Bulle immobilière 2011 : des situations disparates

Michael Ferrari Investissement immobilier 30 Commentaires

L’immobilier est comme toujours observé et commenté de manière abondante : « reprise du marché », « ralentissement de la hausse », « les prix vont grimper », « légère baisse ». Pour celui qui cherche une information au travers des médias, c’est peine perdue. Vous n’aurez rien sinon des messages intentionnés à vous faire croire que c’est toujours le moment d’y aller soit parce qu’il faut profiter de la hausse, soit parce qu’il faut profiter d’une énième disposition fiscale, soit bien sûr avant que les riches anglais rachètent toute la France ou bien évidemment que Paris rattrape Londres. C’est un peu comme essayer de choisir un placement boursier en lisant les informations quotidiennes des magazines financiers : vous n’aurez que du bruit, aucun signal clair.

Je vous rappelle les 3 règles de communication des marchés edictées dans « The little book of behavioral investing » :

  • Règle N°1 : Toute news est une bonne news. Si l’histoire est négative, cela peut toujours s’améliorer. Autrement dit, si le marché baisse trouvons un moyen d’en faire une bonne nouvelle.
  • Règle N°2 : Tout est toujours abordable quitte à revoir les formules de calcul lorsque ça ne correspond plus à cette règle.
  • Règle N°3 : Les affirmations sont plus fortes que les preuves. Ne laissez jamais un fait détruire une bonne histoire.

Bref, tâchons ne pas être aussi manichéen qu’un arbitre : gardons cependant en tête qu’une baisse de 40% des prix de l’immobilier à Paris en 7 ans, ça s’est déjà vu et que le marché est cyclique.

Pendant que d’un côté l’on note une hausse de l’ancien à Paris de 17,5 % en 2010, on remarque aussi juste après un ralentissement de l’activité en Ile-de-France. Dans cette émission sur France Info, on y dit même que « Tous les matins un pigeon se lève« .On note que « Les délais de vente s’allongent » selon le directeur d’une agence Century 21 à Levallois (Hauts-de-Seine), le Parisien se demande N’est-il pas trop tard pour devenir propriétaire ?, sur Yahoo, on lit même 7 bonnes raisons de rester locataire et dans le Monde on se demande si Immobilier : peut-on revenir à des prix compatibles avec les revenus des Français ?.

Prenons du recul !

Les facteurs de hausse

J’attribue la hausse des prix à 2 choses : l’argent peu cher et la perte de confiance dans l’économie traditionnel et les placements financiers.

L’argent peu cher est ce qui crée les bulles, peu importe leur secteur ou le pays. C’est la cause de la crise financière qui fut déclenchée par l’argent peu cher injecté dans l’immobilier aux US, crise à l’origine de l’explosion de la dette des états dont aucune solution n’est envisagée (mais c’est un autre sujet). Cet argent peu cher se manifeste par les taux d’intérêts bas mais aussi par les larges subventions dont l’immobilier fait preuve.

L’autre facteur, c’est la peur. Beaucoup d’analyses du marché de l’immobilier ne s’intéressent qu’aux indicateurs chiffrés et c’est une grave erreur. Je pense pour ma part que si les données chiffrées sont une partie de la réponse, l’ambiance et l’état d’esprit des acteurs est tout aussi important. Dans le cas présent, l’immobilier reste attractif dans une situation où toute l’économie repose sur de l’argent dette et où l’hégémonie du couple US/Europe semble peu à peu s’éroder.

Les facteurs de baisse

Qu’est-ce qui pourrait entrainer une baisse (ou la prolonger pour les secteurs ayant déjà baissé) ? L’inversion des 2 facteurs de hausse ! Contre toute attente, la solvabilité des ménages est beaucoup plus extensible qu’on ne pouvait l’imaginer et les transactions ont continué d’avoir lieu, nous observons là certainement une illustration de l’aide parents/enfants via les donations et de l’investissement locatif défiscalisant. Ce qui pourrait réellement avoir un effet, c’est donc que la fameuse remontée des taux d’intérêts mais la limite à cela, c’est l’autre facteur : une croyance inébranlable qu’être propriétaire est une bonne décision financière.

Regardez les similitudes entre la première courbe qui illustre les différentes phases d’une bulle et la courbe de Friggit qui montre le prix des logements rapporté à leur tendance longue.

 

A côté de cela, les comparaisons internationales n’incitent pas à l’achat en France. Le célèbre classement par « The economist » indique que la France est le 3 ème pays dont l’immobilier est le plus en bulle après Hong Kong et l’Australie.

La situation sur le marché de l’immobilier est comme toujours diverse. En région, on observe des baisses intéressantes avec par exemple, un retour aux prix de 2006 à Marseille tout en conservant un marché parisien dopé aux stéroïdes. Lors des précédentes bulles, Paris fut toujours la première ville à monter et la dernière ville à baisser.

Les critères d’un achat raisonnable restent pour moi :

  • envisager de rester 10 ans minimum dans le bien (prévoir arrivée des enfants)
  • crédit sur 15 ans maximum
  • Endettement à 33% maximum

Commentaires 30

  1. Bonjour Michael,
    Tout d’abord je te remercie pour tes articles toujours intéressant. Néamoins concernant l’immobileir je suis en pleine réflexion car vivant chez mes parents j’ai pu me constituer un apport personnel me permettant d’acquérir un bien. J’ai donc le choix entre acheter et louer dans mon cas passer par l’achat directement serait plus intéressant que louer ?
    Merci pour tes précieux conseils

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  2. Ah j’aime bien ce genre d’article lucide, avec du fond et du recul, quand tout le monde a tendance à s’exciter comme des cabris.

  3. analyse interressante néamoins le recoupement de sources est pour le moins limité est très orienté, ( pour parler gentiment) sans voulloir vous offenser vous citer l’article sur yahoo.fr 7 bonnes raisons de ne pas devenir propriétaire : je pense que vous ne l’avez pas lu, car cette article ne vaut même pas le papier sur lequel il a été écrit.

    Vous revenez encore une fois sur la baisse des années 90 ; mais ça n’a tout simplement rien à voir ….
    à l’époque la spéculation a été alimentée par des profesionnels qui se rachetaient les permis avec un mode de promesses sur promesse , et faisaient des opérations en cascades et de la cavalerie ….

    En 20 ans la situation a changée : les riches sont devenus de plus en riches et les pauvres de plus en pauvres …. on a assité à l’emergence de nouveaux acteurs qui n’existaient pas avant .
    Les différences de salaires au sein d’une même société et entre secteurs sont exacerbés, en plus et fort heureusement le nombre d’habitants de notre beau pays progresse . Donc forcément des acquèreurs solvables on en trouve ….
    l’information circule à toute vitesse avec Internet, ce qui n’était pas le cas à l’époque.

    Ce qui me gène le plus dans votre article c’est son côté orienté : il s’adresse à une cible jeune 25 / 35 ans qui n’est pas encore entré dans une phase d’investissement immobilier et qui rêve que les prix baissent ….. donc forcément ils sont impliquées et suhaitent que l’immobilier baisse mais ne rèvez pas, au pire l’immobilier connaitra une stagnation , un tassement (léger) n’oubliez pas que nous sommes le pays au monde qui a le plus de reserves d’épargne et que les français adorent l’immobilier. si les prix baissent alors les épargnants stockeront ……

    après n’oublions jamais que le vérité d’un jour n’est pas celle du lendemain …..

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      J’ai lu l’article en question, le fond n’est pas terrible je suis d’accord, j’aurais choisi d’autre arguments que les 7 invoqués, cela dit un tel titre n’est pas courant face à tous les « C’est toujours le moment d’acheter » qui font le quotidien des médias.

      C’est justement parce que je m’adresse aux 25/35 ans que c’est important. Je leur dis : n’entretenez pas la bulle, ne soyez pas le prochain pigeon à payer le ticket d’entrée au prix fort, arrêtez de vous faire voler par les baby boomers.
      Ensuite, chacun fait ce qui lui semble juste.

    2. Je vous cite « ne rèvez pas, au pire l’immobilier connaitra une stagnation , un tassement (léger) « . Qu’en savez-vous ? Vous pouvez prévoir l’avenir ? Personne ne peut connaître l’évolution du marcher au delà d’une année. Le constat est pourtant clair, tous les indicateurs nous montrent que nous sommes actuellement dans une bulle immobilière. Mais tant que des gens comme vous penserons que les arbres montent au ciel, ou resteront chez leurs parents uniquement pour avoir un apport et acheter coûte que coûte et bien les vendeurs déraisonnables trouveront toujours des pigeons.

      Mais sachez une chose une bulle au final par définition éclate ou se dégonfle quoi qu’il arrive. Mais allez-y investissez, faîte le saut, participez à cette bulle. Moi pour ma part je préfère épargner pour par exemple créer ma propre richesse, entreprendre, monter une entreprise qui créera de l’emploi. Des valeurs que les français ont oublié. Nous sommes effectivement des professionnels de l’épargne, mais des zéro en terme d’entrepreneuriat. Et sachez qu’épargner pour épargner n’a aucun intérêt si derrière il n’y a pas un projet dynamique. Ensuite être propriétaire pourquoi pas mais dans un contexte plus raisonnable qui de plus ne m’enpêchera pas d’entreprendre.

  4. Merci Mickael pour cet article pertinent et précis.

    Je pense qu’il est important de dire qu’il n’a jamais été aussi cher de se loger en France qu’aujourd’hui et que nous sommes tous victimes de cette envolée des prix injustifiée.

    Tous les ménages francais auront interet à une baisse et un retour à la normale, mais le fond du problème reste la mentalité et la capacité d’analyse économique de la masse populaire…

    Les gens sont « cons » et le prouvent encore en continuant de s’endetter 20, 30 ans pour payer 4 murs pours lesquels ils enferment leur vie et vendent leur avenir.

    Il est temps de faire évoluer les mentalités et de prendre conscience que l’on peut faire exploser cette bulle par la force des choses.

    La recette du cocktail : savoir + action.

    Francais, reveillez-vous, informez-vous, regardez ce qui se passe ailleurs (USA, Espagne, Irlande…) et tirez des lecons de l’histoire (Crise de 1991, Bulle Immo au Japon…)

  5. J’ai acheté ma résidence principale (appartement) il y a cinq ans. Les prix étaient très élevés et j’avais peur d’un baisse après mon achat.
    Mais le fait que je n’allais pas payer de loyer m’a conforté dans mon choix d’acheter mon appartement.
    Et même si maintenant je vends à perte de 60.000€ (ce qui n’est pas le cas ;)) c’est comme si j’avais payé un loyer pendant ces 5 années 🙂

    1. J’ai l’impression que comme beaucoup de propriétaires, vous avez oublié de prendre en compte le coût du loyer de l’argent dans vos estimations. Comme vous associez vos mensualités à un loyer (anchor effect), vous vous dîtes que vous serez toujours gagnant même si votre bien perd 60 000€. Et en ce qui concerne les loyers de votre prêt Monsieur ? Car au bout de 5 ans, si vous regardez votre échéancier, vous vous apercevrez que votre capital investi dans votre bien n’est même pas la moitié de la somme total de vos mensualités versées. Du coup autant d’argent qu’un locataire aurait épargné (sans compter les frais de notaire) par rapport à vous. Donc si votre bien était dévalué de 60 k€ après la revente de l’appartement c’est vous qui devriez de l’argent à la banque. j’imagine que vous en avez encore pour 15 ans ? Bonne chance pour les prochaines hausses potentielles avant revente.

      De toute façon tant que cette bulle ne pêtera pas, il y aura encore des gens comme vous qui ne verront pas plus loin que le bout de leur nez et qui penseront faire des économies par rapport à un loyer. Réfléchissez c’est à cause de ce genre d’analyse que nous sommes dans la situation actuelle.

      Sachez qu’en province je connais des proprios qui ont vu leur bien perdre 20 k€ sur achat de 120 k€ effectué il y a 5 ans. Ils s’en mordent les doigts car ils sont maintenant bloquées dans leur maisonnette.

      1. Ceux qui ne veulent pas être bloqués ne devraient pas acheter en ce moment je vous l’accorde. Je peux te dire que j’ai des amis qui voulaient la liberté mais ca fait plus de 5 ans qu’ils sont dans le même appart et aux dernières nouvelles ils vont le rester encore un moment. Regardez autour de vous et vous verrez que les gens restent quand même pas mal de temps dans leur appartement.

        Pour les 60000€ il est vrai que j’ai compté les frais de notaire dedans. Je peux vous dire que je paye 1100€ mensuels (intérêts + amortissement). Et je le sais mieux que vous 😉 que si je vends à -60000 je liquide juste mon crédit restant. Donc au total c’est comme si j’avais payé un loyer de 1100 pour un appartement qui se loue… 1100 :). Vous voyez que je perds pas grand chose. En plus je viens de faire une estimation et mon bien est estimé a 25000€ de plus.

        Je vais aller un peu plus loin. Je viens de réserver une maison a construire. Je dois obtenir le crédit dans 3 semaines normalement. Avec un apport de 40000, je vais me retrouver a payer des mensualités de 1400€. Dites moi comment je peux louer une maison à ce prix là dans le 74 🙂 ? Même en location pure je ne peux pas trouver a ce prix là. Sans parler du fait que dans 25 ans je serais chez moi.

        Maintenant je ne dis pas que c’est maintenant qu’on fait les meilleurs affaires 😉 C’est surement pas le cas 🙂 Mais pouvez vous me dire quand acheter ?

        1. Encore un autre amalgame qui biaise votre perception des choses et qui caractérise l’accès à la propriété. En étant locataire vous êtes chez vous, mais le bien n’est pas à vous. Nuance.

          Certes un remboursement de 1100€ / mois + charges, mais à la location, je suis sûr que votre appartement ne se louera pas ce prix là. Concernant votre maison dans le 74, je n’ai pas saisi votre argumentaire.

          Attention je ne dénigre pas l’accès à la propriété, et j’espère que vous ne dénigrez pas vos amis locataires n’ont plus. Mais dans un contexte actuel de bulle, où en plus le coût de l’argent est historiquement bas, j’ai l’impression qu’être propriétaire est devenu pour certain l’objectif de tout une vie ? On a l’impression que toute votre épargne y passe (je le vois autour de moi avec mes amis propriétaires), vous pensez le « sécurisez » ? C’est bien bravo. Attention je ne dis pas que la location est un meilleur choix de vie, mais si vous voulez que vos amis bloqués depuis 5 ans dans leur appartement puissent pouvoir acquérir, il faut prendre conscience tôt ou tard de la situation. Quand acheter ? Lorsque le prix de l’immobilier sera en adéquation avec les salaires, autrement vous vous exposez à un potentiel de baisse plus élevé qu’à un potentiel de hausse.

          De toute façon l’immobilier est un phénomène cyclique (comme beaucoup de chose sur cette Terre). Il y a la hausse, les bulles, les cracks et la re-hausse, etc. il suffit de regarder l’histoire. Tout ce qui croît à son paroxysme finit par décroitre. Il ne faut pas négliger la « régression vers la moyenne » (regression to the mean), disait mon professeur de psychologie. Le phénomène qui décrit qu’une excellente prestation est souvent suivi par une prestation plus médiocre, car la prestation ne pouvait être meilleur. Bref! Je ne dis pas que c’est pour demain, en attendant c’est votre décision d’acheter en pleine bulle, et apparemment vous en avez les moyens, alors très bien déssovabilisez vous, c’est parfait ainsi tous ceux qui se seront précipités ne feront plus parti de la demande par simple bon sens, ce qui contribuera à sa baisse par rapport à l’offre. tant qu’il y aura des gens pour s’endetter 20, 25, 30 ans il y aura toujours des biens hors de prix. Sachez que ceux sont les acheteurs qui définissent les prix, en activant l’acte d’achat, en acceptant le prix proposé. Tant que les prix vous conviendront, ils n’y aura pas de baisse c’est sûr! Mais une fois que vous aurez acheté, vous n’aurez plus aucun pouvoir sur le prix de vente, vous vous remettez à la convenance de votre futur acheteur.

          Salutations…

        2. S’il s’agit d’investissement pur je suis d’accord avec vous que ce n’est pas le bon moment. D’ailleurs pour sa résidence principale ce n’est pas le meilleur moment non plus mais on reste tout de même gagnants.

          Pour revenir a mon appartement je viens de le faire estimer à la location par une agence car je vais devoir le mettre à louer. Le prix mensuel 1000€ et l’appartement se situe dans une ancienne maison et je n’ai pas de charges.

          Pour la maison je voulais dire que si on veut habiter dans une maison on est quasiment obligé d’acheter car il y a peu de maisons a louer. D’ailleurs vers chez moi il n’y a pas de maisons à louer a moins de 1500€ par mois.

          Attention je ne dénigre pas les personnes qui sont locataires ;). Je voulais juste montrer que même en période de bulle immobilière dans certains cas on peut être gagnant en devenant propriétaire.

          Maintenant si je devais spéculer sur la revente c’est sur que ce n’est pas la bonne période 😉

  6. Un bon article surtout qui note des points importants comme l’argent facile avec la dette à taux d’intérêt très bas et les incitations fiscales (nos impôts financent la spéculation).

    Pour casser les prix délirants d’aujourd’hui qui d’ailleurs plombent le pouvoir d’achat des ménages, le gouvernement devrait construire plus de HLM, libérer du foncier moins cher mais il est tellement plus facile de faire croire aux gens que rien n’est possible. En tout cas ça m’ennuie un peu par mes impôts de financier du Scellier de gens fortement imposables …

    Dommage de ne pas habiter en Allemagne ou les prix sont normaux.

  7. La comparaison entre les courbes de Friggit et l’illustration d’une bulle. On remarque bien les similitudes.

    Personnellement je parierai plutôt sur une chute des prix. Les taux remontent fortement en ce moment et l’activité immobilière se ralentie progressivement.

    Reste à voir les effets qu’aura le PTZ…

  8. C’est le genre d’article dont j’étais friant il y a 2 ans.
    A ce moment la j’étais conforté dans l’idée que cette flambée des prix ne pouvait pas durer. Je me souviens encore me croire plus inteligent qu’un collegue qui venait d’acheter un appart en région parisienne.
    Constat aujourd’hui: J’aurais meiux fait de faire comme lui, car ca a bien monté depuis !

    Aujourd’hui je me suis décider d’acheter (c’est fait) aprés avoir longuement réfléchi et retourné ma veste. J’ai pesé le pour et le contre en essayant d’être objectif:

    – Les taux d’interet sont historiquement bas, tout le monde est d’accord pour dire qu’il ne peuvent qu’augmenter: Si je dois emprunter une grosse somme une fois dans ma vie alors c’est le moment. Je vous invite à calculer le cout d’un pret avec different taux.

    – Les aides type PTZ+ sont encore là mais vouée à disparaitre vu l’état des finances publiques: Je dois en profiter avant qu’elles ne disparaissent.

    – Le marché immobilier francais a tres bien résisté à la crise financiere pourtant qualifiée d’historique et même comparée à la crise de 29: L’immobilier a donc les reins tres solides !

    – Parier sur une baisse est un pari mais rien n’est sur.

    – J’en ai mare de travailler pour enrichir mon proprio.

    Donc entre ce qui est sur est ce qui est probable, ja’i choisi ce qui est sur.

    Chacun voit ce qu’il veut voir…

    1. @François : par principe on ne sait pas quand une bulle explose ! En 2000 certaines sociétés avaient des valorisations aberrantes, ça les a pas empêché de continuer à monter rendant leurs valorisations encore plus aberrantes. Il y avait une bulle immobilière en 2009, il y a toujours une bulle en 2010 et à moins qu’il y ait inflation sur les salaires et maintien des taux bas je ne vois pas comment ça pourrait continuer comme ça.

      Mais si on suit ton raisonnement il est encore temps d’acheter alors vas y pour ne rien regretter ! Aujourd’hui on est dans l’inconnu et la spéculation. L’investissement c’est autre chose.

      1. Précision: Je parle de la région parisienne.

        Je me suis dis aussi que la frénésie est si « folle » qu’une chute de 10% du prix de l’immo en région parisienne se suivrait inexorablement par un rattrapage à court ou moyen terme, donc risque mesuré.

  9. Friggit:

    Ayant étudié le sujet, j’ai également découvertune autre courbe dans l’analyse de Friggit:
    « Indicateur biaisé » du nombre de transactions rapporté à sa tendance longue.

    Voir: http://www.cgedd.fr/Friggit_prix_logements.doc
    Graphique 4.5

    Je ne sais pas trop comment est introduit le biais, est-ce que quelqu’un peux m’éclairer la-dessus ?
    En tout cas cela presagerai d’un tout autre scenario !

    Ca me rappelle un de tes articles Michael où tu demontrais qu’on pouvait faire dire ce qu’on voulait aux chiffres: En voici l’illustration.

  10. * envisager de rester 10 ans minimum dans le bien (prévoir arrivée des enfants)
    * crédit sur 15 ans maximum
    * Endettement à 33% maximum

    Oui et non , crédit sur 15 ans il faut avoir un salaire de ministre quand on est jeune et on veut s’installé , et reste 10 ans dans un appart tout petit et pourrit sa en vaut pas la peine ! . Autant prendre un credit sur 20 voir 30 ans pour acheter quelque chose de correct . Après chacun sont point de vu ^^

  11. Au final c’est toujours la meme chose, ceux qui sont tant concernes par cet effet bulle sont les speculateurs avant tout . D’un point de vue investisseur, il y a toujours des bonnes affaires, bulle ou pas bulle .

  12. bonjour à tous . france 5 , c’est à dire du 30 mars 2011 , à voir si vous avez 5 minutes pour préparer votre avenir . J P Petit économiste .

    il persiste

  13. Bonjour,
    Pour ceux qui se posent la question de savoir si c’est le bon moment pour investir ou non, je dirais que la question n’est pas là. c’est toujours le bon moment pour investir dans l’immo, en tout cas j’en suis persuadé et moi je vais gagné 500k€ dans les 4 prochaines années, la vrai question est êtes vous prêt maintenant pour investir (assez mature, avez vous identifié un marché porteur, car même en situation de crise il y a toujours des marchés porteurs, cf. règle numéro 1 de l’excellent article de Mickaël)
    Pour répondre à la toute première réaction : le mieux est de toujours recourrir à l’emprunt et non pas financer cash un bien (sauf petit montant), parce qu’en recourrant à l’emprunt -avec un peu d’apport quand même, vous garder de la capacité d’investissement pour d’autres opérations ! ou pour faire face a des situations imprévues !

  14. En réponse à Teddy sur l’argumentaire de Kris.

    L’argumentation 74 (haute savoie) prend toute son importance justement.
    Ici, par volonté politique des deux pays (France/Suisse), nous nous dirigeons vers ce que l’on appelle la région Franco-Valdo-Genevoise.
    Après les bilatérales, il est de plus en plus question d’une région Franco-Suisse défrontalisée.
    Pour être plus clair, la Haute-Savoie et l’Ain vont devenir la banlieue Genevoise.

    Les Suisses empruntent sur 2 générations pour acquérir un bien immobilier.
    Voilà ce qui nous attend ici.
    Donc la bulle immobilière nous fait doucement sourire.

    J’ai acheté fin 2005, à l’époque on nous bassinait avec cette soit disante bulle.
    Nous sommes en 2011… toujours rien.
    J’ai un 100m2 dans l’agglomération d’Annecy.
    L’ensemble de mes charges (intérêt, charges de copra, impôts fonciers…) se monte à 850e/mois. Le reste est du remboursement de capital.
    Je ne suis pas près de trouver un loyer à ce prix là dans le département.

    Vous parlez de cycle dans l’immobilier.
    Nous avons de la marge avant d’atteindre le cycle « remboursement sur 2 générations »!

  15. Juste un point que j’avais oublié sur les bilatérales (point de vue immobilier): les Suisses peuvent avoir leur résidence principale en France tout en bénéficiant du régime fiscale Suisse.
    Genève centre est à 35 min d’Annecy centre (pour situer le rayon d’action d’un futur acquéreur Suisse).

    A poste équivalent, leurs salaires sont 2 à 2,5 fois supérieur au notre.

  16. Faux, les Suisses ne peuvent pas avoir leur residence principale en France tout en gardant le regime fiscal Suisse. Les voitures en plaques Suisses que vous voyez gares devant certaines maisons sont officiellement en residence secondaires.
    Par ailleurs ne pas oublier que les prets en Suisse ne se font qu a taux variable. Attendons donc de voir lorsque les taux vont forcement repartir et comment ces gens pourront continuer a payer leurs traites (cf Etats unis, hausse des taux)

    1. Veuillez ne pas raconter n’importe quoi (je vous laisse lire l’article de la Tribune de Genève qui traite les 2 sujets: impots et logement).

      Pour les canton de Genève et de Vaud (je ne connais pas la fiscalité dans les autres cantons), les impots sont prélevés à la source, sur le salaire.
      Les états de Genève (et de Vaud) reversent une partie de cette impot à la commune d’habitation dudit contribuable
      Le seul risque pour le Suisse devenant frontalier, puisqu’habitant en France, est d’avoir un impot moins avantageux pour lui (mais l’impot est toujours payé en Suisse).

      Quand aux Suisses venant habiter en France, rien que pour l’année 2010, il y a eu plus de 2500 « exilés » Genevois (et pour ce seul canton).
      Voir la Tribune de Genève: http://www.hebdo.ch/geneve_chasse_ses_habitants_en_france_87699_.html

      Pour en finir, avec les taux, ce sont les frontaliers qui n’ont droit qu’à des taux variables car ils ne peuvent faire que des prêts en devise.
      En Suisse le taux fixe existe, ils appellent ça le taux d’intérêt hypothécaire fixe (on parle presque la même langue.)
      Rendez vous sur le site du Credit Suisse pour vérifier.

      Veuillez vérifier vos sources!

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  18. Tout n’est pas vrai dans ce qui est dit dessus.

    En octobre j’ai validé mon crédit en devises avec un taux fixe de 2.65% sur 25 ans 😉

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