Ne pas savoir où va son argent

Michael Ferrari Développement personnel 5 Commentaires

Philippe-Geffroy-photoPhilippe est coach et auteur du livre « Soigner vos problèmes d’argent » : argent et développement personnel. Chaque semaine, il publie sur Esprit Riche un article parlant d’argent et de ses secrets que nous avons parfois du mal à comprendre. Avec Sylvie et Philippe, nous avons créé le séminaire Créez la vie que vous méritez : une expérience unique pour obtenir ce que vous voulez de la vie. Voici Philippe !

 

Pour améliorer leur situation financière, la plupart des gens cherchent à gagner plus d’argent (promotion, créer sa boite ou une activité indépendante, investir). C’est une bonne idée, mais sa mise en œuvre peut nécessiter du temps avant de bénéficier d’un quelconque résultat. Et il faudra en plus adopter des bonnes habitudes de gestion, pour que le surplus généré ne passe pas immédiatement dans la consommation et vous place dans la Rat Race (je travaille pour payer mes factures). Vous le savez, lecteurs avisés d’esprit-riche, ce n’est pas l’argent que vous gagnez qui vous enrichit, mais celui que vous conservez et consacrez à la création ou l’acquisition d’actifs.

Il existe toutefois une manière qui donne des résultats immédiats : agir sur l’argent que vous gagnez déjà, celui de vos revenus actuels. Pourquoi ne pas commencer par là, en effet, puisque vous pouvez le faire dès la fin de la lecture de cette chronique ! Mais tout le monde ne part pas à égalité. Soit vous vous situez dans le camp de ceux qui savent où va leur argent ou bien alors dans celui de ceux qui se demandent où est passé leur argent. Une distinction subtile en apparence, mais lourde de conséquences : chaque mot est important.

Ceux qui se demandent où est passé leur argent vivent souvent des fins de mois difficiles. Quand ils s’aperçoivent que la fin du mois arrive et qu’il n’y a plus rien sur le compte, ils s’interrogent : mais où est parti tout mon fric ! Cette interrogation s’accompagne souvent d’un mouvement de colère tourné vers les autres (les prédateurs de « mon » argent) ou vers soi même (mais quelle andouille je suis encore – ce cas-là étant préférable au précédent car la base pour changer de camp est la responsabilisation personnelle). Comme si l’argent avait une forme quelconque de liberté et d’autodétermination qui le pousserait à quitter de lui-même le porte-monnaie ou le compte en banque qui l’accueille (où est il « passé »). Par ailleurs, « se demander » implique de n’avoir aucun système d’information fiable (le pifomètre ou le global ne sont pas des systèmes d’informations) et donc aucune idée précise de ses différents postes de dépenses. Très clairement, si vous êtes dans ce camp-là et que vous gagnez plus d’argent que maintenant, il est acquis que votre situation va empirer (plus de revenus = plus de dépenses = plus de dépendance aux revenus du travail = plus de travail pour faire face = burn-out).

Ceux qui savent où va leur argent ont deux longueurs d’avance. Grâce à un système qui trace leurs dépenses, ils peuvent analyser chaque jour (ou chaque mois) en échange de quoi ils ont « détruit » leur argent, et si l’usage de cette ressource sert bien leur projet de vie à court, moyen et long terme. Et ils peuvent ensuite décider d’actions précises, basées sur des informations factuelles, pour diriger leur argent dans la destination qu’ils choisissent : projets, épargne, investissement, etc. Ils savent donc (le système d’information) ou va leur argent (l’analyse et l’orientation) et donnent une juste place aux dépenses qui provoquent une gratification immédiate (se faire plaisir, acquitter une redevance pour un bien ou un service utilisé) et à celles qui procureront une gratification différée (acquisition d’actifs). Dans ce cas, une augmentation des revenus sera une voie très profitable, en affectant une partie significative du surplus d’argent généré (50% par exemple) à la gratification différée.

Vouloir arriver à un contrôle à 100% de ses dépenses, au centime d’euro près, est une thérapie pour ceux qui se demandent où est passé leur argent, mais il n’est pas nécessaire d’en arriver là pour obtenir du résultat.

Et vous, quelle part de vos dépenses est sous contrôle ?

Commentaires 5

  1. Pierrick B.

    Pour ma part environ 99% de mon budget est contrôlé (juste pour dire que je ne prend ma forcément la tête pour les virgules), et quand j’ai une augmentation, j’en épargne :
    – 40% pour de l’épargne à long terme (projet d’achat immobilier, puis ensuite investissement)
    – 10% en prévision pour les impôts
    – 10% en prévision d’achats divers (remplacement du téléphone par exemple et ce afin de niveler mes dépenses)
    – 20% sur mon compte commun pour se faire plaisir avec ma copine
    – le reste pour me faire plaisir tout seul ^^

    Enfin selon l’augmentation et mes projets en cours ce ratio peut changer (exemple il fut un temps ou j’ai été augmenté de 600€, j’en ai dédié 100% à de l’épargne de long terme et j’ai donc gardé le même niveau de vie, mon projet était alors un achat immobilier et voulait avoir le plus gros apport possible)

  2. Pierre-Antoine

    Bonjour,

    Personnellement je faisais parti de ceux qui ne savaient pas où aller leur argent.

    Depuis cela a bien changé, j’ai supprimé les dépenses inutiles, diminué les dépenses indispensables (téléphone portable, banque, assurances, alimentation…) et cela me permet :

    – De rembourser mes dettes (emprunt étudiant)
    – D’épargner (précaution sur livret + long terme sur assu-vie)
    – D’investir (bourse, projets en ligne…)

    Des logiciels budgétaire sont très utiles et accessibles.

    Pierre-Antoine

  3. rach (3dvisionfr)

    Personnellement j’ai fait un gros nettoyage sur tout ce qui partait automatiquement tous les mois.
    Ensuite une feuille excel pour savoir où répartir tout ça, et là j’ai pu me rendre compte de ce qui me restait à la fin du mois.

    Résultat, tout est rentré dans une application sur mon smartphone et le 1er du mois, je sais exactement ce que je pouvoir dépenser pour me faire plaisir, pendant qu’une partie de mon salaire ira directement au bon endroit automatiquement : épargne, facture, formations etc…

  4. Yemon

    avec les applications dédiées aux finances personnelles sur smartphone comme linxo ou bankin, gérer son argent aujourd’hui est devenu presque un jeu d’enfant …
    Grâce a cela je sais précisément à travers des graphiques « camembert » la part de sous qui va pour le loyer, l’alimentation , l’épargne etc.
    Il y a qqs mois encore pourtant j’étais dans la catégorie « mais où va mon argent ??? » et j’hallucinais en épluchant mes comptes toutes les dépenses inutiles que je ou ma copine pouvait faire … on avait zéro esprit d’épargne et zéro esprit de gestion de finances perso et encore moins d’esprit d’investissement à moyen ou long terme… aujourd’hui ça à bien changé , nous avons investi dans l’immobilier et avons une épargne automatique mensuelle

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