Les 4 raisons qui font de la bourse un mauvais plan
…ou pourquoi je n’aime pas jouer en Bourse.
Je n’aime pas la bourse. C’est plus fort que moi. Chaque personne à sa manière de réagir faire au « risque » et par conséquent est disposée à « jouer » en bourse ou pas.
C’est ce que l’on appelle votre « profil d’investisseur », vous le connaissez même si vous n’avez jamais investi et il existe même des tests (douteux) pour vous aider à le connaître.
Ce profil détermine aussi la durée et la disponibilité (sa liquidité) que vous êtes prêt à accepter pour votre investissement.
La durée exprime le temps minimum pendant lequel vous devez laissez votre argent pour bénéficier de l’ensemble du dispositif.
La disponibilité exprime la facilité à récupérer du cash. Par exemple, dans le cadre des actions en bourse, la disponibilité est maximale car il suffit de passer l’ordre de vendre pour récupérer des liquidités alors que dans l’immobilier c’est tout le contraire : convertir le bien en liquidités peut prendre des semaines voir des mois (comme en ce moment ! ).
Dans mon cas, voici pourquoi je n’aime pas la bourse :
Spécialiste : c’est un marché de spécialiste. À chaque fois que vous vendez, vous faites le pari que c’est une bonne décision face à quelqu’un d’autre : l’acheteur. Cette autre personne, vous ne savez pas qui est-ce. Autrement dit, vous pouvez parier que vous prenez une bonne décision face à une personne qui peut faire de la gestion de portefeuille 8 à 10 heures par jour. Combien de temps y consacrez-vous ?
Si sur un investissement vous vous demandez qui est le pigeon, ne cherchez plus car vous avez la réponse
Opacité : jouer en bourse revient à parier. Il y a très peu d’informations vous permettant de prendre une décision intelligente et qui donnera un résultat positif de manière cartésienne. J’en veux pour preuve le nombre incroyable d’analystes et d’experts en tous genres. Quand tout va bien (presque) tout le monde gagne, mais au moindre frémissent c’est la panique. De grands scandales ayant défrayé la chronique rappellent plus ou moins régulièrement que vous, petit porteur, vous ne savez rien et vous n’avez pas accès à l’information. Lorsqu’une information se trouve dans les magazines spécialisés sur la bourse, c’est qu’elle est déjà périmée. Elle n’a plus beaucoup d’intérêt puisque tous les investisseurs ont l’information.
Volatilité : tout va vite en bourse. Beaucoup de gens vous diront que c’est du long terme et que c’est toujours gagnant sur le long terme. Je veux bien croire que la valeur du CAC40 a augmenté depuis 15 ans mais c’est une moyenne. En 15 ans combien de petits porteurs ont tout perdu ? La bourse demande donc une attention de tous les jours. C’est un métier qui ne m’intéresse pas. Je n’ai pas envie de voir mon argent fluctuer chaque jour et je ne voudrais pas le voir fondre comme neige au soleil en me disant que tant que j’ai vendu, je n’ai pas perdu (c’est ce que se disent les actionnaires d’Eurodisney ou d’Eurostar).
Création de valeur nulle : quand vous jouez en bourse, il n’y a aucune création de valeur sur votre transaction. Vous avez (peut-être) gagné de l’argent mais vous n’avez rendu aucun service. Dans un monde où le capital n’a jamais été autant rémunéré, je ne souhaite pas participer à ça.
Je sais que beaucoup de gens vivent de la bourse et que c’est tout à fait possible. Mais ceux-là en font leur métier et en tant que professionnel ils ont développé des techniques. Pour le reste, si vous êtes attiré pour jouer en bourse (c’est l’expression consacrée et elle révèle bien le fond des choses) faites-le sérieusement. Prenez un livre et travaillez votre sujet.
Publié le 30. nov, 2007 par Michael dans Finance personnelle, Richesse et argent
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FX
01. déc, 2007
Je corrige souvent les gens qui parlent comme ça et qui me posent la questions: »tu joues en bourse? »
Je répond, je ne joue pas, j’investis
En effet, pour beaucoup, on ne joue pas en bourse, on investit.
Voici comment on peut faire cette différence…
Le marché boursier ne s’exlique pas, il se sent. Mais pour le sentir, il fait s’y intéresser. La plupart des gens disent: »oh moi la bourse, j’y comprend rien! » quand on ne s’y intéresse pas, c’est normal, avant je n’y comprenait rien non plus et c’était même le dernier de mes soucis.
Mon grand père m’a « initié » pour que je prépare mon avenir. qui nous dis que les jeunes de ma génération auront une pension digne de ce nom? Le coût de la vie n’allant pas en s’améliorant…
La bourse est un moyen simple de préparer son avenir.
acheter une action fait monter son cours et augmente le capital d’une société. Ce capital sera utilisé pour le développement de la société qui elle en contre partie donne un dividende aux actionnaires représenté par la hausse du cours et donc quand on vend, on profite du bénéfice, ou par l’octroi d’actions supplémentaires qui auront le même effet, l’augmentation du bénéfice. (je parle ici de placement à moyen et long terme, minimum 5 ans).
La volatilité (le court et très court terme), ce sont les spéculateurs qui en sont responsables. Ils essayent de profiter au maximum de la hausse du cours d’une action en achetant. cela fera encore augmenter le cours et puis ils vendent le plus vite possible pour engranger le plus gros bénéfice possible. c’est un jeu de pigeon, la spéculation. Car un spéculateur qui réussi son coup le fait forcément au détriment d’un autre spéculateur. c’est le risque.
Qaund on joue en bourse on est exposé à ce risque là, celui du pigeon.
Quand on investit en bourse, ce risque est calculé pour qu’il soit le plus bas possible c’est le risque du « bon père de famille ».
C’est la différence fondamentale entre ceux qui joue en bourse et les autres, ceux qui investissent.
Celui qui veut trouver des informations sur les actions de société qu’il achète les trouve dans des magasines spécialisés ou sites internet qui donnent des infos sur les sociétés et leurs activités, les implantations dans le monde, capitaux et endettement. On peut aussi s’adresser directement à l’entreprise concernée (chaque société cotée a un bureau spécialement créé pour les investisseurs qui peuvent demander des renseignements).
Les infos faisant monter et descendre le cours d’une action ne se trouvent pas exclusivement dans ces revues spécialisées. On les entends toutes la journées à la radio et à la télé. L’actualité quotidienne nationnale et internationnale.
En Belgique la non formation d’un gouvernement retarde des accords budgétaires pour des entreprises. réaction du marché Belge, les cours baissent.
En Angleterre, crise des prêt hypotécaires. réaction du marché Anglais, les cours baissent.
La bourse n’est pas qu’une affaire de spécialistes.
J’ai 26 ans, je me suis formé tout seul pendant +ou- 5 ans. Mon grand père s’occupait de ce que je lui donnait à faire fructifier pendant que j’apprenait à sentir le marcher et observer les qualités des actions. (croissances, cycliques, spéculatives)
Maintenant, depuis quelques mois, je gère tous mes avoirs seul. Je n’ai besoin de l’avis de personne, je me forge ma propre opinion et me fixe des plafonds raisonnables à ne pas dépasser pour limiter le risque.
Les spécialistes et analystes sont là pour orienter les gens moins avertis sur les grandes tendances du marché.
Personnellement, je ne vis pas de la bourse, c’est un placement à long terme de mon épargne qui m’offre un rendement supérieur au rendement offert par les banques. Qui cela dit en passant sont de plus en plus près de leurs sous et offrent des rendement dérisoires.
La bourse est donc une affaire de longue haleine pour qui veut réussir. Le tout étant de TIRER SON PLAN le mieux possible dans cette société qui fera des riches encore plus riches et des pauvres encore plus pauvres.
doucement, tranquillement, à ma petite échelle d’investisseur, je fais des bénéfices et je prépare mon avenir.
Michael
02. déc, 2007
Merci pour votre commentaire. Nous sommes bien d’accord sur le fait qu’on ne « joue » pas en bourse et qu’il faut faire ça sérieusement. C’était le message principale de mon billet.
Cela dit, vous dites que ça n’est pas une affaire de spécialiste mais vous dites vous être formé pendant 5 ans. Pour moi, vous êtes un spécialiste (si on considére qu’un spécialiste c’est comme un expert : quelqu’un qui en sait plus que vous). Vous avez passé du temps à apprendre et à développer vos techniques et pour moi c’est la bonne manière de faire.
aroma
03. déc, 2007
j aime bien ce post et celui concernant le le fait de vouloir devenir riche je rajouterais un un 1-2 petits « trucs »concernant ce post
j ai comme passion la bourse et comme on apprends un art (martial-musical…)je passe 2-3 heures par jour à parfaire mon « apprentissage » et je vous conseillerais de lire « secret pour gagner en bourse » de stan weinstein et « chandeliers japonais » de steve nison
l analyse technique au travers des chandeliers est une technique japonnaise vieille de 400 ans eprouvée de longue decenie sur le marche du riz
hanbeeloo
22. oct, 2008
Il y a pourtant de petits porteurs qui gagnent réellement en bourse. Le respect du pricipe dont parlait FX : se fixer un plafond, car les actions, c’est comme l’immobilier, ça ne monte pas jusqu’au ciel…
Dès que j’ai fait 10% sur une action, je vends. Si je n’atteins pas ce plafond, je garde et passe en moyen ou long terme.
10%, c’est déjà un bon rendement, non? La gourmandise est un vilain défaut, toujours plus, toujours plus haut…et unn jour, ça plonge. Donc, fixer vous un plafond et respectez le!!!
Eh Mickael??!! Tim Ferriss te contacte personnellement, tu vas devenir aussi célèbre que lui???
cedric
23. oct, 2008
Bonjour Mickael,
voici un petit site qui devrait te plaire. Ce sont des photos de traders en pleine crise…
http://brokershandsontheirfacesblog.tumblr.com/
Michael
23. oct, 2008
Merci pour l’information Cédric !
Robin des Bonds
21. août, 2009
Bonjour,
Tout d’abord, félicitations pour le blog et pour l’état d’esprit qui en émane. C’est une lecture agréable qui donne envie de prendre son avenir en main au lieu de procrastiner
Je suis d’accord sur l’aspect « la bourse est un marché d’experts ».
Néanmoins, la création de valeur existe via l’achat d’actions comme d’obligations. Je suis spécialisé dans l’obligataire, pas dans les actions, mais dans les deux cas, l’achat et la détention servent les entreprises, même si l’achat est fait sur le marché secondaire.
Lorsque les prêteurs de fonds sont nombreux, ils sont en concurrence et l’emprunteur n’a qu’à choisir celui qui lui propose le melleur taux : cela tire les taux vers le bas. Si plus personne ne veut prêter, les entreprises sont obligées de proposer davantage pour trouver des capitaux, et cela tire les taux vers le haut.
Dans la crise du crédit que nous avons vécue en 2008 et début 2009, des entreprises comme Saint Gobain, Casino, Lafarge, etc. se sont endettées à 8%, voire davantage. Cela les contraint à n’investir uniquement dans les projets qui présentent une rentabilité supérieure, et pèse sur le bilan et les résultats. Il en est de même pour la dette publique, bien sûr.
Enfin, d’un point de vue patrimonial, à partir d’un certain montant, difficile de faire l’impasse sur les titres cotés : la liquidité est immédiate, on peut les structurer pour en tirer des revenus réguliers, et les frais annexes (tenue de compte, frais de cession, entretien…) sont dérisoires par rapport à l’immobilier par exemple.
Bref, je pourrais en parler des heures, j’arrête de procrastiner, et j’adresse simplement de nouvelles félicitations à Michael !
Robin des Bonds
robert
28. fév, 2010
« procrastiner » berk ! je déteste ce néologisme dégueulasse et imprononçable. ça ne donne même pas envie d’en connaître le sens.
Mais qui l’a introduit dans la langue française ? internet ?
Je lance une pétition pour le supprimer.
Michael
28. fév, 2010
Ce n’est pas le terme le plus heureux, je suis d’accord. Une proposition ?
malika
03. mar, 2010
oui, mais faut déjà que j’en saisisse le sens exact lol
malika
03. mar, 2010
ça y est, j’ai fait l’effort de chercher ! pffff je suis léssivé hh
)
non sérieux, pourquoi pas garder, « reporter ».
Allez j’invente un qualificatif pour désigner ce syndrome ( ou pathologie ) : un ultérateur, une ultérateuse lol
ben oui, ultérieurement, remettre à plus tard… ça coule de source. et pour l’action, on garde le verbe: reporter. c’est pas sorcier
enfin c’est juste un avis
chris
07. juin, 2010
La Bourse n’est qu’un casino ou les particuliers n’ont aucune chance de s’enrichir !
Analyse financière, analyse technique, conseils de brokers et analystes pros etc etc … Rien ne marche. Quant à l’information elle est à double vitesse.
Bref la Bourse est faite pour les pros de la finance : banques, traders pros, analystes, gérants … Ils perçoivent des salaires attrayants, et avec de bons résultats touchent des bonus sympathiques.
Le particulier peut s’orienter sur des FCP/SICAV … Les pertes seront moindres qu’en jouant au trader à domicile. Il y a d’excellents gérants en France. Par contre, les gains seront bien + modestes. Sur 5 ans, si vous obtenez +100% avec un fonds actions internationales, c’est vraiment le bout du monde ! Donc n’espérez pas devenir riche.
Maintenant si vous êtes chanceux dans la vie, essayez le trading. 5000 € placés sur la bonne pépite avec le bon timing peuvent suffir à faire fortune, quand d’autres se ruinent à coup de 100k euros placés sur des titres relativement « sûrs ». Suffit de regarder le cours des sociétés du CAC40 depuis quelques années … Ce sont les plus grosses boîtes de France, pas des starts up, et pourtant les cours ont dégringolé. On pouvait se ruiner facilement en misant sur Société Générale, Crédit agricole etc …