Le cycle de Kondratieff peut-il prévoir l’avenir ?

Michael Ferrari Finances personnelles, Investir en bourse et dividendes 20 Commentaires

L’histoire se répète dit-on. Si vous ne croyez pas au « cette fois, c’est différent », voici la présentation d’une théorie économique étonnante. Elle pourrait bien vous aider à protéger et développer votre patrimoine.

Kondratieff-photo Kondratieff était un économiste Russe né en 1892 et actif dans les années 1920. Comme tous les économistes, il a échafaudé sa théorie qui est toujours connue sous le nom de son auteur. S’il existe autant d’avis d’économiste que de slips dans la garde-robe de Dave (et que leur valeur est souvent proche), cela peut être éclairant de voir ce qu’avait imaginé ces personnes il y a presque un siècle. En dépit de son ancienneté et du fait qu’il n’avait évidemment pas prévu les changements technologiques ou politiques, sa théorie apporte une grille de lecture de notre époque. Évidemment sa théorie ne fait pas l’unanimité parmi ses confrères car elle est souvent considérée comme simpliste et dogmatique mais faites-vous votre avis !

Kondratieff avait remarqué, en étudiant l’économie des principaux pays industrialisés, des cycles d’une cinquantaine d’années (d’autres économistes ont évidemment une théorie similaire mais avec des durées de cycle différentes). Il donna une explication purement financière : pendant le cycle ascendant où l’économie progresse il y a un excès d’investissement qui mène à une hausse des taux d’intérêts, hausse créant un déclin et tout recommence.

Il fut notamment contesté par un autre économiste, Schumpeter souvent associé au concept de « destruction créatrice », qui associa la croissance aux innovations majeures. Il pensait que les innovations arrivent par vagues (de façon non linéaire) et dopent l’activité économique. Ainsi au lieu d’avoir de longs cycles, il y a plutôt une simple alternance entre développement et contraction de l’économie.

Aussi appelée théorie de cycles longs, la théorie de Kondratieff fut reprise et étayée par des faits longtemps après sa mort jusque dans des travaux menés après les années 2000. Ainsi il avait identifié des cycles de 50 ans, chacun ayant une phase montante et une phase descendante.

Les analyses font ressortir 4 cycles :

  • 1787 – 1842 : premier cycle poussé par l’industrie du textile
  • 1843 – 1897 : second cycle poussé par l’industrie ferroviaire
  • 1898 – 1950 : troisième cycle poussé par l’électricité et la chimie (Kondratieff avait prévu la chute de l’économie en 1930)

N’étant plus de ce monde il n’a pu prolonger son analyse mais d’autres l’ont fait à sa place.

Le quatrième cycle commence donc en 1950 poussée par l’automobile et la pétrochimie et se termine en 2010, un cycle de 60 ans. La question qui divise, c’est évidemment « sommes-nous dans le cinquième cycle ?« , supposé être celui de l’information, et la réponse peut être trouvée si l’on regarde les phases de chaque cycle.

Les 4 phases de chaque cycle

Là où sa théorie porte du sens pratique pour nous, c’est que notre cher économiste ne s’est pas contenté d’analyser les données historiques pour en tirer une théorie générale. Pour chacun cycle long de 50 ans, il détaille aussi les 4 grandes phases par lesquelles l’économie transite.

L’intérieur de chaque cycle est composé de 4 saisons : printemps, été, autonome et hiver. Simple non ?

Printemps :

Pendant le printemps, c’est le moment d’investir dans les actions et l’immobilier.

C’est la phase où tout va bien, imaginez les 30 glorieuses comme une bonne illustration. La société prospère et consomme. Cette phase dure généralement 25 ans.

Elle est caractérisée par la progression de :

  • l’activité économique et de l’emploi
  • la confiance des ménages
  • prix à la consommation
  • prix des actions
  • taux d’intérêts
  • l’inflation

Été :

Pendant l’été, c’est le moment d’investir dans les matières premières et l’immobilier d’habitation. C’est l’inflation galopante.

Le système entre en surchauffe, l’inefficacité se fait ressentir car les ressources deviennent critiques.

  • l’inflation progresse
  • le prix de l’or monte
  • les taux d’intérêt atteignent des sommets

A la fin de l’été, le marché des actions est orienté à la baisse.

Automne :

Pendant l’automne, c’est le moment d’investir dans les actions, les obligations et l’immobilier commercial. C’est la désinflation.

  • le marché des actions devient euphorique dopé par les largesses monétaires
  • l’immobilier atteint des sommets
  • l’inflation chute et le prix des matières premières suit le mouvement
  • la dette atteint des sommets phénoménaux
  • la confiance des consommateurs reste bonne car tous les indicateurs sont encore vert (actions, immobilier…)

A la fin de l’automne, le prix des actions et de l’immobilier sont à leurs sommets et annoncent l’arrivée de l’hiver.

Hiver :

Pendant l’hiver, c’est le moment d’investir dans l’or, de garder son cash et d’acheter des obligations lorsqu’elles ont retrouvé leur niveau de long terme. C’est la déflation.

Le processus de retour à la raison et d’assainissement commence. Il prend généralement 15 ans.

  • les actions chutent d’autant qu’elles sont montées
  • faillites, crise bancaire et annulation de la dette
  • credit crunch et progression des taux d’intérêts
  • l’or et équivalents progressent
  • on ne sait plus à quelle devise se raccrocher

 

Clic pour agrandir - Source : www.longwavegroup.com

Que faire de tout ça ?

La raison pour laquelle beaucoup ne pensent pas que le cinquième ait commencé, c’est tout simplement parce que nous sommes (serions) encore dans l’hiver du cycle précédent. En lisant les caractéristiques de la phase hivernale, il est frappant de voir à quel point notre actualité y est décrite. Cela fait plus de 2 ans que j’observe cette théorie et son comportement. Force est de constater que pour le moment, elle semble être une bonne grille de lecture. Le point inquiétant, c’est que chaque cycle s’est jusqu’à présent terminé par une guerre, faisant ainsi dire à la sagesse populaire « que rien ne vaut une bonne guerre » pour relancer l’économie.

Sommes-nous dans l’hiver de Kondratieff ? C’est fort probable. Dans ce cas, cela veut dire pour vous qu’il faut sécuriser votre patrimoine. Les actifs perdront de la valeur et les matières premières sont le meilleur moyen de s’en protéger. Dans faut-il investir dans l’or, je posais cette question capitale mais il appartient à chacun de trouver sa réponse. La bonne nouvelle, c’est qu’après l’hiver vient toujours le pintemps. Ce que dit la théorie, c’est que l’hiver est long et dure 15 ans mais ce n’est sans doute pas une raison pour être déprimé. Si les prochaines années n’auront pas la saveur de celle des papy boomers ayant profité des largesses économiques que nous allons devoir payer, il n’en demeure pas moins que nous avons du pain sur la planche et une vie à vivre !

Que pensez-vous de cette théorie ?

Pour aller plus loin :

Commentaires 20

  1. Arnaud d'Avenir-plus-riche

    L’histoire se répète, Il faut juste avoir un bon timing pour les investissements.
    Nous sommes à la fin de l’hiver, l’horizon s’éclairera je l’espère dans un ou deux ans.
    C’est pour cela qu’il est important d’investir progressivement, sur le long terme et de garder des liquidités pour profiter des baisses du marché.

    1. David

      C’est une vision sacrément optimiste des choses que de penser qu’on ne serait qu’à la fin de l’hiver et que dès demain (un ou deux, ça revient à ça à l’échelle des cycles de Kondratieff) tout pourrait repartir comme durant les péridoes fastes alors que l’hiver a à peine commencé (3 ans tout au plus).

      Pour le marché que je connais le mieux (l’immobilier), on n’est clairement qu’au début des changements de comportements (peu être un peu plus avancé dans les zones rurales et moins attractives) et de l’évolution de ces 12 dernières années…

      @Michael Merci pour cette synthèse des cycles de Kondratieff où la ressemblance à la situation actuelle avec la pahse d’hiver est très frappante.

      1. Post
        Author
  2. Eric

    > Que pensez-vous de cette théorie ?

    Que c’est très fumeux et que ça n’est pas parce que l’on observe 3 fois le même événement qu’on peut décréter une « loi » générale. Sauf bien sur dans ce type de pseudo science.

    Le fait que le dernier cycle dure plus de 60 ans devrait invalidé la théorie.

    Le cycle de Kondatrieff, c’est une manière un peu branché de dire « après la pluie le beau temps » …

    1. Post
      Author
      Michael

      C’est toujours la difficulté des théories économiques, ce ne sont pas des sciences « dures » et le fait qu’un cycle prenne 60 ans au lieu de 50 n’est pas à mon sens une raison suffisante pour jeter le bébé avec l’eau du bain.

      1. Eric

        Il est toujours très facile de voir des lois a posteriori sur les événements présent ou passé, le cerveau humain semblant conçut pour voir ce type de corrélation (exemple : on peut voir Jésus dans un nuage). C’est encore plus facile en prenant plein de statistiques sur une longue période : on trouve systématiquement des « propriétés ».

        Pour savoir si on a trouvé une « vrai » propriété, il convient de voir si notre modèle est prédictif, par exemple, au vue des dernières éclipses de soleil et muni de mon modèle « physique de newton », je peux prédire la prochaine.

        Que me permet le modèle « cycle de Kondatrieff » ? Pas grand chose : je le tire de l’observation de 150 ans de données et visiblement, il bug complètement sur la quatrième itération : l’hiver est-t-il arrivé en 1973 lors du premier choc pétrolier ? En 1987 avec la crise boursière ? En 1990 et la crise de l’immobilier ? En 2000 comme le prévoie la théorie de 50 ans ? A non, ce dernier cas correspond au premier boom de l’Internet…. En 2008 et la crise des subprimes, maintenant ? …

        Un mot sur la page de commentaire de l’article cycle de Kondatrieff résume toute ma pensée : « Ce modèle de Kondratieff où rien n’est démontré, ni modélisé, ni chiffré, ni réfutable a-t-il sa place dans la catégorie « économie » ou dans « pseudo-sciences » « 

  3. gunday

    Je pense que l’hiver a commencé il y a quelques temps :
    – les actions ont déjà fortement baissé,
    – l’or a très fortement monté et donnent des signes de ralentissement voir de baisse
    – les banques ont pris cher il y a 2 ans

    Par contre il faut pas oublier que le passage de l’hiver au printemps n’est pas forcément instantané.
    Comme indiqué, avant la fin de l’hiver était marqué par la guerre, on peux espérer que la phase guerre sera évité, et que le printemps pointera son nez petit à petit!

  4. wu-weï

    Que pensez-vous de cette théorie?

    Je ne la connaissais pas et la trouve très intéressante.
    En tout premier lieu, j‘ai relevé un « détail » qui semble avoir son importance dans le redémarrage d’un nouveau cycle : à chaque fois, un progrès technologique qui porte l’économie et son développement. L’industrie, le transport ferroviaire, la pétrochimie, l’automobile.
    Quid pour cette fin de cycle ?
    Tu évoques l’information et il existe une différence fondamentale entre l’information (dont on pourrait discuter longuement) et les précédentes révolutions technologiques : l’information ne crée pas de richesse.
    Or, pour un développement économique et le redémarrage d’un cycle, il faut de la création de richesse.

    Deuxième point, si une théorie économique apporte un éclairage et une grille de lecture pour la bonne compréhension des événements (je partage celle que tu proposes aujourd’hui), une seule théorie n’explique pas tout. Je pense que pour expliquer ce qui se passe actuellement, pour lire la fin de cycle ou une partie de ses causes, il faut croiser avec les théories économiques de « l’école de Chicago » qui sont basées sur la captation de richesse et non la création de richesse.

    D’ailleurs, des redémarrages de cycles plus courts (des sous-cycles ? ou prolongations du grand cycle) ont parfois été impulsés par des choix économiques plus Keynésiens – parce qu’on n’est pas « obligés » de créer de la dette pour investir et amener à la création de richesse – comme par exemple, sous le second mandat de Nixon ou celui de Carter.

    Comme tu le dis, malheureusement, les grands cycles se sont souvent terminés par une guerre.
    Fallait-il une guerre pour innover ? Fallait-il une guerre pour faire muter l’économie ? Fallait-l une guerre pour « assainir » ? Ou bien la guerre est-elle un moyen pour l’économie, une suite logique mais irrationnelle ?
    Ou bien la guerre est-elle la conséquence provoquée par un déséquilibre de pouvoir entre économie et gouvernance ?
    Ce qu’il faut noter, c’est qu’une guerre ruine un pays.
    En 1972, les Etats-Unis d’Amériques sont sortis du système de parité or/monnaie pour faire fonctionner la planche à billet et financer le Viêt-Nam. Ils se sont retirés pour des raisons essentiellement économiques. Les Américains se retirent d’Irak et d’Afghanistan pour exactement les mêmes raisons aujourd’hui.
    Les Russes se sont retirés d’Afghanistan eux-aussi pour des raisons économiques (effondrement de l’économie interne).
    Note : Ce système de parité avait été instauré juste à la fin de la seconde GM et dont le but était de maintenir une stabilité économique, et une paix politique.

    Je partage pleinement l’idée que renforcer son patrimoine est la bonne voie. D’autres vous diraient que la volatilité du marché est l’occasion de belles plus-values spéculatives.

  5. wu-weï

    Et pour d’autres raisons que seulement économiques, je pense que ces cycles ne peuvent se lire qu’en complétant la lecture purement économique avec une lecture et une analyse des choix systèmiques et donc, politiques.

  6. david 86

    Pour la phase « guerre » regardez du coté de l’Iran , je pense que nos amis americain brulent d’impatience de partir en guerre , l’industrie militaire rapporte des milliards aus Etats-unis .
    Concernant les cycles de l’économie il ne faut pas oublier que l’on change de systeme monetaire tout les 40 ans en moyenne , ça meriterai un petit sujet Michael 😉

  7. alteriche

    Théorie intéressante, même si un peu effroyable en soi car au-delà de la modélisation il y a l’humain.
    Que le cycle dure 50 ou 60 ans, il s’agit d’une vie d’homme. Envisager un environnement favorable quand j’aurais 50 ou 60 ans ne m’évoque que dépit…

    Par ailleurs, je pense que si l’économie est cyclique, il est bien risqué d’en faire une modélisation mathématique précise, tout simplement parce que le Monde change, et donc un cycle peut s’accélérer ou se ralentir brutalement sous l’effet d’autres actions externes (information, transport, écologie…).

    Quant à la prochaine guerre globale, oui elle aura lieu, pas forcément à coup de balles et d’enrôlés, mais peut-être d’une guerre économique ou plutôt idéologique.
    Quand la Chine sera définitivement le modèle hégémonique et que les Etats-Unis ne seront plus que l’ombre de lui-même, peut-être assisterons-nous à une confrontation entre un modèle occidental protectionniste (leadé par des ex-colonies comme le Brésil ou l’Inde) et un modèle chinois en autarcie.

    En tout cas, ce qu’il faut en retenir, c’est que la saisonnalité est longue et lente, et donc que nos actions individuelles (en matière d’investissements) peuvent être très agiles à cette échelle.
    Je veux dire que ça paraît plutôt positif. Comme si un krach n’était qu’un point de départ et non un changement brutal de saison ce jour précis. Ce qui est plutôt positif quant à nos perspectives individuelles en Bourse, en immobilier, en matières premières, en entrepreneuriat, non?

  8. Steve Harone

    Mickael,

    lorsque tu évoques la réédite de ces cycles, et tu le dis fort justement, on peut constater qu’elle concerne plutôt un aspect « Macro-Economique ».

    Par contre sur une approche plus micro, et c’est celle qui nous concerne tous ici je crois, je pense que les conséquences seront autrement plus durables.

    A l’échelle d’un salarié, je crois que la pente vers la rigueur est irrémédiablement prise. L’Âge d’Or du salariat est révolue, et les réformes préparées dans tous les pays à économie avancée, vont frapper surtout les salariés.

    Plus d’impôts, plus de taxes, moins de protection, moins d’Etat… On se dirige d’ailleurs de plus en plus vers un repartage de la fiscalité des entreprises vers les particuliers (réformes taxe pro, Tva Sociale, explosion des Impôts Locaux…).

    Pour toi, moi et ceux qui lisent ici, je pense que nous le savons tous: l’avenir appartient à ceux qui saurons sortir du système du salariat.

    Ce système a globalement très bien fonctionné pendant la période 1950-2002, mais l’Euro, la hausse du coût de l’immobilier entamée depuis le milieu des 90’s et les plans de rigueur ont mis le coup d’arrêt à tout cela.

    Le meilleur investissement qu’une personne peut faire, est d’investir en elle-même. Tenter de créer son affaire, aller chercher soi-même un bénéfice plutôt qu’un salaire…

    Assurément, pour toute personne qui souhaite progresser, évoluer, une des meilleures choses à faire est d’analyser et de tirer les leçons du passé…

    Très bon article, plein d’instructions !

    1. Post
      Author
      Michael

      Effectivement l’âge d’or du salariat est révolu, c’est aussi la thèse dans The Sovereign individual que je suis en train de résumer (Excellent par ailleurs). En bref, la rigidité des états et le fonctionnement qui consistait à contrôler les capitaux est de moins en moins possible, la conséquence étant que les entreprises ne sont plus aussi stables qu’avant et le travailleur individuel devient le centre de la société.

      1. Steve Harone

        Ce livre pourrait être une espèce de « Manifeste de la Création d’Entreprise »…

        C’est vrai que l’emprise de l’Etat sur les populations étaient telle, que ces derniers attendaient presque tout de celui-ci.

        Ce fût « rentable » à une époque donnée, mais aujourd’hui dans cette société post-industrielle l’individu doit profiter des opportunités qui s’ouvrent à lui.

        Les consommateurs ont en général tout de ce que les Groupes Industrielles ont à offrir!

        Les opportunités pour les « Travailleurs Individuels » sont donc dans ces « espaces économiques » qu’un Grand Groupe ne peut investir, faute d’être capable d’industrialiser le processus de production.

        On revient doucement, vers un « Age d’Or de l’artisanat », « du sur-mesure », comme ce fût le cas en fin de 19e siècle…

        Un espèce de « cycle à la Kondratieff » là encore :-)…

  9. Nom (obligatoire)

    Si les USA brûlent d’envie d’une guerre en Iran, ils n’en n’ont plus les moyens financiers.
    La consommation massive d’armement rapporte aux fabricants et sont payés par l’Etat et les impôts qui pèsent sur les citoyens et les entreprises.
    Au sortir de la 2nd GM, les plus riches américains étaient imposés à 96%. C’est un type de modification du financement de la guerre que les USA ne peuvent pas mettre en place aujourd’hui pour des questions de doctrine politico-économiques.

    « je crois que la pente vers la rigueur est irrémédiablement prise. […] les réformes préparées dans tous les pays à économie avancée, vont frapper »

    Sur le salariat à proprement parler, je pense que l’avis d’ici est surtout une auto-validation.

    Quand tu dis que tu crois, c’est bel et bien une croyance.
    Nombre d’exemples de pays et de situations similaires ont démontré que d’autres choix que les coupes qui mènent à la récession sont possible (voire souhaitables).

    Un monde en paix est un monde prospère.
    Un monde en récession est un monde en tension.

    Il y a un excellent livre par l’ancien PDG de la Société Générale qui traite du lien entre richesse, pouvoir, conflit et violence.

    Concernant la Chine, elle n’a pas besoin de conflit armé pour s’imposer comme puissance dominante hégémonique. Il lui suffit d’attendre que l’occident se lance dans un conflit qui le ruinera pour mettre économiquement la main dessus.

  10. david 86

    Quand les Etats unis partent en guerre c’est avec l’argent de la planche à billet et l’Iran a du petrole donc ça change la donne .
    Les états-unis et wall street c’est un casino géant , et comme on dit dans les casinos « la maison gagne toujours »

  11. Math732

    Salut Michael,

    J’ai eu l’occasion d’étudier les cycles de Kondratieff durant mes études et, à mon sens, il serait plus judicieux de coupler l’analyse précédente avec les cycles de Juglar. Lorsque l’on croise les cycles de Kondratieff avec les cycles, plus courts, de Juglar, on s’aperçoit qu’au sein d’une même « saison » il existe un cycle plus petit. Cela permet, entre autres, de comprendre pourquoi des crises surviennent durant les périodes plus prospères des cycles longs.

    Quoi qu’il en soit, merci pour cet article et pour le temps que tu consacres à ce blog ! Je le suis depuis maintenant plus d’un an et, grâce à ton livre et aux infos ici rassemblées, j’ai pris en main mes finances personnelles.

    A bientôt !

  12. chivapiano

    Faudrait pas oublier les cycles Kitchin alors! Lol
    (2 Kitchin dans un Juglar)

    Et vive le salariat, au passage!
    Ne prenez pas vos convictions d’auto-entrepreneurs pour des vérités absolues. Les salariés ne sont pas des esclaves. Je suis un salarié très heureux !
    (ça me rappelle un peu la problématique locataire vs. propriétaires….)

    @ Steve Harone
     » On se dirige d’ailleurs de plus en plus vers un repartage de la fiscalité des entreprises vers les particuliers  »
    Non, non et non. Les impôts ne sont PAS payés par les entreprises (cf théorie de l’incidence fiscale).
    Je suis salarié, et je suis POUR la TVA sociale!
    (mais les français n’ont aucune culture économique… )

  13. Investisseur-Moderne

    Bonjour,
    Article intéressant.

    @ Éric : je suis d’accord sur le point : »on cherche de la cohérence partout où on peut en mettre ».

    @mickael (et ceux qui croient en cette théorie) :
    C’est une théorie qui reste assez vague:
    -Certes, une ressemblance existe entre les cycles mais les cycles semblent bien différents : 2 GM dans un cycles (et pas des moindres), le krach de 1873 qui coupe le cycle 1843-1897. Cela fait un hiver de 24 ans pour un cycle de 54 ans, l’incertitude de la date d’arrivée de l’hiver du dernier cycle que souligne Eric….
    -Cela me paraît réducteur de baser 50 ans d’économie sur la lancée d’une innovation.
    -Dans le cas où la théorie se révèlerait juste, une remarque qui peut avoir son importance : les industries concernées étaient des industries lourdes. En pleine désindustrialisation (déjà bien avancée), la théorie peut-elle rester valide dans ce cas ?

    Bref, il me semble que c’est une théorie a posteriori (il faudrait voir pour la prédiction de 1930) qui éclaire les infos qui la valide et en passe sous silence d’autres.

    @wu-weï: tu parles de l’information, ça rejoint un peu ce que je dis (différence avec l’industrie lourde). Par cotre je ne suis pas d’accord avec toi sur « l’information ne crée pas de richesse ».
    L’information est une richesse. Mais les nouveaux media et les évolutions technologiques ont facilité l’accès à cette richesse (comme les révolutions dans l’automobile et le textile ont facilité l’accès à d’autres produit). Je suis cependant d’accord pour dire que c’est une nouvelle forme d’économie.

  14. vente-achat-or.org

    Kondratieff était valide tant que les occidentaux (pour faire large, en fait a l’époque les anglos saxons) mener la danse.
    Le reste du monde était imperméable a ces changements.
    Un Chinois ou un Indien eut t’il sa vie (et celle de sa descendance) chamboulé par l’industrie ferroviaire
    puis par l’électricité et la chimie?
    Oui, par ricochet. Directement, aucun impact.

    Pour en revenir aux cycles économiques, qui sont passionnant certes, ils sont obsolètes depuis les années 90.
    Nos économie actuelles c’est surtout du service et de la distribution de produit chinois.

    Pour investir: Transformer son argent en matières premières, l’or étant le mieux,

Ajouter un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.