Philippe est coach et auteur du livre « Soigner vos problèmes d’argent » dans le domaine de l’argent et du développement personnel. Chaque semaine, il publie sur Esprit Riche un article parlant d’argent et de ses secrets que nous avons parfois du mal à comprendre. Voici Philippe !Analyser ses résistances au changement pour les dépasser
Lors d’un séminaire récent, une participante m’a fait part de son insatisfaction concernant son travail actuel : poids de la hiérarchie et des procédures, manque de reconnaissance, sentiment de ne pas être « utilisée » à sa juste valeur, manque de perspectives. Lorsque je lui ai demandé ce qui l’empêchait de changer d’entreprise, elle se montra très surprise de ma question et me répondit : c’est la crise, il y a plus de 2 millions de chômeurs et j’ai 45 ans. Voilà effectivement, nommés de la sorte, 3 handicaps « majeurs », voire rédhibitoires!
Les histoires qu’on se raconte
En creusant un peu plus cette réponse, on s’aperçoit qu’il y a 2 éléments : la réalité factuelle (crise + nombre de chômeurs + âge) et les conclusions tirées par cette personne : je ne vais pas trouver un autre travail aujourd’hui en raison de ces 3 conditions, alors je m’accroche à ce boulot même s’il ne me convient plus. Il y a donc d’une part la réalité, et d’autre part les histoires qu’on se raconte à propos de cette réalité. Ce deuxième aspect freine les élans de changement et maintien dans le confort du statu quo et de la souffrance connue. En réalité, au moment où j’écris ces lignes, des femmes de 45 ans cherchent du travail : certaines en trouvent ou en trouveront, d’autres créeront leur emploi et d’autres encore resteront au chômage. Qu’est-ce qui prouve à mon interlocutrice qu’elle doive fatalement appartenir à la dernière catégorie et non aux autres ? C’est pourtant ce qu’elle induit dans ses réponses. Mais on devine qu’il y a un niveau plus profond : les émotions, et notamment les peurs.
Pour changer, il faut se coacher !
1. Regarder la réalité en face, les choses telles qu’elles sont, son histoire, son parcours, le contexte, ses désirs, ses manques.
2. Mettre à jour et analyser les histoires qu’on se raconte à propos de cette réalité là, histoires qui procèdent de généralisations (prendre un exemple pour le tout), omissions (ne pas tenir compte de toute l’information disponible), distorsion (déformer l’information pour la rendre cohérente avec des présupposés). La caractéristique de ces histoires est de confirmer une vision de soi dans le monde, vision qui s’est créée en d’autres temps et d’autres lieux, sous l’influence de différentes figures d’autorité. Dans de nombreux cas, cette image de soi oriente vers le repli et la résignation.
3. Identifier et surmonter les peurs profondes qui sont « maquillées » par les explications et « rationalisations écran », mentionnées ci-dessus. Parmi ces peurs partagées par tous les êtres humains : peur d’être rejeté, peur de ne pas être à la hauteur, peur de ne pas faire face, peur de perdre ce qu’on a…
Quelques exemples issus de cas réels :
Cédric vient du monde ouvrier : il ne pourra donc pas se faire connaitre comme coach auprès de dirigeants d’entreprises. Sa peur est d’être rejeté.
Magali veut être parfaite en toutes circonstances : elle ne peut pas assumer le fait qu’en démarrant sur un nouveau poste, elle fera des erreurs et aura besoin de formation. Elle craint de ne pas être à la hauteur.
Catherine est introvertie : elle ne pourra jamais monter sur une scène pour chanter ses compositions. Sa peur est de ne pas faire face.
La théorie paradoxale du changement
Lorsqu’il y a des difficultés à changer, il importe de regarder ces 3 niveaux et de lever un à un les interdits qui en découlent. A partir de l’accueil inconditionnel de la réalité (les niveaux 1 et 3), il devient possible de faire évoluer les conclusions limitantes (niveau 2) et de faire face aux émotions paralysantes. Pour changer, il convient d’assumer complètement la réalité et les émotions telles qu’elles sont. Puis de se libérer de ces histoires qu’on se raconte en les regardant d’un autre œil :
Les origines ouvrières de Cédric lui confèreront un caractère concret dans son approche qui le différenciera de coachs plus « intellos ». Le besoin de perfection de Magali l’incitera à demander plutôt qu’à faire elle-même. L’introversion de Catherine donnera une grande sensibilité à ses interprétations.
Ce qui est paradoxal, c’est que pour changer, il convient d’accepter et d’assumer la réalité telle qu’elle est ! Il restera ensuite à mettre en face de chaque peur des ressources propres à en faire baisser l’intensité, de s’y exposer volontairement pour acquérir d’autres points de repère émotionnels (ce n’est pas parce qu’on est rejeté par un client, pas à la hauteur de ce que les autres attendent de nous ou ridicule lors d’un premier passage sur scène ……………………. qu’on disparait de la planète !).
A vous maintenant
Pensez maintenant à une envie de changement qui vous taraude sans que vous arriviez à passer à l’action. Analysez là attentivement.
Quelle est la réalité ?
Quelles sont les histoires que vous vous racontez à propos de cette réalité ?
Quelles sont les peurs profondes sous-jacentes que vous aurez à affronter pour mettre en place ce changement ?
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