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Ma banque et moi

Posted on 29. oct, 2009 by Michael.

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Empire State Pigeon

Voici le résumé d’une excellente émission diffusée sur Arte sur le thème des banques. (Pourquoi ne peut-on pas choisir à qui donner la redevance TV ?)

Moi et ma banque diffusé sur Arte le 27 octobre 2009 à 20h45, réalisé par Isabelle Vigouroux.

Alors que les situations de surendettement se multiplient, la réalisatrice montre de l’intérieur le durcissement de la relation entre les banquiers et leurs clients.

Pour comprendre l’impact de la crise déclenchée voici un an, Isabelle Vigouroux explore de l’intérieur la manière dont elle a affecté la relation entre les banques et leurs clients, particuliers ou entreprises. Poussé par son banquier à investir dans les actions Natixis, l’un des témoins a perdu tout son capital. Cette femme, elle, a glissé petit à petit dans l’angoisse du surendettement, comme des millions de gens en Europe. Quant à ce patron de PME, il ne digère pas que sa banque, après avoir perdu des milliards en Bourse, lui refuse un prêt au motif qu’il serait risqué. Hausse des intérêts et des taux variables, frais bancaires en expansion… Des conseillers financiers témoignent de l’engrenage de la pression commerciale. Sommés de faire du chiffre, ils ont vendu crédit et produits bancaires sans tenir compte de l’intérêt des clients. Un film qui, à travers des histoires personnelles, raconte comment nous avons perdu confiance dans les banques.

Voir le reportage (encore 5 jours)

Le reportage commence par aborder la défense des petits actionnaires : Natixis. 2,8 millions de personnes concernées. (Voir Les épargnants perdants de Natixis sont-ils à plaindre ?)

La personne qui organise la riposte dénonce le fait que de nombreux épargnants ont été choisis pour leur ignorance des marchés.

L’une des victimes est un éducateur / musicien. Eric avait hérité et cela à évidemment attiré l’attention de sa banque. Après la démonstration d’une belle courbe qui monte, Eric signe l’achat d’actions Natixis pour plus de 100 000 €. Une paille.

Eric signe un document où il déclare « qu’il décharge la banque de toutes responsabilités » et il rédige une lettre où il dit « être pleinement conscient des risques encourus quand aux placements boursiers et qu’il s’agit d’une opération mûrement réfléchie et préparée. »

Il s’est montré négligent et rapidement la belle histoire tourne mal : le subprime arrive. Eric perd 90 % de son capital.

L’opération « Champion », le nom donné à l’augmentation de capital, nécessite des financements et ce sont les clients qui vont être sollicités. Le défi : trouver 5 milliards en 1 mois.

Deux personnes qui travaillaient chez Natixis à ce moment-là racontent qu’elles n’ont pas acheté ces actions et l’un d’entre eux dit même qu’il a déconseillé l’investissement à sa mère « Parce que j’aime ma maman ».

Alors évidemment, l’information était disponible mais imbuvable pour le péquin moyen et l’association a déposé une plainte contre la banque. Elle représente 800 clients.

La confiance entre les banques et leurs clients se dégrade depuis plusieurs années. On voit ensuite Isabelle qui préfère garder son argent à la maison plutôt que sur son compte. Elle est surendettée suite au décès de son conjoint. Elle se tourne donc vers la banque de France et sa situation est examinée. Par conséquent durant cette période elle n’est plus éligible à aucun crédit sauf que sa banque lui autorise l’utilisation d’une réserve d’argent (revolving) qui aggrave sa situation : le pire c’est qu’elle l’utilise.

La commission de surendettement rejette naturellement son dossier. C’est un conseil de base que je donne dans mon ebook « Sortir du surendettement » !

La crise ne fait qu’aggraver les tensions entre clients et banquiers : comptes bloqués, crédits refusés, frais abusifs sont les 3 péchés des banques.

On voit une étudiante qui était en découvert et dont la banque refuse soudainement le découvert. L’enchainement c’est que tous ses créanciers ne sont plus payés et se retournent contre elle.

La chute de l’immobilier apporte bien sûr son lot de mauvaises surprises avec des mensualités en hausse pour les emprunteurs.

3 conseillers bancaire témoignent de manière anonyme.

Ils racontent qu’on leur demande ouvertement de présenter les faits de manière orientée. Ils témoignent de leurs objectifs purement « produit » au dépend de l’intérêt du client : « je ne peux vous aider que si vous prenez un produit ».

Les conseillers savent ce qu’ils font et ne sont pas d’accord avec mais ils le font. La conséquence, c’est qu’ils craquent de plus en plus. Ils ont honte.

Le débat après est aussi intéressant et dénonce l’importance du coût de la banque de détail en France. L’interlocuteur Allemand est très pragmatique : le conseiller est là pour vendre. Ne passez pas 1 heure à comparer des grille-pains à 20 € et 5 minutes pour placer votre épargne.

360 milliards injectés dans le système bancaire en France. Aux USA cette année, 437 milliards de dollars de bénéfices seront réalisés et les primes versées aux traders sont 5 fois supérieures à l’aide alimentaire mondiale qui nourrit 1 milliard de pauvres.

Rien n’a changé. « On continue comme avant. »

Les traders ne sont pas contre la réforme de leurs bonus, ce sont les états qui fixent les règles du jeu et comme l’Angleterre et les USA dépendent de leurs marchés financiers, la réforme n’a pas eue lieu. L’état est dépendant des banques.

L’Europe n’a pas la force de frappe pour changer les choses. La règlementation en Europe fait déjà fuir les institutions financières et le durcissement des règles ferait fuir ces institutions de Londres vers Singapour.

Les traders invités tiennent le même discours que Frédéric Lordon, c’est assez frappant !

Tout le monde savait que nous allions dans le mur mais personne n’a voulu sonner la fin de la partie. L’économie réelle n’a toujours pas redémarrée, la correction se fera sur plusieurs années.

Marc Fiorentino dénonce le fait que l’on se moque des Américains mais que l’on profite de leur surconsommation et de leur endettement depuis 20 ans.

3 ans de récession : voilà son pronostic. Il dénonce aussi l’inutilité du « Grand Emprunt ».

D’après l’autre intervenant, Dirk Müller, L’ensemble des dettes liées à la relance sera, d’une façon ou d’une autre caché sous le tapis et annulé. (Voir Inflation, déflation et considérations économiques)

Une série d’émission que je vous recommande fortement de regarder.

Quelques conseils :

  • Toutes les lois du monde ne compenseront pas votre négligence

  • N’investissez que ce que vous pouvez vous permettre de perdre

  • Apprendre le langage des banques pour négocier avec elles

  • Le banquier est là pour faire son beurre. A vous de trouver un terrain gagnant/gagnant

  • Ne vivez pas à crédit/découvert : ne donnez pas le bâton pour vous faire battre en étant dépendant

Image par ZeroOne

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Esprit riche a lu : Mon combat contre les banques

Posted on 28. sept, 2007 by Michael.

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« Si vous voyez un banquier se jeter par la fenêtre, sautez derrière lui : vous pouvez être sûr qu’il y a quelque profit à prendre » Voltaire

Après la lecture de ce livre « Mon combat contre les banques« , j’ai changé mon point de vue sur mon conseiller. J’avais déjà une confiance toute relative et je ne prenais jamais pour argent comptant ce que me racontait mon conseiller. Je n’ai pas eu besoin pour l’instant d’avoir un conseiller compétent (voir Principe de Peter).

Daniel Richard, l’auteur, est un avocat qui a été amené à défendre des particuliers contre les banques. Il a été le premier à obtenir une condamnation d’une banque dans une affaire en 1986 ! ça fait déjà un petit bout de temps mais les choses ont finalement assez peu changé…

Dans cette première affaire son client avait souscrit et déposé des titres dans une banque et c’est le défaut de conseil qui a été reproché. Il faut dire que le client en question avait tout perdu !

Et cette citation en début de livre donne le ton : « Un banquier c’est quelqu’un qui vous prête un parapluie par beau temps et qui vous le reprend lorsqu’il pleut. » Mark Twain

L’auteur a obtenu une série de condamnation tout au long de sa carrière sur le même thème : votre conseiller doit vous… conseiller !

Un exemple significatif est donné chapitre 6 : une personne de 89 ans souscrit une assurance vie. Ouvert en 2000 avec 100 000 francs, le compte arrive à 157 000 € grâce à l’argent versé au fur et à mesure.

La personne décède et les héritiers ne récupèrent « que » 139 000 €. 17 000 € de perdu en gros. Le capital de ce support était garanti pendant 8 ans, mais le contrat précisait en fait qu’a partir de 80 ans cette clause ne s’appliquait pas. Pire, toujours à partir de 80 ans la fiscalité n’est plus avantageuse pour transmettre aux héritiers.

Après avoir démontré que placer l’argent sur un compte épargne à 4.5% aurait été plus avantageux, notre cher avocat à obtenu plus de 40 000 € de dommages et intérêts de la banque (sans procès).

L’auteur évoque ensuite la « bancarisation » des plus jeunes. En 1999 : 72 % des 11/12 ans, 74 % des 13/14 ans et 79 % des 15716 ans ont déjà un compte bancaire ou une carte de retrait (16 ans).

Ce n’est un mal en soit, ce qui l’est c’est la généralisation et l’omniprésence des banques : il n’est plus possible de fonctionner sans elles et donc elles doivent être irréprochables.

Pour le reste je vous conseille de lire le livre !

Cela change du discours ambiant qui consiste à dire que les gens sont grands et doivent assumer leurs actes, etc … Oui Mais : il y a un devoir de conseil dont la banque ne peut pas s’affranchir.

Dans ce domaine, il faut savoir bien s’entourer !

Ayez l’oeil ouvert, et le bon.

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Qui sont vos conseillers ?

Posted on 10. sept, 2007 by Michael.

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Qui vous conseille lorsque vous achetez un appareil photo numérique ? Un livre ? Une maison ? Des actions ?

Quand vous demandez des conseils à un membre de la famille ou à un ami pour un gadget high-tech, vous le faites parce que vous savez que cette personne est experte dans ce domaine et surtout qu’elle n’a aucun intérêt à vous orienter vers un produit particulier. Quand vous faites la même démarche pour une maison ou des actions, pourquoi alors faire confiance à un agent immobilier ou à votre banquier ?

Pensez vous que votre agent immobilier va vous donner ce qu’il a de mieux au meilleur prix ?

Une étude a prouvé que 75% des conseillers de banques n’ont jamais investi en bourse un euro en bourse. Ces conseillers n’ont pas d’intérêt à vous conseiller les même produits, ils doivent avant tout vous vendre quelque chose pas plus qu’ils n’ont de temps pour étudier le marché.

Dans ces 2 cas il y a une forte asymétrie d’informations. Autrement dit votre agent immobilier ou votre banquier ont plus d’informations que vous. Votre agent immobilier sait sûrement (si c’est un bon !) :

  • le dernier prix auquel souhaite vendre le vendeur

  • le temps depuis lequel son bien est en vente

  • le temps qu’il est possible d’attendre (financièrement)

  • si le vendeur sera obligé de vendre à terme

  • la véritable histoire de la maison

  • les vrais prix de vente dans le quartier

Vous pensez faire le poids ? Bref, réfléchissez et déterminez ce que vous voulez. Trouvez un maximum d’informations, notamment sur internet.

Les conseilleurs ne sont pas les payeurs, retenez ça.

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