quoi ne pas dire/montrer est le plus dur, n’importe quel idiot peut créer une présentation de 300 slides avec des graphiques surchargés
- Préparez votre présentation sans ordinateur : prévoyez le scénario que vous allez suivre
- Adoptez l’esprit du débutant, celui dans lequel les possibilités sont infinies : le vide est la base de possibilités infinies – Daisetsu T. Suzuki
- Ne compliquez pas les choses simples
- Décidez du point qui doit être regardé sur chaque slide
- Bannissez l’utilisation de puces
- Ne confondez pas slide et support papier : le slide fait passer un message, le papier contient tous les détails
Présenter :
- Présentez-vous correctement au début
- Soyez connecté à votre public : présence et proximité
- Faites participer le public, le changement d’état d’esprit est un facteur de réussite
- Amusez-vous selon le dicton : « C’est trop important pour être pris au sérieux »
- Soyez passionné par votre message, cela se verra dans votre discours
Quelques présentations géniales :
Jamie Oliver sur l’éducation alimentaire
Bill Gates sur l’éducation, les moustiques et la malaria
Guy Kawasaki sur l’entrepreneuriat
Laissez un commentaire et gagnez un exemplaire dédicacé du nouveau livre de Garr Reynolds !
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Comment étendre son réseau de connaissance ?
Posted on 17. mai, 2010 by Michael.
On dit parfois que ce n’est pas ce que l’on connait qui compte, mais qui l’on connait. Si le savoir reste essentiel pour mener une vie remplie de choix conscient, les personnes que l’on connait sont très importantes pour notre avenir.
Mais alors, comment faire la connaissance de nouvelles personnes ? Comment créer un lien avec un contact qu’il soit personnel ou professionnel ?
J’ai remarqué que quelques comportements simples pouvaient faire toute la différence du monde entre quelqu’un d’isolé (et de désespéré) et quelqu’un possédant un réseau riche.
L’une des idées de base, c’est que l’on doit créer son réseau avant d’en avoir besoin. C’est exactement le même principe qu’avec une assurance : il faut y souscrire avant d’y avoir recours. La raison la plus évidente, c’est que lorsque vous en aurez besoin, vous ne serez pas dans l’état d’esprit nécessaire pour créer les relations qu’ils vous faut à ce moment précis : vous serez peut-être dans l’urgence ou tellement focalisé sur un objectif que vous ne verrez pas l’intérêt de la relation à ce moment-là.
Pour cela, l’autre idée de base, c’est que vous êtes là pour rendre service à votre réseau. Oui, vous lisez bien : vous ne créez pas des contacts pour avoir des gens à disposition pour répondre à vos questions, vous créez un réseau pour aider tant que possible les gens que vous rencontrez. Pensez à donner avant de recevoir pour ne pas passer pour un distributeur de cartes de visite. La question qui se pose est : qu’avez-vous à offrir ?
Étendre son réseau est un travail méthodique et régulier : il ne s’étend pas par hasard. Quelques éléments clés pour y arriver :
- fixer des objectifs : vous voulez rencontrer une personne en particulier ? Essayez d’atteindre 2 ou 3 personnes qu’elle côtoie. En fait, pour chacun de vos objectifs traditionnels, essayez d’identifier quelles personnes pourraient vous aider à l’atteindre.
- ne jamais faire d’appel à froid : « Bonjour, je ne vous connais pas, mais j’aimerais vous rencontrer pour parler de X » ou encore « Bonjour, je propose des services de …, seriez-vous d’accord pour qu’on se rencontre pour faire affaire ? ». La réussite dans ces conditions est quasi-impossible. N’appelez jamais à froid ! Appelez après avoir été mis en relation d’une manière ou d’une autre : amis communs, évènement commun…
- soyez audacieux dans votre travail de relation : organisez des petits évènements ou des repas où vous mettez en relation les gens que vous connaissez. Demandez à quelques personnes de ramener une personne ou deux. En fonction de la configuration de l’évènement -il vaut tout de même rester à moins de 10 personnes- vous pourrez ainsi faire bénéficier les participants de vos relations et ils pourront vous amener de nouvelles relations. Vos invités connaissent vos centres d’intérêt et auront tendance à ramener automatiquement des gens « compatibles » mais il ne faut pas hésiter à réunir des gens d’horizons différents.
- si vous ne pouvez organiser l’évènement, participez à l’organisation d’un autre évènement. Dans chaque profession, il existe des évènements qui réunissent les professionnels : proposez votre aide. Vous serez alors frappé d’une aura magique qui vous donnera accès à l’ensemble des intervenants. Idem pour un repas qu’une de vos connaissances souhaite réaliser.
Sommes-nous amis ?
Comment savoir si les gens que vous avez rencontrés sont des « amis » ? Ami est un peu galvaudé, mais disons que ce sont des gens que vous pouvez appeler en cas de besoin et qui sauront qui vous êtes -le minimum que l’on attend d’un ami non
. Peu importe par quel média commence votre relation -email, téléphone ou rencontre réelle, une bonne règle pratique est de considérer qu’une connaissance est « établie » lorsque vous avez au moins utilisé chacun de ces médias. Cela veut dire que par exemple vous avez rencontré la personne lors d’un évènement et que vous avez échangé vos cartes de visite. Ensuite il y a eu une raison pour échanger quelques emails et plus tard vous avez échangé un coup de fil. À partir de ce moment-là, on peut considérer que vous avez créé un début de relation qu’il faudra bien sûr entretenir et développer.
Lors d’un évènement professionnel, j’avais réalisé l’interview du PDG d’une très grosse boite qui naturellement m’avait donné sa carte de visite : à l’issue du moment que l’on avait passé ensemble je ne considérais évidemment pas qu’il se souviendrait de moi dans un mois. Les gens, particulièrement ceux ayant des positions hiérarchiques hautes, rencontrent de nombreuses personnes, il faudra alors adapter votre manière de créer le lien et réaliser un travail un peu plus minutieux dans ces cas-là.
Le réseau est essentiel pour atteindre vos objectifs. En appliquant les quelques recommandations ci-dessus, il vous restera cependant à entretenir l’ensemble de vos relations. Il est estimé qu’il faut au minimum réactiver une relation 2 fois par an pour qu’elle reste vivante.
N’omettez aucune de ces étapes. Même si je pense que créer et développer un réseau est un boulot à part entière et demande un travail de fond, chacun peut s’inspirer de ces conseils pour améliorer ses propres relations et trouver des supports pour atteindre ses objectifs.
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Auto-edition et publication d’ebook : récit d’une aventure
Posted on 26. mar, 2010 by Michael.
Aujourd’hui Florent nous raconte comment il a édité son premier ebook et pourquoi il a ensuite choisi l’auto-édition. Profitez-en ce type de témoignage est rare
Vous obtiendrez 4 € de réduction avec le code AFFADERICHE en commandant l’ebook sur le site de Florent.
Lorsque je me suis lancé dans l’écriture de mon premier livre « A la découverte du Lean Six Sigma » (http://www.a-la-decouverte-du-lean-six-sigma.fr ), mon seul objectif était qu’il puisse voir le jour au format papier. Je sais que l’e-book est un support qui tend à se démocratiser, mais pour l’amoureux des livres que je suis, l’e-book ne vaut pas un « vrai » livre !
Edition Traditionnelle / Auto-Edition : un choix cornélien !
Donc, dès le départ la question de l’édition s’est posée. Je dois l’avouer ma crainte de voir mon manuscrit retoqué par les maisons d’édition m’a amené à faire des recherches sur l’auto-édition. L’essentiel des informations que j’ai récolté vient des deux sites http://www.auto-edition.com et http://www.imprimermonlivre.com. Mais si j’en savais un peu plus sur l’auto-édition, mon choix n’était toujours pas fait. Après une première étude, il s’avérait qu’il y avait du pour et du contre dans les deux façons de faire :
Edition traditionnelle :
Pour :
- Notoriété de la maison d’édition
- Légitimité de l’auteur à être signé
- Force de vente assurée par une société qui maitrise son métier
- Référencement automatique auprès des librairies
- Une supply chain qui favorisera l’accès au livre
- Un accès plus facile à la presse spécialisée
- Un potentiel de vente qui paraissait plus important
- Aucune démarche administrative à entreprendre soi-même
- Financement de l’édition assuré par l’éditeur
Contre :
- La rémunération qui paraissait relativement faible au regard du temps consacré à la réalisation du livre (9 mois)
- L’énergie dépensée à faire accepter son manuscrit
- Le sentiment de ne rien maitriser
Auto-Edition :
- Liberté d’action sur le plan marketing
- Liberté totale sur le contenu du livre
Contre :
- Défaut de légitimité
- Imprévisibilité du potentiel de vente
- Beaucoup de démarches administratives à entreprendre soi-même
- Méconnaissance totale du marché de l’édition
- Prise de risque sur le financement de l’édition
- Méconnaissance du marché de l’édition
- Difficulté à trouver un prestataire et à juger son professionnalisme
- …etc.
A ce stade de ma réflexion, je ne savais toujours pas dans quelle direction j’allais dépenser mon énergie… Dans le même laps de temps, j’ai reçu une demande de contact sur viadeo de la part de quelqu’un qui venait d’éditer un livre. J’en ai donc profité pour lui demander s’il pouvait me faire un retour de son expérience, ce qu’il a accepté de faire par téléphone, refusant de transmettre des informations par écrit, argumentant qu’il en était interdit par son contrat d’édition.
Décision sur retour d’expérience ! (Ou l’importance d’élargir son réseau)
Cette conversation a été décisive pour moi ! J’ai appris que la maison d’édition refusait à l’auteur de pour voir utiliser comme bon lui semble son propre texte. L’auteur en question m’a également fait part de sa frustration lorsque la maison d’édition a changé le titre du livre pour que celui-ci soit plus vendeur, malgré que ce titre ne corresponde plus au contenu de l’ouvrage. Je passe sur les modifications apportées sur le contenu même du livre pour qu’il soit moins polémique… Et la cerise sur le gâteau c’était la rémunération qui s’élevait à 8% du prix du livre, bref une misère au vu du travail que cela demande d’écrire un tel livre.
A partir de cet échange mon choix était donc fait, le livre serait autoédité ou ne serait pas ! Pour l’anecdote, une fois que mon livre était finalisé, j’en ai envoyé un exemplaire à un de mes anciens profs (qui publie en moyenne un livre par an). Il a été tellement emballé par la forme et le fond qu’il m’a proposé de me mettre en contact avec les éditeurs qu’il connaissait avec une lettre de recommandation… Comme vous l’aurez compris, j’ai refusé sa proposition. ;-P
En avant pour l’auto-édition !
Pour évaluer le coût de l’édition, j’ai tout simplement réalisé une demande de devis en ligne sur la base de 500 exemplaires à 300 pages couleur. Résultat de la demande : 10000 Euros :-((((( Ce qui faisait donc 20€ l’exemplaire. A cela devaient s’ajouter l’impression et la gravure et l’insertion du CD-Rom inclus dans le livre… J’aurais certainement pu obtenir des devis moins chers en cherchant un peu plus, mais ça me donnait un premier aperçu des coûts à prévoir pour une édition en France.
En vue de ce qui se faisait sur le marché, j’avais décidé de vendre le livre broché 36€ et l’e-book 28€. Les prix étaient dans la moyenne de ce qui se faisait avec une qualité supérieure de mon point de vue ! ;-P (un livre tout en couleur, avec des outils opérationnels et un CD-Rom qui fournissait de nombreuses ressources complémentaires).
Le nœud gordien de l’édition en France
Avec ces deux éléments, je savais que je devrais vendre près de 400 e-books pour éditer 500 exemplaires papier… Autant vous dire que les chiffres me paraissaient disproportionnés. Et à côté de ça, je ne souhaitais pas courir le risque de contracter un emprunt de 10000 euros…
Ayant lu « La Semaine de 4 heures », la barrière psychologique pour faire éditer mon livre à l’étranger est vite tombée. J’ai posté une annonce sur la plateforme de marché international http://www.alibaba.com. Dans la journée je recevais une quinzaine de réponses de la part d’imprimeurs chinois, tous plus gentils les uns que les autres. Après quelques échanges j’avais une dizaine de devis avec les éléments « à peu près » comparables. Sur la quinzaine de prestataires, j’ai poursuivi les échanges avec les deux moins cher (il m’était difficile de les évaluer professionnellement parlant si ce n’est sur la qualité des échanges par mail). Il faut savoir que les Chinois ne négocient pas. En revanche, ce qui est bien avec les prestataires chinois, c’est qu’ils vous proposent dès le départ le prix le plus compétitif qu’ils puissent vous fournir. Au final, j’obtenais un devis de 7000$ (5000€ avec un taux de change très favorable) pour 1000 exemplaires, ce qui divisait par quatre le prix du livre.
5000 € à financer, cela faisait donc plus ou moins 200 e-book à vendre !
Le challenge…
200 e-book c’est à la fois peu et beaucoup. C’est peu, car je compte une centaine de visites par jour sur mon blog (http://leansixsigma.free.fr) qui porte sur la même thématique. J’avais donc le sentiment d’avoir déjà une vitrine privilégiée pour vendre mon ouvrage. Mais ça faisait également beaucoup, car l’e-book ne me semblait pas le support idéal pour ce type de contenu.
Je me suis donc inscrit comme auto entrepreneur par internet (http://www.auto-entrepreneur.fr/inscription-en-ligne.php ). En moins de deux semaines, j’obtenais mon N° de Siret. J’ai installé une boutique en ligne (logiciel open source prestashop = 0€ / 1 mois de travail pour une première installation – http://www.prestashop.com ) exclusivement pour la vente de mon ouvrage avec un nom de domaine (15€ le tout chez OVH pour 1 an). En parallèle, j’ai fait une demande d’ISBN (code qui permet au livre d’être référencé dans la boutique) auprès de l’afnil (http://www.afnil.org/default.asp?Info=3 ).
3 mois après le lancement en « grande pompe » ;-P de mon livre, 160 e-books étaient vendus et un partenaire professionnel me commandait 100 exemplaires du livre broché en prévente. Voilà comment j’ai pu boucler mon budget et lancer l’édition au mois de Janvier.
Mon angoisse…
Il ne me restait plus qu’à affronter l’angoisse de faire confiance à mon prestataire chinois pour l’édition de mon livre. J’ai fait un premier virement de la moitié du devis qui a permis de lancer le process de fabrication. Ensuite le prestataire m’a envoyé par courrier une version à valider. Je pensais recevoir un exemplaire du livre mais je n’ai reçu qu’un tas de feuilles imprimées en couleur et découpé grossièrement par rapport à la taille du livre. J’ai envoyé un mail en confiant à mon interlocuteur que je ne savais pas trop quoi valider dans ce qui m’était envoyé. En fait, il s’agissait simplement de regarder s’il n’y avait pas de problème dans la restitution des fichiers pdf que j’avais transmis. J’ai donc validé ce point et s’en était fait, la fabrication était lancée.
Entre la validation du devis et la finalisation de l’édition, il ne s’est écoulé qu’un petit mois. J’ai donc reçu un premier exemplaire papier vers le 15 février. Je ne vous cache pas que j’ai connu un petit moment de solitude quand j’ai ouvert l’enveloppe… Quel est le niveau de qualité ? Est-ce que l’encre n’a pas bavé de partout ? A quoi ressemble l’insertion du CD-Rom ? Est-ce que le CD-Rom fonctionne ? Est-ce qu’ils n’ont pas inversé quelques pages ? Bref, j’imaginais le pire dans cette enveloppe qui représentait un investissement de 5000€ !
Finalement, le livre est d’une rare qualité ! Sur les 60 livres que j’ai lus sur 2009, en toute franchise, pas un n’égalait la qualité du support physique de mon livre, pour la simple et bonne raison que personne n’édite de livres de management en couleur… ! ;-P
Les barrières qui restent à franchir
En attendant que mes 1000 livres arrivent tranquillement par bateau, il me reste quelques éléments à mettre en place.
Pour commencer, la logistique : j’ai fait le choix de gérer moi-même les expéditions. Il m’a donc fallu ouvrir un compte pro à La Poste. J’ai été surpris du faible avantage consenti sur le prix pour les professionnels. Pour mon plus grand désarroi, le coût de livraison d’un livre sera donc de 5€ soit l’équivalent du prix du papier… :-(
Vient ensuite le problème de la diffusion du livre. Point que je n’avais pas anticipé, Electre, l’organisme qui gère la base de données utilisée par tous les libraires refuse le référencement des livres autoédités. J’ai envoyé un mail pour argumenter sur mon ouvrage, mais ils se refusent à l’enregistrer. :-(
Par ailleurs, si je souhaite être référencé chez Amazon, il m’en coutera 50% de remise et un paiement à 60 jours :-((((
Bref, il reste du chemin à parcourir, même si j’ai le sentiment de vous avoir livré l’essentiel… ;-P
Pour conclure…
J’espère que vous excuserez les quelques passages où je vous raconte un peu ma vie, mais il me semblait important qui vous puissiez vous rendre compte de l’état d’esprit qui m’a animé dans cette aventure.
N’hésitez pas à me solliciter via les commentaires si vous avez des interrogations particulières sur l’auto-édition, je me ferai un plaisir de répondre à vos questions.
Pour finir, si vous êtes intéressé par mon livre qui est un roman d’initiation au lean six sigma (méthode d’optimisation des processus), je vous invite à utiliser le code de réduction de Michaël « AFFADERICHE » pour bénéficier de 4€ de réduction.














