Le club secret des millionnaires – Warren Buffet

Michael Ferrari Finances personnelles, Gérer et épargner 16 Commentaires

J’avais parlé l’année dernière de la sortie d’un dessin animé mettant en scène Warren Buffet intitulé « The secret millionaire’s club » / Le club secret des millionnaires qui possède un site web dédié au sujet : http://www.smckids.com

La série est destinée aux adolescents et illustre les « bons réflexes » qu’il faut avoir pour gagner de l’argent. Bien entendu, ce type de propos choquera plus d’un Européen mais pour nos amis Américains, c’est tout à fait naturel. Loin de vouloir placer l’argent sur un piédestal, il s’agit surtout de ne pas faire de vos enfants de bons gros dindons de salariés que l’on ira nourrir pendant 20 ans et qu’on mettra à la porte un jour et qui se retrouveront avec toute une éducation financière à faire.

On retrouve tous les petits business plébiscités par les enfants Américains comme le traditionnel stand de limonade, le lavage de voiture ou encore la promenade du chien pour illustrer chacun des points essentiels de tout business.

Les vidéos donnent des conseils de bon sens comme « Investir en soi est le meilleur investissement », « toujours avoir un plan pour réussir » et l’anglais utilisé est simple : un enfant pourrait comprendre ! 2 bonnes raisons de regarder ces vidéos en famille 😉

Depuis un an, plusieurs épisodes sont sortis et j’ai suivi cette série prometteuse avec intérêt, voici les premiers épisodes :

Episode 1: Lemons to Lemonade
SMC tackles business location.

Episode 2: Car Wash Capers
Advertising is so important

Episode 3: Walkin’ the Dog
Having a plan is key.

Episode 4: Lawn and Order
A penny saved is a penny earned
http://www.smckids.com/episodes/lawn-and-order

Episode 5: PCs and Understanding
Keep it simple.
http://www.smckids.com/episodes/pcs-and-understanding

Episode 6: House of Cards
Learn from your mistakes.
http://www.smckids.com/episodes/house-of-cards

Commentaires 16

  1. Warren Buffet a certainement le meilleur flair de la planète pour sentir les bonnes affaires, à l’image de notre Vincent Bolloré tricolore.

    Effectivement avec de petits principes et en s’y tenant (c’est ça le plus dur) vous pouvez commencer à gagner un peu d’argent. Mais attention il ne faut pas se leurer c’est faire des sacrifices pendant plusieurs dizaines d’années quand même.

    Priximmo

  2. Sympa ces vidéos, merci pour les liens !
    On comprend facilement le sens général, mais l’accent est quand même bien accentué « canard » à l’américaine … 🙂

  3. @Priximmo je ne vois pas ces « conseils » comme des sacrifices mais comme de petites habitudes à prendre.

  4. Excellent ! Voila une vraie bonne idee et qui est bien loin de ce que j’ai pu lire ailleurs concernant justement l’ecole qui ne fournit rien de concret.
    J’ai toujours pensé qu’apprendre aux enfants a gerer leurs argents meme s’il s’agit de 20 euros d’argent de poche etait dans leur interet PREMIER.
    Mais comme tu le precises si justement ce ne serait pas tres bon pour la prochaine recolte de salaries !
    C’etait Robert Kiyosaki qui avait developper une edition de son fameux jeu de societe pour enfant. Cela lui avait apporter pas mal de succes d’ailleurs.

    Merci Michael, je retiens « investir dans soi-meme est le meilleur investissement » Tellement vrai !

  5. Bah moi j’ai essayé de m’inscrire au programme …
    Toute une aventure.
    Je n’ai jamais de toute ma vie vu un parcours d’inscription aussi mal fichu.
    Merci AOL, qui pourrait respecter un minimum les standards du marché.
    Et j’ai l’impression que cette (censure) va me couter 1 euro.
    Je n’y crois pas!

  6. Pas mal, mais est-ce vraiment une bonne idée de faire intégrer une telle importance à l’argent aux enfants… ?

  7. Post
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  8. « Investir dans soi-meme est le meilleur investissement »

    Cette audacieuse défense du désir individuel, du gout du risque, de l’initiative individuel, ne peut se comprendre dans un pays majoritairement socialiste.

    Cela peut-être résumé de la façon suivante :

    Le socialisme européen part du collectif et pense le social en termes d’égalité soit de l’égalité collective. Alors que le libéralisme européen part de l’individu et pense le social et le collectif en termes d’équité, c »est-à-dire d’égalité devant la loi.

    L’un aboutit à une répression du désir individuel, de l’esprit d’entreprise, bref à une économie de fustrastion : le socialisme.

    L’autre laisse la liberté d’investir sur les autres et sur soi-meme : le libéralisme.

    Voyez maintenant la provenance de la vidéo…

  9. Ouah,

    Je crois que c’est vraiment pour ça que parfois je ne me sens vraiment pas à ma place en France…

    Je trouve ce concept excellent et pourtant, je pense que l’on est pas prêt de le voir dans notre belle langue. Je vois d’ici certains moralisateurs crier au loup si un tel dessin animé sortait chez nous et se gausser de la « mauvaise influence d’un système libéral ».

    J’ai regardé le premier épisode; c’est pourtant très bon comme dessin animé.

    Je suis papa depuis peu, trop peu pour inculquer de telles notions à mon enfant qui commence à peine à apprendre à marcher et à dire « papa » ou « maman ». Mais ce qui est certain, c’est que l’entrepreneuriat fera partie de ce que je veux lui apprendre.

    Quand aux maximes du dessin animé, elles sont particulièrement simples et devraient aujourd’hui devenir un leitmotiv pour l’éducation en général. Investir sur soi et pour soi doit être la première préoccupation de chacun, même si c’est peu…

    Pour l’instant, je suis encore salarié, mais j’ai appris beaucoup lors de mes études tout d’abord, et mes expériences par la suite, et c’est sur cet apprentissage et ces bases que je peux commencer aujourd’hui à penser à l’entrepreneuriat.

    Ce qui est navrant, c’est que j’ai vraiment l’impression d’avoir commencé à construire cette expérience uniquement à partir du moment où j’ai quitté l’éducation nationale française pour partir en Angleterre.

    J’y ai vu des échecs et d’autres nombreux problèmes, mais globalement, quelle tristesse que « notre système éducatif » où tout n’est que notes (souvent salées) et remontrances sur ce qui a été mal fait. Alors, qu’au fond, il faudrait valoriser les réussites, même petites, car c’est le cheminement qui est important.

    Je divague, mais je suis inquiet du système dans lequel mes enfants vont grandir, et j’espère que j’arriverai, à ma hauteur, à combler les lacunes d’une éducation française qui n’a pour but que de détruire et blâmer l’initiative.

    A plus.

  10. QUOTE
    Je divague, mais je suis inquiet du système dans lequel mes enfants vont grandir, et j’espère que j’arriverai, à ma hauteur, à combler les lacunes d’une éducation française qui n’a pour but que de détruire et blâmer l’initiative.
    UNQUOTE

    Tu as raté tes études ?

    Il y a en France de trés bonnes écoles, d’ingénieur, entre autre, qui permettent de trés bien gagner sa vie, même étant salarié…

    Je pense que la pluspart des intervenant ici se cherchent des excuses: pas dans le bon pays, la france c’est nul, l’éducation recu est nulle….

    Un conseil: allez voir ailleur, frequentez donc quelque « entrepreneurs » aux états unis par exemple, dont la pluspart ont des « small business ». On reparlera aprés de savoir si c’est aussi facile que ca….

    Je l’ai fait, pendant quelques années, au cours d’une experience pour le boulot aux usa. Beaucoup d’entrepreneurs en effet, mais pas forcément facile et pas forcement plus riches qu’ici finalement. Plus optimistes et confiant en leur avenir, ca oui par contre, et c’est surtout cela que j’ai « ramené » en moi: un certain optimisme et une envie de se bouger !

    1. C’est une réponse intéressante, je n’ai peut-être pas suffisamment précisé ma pensée.

      Je suis entièrement d’accord avec toi sur le fait, qu’en France, il y a de très bonnes écoles. Et ce n’est pas du tout à ces écoles que je pensais lorsque j’ai écrit mon commentaire. Bien heureusement, nous avons nos réussites et le système éducatif supérieur dispense ici et là son enseignement avec une ouverture d’esprit et une pertinence particulière.

      Je n’ai pas connu ces écoles en France, mais pour avoir échangé sur le sujet avec des amis, l’approche que j’ai appréciée lors de mon passage en Angleterre comporte de nombreuses similitudes avec ce qu’ils ont pu connaitre ici.

      Non, lorsque je dis que je suis inquiet pour mon fils, je parle de l’approche pédagogique que l’on retrouve dans nos écoles primaires, nos collège ou nos lycées.

      J’ai le souvenir d’une valorisation excessive des résultats au détriment du progrès et des initiatives. Dans mes propos, je ne remet pas en cause l’enseignement, mais l’éducation, et surtout ce focus constant sur la « note ».

      Celle-ci devient le centre de tout. Et pour la plupart des élèves, en se focalisant sur des résultats « moyens », ceux-ci perdent leur énergie car ils manquent de reconnaissance.

      Ce n’est pas une question de niveau d’exigence, car celui-ci doit pouvoir rester élevé afin que le système continue d’être efficace dans son rôle de dispenser la connaissance. Il s’agit du niveau d’énergie que le système se doit d’insuffler aux élèves, car pour demander un effort supplémentaire, il faut fournir une énergie supplémentaire.

      Je pense que le système éducatif perd, au fil des passages de classes, sa capacité à produire de l’énergie pour autre chose que des résultats, et cela se fait au détriment de l’initiative.

      De même, il suffit de voir comment notre système éducatif établit sa hiérarchie dans les disciplines enseignées. Plus on grandit, et moins les disciplines « créatives » ont d’importance (dessin, musique, écriture, etc.). Pour arriver au final au lycée avec son hégémonie des matières scientifiques basées sur l’application et la répétition de processus et où la créativité et l’initiative n’ont que peu (voir pas, au niveau lycée en tous cas) de place.

      Finalement, pour conclure, je te rejoins sur le fait que l’optimisme et l’envie de se bouger sont essentiels.

      A ce sujet, Sénèque avait un mot assez fin : « Ce n’est pas parce que c’est difficile que l’on n’ose pas, c’est parce que l’on n’ose pas que c’est difficile. »

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