Efficacité personnelle : Grande conversation, petite discussion

Michael Ferrari Développement personnel 2 Commentaires

Avez-vous déjà été dans cette situation :

Vous discutez pour la seconde fois avec quelqu’un et vous dites : « Attendez, il me semble que nous avions convenu d’autre chose la dernière fois… »

Voici pour quoi vous passez : pour un incompétent et cela ne se limite pas à la sphère professionnelle. Dans la famille, si vous faites une promesse que vous ne tenez pas les effets seront également néfastes. Même si vous participez bénévolement dans une association, on attendra de vous que vous suiviez vos sujets. Il n’y a rien de plus commun que quelqu’un d’imprécis.

Nous sommes entre nous et je me permet d’être franc car personne n’osera réellement vous le dire en face mais vous passez vraiment pour un blaireau. Vous paraissez peu fiable.

Si j’ai du travail à vous confier, je prendrais mes précautions et je vous suivrais à la trace car je n’aurais pas confiance en vous. En fait, si je le pouvais je ne vous confierais sûrement pas du travail et je vous recommanderais même à mes concurrents 🙂

Beaucoup d’entrepreneurs s’accordent à dire que l’une des caractéristiques clés qu’ils recherchent chez un collaborateur est la fiabilité même si elle se fait au détriment de la compétence technique.

Etre précis n’est pas le contraire d’être créatif mais doit être considéré comme un catalyseur : l’espace libéré et l’attention économisée pourront être dédiés aux vrais problèmes.

Comment éviter que cela arrive ?

Voici un conseil très simple et pratique pour éviter de passer pour un blaireau : faites la différence entre les petites discussions et les grandes conversations.

Les gens efficaces le font instinctivement et savent distinguer une situation de l’autre. Votre arme ultime dans ce cas, c’est votre cahier. Avec ce fidèle compagnon, vous n’aurez plus jamais la désagréable impression de vous faire blouser par un commercial qui vous avait promis X et qui maintenant vous raconte qu’il vous avait dit Y.

La règle à suivre est simple : à chaque fois demandez-vous s’il s’agit d’une petite discussion ou d’une grande conversation.

Une grande conversation contient souvent un engagement de votre part ou une promesse de votre interlocuteur. Elle engage une partie de votre vie, de votre argent ou de votre temps.

Par exemple lorsque je discute de manière suivie avec différentes personnes, je prends des notes sur les points clés que l’on échange. Ici le but n’est pas de se protéger d’une défaillance de l’autre mais plutôt de suivre sa progression et de pouvoir lui faire un retour basé sur plusieurs discussions. Je peux vous dire que lorsque vous reparlez d’un point précis d’une conversation ayant eu lieu 6 mois auparavant, votre interlocuteur sait qu’il ne perd pas son temps : vous non plus d’ailleurs.

Cette habitude saine est simple et salutaire. Je suis toujours amusé lorsque je vois parfois la tête des gens qui me voient noter sur mon cahier ce qu’ils viennent de dire (je ne sais jamais si c’est par peur ou par mépris!). Oui, je leur ressortirai ce sur quoi ils se sont engagés la dernière fois. Non, nous n’allons pas jouer au petit jeu du « non je ne vous avais pas dit ceci… ».

Voici les éléments clés que j’aime bien noter :

  • Qui
  • Quand
  • Points clés
  • Engagement pris

Exemple :

  • Jean-michel Dupont
  • 15 février 2010
  • Téléphone
  • Ne souhaite pas continuer dans son poste actuel, doit discuter de son avenir avec son boss le 18
  • Lui recommander 2 livres dans la reconversion professionnelle

Exemple :

  • Mireille Bame (conseiller bancaire)
  • 5 janvier 2010
  • rencontre à l’agence de …
  • M’a proposé d’ouvrir 3 comptes d’épargne et de prendre 3 cartes bleues, ne répond pas à mes vraies questions
  • Aucun avec elle, changer de banque avec moi 🙂

Les engagements pris iront naturellement trouver une place dans ma liste des choses à faire que je tiens sur le même cahier. La puissance d’un cahier n’a que pour limite celle de votre imagination…

Commentaires 2

  1. Le fameux cahier !
    J’ai découvert son importance – son « indispensabilité » en fait – lors de ma première réelle expérience professionnelle.

    Impossible de mémoriser tous les détails si l’on a pas l’habitude de noter les choses importantes dans son cahier.

    Et comme tu le dis très bien, ça permet aussi de tenir un historique de ses diverses relations; clients, partenaires, etc.

    En revanche, au bout d’un moment il devient difficile de s’y retrouver dans son cahier. On ne sait plus où on a noté quoi, voire pire, on OUBLIE qu’on avait noté tel truc.

    Sur ce point, un fichier excel, grâce à ses différentes « feuilles », est plus « efficace » et facile à utiliser sur le long terme, qu’un « simple » cahier linéaire.

    Et puis de nos jours, ce n’est plus difficile de l’emporter partout avec soi si on a un smartphone !

  2. J’ai aussi l’habitude de noter sur un cahier et à la fin de résumer à haute voix. La raison? Je me suis rendu compte que dans une communication le message ne passe pas toujours comme prévu.
    Un moment d’inattention, un mot chargé des connotations, une imprécision, un terme mal compris suffisent pour que les deux interlocuteurs comprennent des choses différentes.

    Et si vous communiquez dans une autre langue, il faut faire très attention. Par exemple la date 11/04/2012 pour les américains signifie: November 4, 2012

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