Investir
Exemple d’annonce immobilière à ne pas suivre
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Si vous souhaitez vendre votre bien immobilier, il y a des erreurs de débutant à ne pas faire par les temps difficiles qui courent.
Par exemple, l’une des erreurs dont avait parlé l’agent immobilier que j’ai interviewé, c’est de ne pas mettre en vente son bien dans plusieurs agences car personne ne sera vraiment motivé pour le vendre ne sachant pas s’il obtiendra la commission ou si quelqu’un lui passera devant.
C’est parfois contre-intuitif mais la concurrence sur le marché de l’immobilier n’est pas bénéfique pour le vendeur dans ce cas de figure.
Voici l’exemple d’un bien mis en vente dans une dizaine d’agences différentes.
En utilisant http://www.petitscailloux.com/ on peux rapidement voir l’historique du bien : depuis combien de temps l’annonce existe, à quels prix… Un très bon outil si vous souhaitez acheter quelque chose.
Nous avons donc un bien manifestement en perdition. Je n’ai même pas pris la peine de comparer les prix au m² avec ceux pratiqués dans cette ville tant la multiplication des annonces me laisse penser que le vendeur est aux abois…
Trouvé sur Forum Bulle immobiliere
Bulle immobilière : le point sur le cataclysme à venir

photo credit: VisitMyLuxuryHome.com
Les mauvaises nouvelles économiques affluent. Les constructeurs automobiles mettent au chômage technique leurs équipes, des sous-traitant mettent la clé sous la porte, bref le climat se dégrade.
Mais alors que fait l’immobilier ? Après mon article intitulé « Bulle immobilière, le point complet sur la situation» qui date de septembre, de l’eau a coulé sous les ponts. Je me devais de faire une mise à jour conséquente et les nouvelles ne sont pas réjouissantes.
Pour faire un voyage dans le temps voir « Immobilier 2008 : Faut-il acheter ou louer» et « Immobilier 2008 : Est-ce le bon moment d’acheter ?» tous deux publiés en janvier 2008.
Le bon, la brute et le truand

photo credit: Michelle Jones UK
Atterrissage en douceur, atterrissage en douceur… ils n’ont que ces mots à la bouche. Qui ça ? Les professionnels de l’immobilier. Quoi qu’en ce moment, c’est plutôt la soupe à la grimace. Malgré l’annonce du président de la république pour soutenir l’immobilier neuf par le doublement du prêt à taux zéro, les dés sont jetés. Lorsque vous êtes pris en otage, vous n’arrivez plus à être très créatifs. C’est malheureusement le cas du secteur. Ainsi, on retrouve dans toutes les interviews les habituelles ritournelles. Mais heureusement, le micro est de plus en plus tendu vers ceux qui savent :
Dans une récente interview sur Capital.fr, Jean-pierre Petit chef économiste chez Exane BNP Paribas, parle d’une baisse des prix de 30 à 40% en 5 ans. Il est connu pour avoir annoncé l’arrivée de la crise de l’immobilier depuis 2005. Remarquez que l’OCDE avait annoncé la même année que « l’immobilier connait un cycle d’augmentation sans précédent« .
Je vous rappelle que Friggit annonçait au mois d’août une baisse de 35% en 6 ans.
Alors, alors qu’en est-il réellement ? Pourquoi est-ce qu’on entend encore des arguments comme « si l’on arrête de construire maintenant il aura une pénurie de logements en 2011″.
Dans leur appel à Nicolas Sarkozy, les professionnels du BTP parlent d’un manque de logement, là maintenant tout de suite.
Mais alors, dans système économique assez libre, pourquoi la loi de l’offre et de la demande ne s’applique-t-elle pas à l’immobilier ? S’il manque des logements, pourquoi est-ce que les prix ne continuent pas de monter ou juste de stagner ?
J’ai bien ma petite idée là-dessus !
En fait, on confond souvent la demande en logement et la demande en logement « à prix raisonnables» .
Cela n’empêche des villes comme Tarbes, Rodez, Castres, Villefranche-sur-saone d’être totalement surchargées en logements.
J’ai vu des articles parlant d’un manque de locataires. Certains locataires négocient même sérieusement leur loyer.
Qui souffre le plus dans cette triste histoire ? Nos chers petits agents immobiliers. Pour eux, c’est plutôt l’atterrissage en douleur quand ils n’ont pas mis la clé sous la porte. Le nombre d’agence diminue très sérieusement. Ce n’est qu’un juste retour à la normale après avoir vu l’arrivée sur le marché de nombreux agents voulant tirer parti des prix fous de l’immobilier entre 2000 et 2007.
Alors, que reste-t-il ? Paris ? Attention quand même, le Figaro annonce que « même à Paris les prix baissent» .
Je vous invite à jete aussi un oeil au niveau des prix mesuré par l’OCDE – House Price Ratios (xls). Sur la première feuille on y voit la rapport entre prix à l’achat et à location. L’Espagne est championne (félicitations) à 190, la France fait un honorable 160 et les USA ne sont qu’à 130. Faut-il en conclure que la situation est plus grave en Europe qu’aux USA ? hum.
Comme une bonne nouvelle n’arrive jamais seule, les Echos parlent de la crainte des « propriétaires-bailleurs face à l’explosion des taxes foncières» . Avec des situations très disparates :
Les augmentations de taux de taxe foncière les plus fortes, entre 2003 et 2008, ont été le fait des Bouches-du-Rhône (+79,64%), de la Vienne (+31,20%), du Pas-de-Calais (+28,10%) alors que douze départements (dont les Alpes-Maritimes, la Haute-Savoie et la Seine-Maritime) ne pratiquaient aucune modification du taux.
Parmi les 30 premières villes françaises, c’est Brest qui décroche la palme de la plus forte hausse (+55,98%) loin devant Reims (+40,87%) et Marseille (+13,16%).
Si vous voulez savoir ce que vont raconter les journalistes dans les prochains mois, allez consulter gratuitement les archives des Echos. Le passé, c’est l’avenir.
En Angleterre, BBC NEWS dans un article du 4 décembre parle de sur site d’une baisse de 15 à 20% depuis le point le plus haut. Et oui, ce pays qu’on nous vendait comme la preuve que l’immobilier ne peut que monter et donc, comme tous ceux qui ont fait des excès, en train de chuter… jusqu’où ? La tribune parle aussi d’une chute record des prix de l’immobilier en Angleterre.
Le mot de la fin :
Encore une fois, le désir d’être propriétaire ne doit pas vous faire prendre de décisions inconsidérées. Le marché de l’immobilier entre dans un marasme sans nom. La crise financière va poser un joli glacage sur ce beau gâteau et tout le monde va déguster.
Je tiens donc à remercier, sincérement, les USA d’avoir autant déconné sur l’immobilier chez eux. C’est un peu de là que tout est parti et ils nous ont fait gagner un ou deux ans.
Je tiens aussi à remercier nos amis, les agents immobiliers, dont le professionalisme (de 90% d’entre eux) n’à d’égal que la chance que Mikael Vendetta possède un QI supérieur au zéro absolu (qui est quand même à -270). Il va y avoir beaucoup de Porshe Cayenne sur le marché de l’occasion en cette fin d’année et finalement c’est peut être bon pour la planète ce krach ?
Je vous prédis un phénomène extraordinaire : l’envolée massive de plus-values immobilières !
Crise financière, ce que le public devrait savoir
Voici une vidéo intéressante sur la crise financière…
Qu’est-ce qu’un « Bank run» (panique bancaire) ?
Si vous avez regardé le reportage Money as debt (l’argent dette), une question a du vous frapper. Si ce n’est pas le cas je vous encourage vivement à consacrer le temps nécessaire pour cela, ça sera du temps bien utilisé ! Money as debt.
Le bank run, c’est la concrétisation du système de la création de valeur : la banque ne possède pas l’argent qu’elle prête. Je simplifie les choses mais la banque, à un instant précis, n’est pas en mesure de faire face à un grand nombre de retrait d’argent. Elle court alors le risque de se trouver insolvable (ne plus pouvoir payer ses frais de fonctionnement).
La banque n’a pas les liquidités correspondantes à l’encours d’argent déposé par ses clients. Une partie de ces liquidités est investi, une partie sert à garantir les prêts.
Ce que les dirigeants ont voulu éviter, c’est la panique, le retrait massif des épargnants. Les différents plans et les interventions des états sont en grande partie liée à ça.
La Northern Rock en a fait les frais en Angleterre et c’est une chance pour nous et pour le système que cela ne ce soit pas généralisé.
Car en fait la crainte dure tant que vous n’avez pas retiré votre argent. Comme tous les mouvements de panique, un fois qu’il est lancé, impossible d’arrêter les choses. Les premiers arrivés seront les premiers servis, tout le monde le sait et cela alimente encore plus la panique.
Ainsi on a vu des témoignages de gens voulant revenir au bon vieux système du matelas pour stocker leurs économies.
Alors, plus de panique bancaire, plus de bank run pour la tranquilité de tous !










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