Etre riche, c’est quoi ?

Michael Ferrari Finances personnelles, Richesse et argent 54 Commentaires

Lorsqu’on cherche à définir ce qu’est vraiment « être riche » d’un point de vue financier, nous avons tendance à comparer nos revenus aux revenus moyens en France ou dans le reste du monde pour finalement se rendre compte que ça n’est pas si mal. Je le sais car j’ai pratiqué ce genre de comparaisons hasardeuses (Voir http://www.globalrichlist.com/)

Si c’est un premier indicateur, je n’aime pas le fait qu’il alimente une sorte d’auto-satisfaction désarmante : après tout si je suis déjà parmi les 5 % des français les plus riches, est-il morale de chercher à devenir plus riche ?

Aussi, il est intéressant d’avoir le point de vue de quelqu’un de vraiment riche, pas seulement en comparaison du revenu moyen en France mais selon les comparaisons internationales.

Selon Felix Dennis, l’auteur de « How to get rich« , un excellent livre sur le sujet, voici ce qu’est être riche :

Richesse mesurée par le cash disponible
ou facilement disponible*
75 000 à 300 000 d’€ Les plus tout à fait pauvres
300 000 à 700 000 d’€ Les presque aisés
700 000 à 1 500 000 d’€ Les vraiment à l’aise
1 500 000 à 7 millions d’€ Les petits riches
7 millions à 20 millions d’€ Les modérément riches
20 millions à 50 millions d’€ Les riches
50 millions à 70 millions d’€ Les drôlement riches
70 millions à 140 millions d’€ Les très riches
Plus de 140 millions d’€ Les super riches

Note sur le tableau : il ne prend pas en compte les possessions difficilement liquidables comme une maison ou des parts dans une entreprise. Si l’on souhaite intégré ces éléments, les chiffres du tableau s’envolent. Il suppose aussi que vous êtes faiblement endetté.

La raison pour justifier de tels montants ? L’inflation : le fait que le pouvoir d’achat de l’argent diminue avec le temps. C’est la même qui détruit votre épargne dormant sur le livret A. Même lorsqu’elle est maitrisée, l’argent perd de la valeur et je ne parle pas des périodes comme celles que l’on vit actuellement où les banques injectent des millions (600 encore récemment…) de dollar dans le système.

Une indication ? Depuis 1980, le pouvoir d’achat d’un million de dollar de l’époque à été divisé par 2. Autrement dit, pour avoir l’équivalent d’un million de dollars de 1980, il vous en faut actuellement plus de 2 ! Ce phénomène explique en partie pourquoi il n’y a jamais autant eu de millionnaires dans le monde.

Si l’on intègre la totalité des actifs possédés, on entre dans d’autres niveaux de considérations. Regardez un peu :

Richesse mesurée par la totalité
des actifs*
1 500 000 à 3 millions d’€ Les plus tout à fait pauvres
3 millions à 7 millions d’€ Les presque aisés
7 millions à 20 millions d’€ Les vraiment à l’aise
20 millions à 60 millions d’€ Les petits riches
60 million à 110 millions d’€ Les modérément riches
110 millions à 150 millions d’€ Les riches
150 millions à 300 millions d’€ Les drôlement riches
300 millions à 600 million d’€ Les très riches
Plus de 600 millions d’€ Les super riches

La plupart d’entre nous serait mal à l’aise à l’idée d’être au premier échelon : avoir une grosse maison et 500 000 € en liquidités permet d’entrer dans ce classement. Pourtant si ces niveaux vous font peurs, comment espérer y arriver ?

*montants convertis depuis le dollar à son cours en novembre 2010

Commentaires 54

  1. Arnaud Knobloch

    Enfin des chiffres intéressants sur ce que veut dire « être riche ». Cela donne vraiment une idée de l’objectif à atteindre si l’on souhaite devenir riche. Merci :).

    Sinon il y a un problème sur le lien « How to get rich »

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  3. Mohamed Semeunacte

    Il est clair que ces chiffres laissent rêveur mais si tu me permets je répondrais à ta question en titre à ma manière 🙂

    – Être riche matériellement
    – Être riche spirituellement
    – Être riche physiquement (être en bonne santé)
    – Être riche amicalement
    – Être riche intellectuellement

    Au final, je pense que la mentalité entretenue fait plus que tout les comptes en banque de la terre.

    Dernièrement j’ai rencontré un gentil monsieur qui ne paye pas de mine mais dont la fortune dort en Suisse. Plus que l’homme c’est sa manière d’être qui m’a parlé.

    Merci pour ton article Michael

    Mohamed Semeunacte

  4. Nathanael

    Les chiffres sont intéressants mais très subjectifs…
    Mais au fond quelle est la finalité ? Pour quoi être riche ?
    En lisant ces chiffres, j’ai bien l’impression que l’on rentre dans une autre « rat race », une course pour atteindre les différentes paliers qui nous séparent du pas tout à fait pauvre à super riche. Je suis assez dubitatif sur le fait de vouloir absolument se mesurer aux autres sur ce type de choses… Serai-je plus heureux si demain je deviens un super-super riche ? Hum pas sûr…

  5. typy

    Je ne comprends pas comment tu peux éluder la question « est-ce moral ? » par « regardez le tableau de Felix Dennis » 0_o Bon, admettons qu’il existe des gens 10 000 fois plus riches. Est-ce que ça rend moralement juste le fait de se déplacer en taxi lorsque certaines personnes ne peuvent pas prendre le métro ?

    Je ne cherche pas à te faire la morale (moi aussi ce genre de commentaires m’ennuie) mais je me pose moi même ce genre de question. Enfin, je me doute bien que c’était rhétorique, ce n’était pas vraiment un article sur la morale, mais un article sur les statistiques. N’empêche, je peux à peine me faire taper dans le métro sans culpabiliser, alors je n’imagine même pas avoir 100 000 millions d’euros et reussir encore à dormir.

  6. William

    L’idée c’est aussi de considérer de quel niveau on à besoin pour atteindre ses objectifs. Par exemple, un de mes amis se fixe un seuil de 3M€ (il bosse dans la finance, il les gagnera d’ici quelques années), après quoi il considère qu’il a assez pour vivre en plaçant le tout sur des obligations d’état.

    Je suis 100% d’accord avec Nathanael, ce qui est le plus important c’est de se fixer des objectif personnels, et de ne pas se comparer aux autres. Sincèrement, y’a-t-il une différence de *qualité* de vie entre celui qui possède 300M€ et celui qui possède 600? Au dela d’un certain seuil c’est une question d’ego et de pouvoir. Attention à ne pas se laisser enfermer dans une nouvelle rat race pour la quete de statut social.

  7. Martin

    Je suis étudiant et vis bien. L’année prochaine, je vivrais au pire avec 1600€ net par mois (si je ne trouve pas de boulot et que je me contente de donner des cours particuliers et développer mes sites), au mieux avec 3 500€ par mois (sites qui marche bien, boulot à 2 000 ou 2 500€/mois).

    Je serais tres loin d’être riche mais suffisamment pour voyager, profiter de la vie. Pour vivre dans une villa ou on y passe 2 semaines par an, pas besoin de payer des millions, juste payer quelques centaines/milliers d’euros un hôtel… c’est moins cher, on peut changer d’endroits…

  8. Martin

    Bon c’est sûr niveau patrimoine, c’est pas top. Mais si je pars sur une base de 2 500€/mois, une copine à 2 000€/mois avec 40% de taux d’épargne, à 36 ans je peux etre proprio d’une maison à 200K et à 40-45 ans devenir quasi rentier

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    Michael

    Il semble que l’argent ne fait que révéler ce qu’il y a déjà en nous et qu’il apporte son lot de (bons) problèmes : le gérer.
    Autrement dit, si vous êtes une personne à l’égo contenu, il ne fera que mettre au grand jour ce mauvais côté de vôtre personnalité.

    Après l’objet est surtout de remettre en perspective les montants de 1 ou 2 millions qui semblent énormes mais qui finalement :
    – doivent être activement gérés si l’on souhaite les préserver avec le temps,
    – sont peu impressionnants par rapport à l’échelle des possibilités.

    Pour atteindre la lune, visez les étoiles.

  10. Xavier

    J’ai toujours entendu que la véritable indépendance financière (en bref être rentier) est fixé à 3 000 000 $ (il faut prévoir le risque de divorce …).

    Mais tout cet argent est virtuel, les banques ne l’ont pas. Aux US la monnaie va subir bientôt une dévaluation de 20%. (création de monnaie par la FED de 600 milliards de $). Aussi une deuxième crise aux US est en train de naître, il s’agit du foreclosure gate avec des pertes potentielles de 2000 milliards de $ pour les banques.

    Il y a longtemps l’argent avait une valeur (avec une contrepartie concrète tel que de l’or), aujourd’hui plus rien, tout est virtuel et la valeur de l’argent dépend de la stabilité d’une monnaie ce qui à l’heure actuelle est devenue une utopie. Je ne veux pas jouer Apocalyse now mais tout cela pour dire que les chiffres cités risques d’être très relatifs.

    En revanche là où je rejoint Michael c’est que dans la vie il est nécessaire d’avoir une stratégie et discipline d’enrichissement matérielle, car le spirituel c’est bien mais dans la réalité ce n’est pas suffisant, et dans le spirituel le plus important à mon sens est la capacité à être aimé par autrui tout en étant un leader (par conséquent suivi), je ne crois pas à la fraternité ni à l’humanisme. (c’est ce à quoi cherche tout blogueur : être aimé et suivi … mais cela beaucoup ne l’admettrons pas).

  11. thanor

    Michael, il me semble que la citation original est « Shoot for the moon. Even if you miss, you’ll land among the stars.”

    Une de mes préférés ^^

    Sinon il me semble qu’il manque beaucoup de paramètres comme temps libre, estime de soi etc. mais si l’on simplifie pour tenir uniquement compte de l’argent je prendrai aussi en compte le lieu de vie ( on dépense pas la même chose au Luxembourg qu’en Chine), des rythmes de dépense (Il me semble que le roi du Maroc dépense 1m par jours quand il est en visite à Genève) et aussi la famille avec le nombre d’enfant.

    Mais sinon il vrai qu’il n’y pas de limite à la richesse si ce n’est celle qu’on s’impose.

    Ou posez vous votre limite?

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  12. Joel

    Ma limite est placée à l’endroit pile où il n’y a aucune limite. Ma limite, c’est être citoyen du monde, pouvoir être partout à la fois, discuter avec tout le monde, comprendre comment vivent les gens.

    Je devrais pouvoir faire tout ce que je veux (avec ma famille) à partir du moment où je toucherais au moins 10 000 euros par mois. (Je ne fixe pas de compte en banque, je me fiche d’avoir 1€ ou 1 000 000€, le chashflow est le plus important) en ayant 100% de temps libre.

    Le plancher de 10 000/mois représente le fait que si j’arrive à cette somme, je peux la faire grimper à volonté.

    1. LAURENT

      Merci pour cette vision hédoniste, qui est tout à fait séduisante : être riche, c’est d’abord avoir du temps libre et ensuite suffisamment de moyens pour occuper son temps de façon agréable. « un roi sans divertissement » est condamné à s’ennuyer… riche ou pas riche.

      Cependant le patrimoine c’est ce qui te sécurise et, je vais aller faire un tour sur ton blog pour voir ce tu fais, mais ayant une famille à nourrir, cette sécurité m’est personnellement indispensable pour éprouver un sentiment de liberté !

      J’ajoute ma petite définition de la richesse : être riche c’est avoir suffisamment de ressource pour que ces ressources ne soient jamais un facteur limitant pour faire quoi que ce soit, y compris quand il s’agit de les augmenter !

      Laurent de 500K

      1. Post
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        Michael

        Avec ta définition, tu mets la barre si haut que cela rend la chose quasi-inaccessible, en tout cas pas avec 500K ! Tu estimes à combien ce capital ?

        1. LAURENT

          Ah !!! je remplace le « quoi que ce soit » par un « tout ce que l’on souhaites ». Ma définition voulait ne pas s’appliquer forcément qu’à l’argent , elle est encore vraie pour la culture, l’esprit, l’expérience…

          Au plan financier, je n’estime pas de capital pour une bonne et simple raison :
          plus tu en as, et plus tu en veux. Que tu ais 500K, 1M, 3M, 10M, c’est toujours la même quête, seuls les ordres de grandeurs changent.

          Aujourd’hui, je veux gagner 500K€ en investissant dans l’immobilier, en faisant du rendement et du locatif. quand j’aurai atteint ma cible, vais-je m’arrêter ? Certainement pas, je me paierai un peu, et je continuerai. Mais je serai déjà riche de savoir comment m’enrichir davantage.

          Quel que soit son revenu, l’idée même que l’on peut se faire d’être riche, c’est d’être plus riche que ce que l’on est.

          Je suis persuadé que la sphère dans laquelle tu évolues quand tu as 10M€ t’amènes à en vouloir rapidement 10 de plus ! Au final, ce constat est triste, la seule chose qui est réjouissante, c’est de s’enrichir.

          Pour se raccocher à ton dernier post, d’ailleurs, le temps joue il me semble à l’encontre de l’enrichissement.

  13. Benjamin

    « Si c’est un premier indicateur, je n’aime pas le fait qu’il alimente une sorte d’auto-satisfaction désarmante : après tout si je suis déjà parmi les 5 % des français les plus riches, est-il morale de chercher à devenir plus riche ? »

    Tout d’abord, l’auto-satisfaction est nécessaire à une bonne estime de soi. Puisque le conditionnement social nous dit qu’être riche, c’est avoir le revenu d’un PDG ou d’une star de ciné, on a forcément tendance à se sentir pauvre, ce qui n’est pas satisfaisant et donc nous rend malheureux. Remettre les choses en perspective et prendre conscience qu’en fait, on est plutôt riche, nous satisfait et nous rend plus heureux. C’est donc une excellente chose !

    Mais le reste de ta phrase est judicieux : ce n’est pas parce que je suis satisfait que je dois cesser de chercher à m’améliorer pour autant.

    Seulement, je ne suis pas sûr que la question morale se pose, mais plutôt la question des priorités :

    Si je fais partie des 5% de personnes les plus riches, devenir encore plus riche devrait-il être ma priorité, ou une de mes priorités ?

    En effet, la vie est courte, et quiconque est un minimum curieux et passionné voudra embrasser des tas d’activités différentes, des tas de sujets de lecture différents, et chercher à s’améliorer sur bien d’autres choses, comme sa santé, sa spiritualité, ses relations avec les autres, sa contribution, une activité artistique, etc.

    Or, le perfectionnisme financier – ne pas se contenter d’être dans les 20% de ceux qui ont le plus d’argent, cf loi de Pareto, ou dans les 5% selon ton exemple – mène à passer du temps à se concentrer sur des moyens de perfectionner encore son compte en banque.

    Et, puisque se concentrer sur quelque chose, c’est faire le choix d’en délaisser d’autres – on ne peut pas tout faire à la fois – se concentrer encore sur l’argent lorsqu’on a pourtant atteint un pallier avec lequel des millions de gens vivent parfaitement heureux (et certains bien plus heureux que nous) il me semble que c’est nuire à l’équilibre de sa vie – faire trop pencher la balance vers un domaine qu’on pourrait se permettre de négliger un peu, au détriment des autres.

    Bien sûr, on peut toujours dire « Allez, même si je suis riche, je vais encore passer du temps à gagner un peu plus, ça me permettra d’être encore plus libre et de faire encore mieux ce que je veux le moment venu ». Mais le mieux est l’ennemi du bien. Et « le moment venu », cela sonne un peu comme une excuse pour procrastiner sa vie, non ? Je commencerai à profiter de la vie, à m’intéresser à mes passions et à m’améliorer dès que j’aurai assez d’indépendance financière !

    Vivement la liberté financière, que je trouve enfin le bonheur, qui m’est inaccessible pour le moment !

    Mais diable, comment font-ils, ceux qui sont plus heureux et vivent une vie plus passionnante que moi, alors qu’ils sont bien moins riches ? Qu’ont-ils bien pu comprendre et à côté de quoi je suis passé ?

    Un exemple qui m’a particulièrement marqué récemment est celui de Romain, qui a fait un magnifique voyage – traversée d’une dizaine de pays – pendant un an avec 4000€ (lire son interview sur le blog L’instinct Voyageur). Romain aurait pu prendre des années pour développer ses revenus, ou un blog, ou un business automatisé, et partir seulement ensuite réaliser son rêve. Il l’aurait peut-être fait de manière un peu plus agréable, avec un peu plus de confort. Mais peut-être aussi n’aurait-il jamais pu le faire.

    La seule chose que l’on ait, c’est l’ici et maintenant. Avoir quelques moyens financiers est important. Passer du cercle des 5% les plus riches au cercle des 2% ne l’est pas.

    Un membre de ma famille est décédé en juillet, à 59 ans, 3 mois avant de prendre une retraite pour laquelle il avait travaillé toute sa vie. La vie est courte. Je te souhaite, Michaël, de ne pas mourir avant d’avoir réalisé tes rêves 🙂

    (et te remercie pour l’article, qui m’a donné l’occasion de clarifier ma pensée sur le sujet ;))

    1. Fabrice

      Tout à fait d’accord avec toi Benjamin, c’est une erreur assez fréquente…

      L’homme agit toujours comme s’il avait l’éternité devant lui…

      Merci pour la citation au passage!

  14. Joel

    C’est clair, en effet.

    J’ai des amis qui sont partis en Inde au début de l’année et ils m’ont confirmés qu’il était possible de vivre dans un hôtel pour 200€ par mois…

    200€/mois, c’est à la portée de n’importe quel investisseur débutant dans un pays développé du vieu continent ou du nouveau. Cela est très différent sur plus de 95% de la surface de la planète.

    Je reste persuadé que la richesse est un moyen et ne doit, en aucun cas, être un but.

    Si votre but est d’acheter une voiture, vous ne risquez pas d’aller bien loin. Par contre, si votre but est de faire le tour du monde en voiture, vous ferez au moins 40 000 km.

  15. Martin

    Joël, je suis intéressé. 200€ par mois tu arrive a vivre en Inde? Mes business Internet me rapportent le triple, je pensais pouruoi pas me délocaliser dans un pays pauvre si je ne trouve pas de boulot qui me plait…

    Mais la remarque est vraie: 200€ c’est beaucoup d’argent pour les PED et peanut pour les pays riches…

    Quand a profiter de la vie, pour avoir eu ma mère et mon frère morts (bien trop tot) je me dis qu’il faut profiter de la vie tant qu’il en est encore temps.

    D’ou mes voyages depuis 2008: Mexique, Croatie, Maroc, USA mais aussi Republique tcheque, Belgique, Pays Bas, Espagne, France, Suisse… Et je suis étudiant…

  16. LeClient

    Ne t’inquiete pas pour Michael sont objectif etant 100% financier il ne risque pas d’etre decu a la fin. Et pour ceux qui reponde l’argent ne fait pas le bonheur il n’on jamais connu les plaisirs du comfort financier et je les plaints.

    1. Fabrice

      Tu ne devrais pas, ils ont peut-être d’autres choses tout aussi importantes que tu n’as peut-être pas. Peut-être même sont-ils plus heureux, se posent moins de questions. Ils ne passent peut-être pas leur temps sur des blogs sur l’argent. comme ceux qui ont tout le confort financier…

      L’argent contribue au bonheur comme bien d’autres choses.

  17. LeClient

    Sinon pour etre plus concret, si pour l’instant des Europeen en galere peuvent aller faire clochard de luxe en Inde ou dans les pays pauvres, la mondialisation rappelera rapidement a la realite beaucoup de vagabon en serie qui n’auront pas compris que l’adage au pays des « aveugles les borgnes sont rois » quand il y aura de plus en plus de voyants.

    En effet en vivant dans des pays pauvre on s’expose doublement a l’inflation, exemple le venezuela https://www.cia.gov/library/publications/the-world-factbook/rankorder/2092rank.html
    Les plus riches du Ven investiront a Paris parce que tu n’auras pas voulu t’en donner la peine et dans 15 ans tu risque d’etre pauvre et au venezuela et a paris. Mais pas grave tu pourras toujours payer ton loyer a un venezuelien, bresilien, indien, chinois qui lui commencera a capitaliser en depreciant les marches financier pour revaloriser la valeur pierre.

    1. Joel

      On peut être clochard de luxe ET intelligent. Je déconseille quiconque voulant s’expatrier de laisser son argent grandir tout seul pendant qu’on sirote un thé sur une terrasse en regardant les pauvres s’affairer à leur job à 30€/mois.

      Si on s’expatrie, il faut acheter sa propre maison avec des étages de locataires pour la payer et continuer à faire fructifier ses affaires. Sinon, ce sera beau quelques années mais après… Et n’oubliez pas d’apprendre les ficelles à vos enfants.

      Pour info, un informaticien confirmé en Inde gagne un salaire de 200€/mois, ce qui est considéré comme une excellente rénumération.

      1. Post
        Author
        Michael

        Le mythe du voyageur qui vit dans un pays pauvre est intellectuellement séduisant. C’est même réalisable dans une certaine mesure mais ne vous laissez pas berner.
        A moins d’en faire son métier, il s’agit d’aventure temporaire, pas d’un style de vie durable (ils reviendront à la première occasion pour se faire soigner en France ou lorsque la solitude ou les différences culturelles les auront usés) pratiqué lorsqu’on est jeune et sans trop d’attaches.

        Dans l’absolu, c’est une expérience formidable que de pouvoir le faire, ne vous méprenez pas je le recommande à chacun pour élargir son esprit, mais opposer ceci à de l’aisance financière (peu importe le niveau) c’est se tromper de combat.

        Cela m’évoque les retraités ayant des revenus modestes ici qui choisissent de partir dans les pays du Maghreb 6 mois dans l’année. C’est beau sur le papier pour vendre des riads mais dans la réalité c’est plus compliqué que cela.

        1. Nom (obligatoire)

          Article très pertinent et attise des réflexions très personnel, sur son cas.

          De notre côté, mon mari et moi on envisage de partir au Vietnam ou en Tunisie et pourquoi pas changer de ville régulièrement, même avec une petite retraite, mais surtout de louer notre maison, qui est actuellement notre RP, aujourd’hui on pourrait la louer 1500/ mois, c’est déjà un investissement non ?

          Longue vie au site

  18. LeClient

    @Joel, on dit probablement la meme chose, c’est pour ca que j’ai investi massivement en Europe et en Euro, j’ai surtout des actifs tres « liquides » dans les pays pauvres.

    Premierement, je considere le travail/l’entreprise comme un devoir pour l’humaniste. Ensuite, je n’ai pas compris ton raisonnement, l’immeuble tu l’achete ou a Paris ou a Bangkok?

    1. Joel

      De préférence, les deux. La prix de l’immobilier a une part importante dans l’inflation. Plus les gens gagnent de l’argent, plus ils sont prêts à payer cher pour vivre correctement.

      Ainsi, en possédant des « pied-à-terre » dans plusieurs continents, on profite de l’inflation partout en même temps et notre rente sera adaptée à la vie de l’endroit en question…

      Mais bon, je ne parle pas d’expérience.

  19. Martin

    Joel: je suis surpris, j’avais entendu parler de 800-1000$ par mois pour des informaticiens, ce qui resterait 4 à 10 fois moins cher qu’aux USA tout de même. 200€ par mois, ils ont même pas de quoi se payer une bonne (alors par qui sont embauché les 50 millions de domestiques en Inde?)

  20. Martin

    Je te crois, mais je suis juste étonné. Je pensais que les ouvriers non qualifiés, comme les paysans, gagnaient moins – genre 1 ou 2 USD par jour – et les nouvelles classes moyennes s’en mettaient plein les poches. Je pensais pas que c’était pas aussi inégalitaire que ca.

    Car un coup j’avais vu le reportage de 2 types qui gagnaient 800-900€ chacun: la grande maison, les 3 domestiques à temps plein… Mais peut etre étais ce des informaticiens expérimentés.

    Je me demande pourquoi dans les PED type Maroc ou Mexique, ils font pas plus de sites Internet quand on voit les salaires au niveau local, ca devrait donner envie…

    1. Joel

      Je sais pas, j’aimerais me rendre sur place pour savoir si c’est juste un e petite lacune.

      Cela peut venir:
      – D’un manque de moyen (il faut avoir un ordinateur, ce qui n’est pas le cas de plus de 95% de la population mondiale)
      – D’un manque de technologie (tous les pays n’ont pas la possibilité d’offrir des larges bandes à l’ensemble de la population)
      – D’un manque d’éducation (il faut des écoles d’informatique et/ou d’anglais pour pouvoir se lancer)
      – D’une barrière linguistique (les formations en marketting et blogging sont en anglais et commencent en français)
      – …

      Je crois être loin de la réalité et je me refuse de croire ceux qui disent « tous des pourris, ils méritent ce qu’ils ont, point. » (Attention, je sais que personne n’a écrit ça sur ce blog, je parle juste de contacts que j’ai eu avec certaines personnes de mon entourage)

      En fait, dans nos pays civilisés, tout le monde peut tenter sa chance. J’ai des doutes quant à cette liberté d’agir dans une république bananière. Personnellement, j’ai commencé à comprendre le fonctionnement d’Internet, après avoir compris le fonctionnement de l’argent et j’ai compris le fonctionnement de l’argent, par hasard grâce notemment à TLMMDR. Même si la suite est du à ma persévérance ou à mon manque de persévérance, il a fallut un déclic de la part d’une chaine de magasin multimédia pour avancer dans le domaine.

      Pour conclure, je dirais que amazon pratique les même prix en Belgique, en France et au maroc. Acheter 25€ un livre ici et l’acheter 25€ avec un salaire de PED, c’est pas pareil.

      Il faut que je m’arrête parce qu’il y a trop de choses à dire sur le sujet. Juste une petite requête à faire à toute personne qui passe par mon commentaire, si vous voyagez beaucoup et que vous vous rendez compte que vous pouvez apprendre à l’habitant comment s’enrichir, faites-le.

  21. Martin

    Ca reste dingue quand meme des salaires aussi faible. Ca semble con, mais en discutant avec la famille d’une amie Mexicaine, je diais que le Smic est faible – seulement 7€ de l’heure soit 100 pesos. La bas, c’est le Smic journalier. Certes la vie coute moins cher, mais je vois pas comment j’aurai pu vivre avec 7€ par jour, même au mexique…

  22. Yves

    Bonjour! Très bel article et surtout, criant de vérité. Je ne fais pas ce commentaire pour me faire de la promo, loin de là, mais je suis l’auteur d’un ebook qui traite justement de ce que signifie être riche, au sens figuré bien sûr. Par le passé, j’ai étudié des gens pour qui le succès semblait facile à atteindre et surtout, de quelle façon ils s’y prenaient pour non seulement réussir mais conserver leurs acquis. Rien à voir avec ces faux millionnaires qui claquent tout leur fric (souvent gagné à la loterie) car ils ne savent pas l’administrer. Vivre simplement est la clé selon moi. Et il n’est pas nécessaire de se priver. Seulement faire des choix judicieux.

  23. jerome F.

    Personnellement je ne veux pas être riche mais indépendant financièrement. La nuance est très importante…;)

  24. DocG

    L’argent fait le bonheur… jusqu’à 75.000 dollars, soit 4900 euros par mois!

    Cette étude réalisée par Daniel Kahneman, Prix Nobel d’Economie en 2002, et son collègue de l’université de Princeton, Angus Deaton, porte sur le bien-être de 450.000 Américains interrogés en 2008 et en 2009 pour l’indice Gallup-Healthways (Well-being Index).

    «Au-delà de 75.000 dollars aux Etats-Unis, une augmentation du revenu n’amène ni à ressentir du bonheur ni à être soulagé du malheur ou du stress, même si cette hausse des revenus continue à améliorer l’évaluation que les individus font de leur vie», écrivent les deux économistes.

    Autrement dit, gagner toujours plus d’argent renforce le sentiment d’avoir réussi sa vie mais ne rend pas nécessairement plus heureux.
    la suite si cela vous interesse : http://lapleineconscience.com/2010/09/07/largent-fait-il-le-bonheur/

    1. Benjamin

      Cette étude est biaisée en ce sens que le conditionnement socio/médiatique impose le modèle de réalité suivant : réussi sa vie, c’est être riche.

      Forcément donc, un pauvre qui vit dans ce conditionnement juge sa vie par rapport à lui, et déclarera qu’il est malheureux. Et vice-versa.

      Quelqu’un qui aurait comme désir, par exemple, la liberté, et considérerait que son besoin de confort l’enchaine (il se rend compte qu’il est dépendant de son téléphone portable, lié à lui et incapable de vivre sans, alors qu’il vivait très bien sans dix ans auparavant, par exemple) pourrait faire le choix de la pauvreté et, connaissant les raisons de ce choix (une vie réussie, pour lui, c’est d’être libre, mais la richesse rend moins libre) serait heureux ainsi.

      C’est ainsi que Gandhi fut heureux en prison, et Thoreau dans sa cabane en autarcie, car ils savaient tous deux pourquoi ils y étaient, et en quoi cela signifiait qu’ils étaient en train de réussir leur vie. S’ils avaient été davantage perméables au conditionnement, il est probable qu’ils n’auraient pas connu le bonheur, puisque le bonheur aurait dû être leur richesse matérielle.

      Il me semble donc qu’au cours de cette étude, si les gens ont déclaré être plus heureux lorsqu’ils sont riches, on ne peut exclure que ce soit parce que quelqu’un (la société, la pub) leur a soufflé que la richesse rendait heureux. Prophétie auto-réalisatrice.

      A noter que rien ne prouve non plus que les gens interrogés sachent ce que veut dire « heureux ». Un enfant est heureux parce qu’on lui cache les choses tristes et sérieuses : est-ce qu’il aura appréhendé ce qu’est le bonheur, ou aura-t-il appréhendé ce qu’est une illusion de bonheur ?

      Les gens étaient probablement plus heureux lorsqu’ils ne craignaient pas la mort parce qu’ils avaient foi en un dieu et un au-delà : cela signifie-t-il qu’il faille encourager les gens à pratiquer davantage la religion ?

  25. Typy

    On ne peux pas sérieusement imaginer que la plupart des humains vont devenir plein d’abnégations pour le confort et pour l’estime sociale. C’est impossible pour le plus grand nombre, alors autant réfléchir plutôt à un moyen de rendre heureux les gens malgré tout.

    Il se trouve que 4900 euros, c’est aussi à peu près la somme à partir de laquelle tu n’as statistiquement presque aucune chance d’avoir des problèmes d’argent, et c’est aussi une somme qui te permet d’avoir un minimum d’estime sociale. Ne pas être stressé par l’argent et être bien vu par la plupart des gens (même des inconnus)(on retrouve là l’idée de conformité, oui, mais est-ce que c’est si stupide de vouloir que les gens nous aiment ?) est forcement important pour le bonheur. Si ça arrête d’augmenter, c’est que la quantité de stress lié à l’argent n’est pas proportionnelle à ce qu’on gagne, et que l’intérêt de l’estime sociale a une limite.

    Ps : le pauvre n’a pas le choix, alors que le riche peut devenir pauvre. Est-ce que le choix non plus, ce n’est pas important pour le bonheur ? Ghandi a choisit de faire des choses qui l’on conduit en prison, alors que le pauvre n’avait pas prévu d’être pauvre.

    1. Benjamin

      « On ne peux pas sérieusement imaginer que la plupart des humains vont devenir plein d’abnégations pour le confort et pour l’estime sociale. C’est impossible pour le plus grand nombre, alors autant réfléchir plutôt à un moyen de rendre heureux les gens malgré tout. »
      –> On aurait dit en 1500 qu’il était fou d’imaginer pouvoir parler un jour en direct avec un Australien, et cela s’est réalisé : tous les dimanche, je peux converser avec mon voisin à la webcam. Le mot « utopie » est un non-sens, tout est possible à priori. Il est par ailleurs dangereux, puisqu’il empêche de croire en ses rêves. Ex : On ne peut pas sérieusement croire qu’on peut bosser 10h/semaine en voyageant autour du monde et gagnant sa vie grâce au web, donc je garde mon job de merde.
      Par ailleurs, je suis confiant en la capacité de l’humanité à s’acheminer vers la sagesse, car c’est là qu’elle va, lentement mais sûrement, depuis toujours : le mysticisme fait place à l’athéisme, les guerres de conquêtes ne sont plus tolérées par la communauté internationale, l’égalité homme/femme se met en place, le pouvoir est (imparfaitement, certes) donné au peuple grâce à la démocratie, les droits de l’homme existent, les homosexuels ne sont plus considérés comme « des hommes contre nature », etc.

      « Ne pas être stressé par l’argent et être bien vu par la plupart des gens (même des inconnus)(on retrouve là l’idée de conformité, oui, mais est-ce que c’est si stupide de vouloir que les gens nous aiment ?) est forcement important pour le bonheur. »
      –> Être aimé par les gens ne mène aucunement au bonheur. C’est d’être aimé par les gens [i]pour ce qu’on est[/i] qui contribue au bonheur. L’idée de conformité implique de s’inspirer de ce que les autres sont pour se faire passer pour ce qu’on n’est pas, et cette hypocrisie ne mène pas à être heureux mais à avoir l’impression de vivre à côté de sa vie, dans le mensonge et la peur d’être démasqué – et la honte qui en résulterait. La conformité ne mène qu’à la [i]survie[/i] : Comme j’ai besoin des autres pour vivre en société, il faut que je sois accepté par eux. Survie n’est pas bonheur.

      « Ps : le pauvre n’a pas le choix, alors que le riche peut devenir pauvre. Est-ce que le choix non plus, ce n’est pas important pour le bonheur ? Ghandi a choisit de faire des choses qui l’on conduit en prison, alors que le pauvre n’avait pas prévu d’être pauvre. »
      –> Le choix est effectivement fondamental pour le bonheur. La plupart des pauvres n’ont pas le choix, mais certains l’ont : l’expression « faire vœu de pauvreté » ne sort pas de nulle part et a été pratiquée par quantité de gens parce que cela avait un sens pour eux. Gandhi n’a pas seulement choisi d’aller en prison, il a aussi choisi d’être pauvre, de tisser ses vêtements lui-même, et de satisfaire à ses besoins alimentaires lui-même. Un vrai homme libre, qui n’était pas dépendant des autres pour se nourrir ou se vêtir (un billet ne se mange pas).
      Par ailleurs, un pauvre a quand même le choix : il peut décider de devenir riche. C’est difficile, mais pas plus que pour le riche devenir pauvre. Le confort étant une addiction provoquant une accoutumance, comme la cigarette (combien de temps tiendrais-tu sans ton téléphone portable ? sans ton ordinateur ? sans ton moyen de transport ? sans ton lit ?) il est extrêmement dur pour un riche de devenir pauvre. Le riche n’a pas plus le choix de devenir pauvre que le pauvre de devenir riche.

      1. Benjamin

        Dans le premier paragraphe, j’ai écrit « tous les dimanches je peux parler à la webcam avec mon voisin », mais c’est évidemment une erreur et je voulais dire « avec mon cousin » (qui est australien) 😉

  26. Fabrice

    J’avoue Michael que je ne comprend pas l’interet de ce genre de comparaison et de tableau…

    « Si c’est un premier indicateur, je n’aime pas le fait qu’il alimente une sorte d’auto-satisfaction désarmante : après tout si je suis déjà parmi les 5 % des français les plus riches, est-il morale de chercher à devenir plus riche ? »
    Pourquoi devenir encore plus riche?

    Tu illustres bien là l’un des effets pervers de l’argent: l’insatisfaction constante et le désir d’en vouloir toujours plus. C’est la rat race pour employer un terme que tu aimes bien

    1. Post
      Author
      Michael

      J’illustre rien du tout. Je ne fais que montrer l’éventail des possibilités. Veux-tu arrêter de projeter tes croyances ? Tu n’es pas forcé jouer le jeu.
      Tu devrais relire ce qu’est la rat race avant de l’employer à tord et à travers. L’une des caractéristiques premières, c’est de travailler parce que tu DOIS le faire, reconnais que c’est justement un avantage de l’argent : CHOISIR ses projets.

      1. Fabrice

        Pour finir Michael, rat race n’est pas inscris dans le dico, chacun a sa définition plus ou moins large. Mais sur la base, je suis bien sur d’accord.

        1. Joel

          En fait, c’est un terme utilisé par le « père riche » de Robert T. Kiyosaki dans le série « Père riche, Père pauvre ».

          Nous sommes dans la rat race lorsque nous dépensons ce que nous gagnons et nos dépenses augmentent proportionnellement au revenu.

          Olivier Seban illustre cette situation dans son livre TLMMDR par les familles Clactou et Matuvu.

  27. Typy

    C’est justement parce que c’est extrêmement dur psychologiquement de devenir pauvre que je pense que la majorité de la population ne le fera pas.

    La nature humaine ne change pas. La société, peut-être, et la technologie tout le temps, mais la nature humaine… Je ne pense pas que les humains deviennent de plus en plus sage. Au mieux, la société devient plus avisée.

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