Comment vivre sereinement ?

Michael Ferrari Esprit riche 28 Commentaires

Nous vivons dans un monde anxiogène. Autour de nous, chaque jour, des milliers de personnes ont pour mission de favoriser le maintien de cet état de fait. Sans tout de suite crier au complot, il faut réaliser que l’occupation principale de toutes ces personnes est d’alimenter sans cesse les médias avec de nouvelles histoires terrifiantes.

Je ne pense pourtant pas annoncer un souhait extraordinaire si je dis que notre objectif à tous est de vivre heureux mais dans ce cas pourquoi existe-t-il autant d’activités et de business autour du fait de colporter la peur ?

D’un autre côté, vous avez la pression consommatrice. Cette pression dit que pour vivre heureux, vous devez consommer. Le sujet étant depuis longtemps retourné dans tous les sens, nous savons désormais (voir Le bonheur paradoxal par exemple) que la satisfaction apportée par la consommation est futile. Elle n’a pas de sens et chaque acte d’achat ne fait que générer un autre besoin qui ne sera de toute façon jamais assouvi car notre voisin en a plus que nous.

Pourquoi alors continuer à vouloir plus de quelque chose dont nous savons que c’est une voie sans issue ?

Entre l’alimentation quotidienne de la peur par les médias et la pression consommatrice, vous avez 2 bonnes raisons pour chaque jour :

  • vous satisfaire de ce qu’on vous donne,
  • baisser les yeux et filer droit,
  • recommencer jusqu’à la fin.

Pourquoi tout ceci ?

On dit souvent qu’il persiste dans notre cerveau une partie liée à nos origines lointaines et que sa réaction est binaire : fuir ou combattre. Si cette partie existe toujours, elle serait un formidable outil pour tout ceux qui souhaitent orienter les gens dans une certaine direction.

Pour comme en témoigne l’histoire du salariat, avant celui-ci, cette forme de contrat n’existait pas vraiment. L’incertitude était forte dans le quotidien des gens mais ils n’avaient pour autant pas d’obligations fortes comme le fait de faire précisément 40 heures par semaine et d’être en un point précis durant cette période. Au contraire, toute cette histoire du salariat semble être une invention récente liée au développement industriel d’un côté et au besoin de consommation de l’autre.

Comment ne pas être une victime de son propre comportement ?

La situation est assez cocasse car la fuite en avant liée à l’argent et à la consommation est auto-alimentée. Chaque jour nous nous engageons sur un chemin qui restreint nos possibilités futures car il devient de plus en plus difficile de nous défaire des besoins que l’on pense être essentiel.

A 20 ans, il est probable que vous ayez déjà un téléphone portable et divers abonnements. A 30 ans, ajoutez encore plus d’abonnements et des crédits : ça y est vous êtes bon pour bosser 25 ans pour repayer tout ceci.

Le crédit est l’invention formidable qui permet à des gens qui n’en n’ont pas les moyens, de s’offrir des choses qu’elles mettront des années à payer. C’est un excellent outil pour calmer les ardeurs du peuple (la France de propriétaires c’est un peu ça non ?).

Ceci étant dit, ce sont des outils pratiques pour s’enrichir s’ils sont bien utilisés. L’effet de levier du crédit est une invention qui a rendu riche de nombreuses personnes.

Le meilleur moyen pour prendre une décision éclairée, c’est de connaitre ses moyens financiers et d’évaluer la charge que fait peser une décision sur son budget en rapportant la dépense au revenu horaire. Prenez le nombre d’heures que vous faites par mois, divisez votre salaire par ce nombre d’heures et voyez si avec ce que vous gagnez en une heure votre achat mérite le temps que vous avez consacré à gagner cet argent.

Ensuite, la question c’est de savoir quelle valeur vous accordez à votre temps. Parfois quelqu’un gagnant 6 € de l’heure sera content d’acheter une TV à 800 € soit 133 heures de travail.

Ce n’est qu’en maitrisant nos dépenses et en ayant un style de vie adapté à nos revenus et non dicté par l’impératif de consommation que l’on peut avoir une certaine sérénité. C’est seulement de cette manière que l’on peut s’enrichir et choisir de travailler au lieu de devoir travailler.

Pourquoi « ils » ne veulent pas que vous choisissez de travailler

L’histoire du pêcheur Mexicain et du MBA Américain est connue mais en voici un rappel :

Au bord de l’eau dans un petit village côtier mexicain, un bateau rentre au port, ramenant plusieurs thons. L’Américain complimente le pêcheur mexicain sur la qualité de ses poissons et lui demande combien de temps il lui a fallu pour les capturer :

 » Pas très longtemps « , répond le Mexicain.

 » Mais alors, pourquoi n’êtes-vous pas resté en mer plus longtemps pour en attraper plus?  » demande l’Américain. Le Mexicain répond que ces quelques poissons suffiront à subvenir aux besoins de sa famille.

L’Américain demande alors :  » Mais que faites-vous le reste du temps?  »

 » Je fais la grasse matinée, je pêche un peu, je joue avec mes enfants, je fais la sieste avec ma femme. Le soir, je vais au village voir mes amis. Nous buvons du vin et jouons de la guitare. J’ai une vie bien remplie « .

L’Américain l’interrompt :  » J’ai un MBA de l’université de Harvard et je peux vous aider. Vous devriez commencer par pêcher plus longtemps. Avec les bénéfices dégagés, vous pourriez acheter un plus gros bateau. Avec l’argent que vous rapporterait ce bateau, vous pourriez en acheter un deuxième et ainsi de suite jusqu’à ce que vous possédiez une flotte de chalutiers. Au lieu de vendre vos poissons à un intermédiaire, vous pourriez négocier directement avec l’usine, et même ouvrir votre propre usine. Vous pourriez alors quitter votre petit village pour Mexico City, Los Angeles, puis peut-être New York, d’où vous dirigeriez toutes vos affaires.  »

Le Mexicain demande alors :  » Combien de temps cela prendrait-il?  »

 » 15 à 20 ans « , répond le banquier américain.

 » Et après?  »

 » Après, c’est là que ça devient intéressant « , répond l’Américain en riant.

 » Quand le moment sera venu, vous pourrez introduire votre société en bourse et vous gagnerez des millions « .

 » Des millions? Mais après?  »

 » Après, vous pourrez prendre votre retraite, habiter dans un petit village côtier, faire la grasse matinée, jouer avec vos petits-enfants, pêcher un peu, faire la sieste avec votre femme et passer vos soirées à boire et à jouer de la guitare avec vos amis. « 

Pourquoi avons-nous le besoin de courir après quelque chose que nous pouvons avoir dès aujourd’hui ?

La réponse évidente est : parce que « la société » veut que nous agissons ainsi. Elle souhaite que tout soit bien organisé et que le flux des travailleurs ne diminue pas. Elle souhaite conserver un réservoir de chômeurs pour montrer ce que c’est d’être exclu – chômeurs qui pour la plupart n’ont besoin que d’argent, pas forcément de travail comme le disait si bien Coluche.

Nous ne pourrons vivre sereinement que si l’on suit sa propre voie et mon intuition c’est que ce n’est pas en s’endettant sur 30 ans que l’on est en mesure de pouvoir le faire. Le monde actuel a trop poussé les gens à refuser l’incertitude en mettant en place des systèmes lourds couteux à entretenir. Il est contre-productif pour vous de rechercher la sécurité car elle conduit à faire les choix les moins enrichissants car une partie de la sérénité provient justement du sentiment de contrôler sa destinée (et non pas de recevoir un salaire pour payer son banquier) mais aussi d’avoir un peu d’incertitude.

Lorsque la seule incertitude que vous avez c’est conserver ou perdre son boulot, la vie n’est pas très marrante. Lorsque l’incertitude, c’est que votre projet peut échouer ou se développer, il y a une raison suffisamment amusante pour se lever le matin.

Je dirais donc pour rester sur un élément à mémoriser : pour vivre sereinement il vous faut prendre plus de risques. Je sais que cela semble opposé à l’idée que 20 ans de lavage de cerveau à l’école nous a inculqué et il est certain qu’il faut provoquer le bon type d’incertitude. Il faut accepter l’idée de faire des erreurs et ne pas attendre de permission pour agir.

Si vous êtes enfermé -et il y a de bonnes chances pour que ce soit le cas- dans votre boulot par les procédures et les comportements à suivre faites-le en dehors de votre boulot. Votre entreprise n’est pas assez maline pour tirer le meilleur de vous -le véritable meilleur- pas les 2 techniques que vous avez appris à l’école. Ne trouvez pas une excuse pour votre comportement mais trouvez une raison pour agir.

Avez-vous une bonne raison pour agir ?

Commentaires 28

  1. Je dirais que quitter son emploi salarié c’est tout sauf la sérénité, mais pour beaucoup c’est la seule chance de parvenir à ses reves. 100% des gagnants ont tenté leur chance.

  2. Il y a encore autre chose que je vois dans cette histoire : L’homme ne mettrait pas seulement 30 ans à obtenir ce qu’il a déjà, il perdrait ses enfants entre temps.

  3. Bravo pour cet excellent article
    La peur de tout est vraiment une chose difficile à comprendre!
    Malheureusement elle entraine souvent la médiocrité car rares sont ceux qui osent prendre les risquent qui conduisent à l’excellence, quel que soit leur domaine d’activité.

    Si vous voulez aller sur la mer, sans aucun risque de chavirer, alors, n’achetez pas un bateau : achetez une île ! (Marcel PAGNOL)

  4. Devenez travailleur autonome, c’est en multipliant le nombre de « patron » qu’on se libère de la peur d’en perdre 1. C’est en était indépendant du système d’esclavage qu’on devient libre. Comme le dit le dicton : au riche tout manque, au pauvre peu, au sage rien…

  5. Excellent article ! c’est dingue le nombre de gens dans mon entourage professionnel qui ne se posent absolument pas ce genre de questions, qui sont pourtant très basiques.
    Tu as raison de mettre le doigt sur le rôle très néfaste du crédit … qui est souvent encouragé de manière presque criminelle par les générations des parents et grand-parents. Ces derniers ne se rendent pas compte que dans les années 80, les crédits long terme, c’était du 15 ans grand maximum ! Le coût total n’est pas du tout le même évidemment.

  6. @ Eric T

    Effectivement c’est un bon résumé pour les générations précédentes.

    Ca me rappelle un peu mon travail. (je suis conseiller clientèle particulier dans une banque)

    J’ai régulièrement des clients qui se plaignent de leurs pouvoirs d’achat et qui me disent que c’était mieux avant que la vie était moins chère.
    C’était mieux avant ? La vie était moins chère ?
    Et bien oui et nan.
    Les gens avaient le sentiment d’avoir plus de pouvoir d’achat, mais ils n’avaient pas de quittances pour le téléphone portable, pour canal +, pour TPS, pour un jeu multijoueur en ligne, pour Internet, pour un crédit revolving, ect ect ect …
    Les gens se sont fait bouffés leur pouvoir d’achat par ses dépenses mensuelles et surtout éternelles.
    Aujourd’hui il n’est pas rare d’avoir un client qui est juste en fin de mois, qui vient « mendier » 30€ au delà de son découvert pour des raisons alimentaires.
    Quand on regarde le compte, ça fait mal de se rendre compte qu’un client qui gagne 900€ à 1000€ paye plus de 100€ de portable par mois.
    C’est pas faute de l’analysé et de le dire aux clients mais bon
    « Consommation quand tu nous tiens ! ».

    @Michael :

    Bon article qui pose les bonnes questions.
    Merci à toi

  7. L’histoire est connu mais je ne la connaissais pas lol
    Je la trouve un peu flippante, elle me force a me demander, pourquoi est-ce que je fais tout ce que je fais ? comme tu le dis justement est-ce pour plaire a la societe ? est-ce pour me prouver que je vaux quelque chose ? est-ce parce que je ne vois pas l’evidence (qui est que je devrais commencer a chercher un village cotier :-). Pas mal de questions qui surgissent de la lecture de ton article. Cela veut dire que c’est un excellent article.

    Merci pour ces quelques lignes

    Mohamed Semeunacte

  8. Oui tout ce problème de mal être que certains ressentent et lié à cette société de consommation !

    Ce qu’il faut bien se dire c’est que quelque part quand vous consommez vous engraissez ceux qui sont en haut de l’échelle : les patrons de grosses sociétés alimentaires, de médias, de téléphonie, etc, etc…
    Et ces gens là sont à mille lieux de se poser toutes ces questions sur la consommation…ils gagnent x fois notre salaire annuel en 1 mois.
    Le problème se situe plus bas :
    Une grosse société pour tourner à besoin, de commerciaux, de chercheurs, de magasiniers, etc….
    Et tout ce petit monde à besoin de manger.
    Pour manger il faut générer du chiffre…
    pour générer du chiffre, il faut inciter à la consommation…
    Pour inciter à la consommation il faut créer de nouveaux produits…
    Et le voila notre cercle vicieux :
    Une société ne peut continuer à vivre qu’en créant de nouveaux produits et donc en incitant à la consommation…
    Et plus on consomme, plus on a besoin d’argent et donc on, doit générer du chiffre dans notre travail et donc on doit vendre encore et encore…
    Voilà le problème pervers de notre société…

  9. Très bon article qui m’a fait beaucoup réfléchir. Surtout que j’ai signé il y a un an un crédit sur 25 ans pour l’achat de ma maison ! Mon premier crédit. J’espère peut-être la revendre dans 5 ans en me faisant une plus-value. J’attends ce soir le tirage de l’euro-million, on ne sait jamais !
    Merci pour cet article…

  10. La remise en question des valeurs est une des étapes indispensables pour accéder au bonheur.

    Depuis notre plus tendre enfance, nous avons été posés sur un rail dirigé selon les valeurs de l’époque.
    Seulement voilà, les valeurs ont changé, la vie a changé, la société a changé.

    A nous maintenant de créer notre propre direction afin d’atteindre les objectifs que NOUS souhaitons nous fixer.
    Mais il est plus facile de changer sa vie que de changer la société. Aussi, il incombe à celui qui se plaind de son sort de faire le nécessaire pour modifier son parcours.

    @ Lagraphiste : Je ne connaissais pas ce diction. Il est excellent !

  11. On vit dans une société d’hyper-consommation où tout désormais a une valeur marchande c’est ce qui est regrettable.

  12. Excellent article.
    il me rappelle un texte d’Antoine de Saint -Exupéry dans « Terre des hommes ».
    C’est une réflexion qu’il a dans le bus qui le mène à l’aéroport alors qu’il regarde les employés à ses cotés :
    « Vieux bureaucrate, mon camarade ici présent, nul jamais ne t’a fait évader et tu n’en est point responsable. Tu as construit ta paix à force d’aveugler de ciment, comme le font les termites, toutes les échappées vers la lumière. Tu t’es roulé en boule dans ta sécurité bourgeoise, tes routines, les rites étouffants de ta vie provinciale, tu as élevé cet humble rempart conter les vents et les marées et les étoiles. Tu ne veux point t’inquiéter des grands problèmes, tu as eu bien assez de mal à oublier ta condition d’homme. Tu n’es point l’habitant d’une planète errante, tu ne te pose point de questions sans réponse : tu es un petit bourgeois de Toulouse.
    Nul ne t’a saisi par les épaules quand il était encore temps encore. Maintenant , la glaise dont tu es formé a séché, et s’est durcie, et nul en toi ne saurait désormais réveiller le musicien endormi ou le poète ou l’astronome qui peut-être t ‘habitait d’abord. »

  13. Notre société est pour beaucoup fondée sur la peur : peur de manquer, peur de perdre, peur de vieillir, peur de mourir.
    Et apparaissent comme des sauveurs ceux qui proposent le mot magique : SÉCURITÉ.
    Les politiques, certes, mais aussi les publicitaires, les marchands, les syndicats, etc….

  14. C’est marrant, je tombe sur cet excellent article en cherchant l’histoire du pêcheur pour illustrer un autre article (sur efficacité « vs » productivité).
    Je suis tout à fait d’accord avec les concepts que tu évoques… tiens, je vais prendre le temps de bien tout lire de fond en comble 😉

  15. L’emploi salarié pas intéressant, une prison, bla bla bla…

    Il y a des jobs inintéressants, mais il faut aussi savoir trouver de l’intérêt dans son travail. Faire des efforts pour travailler avec les collègues, même s’il ne sont pas tous rigolos. Faire des propositions, en profiter pour travailler sur des domaines qui nous intéressent (l’organisation, la méthodologie, appliquer le life hacking au boulot…)

    J’ai l’impression que l’on surfe sur la vague « l’emploi salarié c’est nul » dans les blogs de dev personnel. Avoir des revenus complémentaires, c’est une chouette idée mais avant de bronzer sur la plage il faudra encore rester un momen avec un boulot, alors autant apprendre à l’aimer.

  16. Vivre sereinement et sans peur, c’est satisfaire à la fois notre âme et notre égo. Notre âme (notre nature profonde…etc) n’a besoin de rien d’autre que de pouvoir s’exprimer dans une mission au service des autres. Pas de peur à ce niveau car la source de ma sérénité est interne, stable et inépuisable. L’âme est source d’abondance mais n’a rien à consommer dans le monde extérieur. L’égo à des ambitions à satisfaire (argent, gloire, réussite, amour, célébrité…etc) et des ambitions au service de soi. L’égo est un consommateur acharné, avec pour moteur l’illusion que des biens matériels vont combler un manque. Mais aucun consumérisme ne permet d’être serein. Alors que choisit l’âme ou l’égo ? Vendre son âme (on se demande à qui si ce n’est le diable ou la partie obscure de nous même ?) ne permet certainement pas d’être serein car cela consiste à réaliser ses ambitions sans écouter son âme. Et si je pouvais satisfaire les besoins de mon âme et de mon égo en même temps ? Aligner les ambitions de notre égo sur la mission de notre âme est probablement le moyen le plus écologique de remettre plus d’harmonie et d’équilibre en nous et de retrouver une sérénité et une vie ou la peur se manifeste bien plus rarement.

  17. Tout à fait d’accord avec cet excellent article.
    On se rappel tous étant enfant les petites bêtises qui mettaient du piquant dans notre quotidien… La vie avait le goût de jeu.

    Aujourd’hui, une fois grand on peut reproduire ce schéma à bon escient 😉

  18. Bonjour,
    pour une fois je ne suis pas d’accord avec la conclusion

    Prendre des risques et accepter de faire des erreurs ce n’est pas la meme chose. Quand un risque se realise soit c’etait une erreur de le prendre, soit non et dans ce cas c ‘est juste pas de chance
    Si on vous dit « 100% des gagnants on tente leur chance », c’est pour vous pousser a agir, mais ce n’est pas un bon conseil, les stats sont contre vous.

  19. Avis mitigé sur cet article. Certes, il ne faut pas être esclave ni de la société de consommation, ni de la sécurité de son emploi. Mais sérieusement: quand on commence la journée avec pour première tâche de se trouver à bouffer, comme seconde un coin où crécher, est-ce réellement une journée de rêves qui commence?

    Arrêtons de crier « le boulot, c’est pour les cons et pour les pas-cool »: si l’on veut vivre ses rêves, il faut à minima des rentrées d’argent, le salaire étant pour la majorité d’entre nous et la semaine de 4 heures uniquement pour les stars.

    Simplement, il faut avoir une vision critique sur son boulot: faire un travail motivant et intéressant (très peu poussent la fumisterie à se transformer en art), mais ne jamais oublier qu’il y a des limites: aux horaires, aux courbures d’échines… Et en plus, ne pas se laisser marcher sur les pieds ne peut qu’améliorer votre charisme vis à vis des autres!!!!
    Merci en tous cas d’apporter ta vision Mickaël!

  20. Ok on ne doit pas forcement subir, ou choisir en partie ce qui nous intéresse dans l’éco système (économique, société, etc..) mais parfois des besoins « vitaux » ne se trouvent uniquement que dans cet éco système.
    Ex : Le besoin de voler de ses propres ailes d’un jeune couple qui veut s’installer pour quitter le nid douillet mais maintenant trop étroit du domicile parental. Comment il fait pour s’installer, l’argent ils le volent ? il doit attendre d’avoir assez de revenu pour d’acheter un endroit où vivre (vers 40 ans) ? Louer et jeter son argent par « la fenêtre » ?
    Le « Juste besoin » au « Juste moment », l’Homme comme tout animal a besoin de conquérir de nouveaux territoires, cette course en avant ne peut pas être que néfaste. Pour progresser nous avons forcément besoin des autres et nous consommons leurs systèmes à notre insu.

  21. bravo pour votre article.le tout est de se lancer dans quelque choses qui vous plait vraiment alors cest sur que cela va marcher.mais cepandant il faut de la perseverance et se former.

  22. C’est moi ou la question est mal posée…
    Ben oui, il a de la chance le pêcheur, il part sur de bonnes bases. Notre problème, pour la grand majorité est que la base dont nous partons n’est pas bonne, elle ne nous convient pas, il faut s’en extraire, c’est là tout le défi. Ça parait bête mais la base de Mr MBA n’est pas meilleure que celle du pêcheur mais Mr MBA, lui, a des idées pour s’en sortir et la volonté de le faire… Qui devrait nous servir d’exemple… ?

  23. Le mythe du pêcheur mexicain est sûrement un idéal de beaucoup de salariés car il traduit la libération vis-à-vis du travail (la pêche peu contraignante est véhiculée comme un loisir),, la jouissance du temps libre (guitare, verre entre amis) et cela les pieds dans l’eau. La seule voie qui nous est donnée pour y arriver, c’est une vie de labeur effrénée, on s’enchaîne à un salaire, une entreprise, une institution, un patron, de préférence à crédit en espérant un jour être indépendant ou alors le succès immédiat (d’où l’attrait pour les lotos, star-ac et consœurs).

    A l’image du pêcheur, on pourrait se rêver petit agriculteur bio à la campagne, chevrier, menuisier, artisan, consultant free-lance, etc. sauf que souvent l’occasion manque d’y réfléchir et d’agir, car peu commencent dès 25ans avec leur barque et leur canne à pêche. La pléthore des BAC+5, BAC+1000, partis brouter sur Paris pour suivre le troupeau, auront d’autant plus de mal à « tout plaquer » pour vivre réellement leur rêve ou une vie bucolique.
    Une fois mariés, avec un ou deux bambins, propriétaires d’un crédit de 25ans, plus d’une nounou, d’une femme de ménage à payer, et j’en passe….. la barque du pêcheur sera déjà bien bien loin.
    Même si ce type de projets demande maturité et préparation, quoi qu’il en soit cela sera toujours perçu et vécu aussi bien interne qu’en externe, comme une crise (crise d’un ordre bien établi).

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