Compétition : comment profiter de l’émulation pour vous améliorer

Michael Ferrari Améliorer sa vie, Esprit riche, Réussite et succès 5 Commentaires

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photo credit: cmaccubbin

Que pensez-vous de la compétition ? Trouvez-vous que c’est bien, que ça devrait être possible dans tous les domaines ? Pensez-vous qu’elle doit être réservé au sport ? A l’industrie ?

Voici un fait : la compétition est partout. PARTOUT.

Les 5 filles la dessus sont en compét

Quand vous allez au supermarché, les pommes de la Meuse sont en compétition avec les pommes d’Espagne. Dans un repas de famille, tout le monde essaie d’attirer l’attention, la sympathie. A l’école, il y a bien sur la carotte de la note mais il y a aussi celle de la popularité. Dans l’entreprise c’est à qui sera le plus communicant, le plus efficace, le meilleur sur son domaine…

La compétition n’est pas mal en soi. C’est une des nombreuses loi de la nature. Combien d’espèces animales ont disparu à cause de la compétition entre les espèces ? La nature ne fait pas de sentiment : il y a une course pour vivre. Si une espèce s’adapte mieux qu’une autre, elle va augmenter sa capacité à survivre et donc être plus compétitive.

Lorsque j’étais jeune, je n’aimais pas la compétition. Je trouvais ça ridicule. Du moins c’est que je disais. Dans le fond, la compétition ne faisait que me renvoyer à mes propres faiblesses.

Par exemple, j’avais essayé de faire du football en club. Je jouais beaucoup avec des amis et ça m’amusait beaucoup. Lorsque j’ai commencé à faire du football en club, j’avais peut-être 12 ans. Je ne retrouvais plus la même chose. Il y avait beaucoup de compétition et ce n’était plus amusant. Chacun était en compétition avec l’autre et au lieu de trouver un sport d’équipe, j’ai trouvé un sport individuel. Chaque joueur était en compétition avec l’autre pour retenir l’attention de l’entraineur. Je n’avais pas envie de travailler plus que ça, cette activité était pour moi un loisir. J’ai compris que ce n’était pas le cas pour tout le monde. Finalement j’ai rapidement arrêté de jouer en club.

Puis un jour… j’ai changé mon point de vue. J’ai vu une nouvelle perspective dans les choses. J’ai donné un nouveau sens à la compétition. J’ai recadré mes expériences.

Ce qui a changé, c’est que je ne vois plus la compétition comme était mauvaise. C’est simplement une loi de la nature, présente au même titre que l’apesanteur ou que les 4 saisons. C’est une constante et comme toutes les constantes et les invariants, il convient de le prendre en compte mais vous ne pouvez rien y faire.

Ce qui a changé, c’est que je me dis désormais que la compétition est souhaitable. Elle permet de valoriser ceux qui travaillent leurs talents, ceux qui veulent avancer.

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photo credit: d_vdm

Elle permet aussi de se positionner. C’est un référentiel, un cadre permettant de se situer par rapport aux autres. Elle peut donc servir pour identifier ses talents : si vous mettez 2 fois moins de temps que les autres pour faire quelque chose, c’est bien qu’il se passe un truc ! Si vous faites mieux que les autres assez naturellement c’est que vous avez trouvé l’un de vos talents.

Mais surtout, ce qui a changé c’est que je ne vois plus la compétition comme étant un jeu à somme nul. Si quelqu’un gagne, ça ne veut pas dire que je perds. Si quelqu’un gagne, c’est une indication que je ne suis pas au niveau mais c’est surtout une récompense qu’obtiens celui qui travaille dur. C’est la manière de récompenser celui qui a accompli.

Dans l’entreprise, la compétition est mal vue et mal ressentie entre les collaborateurs. Elle met en jeu des sentiments contradictoire. Par exemple l’entreprise doit progresser donc l’équipe doit être efficace. Pour être efficace, elle doit bien communiquer, développer ses talents et les mettre en oeuvre. Mais en parallèle de ça, il y a la naturelle compétition entre chaque membre de l’équipe. Chaque membre souhaite progresser et selon les règles en vigueur (mode « tout les coups sont permis » ou « intérêt collectif d’abord »), cela peut casser la confiance dans l’entreprise, voir l’entreprise elle-même.

Ce qu’il y a donc d’absolument MAGIQUE dans la compétition si vous la regardez sous le bon angle, c’est qu’elle vous permet de progresser.

Je ne vois plus la compétition comme étant une affaire de personnes ou de situations mais comme étant le meilleur moyen de progresser, de savoir sur quoi travailler. C’est un formidable outil de développement personnel. Vous pouvez savoir ce qu’attende les autres. Vous pouvez choisir de travailler (ou non) ce point là. Vous pouvez trouver un moyen de FAIRE MIEUX ou de faire DIFFÉREMMENT. Vous pouvez redéfinir la compétition elle même en choisissant les règles auxquelles vous vous soumettez !

Un exemple connu c’est l’entreprise DELL. Michael DELL a su réinventé les règles du secteur en faisant de la vente directe. Il a réussi à vendre un ordinateur sans qu’il soit construit pour pouvoir optimiser toute la chaine logistique et réduire ses coûts.

Dans un autre domaine, Tim Ferriss raconte comme il est devenu champion national de kickboxing en Chine. Il a choisi les règles du jeu ! Normallement, tout le monde se bat pour mettre K.O. l’autre. Lui a choisi de faire tomber l’autre (une règle dit que si l’adversaire tombe 3 fois de la platerforme, il est disqualifié).

Simple. Efficace.

Si je n’ai pas réussi quelque chose, je ne pense pas que l’autre est meilleur. Je pense juste que je n’ai pas assez travaillé. Je ne peux pas reprocher à l’autre d’avoir gagné.

Voici donc quelques questions intéressantes à se poser :

– Est-ce que je veux vraiment m’investir pour faire la différence ?

– Quelles sont les règles que j’accepte dans ce jeu ?

– Est-ce que je peux les faire correspondre à un de mes talents ?

– Qu’est ce que je peux mieux faire que les autres ?

– Comment m’améliorer ? Sur quel point ?

OHNo!

photo credit: Dan Kamminga

Le mot de la fin :

La compétition est donc nécessaire pour démarquer les bons des mauvais. Elle permet de distinguer Charlie dans la foule. Comment le trouver sinon ? Parfois, le Charlie qui est en nous est bien discret et souhaite le rester. Voici donc un bon moyen pour le faire sortir de son terrier 🙂

Si je me risque à un parallèle avec le service public / privé, je dirais que le principale bénéfice de la mise en compétition des services c’est l’efficacité. Il y a de nombreuses idéologies en jeu lorsque le débat du service public est abordé et la manière de mettre en compétition le service public est bien sur déterminante. Ce que je retiens juste c’est que le but c’est que cela soit plus efficace. Cela force les acteurs à se poser des questions.

Alors que pensez-vous de la compétition ?

Commentaires 5

  1. Hi !

    Tout à fait d’accord. Je suis à fond dans cet état d’esprit mais que fait on de ceux qui se défoncent, sont très motivés, mettent toute la bonne volonté mais n’arrivent jamais à être les meilleurs. C’est frustrant non ? sont ils condamnés à toujours être derrière ?

    Titeuff

  2. Post
    Author
  3. Dans cette compétition des uns « contre » les autres, il y en a toujours qui se distinguent, qui sont meilleurs que d’autres, qui obtiennent la reconnaissance des leurs pairs.

    Je parle de ceux qui ont un peu moins de facilités, de talent, d’aisance et qui se feront systématiquemnt devancer (dans la course à la réussite ou à la reconnaissance) par ceux qui ont plus d’avantages innés.
    Je parle de celui qui « pédale fort sans pour autant aller plus vite » si je peux utiliser cette image. Poulidor en est l’emblème non ?
    Dans une course (une compétition) , il y a toujours qu’un seul vainqueur. Je pose la question quelle gloire pour tous les autres. Je me fais l’avocat du diable mais parfois, cet esprit de compétition m’ apparaît comme « égoiste » ! non ?

    @
    Titeuff

  4. Post
    Author

    C’est justement ce que je ne veut pas faire : être égoïste. Être bon, être le meilleur ne se fait pas au détriment des autres. Il s’agit surtout de faire de son mieux en puisant dans ses talents et ses compétences. Alors, c’est un peu égoïste puisqu’il faut faut se concentrer sur soi mais il ne s’agit pas de mettre en place des stratégies ou des systèmes pour désavantager les autres.

    Le cas de l’éternel second est intéressant.
    Dans la vie de tous les jours, je pense que si beaucoup d’efforts sont fait et qu’il y a peu de résultats c’est que ce n’est surement pas le bon métier/domaine. Dans ce cas, il faudrait remettre à plat les choses pour mieux exploiter ses forces et trouver une nouvelle voie.

  5. C’est un vieux post mais je vais me permettre un brin de nécromancie. Je suis absolument pas d’accord avec ton propos, Michaël. La raison en est simple: ta vision de la compétition ne semble pas correspondre à ce que j’ai pu observer tout au long de mon existence. Deux points:
    Tout d’abord « Si quelqu’un gagne, ça ne veut pas dire que je perds. » Ben si, justement, tout au moins dans les compétitions « importantes », celles où il y a quelque chose à remporter: si je suis en éliminatoires, ne pas gagner veut dire que je n’irai ps plus loin. En industrie, si un autre gagne le contrat, moi je le perds.
    Ensuite, « (…) c’est surtout une récompense qu’obtiens celui qui travaille dur. » Encore faux. Pour gagner, le plus simple n’est pas d’être le meilleur mais d’empêcher l’autre de l’être. Comme Tim Ferris qui remporte une compétition de boxe en empêchant ses adversaires… de boxer. Ou ces joueurs de jeux de stratégie (dont je fait partie quand, la mauvaise humeur me prenant, je joue pour gagner) dont la tactique préférée consiste à handicaper leurs adversaires, à les tromper et enfin à exploiter les faiblesses du malheureux en face au lieu d’exploiter leurs propres forces.
    Personnellement, je ne crois pas à la compétition comme force évolutive. Elle n’a jamais fait que reléguer des espèces animales ou des gens dans les placards de l’histoire sans rien améliorer chez les gagnants.

    Quand au parallèle service publique/société privées… Mon analyse est que la privatisation est une mauvaise chose: qui a dit qu’un hôpital devait être rentable? Une école? Publique et privé on des objectifs différents: services à une population d’un côté, bénéfices de l’autre. Autant mettre une horloge suisse en compétition avec un tracteur, ça aura autant de sens.

    Au final, je trouve (mais ce n’est qu’une opinion) assez malsain l’idée de se comparer aux performances d’autrui: personne n’a les mêmes objectifs, les mêmes méthodes, les mêmes valeurs, alors quel sens cela a-t-il de chercher à dépasser le voisin? Je préfère ma méthode: me fixer mes propres objectifs et les atteindre pour moi-même, par moi-même. Mais peut-être est une réaction de peur ou encore le résultat d’une recherche d’objectifs qui me permettent de contourner ce problème ou autre chose. Comme toujours j’ai pas La vérité dans ma poche: elle est restée dans mon autre pantalon 😉

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