Rat race : Sortir de la partie rapidement

Michael Ferrari Esprit riche 22 Commentaires

La vie est un jeu en 4 périodes, comme au basketball. Si vous en êtes au début, vous n’imaginez pas ces limites et il peut être facile de perdre son temps. Pour autant, vous n’aurez pas plus de 4 périodes : soyez prudent.

Votre vie en 4 périodes

La première période, c’est 0-25 ans. Durant la première période, nous apprenons et nous grandissons. Nous nous développons. C’est le moment où l’on consacre le plus de temps à s’éduquer, où l’on pose les bases de notre avenir. Certains sont tentés de passer rapidement cette première période pour entrer directement dans la deuxième mais tout vient à point à qui sait attendre. C’est une période critique qui définie souvent les limites de notre vie future, une période où l’on acquiert notre vocabulaire et nos croyances. C’est l’échauffement et comme pour tout échauffement, sa qualité influencera la performance à venir. Ici, vous devez monter en régime autant que possible. Aucun compromis ne doit être fait !

La deuxième période, 25-40 ans, est celle de l’espoir. L’énergie est à son comble, travailler des heures durant n’est pas un problème. Pendant cette période, nous montons en puissance dans notre spécialité qu’elle soit technique ou artistique. Nos capacités relationnelles sont à leur maximum. La deuxième période est celle où l’employabilité est maximum : la compétence n’est pas chère payée au début et elle se valorise rapidement par la suite. C’est celle où tout est possible. Rien ne peut vous arrêter. Faire 4 heures d’avion pour faire la fête pendant un week-end n’est pas un problème. Tout remettre en cause pour changer de vie n’est pas un problème. Monter sa boutique en ligne le soir en plus de son boulot alimentaire n’est pas un problème. Le mot d’ordre est simple : vivez et faites des expériences variées et intenses.

Ensuite vient la troisième période, 40-65 ans, où notre énergie se dissipe mais où notre expérience vaut de l’or. C’est la période du ralentissement où l’on sort de la course en douceur. Beaucoup de choses peuvent encore être accomplies et il est possible d’inspirer et de motiver. C’est ici que l’on peut construire, sur la base de notre savoir, de notre savoir-faire et de notre savoir-être, de grands projets. Évidemment, ce que vous aurez accompli lors de la période précédente sera un éclairage et un fil conducteur pour cette période-là. Ici, on aspire à une certaine stabilité. Le changement est moins évident.

Enfin la dernière période, 65-100 ans, est celle où l’on s’éteint progressivement. C’est parfois le repos tant mérité, le temps que l’on dédie à sa famille, à une cause ou bien à soi-même. Souvent, c’est une période où l’on reste semi-actif et où l’on aide ceux qui suivent nos traces. C’est le moment du bilan, de l’inventaire.

A quelle période sortirez-vous de la rat race ?

Quelqu’un de doué et dont c’est l’objectif sortira de la rat race dès la deuxième période : avant ses 40 ans. Il sera à même de gagner sa liberté et de commencer à transmettre et à partager. Pour lui, les 15 années entre 25 et 40 ans sont capitales. C’est là que tout se joue. Souvent, sortir de la rat race est un objectif qui apparait vers cet age-là : celui où le monde du travail a perdu son image d’oasis et où l’on aspire à prendre le temps de vivre. C’est parfois aussi la période où se joue une crise de parcours, la charnière entre l’hyperactivité et une activité modérée.

Pour d’autres, la rat race durera jusqu’à la troisième, voir la quatrième période. Si vous ne préparez pas votre sortie de la rat race, vous serez bon pour y rester au moins jusqu’à la fin de la troisième période. Personne n’aime les prolongations. Pourtant si vous n’avez aucun plan, vous allez jouer les prolongations et comme au football vous allez devoir taper dans vos ressources les plus profondes pour y arriver, parfois en allant jusqu’au tir au but. Si vous n’organisez pas votre sortie, le public voudra vous voir jouer tant que possible.

Je trouve toujours amusant que pour de nombreuses personnes, sortir de la partie avant la troisième période n’est jamais perçu comme une possibilité. On nous montre la fin de la troisième période comme un Graal et tout le monde cours après : certains par dépit, d’autres avec espoir. C’est le lycéen qui dit : « moi plus tard, je veux faire retraité ! ».

Lorsqu’on regarde ces 4 périodes, on voit que l’idée de la retraite n’est pas si séduisante que ça car lors de la quatrième période nous aspirons généralement à autre chose que voyager (je ne considère par le Club-Med et équivalents comme un voyage !) et faire la fête. Sortir de la rat race ne consiste évidemment pas à ne pas vivre le présent : il ne s’agit pas de se priver entièrement pour une hypothétique sortie plus tôt. Il faut trouver son équilibre.

Ce qui est intéressant, c’est de voir où vous en êtes et ce que vous voulez faire. Les solutions ne sont pas les mêmes que vous cherchiez à sortir de la rat race dès la seconde période ou à la troisième période.

Vous n’aurez pas plus de 4 périodes dans votre vie, il vous appartient d’en faire quelque chose. Mais quoi ?

3 questions à se poser

  1. A ce rythme, à quelle période sortirai-je de la rat race ?
  2. Comment mettre à profit les caractéristiques de la période dans la laquelle je suis ?
  3. Lorsque j’arriverais dans la quatrième période, y-a-t-il quelque chose que je regretterais ?

Commentaires 22

  1. Sylvain Wealth

    Heureusement, il y a encore du monde qui s’en tire bien après la deuxième période. Parfois, il faut atteindre le fond du gouffre pour acquérir l’énergie nécéssaire pour réellement s’en sortir, et ce moment, ça peut très bien arriver après la quarantaine.

    Même si les chances sont plus élevés que vous sortiez de la « rat race » entre 25 et 40 ans, il n’y aucune règle écrite qui dit que vous êtes condamné à demeurer dans votre situation actuelle.

    Autant, c’est possible pour une personne agée de rencontrer un nouveau partenaire amoureux, autant c’est possible pour cette personne de devenir riche.

    Il ne faut pas se limiter au temps, même si c’est souvent un excellent moteur de combustion.

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  2. Jérôme

    Merci pour cet article. C’est un vision très intéressante. Peut être dis-je cela car je suis dans la deuxième tranche et j’y retrouve certains aspect de ma vie personnelle, comme l’énergie et surtout l’impression que tout est possible aussi bien dans ma vie privée que professionnelle.

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  4. Christophe [Petite Fabrique]

    L’expérience et l’expertise que l’on a développé (si on les a développé) dans les 3ème et 4ème étapes proposées peuvent être un vrai plus pour celui qui souhaite entreprendre « agé ». Mais l’insouciance de la jeunesse cumulé avec une vision moins formattée apporte elle aussi certainement des avantages. L’age n’est à mon avis pas le facteur déterminant pour sortir de la rat race.

  5. Sylvie

    Allez à ce rythme là j’espère sortir de cette rat race au tout début de ma troisieme periode 🙂
    Mais surtout cet article souligne l’importance de la première periode. C’est là où tout se définit finalement. C’est là où l’on se contruit . Mais le lycéen ne pense que rarement à sa retraite (sauf si ça peut lui donner l’occasion d’aller se promener dehors en manifestant) et bien plus à son plaisir immédiat !

  6. Alexandre

    Bonjour,

    Il est difficile de sortir de la rat race avant 40 ans surtout lorsque l’on est éduqué (par l’école et les parents) à suivre la foule c’est à dire boulot >> femme >> maison >> enfants

    perso j’en sortirais à la moitié de la 3e période

    je souligne que Kiyosaki a mis 20 ans pour s’en sortir

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  7. loicphilippart

    Il est aussi possible de la rat race dans la première période de sa vie.

    Des jeunes aussi pensent que le monde du travail n’est pas une solution à long terme.. Je connais des jeunes qui sont sorti de la rat race à 20ans.. Maintenant la notion de rat race est individuelle, chacun voit différemment sa liberté financière..

  8. Philippe

    La rat race, c’est du stress positif et l’organisme est tout à fait capable de le supporter. en mobilisant des ressources. Avec le temps, le risque est une suradaptation à l’effort qui épuise ces ressources, conduisant au burn out. Le stress positif a des effets proche d’une drogue , et une des caractéristiques des drogues est qu’elles nous font perdre de la lucidité. Avoir une vision sur les autres périodes et préparer son indépendance financière sont des bons moyens de durer!

  9. Akram Fares

    Cela fait presque un an que je lis votre blog et c’est la première fois que je commente 😀

    Très bon article (ainsi que les autres d’ailleurs), j’aimerai juste ajouter qu’on peut sortir de la rat race au delà des 40 ans, notamment le cas d’Harland Sanders le fondateur de KFC 🙂

  10. Joel

    En fait, on commence à sortir de la rat Race dès le moment où on commence à y penser ET qu’on pose les premières pierres de sa retraites.

    Beaucoup (trop) de gens de mon entourage ne vise que la retraite et je trouve cela bien triste. Passer sa vie de labeur uniquement pour « mériter » le repos, c’est comme aller dans un bon resto juste pour le plaisir de payer l’addition.

    Pour ma part, je suis juste dans la deuxième période: 30 ans et je mettrais cette situation à profit pour trouver ma voie. Tous mes efforts sont orientés vers une vie plus riche financièrement, socialement, spirituellement,… et la sortie avant mes 40ans ne fait pas de doute pour moi.

    1. Cédric

      Tiens c’est intéressant ça ! Je n’avais jamais considéré que les quelques pierres posées et les projets en cours m’avaient déjà sortis de la rat race. Ce n’est pas tout à fait vrai mais c’est encourageant !

      1. Joel

        « Riche » n’est pas un compte en banque mais un état d’esprit.

        Dès le moment où tu commences à agir, tu t’approches de la sortie de la Rat Race et entâme une spirale positive. En ne faisant rien, la gravité te pousse invariablement dans le sens inverse.

        Et tu as tout à fait raison en disant « ce n’est pas tout à fait vrai mais c’est encourageant »… Sinon, on gagnerait le tour de France en un coup de pédale.

  11. attaquerapide

    L’essentiel c’est de se mettre une énergie positive avec le gros objectif en ligne de mire.
    Tout les jours est un pas vers l’accès à la fin de la rat race mais il faut être discipliné et ne pas voir ça comme une corvée. Sinon c’est un bon moyen pour ne rien faire.

    Il faut se bouger.

  12. Christian

    J’aurai prochainement 55 ans et je suis sorti de la rat race il y a quelques mois, il faut donc pas désespérer…Tout est possible quand le regard reste neuf…

  13. Neo

    Merci pour cet article enrichissant Michael.

    Je suis justement en train de rédiger un article similaire sur mon blog, car Je fête mes 25 ans aujourd’hui…

    (pause pour vous laisser applaudir)

    …Je me suis fixé un objectif simple : 5 ans pour sortir de la Rat Race, ça avant mon 30eme anniversaire.

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