Savoir s’entourer, une clé pour le succès

Michael Ferrari Améliorer sa vie, Psychologie de l'argent 9 Commentaires

Philippe est coach et auteur du livre « Soigner vos problèmes d’argent » dans le domaine de l’argent et du développement personnel. Chaque semaine, il publie sur Esprit Riche un article parlant d’argent et de ses secrets que nous avons parfois du mal à comprendre. Voici Philippe !

Pas de chronique la semaine dernière pour cause de poisson d’avril. Les lecteurs réguliers du blog ont rapidement déjoué la supercherie mise en place par ce diable de Michael, tant ce langage est différent des valeurs diffusées par esprit riche… Ouf !

Lorsqu’on est en phase de changement, personnel ou professionnel, nous sommes souvent scindés en 2 parties : l’une de nous est orientée sur le désir d’une situation nouvelle, pendant que l’autre est accrochée à la peur de perdre les « avantages acquis ». Dans l’entre-deux, on ne peut pas se déployer : les conflits sont d’ordre intérieur. Et l’équilibre des forces penche d’un côté ou de l’autre selon les stimulations que l’on reçoit. La question devient donc : comment aller chercher des stimulations qui les feront pencher du coté de la vie, de l’entreprise, du projet plutôt que dans le statu quo, voire la peur..

Poisson ou oiseau ?

J’accompagne actuellement une personne qui travaille depuis 20 ans dans la fonction publique. Elle est cadre et exercé un seul et même métier, pour lequel elle s’est formée longuement, mais qui n’a pas d’équivalent dans le secteur privé. Elle ne supporte plus le fonctionnement administratif ni les relations hiérarchiques. Elle a élaboré un projet professionnel de reconversion dans une activité indépendante. Elle cherche donc comment quitter « au mieux » son administration et se trouve très étonnée de ne recevoir aucun soutien pour cela. Tous ses interlocuteurs, qui vivent pourtant les mêmes insatisfactions qu’elles, font au contraire le maximum pour la décourager en évoquant le spectre de la pénurie, de la crise, de l’environnement hostile en regard du statut et de l’emploi (ce que j’appelle la soumission librement consentie). Par ailleurs, dans le milieu correspondant à la nouvelle orientation qu’elle projette, elle reçoit stimulation et encouragement. Etonnant non ?

Non. Ce n’est pas étonnant : des poissons rouges, conditionnés par des millénaires de bassin, ne peuvent aider un de leur congénère à devenir un oiseau !

Quel impact ont sur vous ceux qui vous entourent ?

On croit que convaincre les « négatifs » est utile, que cela fortifie notre argumentation et notre positionnement intérieur. Jusqu’à un certain point, oui. Mais recevoir de plein fouet les peurs, frustrations et projections des autres ne peut nous faire nous sentir bien, nous rendre confiant et positif dans les opportunités que nous voulons saisir. Je pense que c’est une erreur qui oriente notre esprit sur le côté « négatif » des risques. Et lorsque nos pensées sont focalisées sur les obstacles, ils ne manquent pas d’être au rendez-vous !

Si vous êtes un poisson rouge et que vous voulez devenir un oiseau, entourez-vous d’oiseauxheureux d’être des oiseaux !

Ils vous diront comment ils ont pris leur envol, vous parleront de leur sentiment de liberté, comment ils font face aux défis qu’ils ont à relever. Ils vous encourageront à sortir de votre milieu et vous accueilleront comme l’un des leurs. Certes, tous les oiseaux ne sont pas heureux d’être des oiseaux, certains rêvent d’être des poissons ! Qu’à cela ne tienne : faites-leur rencontrer des poissons de votre environnement actuel heureux d’être des poissons !

Il est capital de bien choisir son environnement relationnel. Le meilleur indicateur est votre ressenti. Cette question peut vous aider : en « sa » présence (celle de votre interlocuteur), comment est-ce que je me sens : léger, confiant, curieux, plein d’énergie ou fatigué, confus, hésitant, préoccupé ou méfiant ? Voilà le véritable indicateur pour sélectionner les personnes qui vont vous mettre sur la voie. Sélectionner veut dire choisir et donc renoncer.

A vous maintenant

Faites le tour de votre environnement relationnel, personnel et professionnel. Auprès de qui je me sens ok, serein et ouvert et auprès de qui je me sens gêné, défensif et impuissant ? Pourquoi ? Que disent et font ces personnes pour que je ressente ces sentiments ? Pourquoi est-ce que je continue à entretenir des relations qui me portent préjudice ? Qu’est-ce que je vais perdre et gagner en les stoppant ?

Commentaires 9

  1. Absolument d’accord avec cet article. De la même façon que les fréquentations d’un adolescent vont soit l’aider à se structurer, soit au contraire l’attirer dans un coté plus obscur, je pense que nos fréquentations, une fois adulte, ont forcément une influence sur nous.
    Essayer de convaincre les sceptiques, au bout d’un moment c’est épuissant ! Alors on fini par arrêter de parler de nos projets si fous … Et pourtant, pas si fou que ça ! Vouloir quitter la rat Race ce n’est pas folie … C’est de l’ambition je dirais même…
    Alors, c’est évident, pourvoir et savoir s’entourrer de tous ces gens qui ont déjà franchi ces étapes intermédiaires et qui ont réussi, sont nos meilleurs gages de réussite. Et c’est pour cela que je lis Esprit Riche de bon matin

  2. C’est même pire que ça.

    Non seulement ces personnes négatives vont mettre le doute (car c’est typiquement français de toute façon de critiquer, on est « construit » comme ça, pour « chercher » la critique ou la moindre petite chose, tout notre parcours scolaire est construit là-dessus), mais en plus le simple fait de parler du projet dilapide l’énergie et l’enthousiasme pour celui-ci, indépendamment des réponses que l’on reçoit.

    Quand on a une idée forte en tête, on a qu’une seule envie, la mettre en oeuvre, comme un bateau à voile dont la voile serait gonflée à bloc.

    Si vous en parlez, vous « évacuez » la pression du projet, et dégonflez la voile.

    C’est quelque chose que j’ai pu vérifier de nombreuses fois, aussi bien sur moi que sur d’autres.

    Il faut tjs parler de ses projets APRES les avoir réalisés, c’est la meilleure façon d’aller au bout.

    Quand je discutes avec des gens qui me disent « Je vais monter ma boite », c’est rare que 6 mois plus tard il se soit passé quelque chose. Par contre, plus fréquemment je revois des gens que je n’avais pas vu depuis 6 mois et ils me disent simplement « Au fait, j’ai monté ma boite ».

  3. Bonjour à tous,

    Intéressant comme article j’en parle régulièrement avec mes amis. Je me pose souvent la question avec qui je me sens bien, à l’aise, avec qui mes relations sont constructives.

    Pour ce qui est des projets je suis d’accord avec Fabrice. J’ai plusieurs projets en tête, je n’en parle pas car dans ma famille (étant donné mon jeune âge apparemment) je ne suis pas pris au sérieux alors… Je réalise et j’en parle ensuite 🙂

  4. Entièrement d’accord!!

    Je me trouve exactement mais EXACTEMENT dans cet entre-deux, entre le désir de prendre mon envol et la nostalgie du cocon salarial…

    Je fréquente des entrepreneurs en marché privé, gré à gré, et ça n’a rien à VOIR avec l’ambiance casse bonbon du marché public (en général, il y a des exceptions).

    Ce qui a de sur c’est que le poids du carcan quel qu’il soit, finit par modeler la personne qui se rigidifie dans sa position (poisson, oiseau) au point de ne plus envisager le changement.

    1. Oui, je pense qu’il est important de rester ouvert aux possibilités quelle que soit sa situation . Aucune situation n’est idale, les contraintes sonr différentes, mais le choisir nous donne un meilleur sentiment de liberté

  5. Article excellent!!!!
    Cela me fait penser à ce qui dis justement T Harv Eker:
    « Si vous saviez qu’une personne à la rougeole, accepteriez vous de la toucher? Evidemment la réponse sera sûrement non… et pourtant on accepte tous les jours de rester entourer de personnes qui ne nous font pas avancer… »

    On peut choisir qui nous entoure, personnellement j’écarte rapidement de mon entourage les personnes négatives!!!

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