Votre retraite est foutue : que comptez-vous faire ?

Michael Ferrari Finances personnelles 12 Commentaires

Voici l’un des plus gros mythe pour notre génération (né après 1980) : travaillez dur et à 60 ans vous aurez tout le temps de profiter de votre retraite. Vous avez remarqué à quel point la retraite créé une sorte de fascination chez les gens ?

Avec « gagner au loto », c’est l’illusion qui dirige la vie de nombreuses personnes et où elles s’imaginent que leur vie sera meilleure lorsqu’elles y seront. Mais ne jetons pas la pierre car ce comportement est le résultat de nombreux biais humains : aimer le statu-quo, suivre la pensée de groupe ou encore se conformer aux normes sociales.

L’une des choses que je trouve incroyable c’est encore de croiser des gens qui espèrent encore recevoir une retraite suffisante pour vivre lorsque le moment sera venu. Faites-vous parti de ces personnes-là ?

Les médias nous montrent souvent les retraités qui galèrent avec 600 € par mois (alors que les chiffres montrent que le niveau de vie moyen à la retraite est équivalent à celui d’un actif) pour une bonne raison : ils vous préparent à ce que vous allez vivre (et calment par la même occasion toutes vos ardeurs entrepreneuriales en vous poussant à rester au chaud).

Si vous continuez de suivre gentiment les règles, si vous travaillez vos 40, 42,46 années vous serez certainement dans une situation bien pire que les retraités actuels qui ont -hormis pour les très mal lotis- largement bénéficié d’un système qui n’est pas tenable.

Suivre les règles ne paie plus et je ne suis pas en train de vous encourager à vous lancer dans le premier trafic venu, je vous encourage surtout à prendre votre avenir financier en main.

Ce qu’on fait nos parents et nos grands-parents n’est plus une option réaliste pour nous. Les raisons fondamentales sont simples : notre pays n’a plus de croissance et n’en n’aura plus de significative et il est endetté à un niveau jamais vu. Nous croulons sous les lourdeurs étatiques et sous toutes les rentes de situation (de l’homme politique au syndicaliste). Tôt ou tard, les comptes seront remis à zéro avec la réduction de notre niveau de vie actuel.

Pour ces raisons, votre retraite n’existera pas au sens où nos parents ou grands-parents la vive. Il y aura peu de personnes en mesure d’arrêter définitivement de travailler lorsque le service à la nation aura été rendu car l’état n’aura plus les moyens de payer. Vous voyez ce qui se passe aux USA ? Dites-vous qu’ils ont toujours quelques années d’avance sur nous pour le meilleur comme pour le pire.

Faut-il pour autant être inquiet et vivre la peur au ventre plein de rancoeur ? Non, car vous êtes libre de choisir et agir. Et d’ailleurs, vous n’avez pas à me croire. Regardez les chiffres par vous même, analysez la situation et déterminez ce que vous voulez croire.

Ce que vous pouvez faire est simple : apprendre et agir. 2 attitudes indissociables car il ne s’agit pas d’être l’érudit ayant toutes les réponses théoriques et n’ayant rien fait tout comme il ne s’agit pas d’être l’hyperactif s’épuisant car il n’en sait pas assez.

Ce qui différencie les riches retraités des autres, c’est qu’ils ont des actifs pour soutenir leur niveau de vie. Ces retraités sont protégés par les actifs qu’ils possèdent. Il existe peu d’actifs possibles : votre entreprise ou toute activité professionnelle, l’immobilier ou des parts d’autres entreprises. Ces retraités ont pris le temps d’acquérir ces actifs et ils sont dans une situation où ils peuvent choisir le moment de leur retraite.

Pour beaucoup de gens la retraite sera synonyme de misère mais ce ne sera pas le cas de tout le monde. Pour vous donner une image d’actualité : en hiver pendant qu’il neige il y a ceux qui se réjouissent d’aller au ski et ceux qui ont peur d’avoir froid alors que c’est la même neige pour tous. Ne laissez pas quelqu’un d’autre décider de votre vie.

Commentaires 12

  1. C’est marrant : je suis né après 1980, et la retraite n’a jamais été un mythe pour moi.

    Je savais quand j’ai eut mon premier job, que je serai mort avant d’être en retraite étatique.

    Bien entendu dans le cas, où je construit ma propre retraite, les données changent. Même si l’état avec les hausses d’imposition continuelle faussent la donne.

  2. je suis né 4 ans avant les 80 et de part mon métier j ai de suite su que la retraite ne serai pas pour moi la solution je la vois ailleurs dans l immobilier;la bourse,ou internet….
    L époque ou on ne faisait qu un métier au cour de sa vie est terminée,l heure est a la diversification.

  3. La retraite reste le fantasme ultime de nombreux français. A les écouter on pourrait croire que cet objectif constitue l’objectif de toute leur vie. Beaucoup n’ont toujours pas compris que le système n’ira qu’en se dégradant. Pourtant l’information est là…mais ils refusent d’ouvrir les yeux. Combien vous diront : « la retraite ? ça va j’ai tout organisé, je mets 50€ par mois sur mon assurance-vie en Euros » La chute risque d’être (très) douloureuse pour la plupart. Le niveau des retraites ne cesse et ne cessera de baisser. La retraite existera toujours mais pas dans les niveaux de vie passé. Trente glorieuse versus les trente piteuses ? Probable….Mais je suis d’accord, chacun est libre de réagir et d’apprendre comment s’organiser…

  4. Honnêtement, ça fait du bien à 16 ans, de lire tes articles et surtout celui là! Quand on est au lycée te qu’on est encore au stade de choisir son orientation, on se dit que, même si on se doute qu’on va galérer sur le marché du travail, on sait qu’on a une longueur d’avance pour l’avenir :)! Merci!

  5. La retraite ici au Myanmar on ne compte pas trop dessus 🙂 Et bien que français je ne me fais pas d’illusion : ma femme n’a presque aucun droits à la retraite, et mes trimestres sont en lambeaux (études longues, trous et maintenant expatriation). Alors autant se prendre en main dès maintenant, mais en gardant en tête que capitalisation ou répartition ce sont les actifs du jour qui payent les retraites du jour. Ne pas tout mettre tous ses oeufs dans le même panier !

  6. Je suis ne en 1986 et j ai toujours ete hargneux envers ce systeme de retraite. Une generation a pu en profiter sans jamais avoir a cotiser, unr autre cotisera toute sa vie sans jamais pouvoir en profiter.
    C est pour mes opinions que je passe pour un fou quand a 22 ans j achete mon premier appartement ( a vise locative) avant de songer a acheter ma residence principale.

  7. Ou sinon, il reste l’option de sortir dans la rue avec sa pancarte en espérant que les choses change 😀

    Non je plaisante…Se plaindre est absolument inutile, ça n’a jamais fait changer les choses. Ceux qui se plaignent en attendant que quelqu’un fasse les choses à leur place, ils auront quelques problèmes à l’âge de la retraite.

    Il faut AGIR et construire son patrimoine. Allez, c’est pas si difficile que ça …

    Merci pour cet article 🙂

  8. Même en Suisse, pays (faussement) réputé pour être plein de riches, on s’inquiète de notre retraite également.
    Beaucoup cotisent sans même croire que l’AVS nous sera reversée une fois l’âge de la retraite arrivé…

    Malheureusement, beaucoup préfèrent rester au milieu du troupeau, faire comme les autres. Après tout, si tout le monde fait comme cela, si tout le monde à toujours fait comme cela, ça ne peut qu’être juste, non?

    Merci pour cet article, les piqûres de rappel, c’est indispensable.
    A bientôt

  9. Comment sortir de ce système?. Comme dire a son patron de ne plus cotiser pour moi. On sera tous deux gagnants payant moins de charge. Et j aurais le choix où placer cet argent pour me créer ma propre rente.

  10. Ma retraite ? Bof, y en n’aura pas beaucoup, même si on me la paie effectivement.
    Mais le monde est en train de changer : Internet est une véritable révolution, qui donne plein de nouvelles opportunités de créer des métiers fantastiques, « sur mesure ».
    J’imagine (je souhaite) que vont se développer deux types de métiers :
    – les très enracinés : agriculture et constructions écologiques et solidaires, services à la personne, thérapies.
    – et les très internationaux et dématérialisés : tous les services, formations qui se développent sur Internet, en fait des transmissions de bonnes idées à une vitesse jamais égalée auparavant.
    Ces deux sortes de métiers peuvent aussi bien se mélanger : on peut cultiver et vendre des légumes bio en France, et se faire connaître à travers un blog lu aussi au Canada, avec des recettes végétariennes par exemple.

    Par contre, les anciens « emplois » (ce mot n’a pas du tout le même sens que « métier »), ceux qui sont basés sur la hiérarchie, sur la soumission, ces « emplois » sont en train de s’effondrer, probablement parce que de plus en plus de gens souhaitent profondément être responsables de leur vie.

    Donc, pour faire allusion aux commentaires de Julien et Fabrice, « sortir dans la rue avec des pancartes » ne peut plus aboutir, si le souhait est de maintenir cette ancienne structure sociale. Mais ce qui se développe, à mon avis, c’est d’autres formes de solidarité encore bien plus efficaces : ces nouveaux métiers, où, parce que les gens se donnent enfin le droit d’être créatifs, ils souhaitent tout naturellement que les autres le soient aussi.

    C’est l’état d’esprit de blogs comme le tien, Michael, merci à toi.

Ajouter un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.