Ces peurs qui nous bloquent

Michael Ferrari Améliorer sa vie, Esprit riche 26 Commentaires

Je me souviens lorsque j’étais salarié m’être régulièrement posé la question de devenir indépendant et une objection me revenait souvent en tête : et si je ne peux plus travailler ou si je tombe malade ? Je n’aurais alors plus d’argent !

Lorsqu’on est à son compte, pas de travail = pas de salaire. Simple et clair.

Cette question était une de mes peurs à l’époque et je trouvais assez fou ceux qui vivaient de cette manière. Comment pouvaient-ils être aussi inconscients ? Comment pouvaient-ils perdre des jours et des jours de travail en maladie ? Et s’il leur arrivait un accident ? Pourquoi risquaient-ils leur équilibre ? Comment est-ce possible ?

Un jour j’ai dépassé cette peur lorsque j’ai constaté qu’en fait je n’étais que très rarement malade. Après plusieurs années d’activités, je tombais malade quelques jours par an (et je perdais quand même de l’argent). Pourquoi avoir peur de quelque chose qui n’existe pas ? J’ai aussi pris conscience que je n’avais jamais eu d’accident (nous sommes d’accord, les performances passées ne préjugent pas…) et que je ne m’étais jamais cassé quoi que ce soit.

Peu à peu j’ai compris qu’une peur comme celle-ci était un frein majeur, quelque chose qui ne me tirait pas vers l’avant. Avec une peur comme celle-ci, je n’irais pas loin. Après tout, quelle solution adopter ? Celle de rester salarié toute ma vie au cas où j’ai un accident ? Quel intérêt ? Avoir « Il était salarié, il aurait touché un revenu de remplacement en cas de maladie » sur ma tombe ?

Ayant compris ça, j’ai pris mon envol pour aller vivre à Berlin. C’était en 2008 et c’est l’une de mes meilleures décisions de ma vie.

Commentaires 26

  1. Antoine

    C’est amusant car j’étais justement en train de penser à mon statut de salarié hier. Depuis quelques années je rêve de lancer ma société ou du moins de devenir indépendant et gérer ma propre affaire. Cependant, contrairement à votre article, ce n’est pas directement la peur de l’accident qui me bloque, mais la peur de quitter une situation stable pour une bien plus risquée.

    Je travaille dans un des rares domaines qui n’a pas connu la crise, dans lequel le chômage n’existe pas depuis plusieurs décennies, où le salaire est bon et la qualité de vie au travail excellente.
    Entreprendre, se lancer seul, c’est le risque de quitter cette situation idyllique pour aller dans la faune, s’exposer à la concurrence, devoir gagner soi-même ses clients et potentiellement avoir du mal à démarrer. C’est certes une aventure extraordinaire, mais le risque est grand (financièrement parlant) par rapport à tout ce que j’avais auparavant.

    Je n’ai pas encore pris de décision, je suis bien dans mon travail mais j’ai toujours ce rêve de construire quelque chose, de me lancer « seul » qui traîne au fond de mon esprit.

  2. Charles

    Il faut supprimer ses peurs infondées, irrationnelles. Ce sont de réels FREINS.

    Mais pour le faire, il faut les combattre et non les fuir, donc passer à l’action en faisant coûte que coûte ce que notre peur nous dicte de ne pas faire.

    C’est le seul moyen de la battre. Lorsque qu’un peu de temps après on se rend compte que ce n’était pas fondé.

    Faites comme Will Smith qui affirme : « I have fear of fears ». Il déteste avoir peur de quelque chose et se débarrasse de sa peur dès qu’une nouvelle apparaît.

  3. Fabrice

    Au-delà de la maladie, qui est marginale, j’ai constaté plusieurs fois dans mon secteur que les freelances sont finalement souvent moins « inquiets » que les salariés !

    Dans plusieurs missions j’ai rencontré des salariés qui étaient stressés d’un éventuellement déménagement, d’un changement hiérarchique, d’une fusion, etc.

    Finalement le freelance moins protégé voit ce genre de choses avec détachement et ne se sent pas concerné le moins du monde !

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      Michael

      Disons que lorsque tu sais que tu prends les décisions, c’est plus rassurant qu’attendre une n-ième décision de la direction 🙂
      Même si le freelance ne contrôle pas tout, il sait naviguer pour mener sa barque. Le salarié est sur un paquebot et les options se résument souvent à rester dans sa cabine ou prendre un canot de secours.

  4. David | Marketing-Underground.com

    Bonjour,

    Pour ma part, lorsque j’étais salarié je me rendais chez le médecin entre 6 et 10 fois par an… Toujours malade, toujours mal au dos, toujours angoissé ou méga stressé, problème de sommeil…

    Et depuis que j’ai franchi le cap de l’indépendance, de la liberté et de l’entrepreneuriat sur internet majoritairement, (et pourtant ça n’est pas toujours facile car il faut bosser comme un dingue au début) j’ai du aller chez le médecin, une seule fois pour une simple rhinite allergique en 2 ans et suis toujours en forme… Plus de stress négatif, plus d’angoisse, plus de gros soucis de sommeil, etc… 🙂
    Et surtout, fini de fréquenter au quotidiens des personnes salariés qui se plaignent de leur situation mais qui ne font rien pour changer les choses… La routine…
    On ne se rend pas toujours compte mais je pense qu’à force (et même si vous vous sentez différents dans le tête), l’entourage quotidien pèse sur l’inconscient… C’est comme les médias et les journaux TV qui nous montrent tout le temps des choses négatives.

    Bonne journée.

    David 🙂

    « La folie c’est de faire toujours les mêmes choses, et de s’attendre à des résultats différents » (Einstein).

  5. Guillaume de komment devenir riche

    Peur avéree, pour info la plupart des compagnies de mutuelle santé font payer (à prestations égales) plus cher les salariés que les indépendants… (jusqu’à 20%)

    En effet les salariés sont plus souvent malades… 🙂

    Une bonne manière d’enlever cette peur, un contrat de prévoyance qui couvre le BNC et c’est bon 🙂

  6. Sébastien de B-concept

    Personnellement j’ai toujours su que j’allais un jour devenir indépendant.
    La seule chose qui m’a freiné au lancement d’une société c’est vais je garder mon rythme de vie actuel ?

    J’ai donc cumulé deux activités pendant 2 ans afin de « récupérer » mon salaire de salarié en tant qu’indépendant.

    Le jour ou j’ai réussi j’ai lâché mon emploi pour me consacré uniquement à mes activités sur internet.

    Il est aussi vrai que l’on peut faire ça uniquement quand on travail sur le web.

  7. Aline

    La santé ne pose généralement pas de problème lorsque l’on a 20 -30 ou 40 ans mais après ?????
    Tout va pour le mieux également lorsque l’on est célibataire mais lorsque l’on a une femme et 2 enfants ???? là il faut assurer
    je viens de faire recoller les oreilles à ma fille cela m’a coûté 1500€ et heureusement pris en charge en totalité par la mutuelle de ma société
    Je ne sais pas comment ça se serait passer si je m’étais mise à mon compte ???? et vous ????

    1. Sébastien de B-concept

      Tu as forcement du temps libre même en étant en couple ou marié avec 3 enfants.

      Monter son activité c’est une passion, peut être que actuellement tu est passionné de lecture et que tu passe 1 heure par jour à lire ?

      Travailler une heure par jour même à 60 ans c’est possible.
      Si tu t’y tiens tu peux déjà générer rapidement des revenus en tant que autoentrepreneur par exemple.

      En tant qu’indépendant tu dois obligatoirement souscrire à une mutuelle donc t’inquiète pas un indépendant s’en sort aussi bien qu’un salarié.

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  8. Ludo07

    maintenant il y a autant de Travailleurs Non Salariés (TNS) presque que de salariés qui ont des arrêts de travail en France. Donc le risque est bien réduit.

  9. Lucie Montpetit

    Je suis d’accord que les salariés sont souvent plus malades. À part du fait qu’ils sont souvent avec des gens négatifs, ils font souvent toujours le même boulot qui ne correspond peut-être pas très souvent à leur passion.

    Par contre, lorsqu’on est entrepreneur, on le fait parce que souvent c’est notre passion. Et la maladie ne fréquente pas la passion.

    Donc, la plupart des entrepreneurs qui travaillent avec leur passion vivent plus heureux et selon leurs règles donc beaucoup moins malade.

    Mais il est vrai que le saut est difficile à faire. Je suis encore en train de réfléchir à faire le saut, présentement, je fais les deux, jusqu’à quand, je ne le sais pas encore.

  10. gunday

    Etant salarié, je n’envisage pas de devenir indépendant.
    Je veux dire indépendant au niveau du revenu principal.

    Je pense ne pas être le seul dans ce cas.

    Dire qu’être indépendant est la meilleure chose qui soit, c’est imposé sa façon de vivre de penser aux autres.
    Le statut de salarié a également ses avantages.
    J’ai pour objectif principal de me rendre indépendant des filières alimentaires classiques. L’indépendance financière n’arrive qu’en seconde position.
    Le statut de salarié me permet de travailler les 2 objectifs simultanément.

    Etre indépendant est une expérience intéressante, mais de nombreuses autres expériences sont intéressantes.

  11. Kadero

    Si on voit les choses de pont de vue développement personnel, tout ce qu’on fait « comme devenir indépendant » doit être dans le but du se développer personnellement. Et pour avancer dans ce chemin, on doit d’abord comprendre son rôle dans la vie et être doter de la confiance en soit ainsi que de beaucoup de courage pour dépasser ses peurs irrationnelles et sortir de sa zone de confort. Mais l’avancement dans le chemin du développement personnel ne doit pas être fait sans calculer les risques encourus et sans prendre les mesures adéquates pour se protéger car le but final est de progresser et non pas de se casser la gueule. Donc le leitmotiv est courage et confiance en soi et pas de témérité

  12. angelique

    Je pensais déjà créer ma boite à 19 ans. Je me suis lancée à 34 ans. Par « lancer », il est plutôt question d’une lente progression. Il m’a fallu nettoyer pas mal de croyances -sur l’argent notamment-, répondre à mes ambitions au sein de l’entreprise, accepter de ne pas pouvoir déplacer des montagnes, accepter de ne pas pouvoir changer les autres en fait. Comme le dit Kadero, si l’on considère que la vie est une progression vers quelque chose (l’indépendance ? la liberté ? le bonheur ?), m’installer à mon compte m’est venu « naturellement » et est la suite logique de mon parcours.

  13. deca

    Quand on est indépendant, on ne s’arrête pas pour une grippe et encore moins pour juste un mal au dos : au pire on ferme 24/48 heures.
    Tout simplement parce qu’on ne peut pas se le permettre si on n’a pas de salarié en tenant un commerce par exemple.

    Je ne compte pas les arrêts de travail de mon mari partant à la poubelle, pourtant parfois pour une fracture d’épaule ou un claquage de mollet… quand on a décidé de monter sa propre affaire, c’est avec un moral d’acier sinon on reste salarié.

    La base de remboursement TNS, c’est 15 euros par jour !

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      Michael

      Il est clair qu’en étant à son compte on rechigne à s’arrêter comme pourrait le faire un salarié. En revanche j’en vois beaucoup qui prennent extrêmement soin de leur santé pour prévenir toute maladie.
      L’arrêt maladie de complaisance, c’est pas chez les TNS 🙂

  14. Carole

    Le dilemme salarié / indépendant a toujours fait débat et continuera à alimenter les prises de position.
    S’intéroger sur ce qu’il y a de mieux pour se sentir accompli dans sa vie est une quête louable.
    La décision, me semble t-il, est très conditionnée par les ambitions, les traits de caractère de chacun.
    Pour ma part, j’ai quitté mon entreprise après 9 ans, parce que j’ai senti que le moment était venu.
    Même si je suis dans une période de réflexion et de confusion, je ne regrette pas mon choix

  15. marie laure

    Bjr,

    Lorsque je lis les commentaires, ils tournent tous – ou presque autour de l’importance de la santé, de la possibilité de toujours pouvoir faire face financièrement à des coups durs, de la possibilité d’exercer sa passion, bref d’avoir du temps pour VIVRE.

    Je suis très contente de lire cet article car pour moi il parle de ma première chose qui peut nous permettre de réaliser tout ce qui a été cité plus haut ; pouvoir vaincre ses peurs , c’est fondamental et pour tous c’est faisable, c’est le b-a-.ba de la LIBERTE. C’est ma petite fille de 4 ans qui me donne chaque jour la leçon pour pouvoir le faire : Lorsqu’elle désire quelque chose, elle le demande, elle essaie, encore et encore , quelques soient les obstacles ( le refus de maman, l’éventualité d’une chute, etc…) parce qu’elle a un but et elle s’y tient ; même s’il y a l’éventualité de l’échec.

    Depuis que j’ai compris cela , je ne laisse plus mes peurs me guider dans la vie, de nos jours il y a tellement d’opportunités. Quelle est la pire des choses qui puisse nous arriver dans la vie ?! Se faire réprimander par son boss, perdre un emploi ?! Non à mon sens ce qui nous arriver de pire c’est de laisser nos peurs nous gouverner, après cela il n’y a que la mort… contre laquelle de toutes façons nous ne pouvons rien…

    Alors sortons de nos classicismes, ayons le courage de VIVRE de BIEN VIVRE. Pour ma part, après avoir participé à enrichir plusieurs entreprises par mon travail d’attachée commerciale, j’ai décidé – malgré de substantielles commissions mais sans liberté réelle de décider de mon avenir- de monter mon cabinet de conseil de développement commercial aux entreprises (TPE et PME) et développer une activité de marketing de réseau dans le secteur de la santé et du bien être. Avec cette deuxième activité, je suis EXTREMEMENT HEUREUSE car je peux partager avec mes proches l’assurance de me maintenir en santé et d’avoir la liberté financière. Si ça vous intéresse, prenez contact avec moi

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  16. SALOU Frédérique

    Aujourd’hui, à cause du pessimisme français, des « on dit » et de la peur générée par ce qu’on entend à la télévision, plus personne ne se donne les moyens d’essayer pour réussir. La seule peur d’échouer tétanise les français. Et par frustration, ces-derniers tentent de décourager les seules personnes de leur entourage qui tentent ! Cela est devenu très culturel en France. J’ai commencé à me battre contre cette mentalité il y a maintenant deux ans de cela. Permettant aux personnes désireuses d’entreprendre de le faire en partenariat avec une puissance Société Allemande (http://bourse.lci.fr/bourse-en-ligne.hts?urlAction=bourse-en-ligne.hts&idnews=BNW120809_00005521&numligne=0&date=120809&source=BNW). Objectif : 100% réussite dans le développement d’une entreprise simplifiée, sans les contraintes, ni les risques d’un entrepreneuriat traditionnel, mais avec des possibilités d’évolution infinies. Notre force est « l’humain », « l’écoute » et « la solidarité » entre partenaires. Cette éthique génère une cohésion d’équipe permettant d’abolir toutes les barrières psychologiques qu’une personne rencontre dans son évolution. Qu’elles soient générées par l’entourage ou par un mode d’éducation.

    Notre système de formations, d’accompagnement personnalisé et de développement personnel permet à tous de développer l’état d’esprit d’un entrepreneur, évitant de manière remarquable, les risques d’abandon des partenaires face aux difficultés de l’entrepreneuriat. Ne pas baisser les bras et voir les difficultés comme des alliés pour passer des paliers, c’est cela qui fait la différence entre une personne qui réussit et une autre qui préfèrera retourner à sa zone de confort assassine. (Frédérique SALOU : Oser se lancer ([email protected])).

  17. Nathy L.

    > L’inaction entretient la peur.
    Passer à l’action est bien le seul remède pour effacer la peur…
    Ce à quoi on fait face, s’efface.

    Bonne soirée Chers Tous !

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