Le malheur est dans le prêt

Michael Ferrari Gérer et épargner, Investir en bourse et dividendes, Investissement immobilier Laissez un commentaire

Arte est l’une de ces chaînes qui me rappelent que la télévision conserve une part de noblesse. Voici une superbe émission qui reparle de l’histoire des subprimes et du côté cynique de la crise.

C’est un reportage de Kersten Schüssler de 52 minutes qui se déroule aux Etats-unis mais aussi en Angleterre, en France et en Allemagne.

On y retrouve les villes sinistrées comme par exemple Cleveland, capitale de l’Ohio. La région a perdue énormément d’habitants et les maisons sont vidées, jusqu’aux fils électriques. Cleveland est touché par la crise dans l’automobile en plus de l’immobilier.

« Les bulles finissent toujours par éclater »

Quelqu’un rappelle la situation : les prêteurs n’ont pas respecté les règles et ils espèrent maintenant que la loi va s’attaquer aux propriétaires qui ne peuvent plus payer.

70 % des emprunteurs n’ont pas fourni de justificatifs de revenus lors de la demande de dossier. On y voit l’exemple d’une personne ayant contracté un prêt sans avoir aucune ressource, elle explique avoir répondu à une offre proposant « Achetez autant de maisons que vous voulez, on vous donne l’argent pour les payer » ou « nous allons vous montrer comment gagner de l’argent rapidement » ou « nous allons vous montrer comment gagner 50 000 dollars de plus par an ». Avec l’argent elle a acheté 2 maisons pour une valeur de 196 000 $.

Le truc, c’est que des millions de personnes sont coupables qui doit payer : les courtiers, les banquiers, les experts, les emprunteurs ?

Les agences de notation dont la respectabilité ne faisait pas de doutes avant la crise sont remises en causes : ce sont les banques qui payent ces agences pour évaluer leurs produits…

Le doigt est également pointé en direction de la FED. La réserve fédérale américaine a injecté beaucoup trop de liquidités et a ainsi permis la création de la bulle immobilière. La pschychologie de masse entre en jeu. Lehman Brother… les noms tombent sans que l’état ne les sauvent. Le « To big to fail » n’est pas une vérité absolue.

On y voit l’excellent Frédéric Lordon intervenir et souligner la nationalisation d’AIG et Fannie Mae et Freddie Mac sans que cela ne choque personne.

On apprend également que le niveau d’endettement des britanniques est de 30 % supérieur à celui des américains. La course, c’est celle de l’argent. Il faut tirer un maximum du « marché » tant qu’il ne réalise qu’il ne peut pas continuer ainsi. Tout le monde prend sa part tant que la fête continue.

L’économie réelle est contaminée. Les industries sont pénalisées par le ralentissement économique. Que faire pendant la crise ? Serait-ce le moment pour changer l’économie  et favoriser l’écologie ou la formation ?

Le ministre allemand des Finances souligne le problème qui se trouve sur notre chemin à cause des liquidités injectées…

Les retraités sont également touchés. Ceux qui ont placé leur argent sur des supports spéculatifs ont tout perdu. Leur argent a disparu et leur assurance retraite également.

La question suivante est simple : le dollar va-t-il survivre à la dette américaine ? Si jamais la confiance en l’état américain est perdue, plus personne ne voudra de sa dette…

Dépêchez-vous, il est visible sur Arte+7 pendant encore quelques jours !

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