Les 5 questions clés pour tester votre coach et faire le bon choix

Michael Ferrari Améliorer sa vie 10 Commentaires

Philippe-Geffroy-photoPhilippe est coach et auteur du livre « Soigner vos problèmes d’argent » : argent et développement personnel. Chaque semaine, il publie sur Esprit Riche un article parlant d’argent et de ses secrets que nous avons parfois du mal à comprendre. Avec Sylvie et Philippe, nous avons créé le séminaire Créez la vie que vous méritez : une expérience unique pour obtenir ce que vous voulez de la vie. Voici Philippe !

Je vous expliquais la semaine dernière l’investissement financier en formation que demande, selon moi, l’exercice du métier de coach professionnel. La profession de coach n’est pas réglementée et chacun peut mettre une plaque sur sa porte et recevoir des clients sans aucune contrainte, si ce n’est celles qu’il s’impose. Difficile pour le consommateur de s’y retrouver d’autant plus que derrière ce terme générique il va trouver des dizaines de « spécialités » diverses et variées (coach scolaire, coach de vie, coach en séduction, coach déco, coach coiffure (si, je l’ai vu !), coach amoureux, coach d’organisation, la liste est infinie). Je vais parler ici du domaine que je connais :

Le coaching de vie, destiné aux particuliers, qui est une alternative courte à la thérapie sur des objectifs ciblés (carrière, accidents de la vie, changements, projets)

Le coaching en entreprises, destinés aux managers, aux dirigeants et à leurs équipes (où à des professionnels indépendants), ciblé d’une manière générale sur l’augmentation de leur performance.

Que vous soyez dans un cas ou un autre, voici ce qu’il est bon de savoir pour choisir son coach.

Quelle est sa formation, est-il certifié et par qui ? Il y a pléthore d’écoles de coaching, privées ou dépendantes d’universités. Chacune d’entre elle propose un parcours qui allie (normalement) théorie, acquisitions d’outil, pratique de la relation de coaching et réflexion sur sa pratique. Chaque école s’appuie sur des référentiels dominants (AT, PNL, Gestalt, Systémie etc) et la plupart ont une approche multi-référentielle. Tous les coachs se présentent maintenant comme certifiés, d’ailleurs chaque école revendique cette certification comme argument commercial. Quelle est sa valeur ?

Dans mon jardin, chaque été, poussent d’excellentes tomates denses et savoureuses qui ne passeraient aucun contrôle qualité (biscornues, taille inégale etc) contrairement aux légumes insipides que vous trouvez au supermarché qui, eux, ont passé vigoureusement toute une batterie de tests. Une certification atteste d’avoir suivi un cursus de formation répondant à certains critères. Cela dénote de la capacité à être coach, mais pas de la compétence qui ne peux s’acquérir qu’en situation de travail réelle, avec des « vrais » clients. De plus, comment une école va-t-elle recaler un apprenti coach qui a dépensé plusieurs milliers d’euros pour se faire former dans cette école précisément ? Une garantie supplémentaire est lorsque cette certification est décernée par un organisme relativement indépendant des écoles comme SFCoach (Société Française de Coaching) ICF (International Coaching Fédération), EMCC (European Mentoring and Coaching Council).

Est-il supervisé ? La supervision consiste pour à un coach à disposer d’un espace avec une personne plus expérimentée que lui pour « travailler » ses « cas clients ». Le coaching est un art et non une science, et les écueils à l’accompagnement sont nombreux. La supervision vise notamment à permettre au coach de voir comment il peut être lui-même un obstacle au processus de coaching. Elle fait partie de tous les codes de déontologie de la profession.

Quel est son parcours professionnel ? Notamment pour le coaching en entreprise, il est intéressant de connaître le niveau de responsabilités où il a exercé lorsqu’il était « en entreprise » et le type de problèmes auquel il a été confronté. Vous pouvez lui demander également ce qui l’a amené au coaching.

Quel est son parcours personnel ? Le principal outil du coach est… lui-même. D’où l’impérieuse nécessité de bien se connaître, de mettre à distance ses propres patterns de fonctionnement, d’avoir l’esprit suffisamment ouvert pour accueillir la différence, d’être à l’aise avec les émotions et maîtres des siennes etc. Un travail thérapeutique approfondi du coach est pour moi un gage de sécurité pour le client. Certains coachs (dont je fais partie) ont également une formation de thérapeute, c’est un plus indéniable, ne serait-ce que pour identifier la limite entre le coaching et la thérapie !

A-t-il pignon sur rue ? Est-il professionnel au sens administratif du terme (N° de siret) ? Vous reçoit-il dans un coin de son salon ou dans un bureau professionnel ? A-t-il des clients  et depuis combien de temps exerce-t-il (il faut bien démarrer, ce n’est pas un critère rédhibitoire) ? Appartient-il à un réseau ou à une fédération ?

Il y aurait sans doute d’autres critères à préciser, mais le but de ma chronique n’est pas d’alimenter la parano et de vous lancer dans un interrogatoire serré. Les processus de référencement de coach dans les grands groupes sont autrement plus exigeants que ces éléments. Il y a enfin un dernier critère totalement subjectif et fondamental : votre feeling. Il peut d’ailleurs être utile de rencontrer 2 ou 3 coachs pour faire un choix. Comment vous sentez-vous en sa présence ? Vous sentez-vous en confiance ? Vous sentez-vous compris ? Bref, sentez-vous que c’est la bonne personne pour vous faire avancer là où vous en êtes aujourd’hui ? Si vous répondez franchement oui, allez-y !

 

Commentaires 10

  1. Bonjour Philippe,

    Cette clarification est bienvenue et valable également pour les métiers de thérapeutes.
    Le dernier critère « le feeling » ou plutôt la confiance que l’on sent pouvoir accorder est à mon sens très important(e) car il permet ce qu’on appelle « l’alliance de travail ».
    Essentiel.

  2. Bonjour et merci pour cet article éclairant!
    Une question qui je pense peut servir à d’autres personnes: comment s’y prendre concrètement pour trouver un bon coach (de vie mais plutôt orienté finances) en Ille et vilaine?

    1. Bonjour
      Ce que vous recherchez n’est, de mon point de vue, pas très répandu… Recherches web, annuaires style http://www.choisirsonpsy. ou choisirsoncoach, bouche à oreille, Viadéo… et peut etre élargir la zone de recherches.
      Bien qu’originaire d’Ille et Vilaine (!) je n’ai pas de personnes à vous indiquer mais peut me renseigner auprès de psy rennais que je connais bien

  3. Récemment,j`ai rencontrer une coach de vie du nom de Huguete Saulnier.Ala deuxième rencontre lui ai demander des preuves,ou certificas,elle est devenue irrité comme sur la défensive.Je lui aussi demander si mes assurances pouvaient me remboursés.Elle ne pouvais pas,elle pouvait seulement faire recu pour impot.Je n`y suis plus retourné,mais elle continue à me harcelé pour le 250.00 que je lui dois.On à signé aucun contract.Elle m`a appeller au moin 10 fois pour que je la paye.Je voudrais avoir vos conceil pour ca et que dois-je faire .Merci

  4. Bonjour,

    Dans le cadre d’un coaching individuel quelle attitude adoptée face à une information délicate (trafic, mise en danger d’autrui…) ?

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  5. J aprecie bien tout ce qui a été dit;trouver un bon coach n est pas facile, on peu avoir la chance de tomber sur un coach sans experience, mais qui a du talent et vouer à son travail.

  6. Le temps des annuaires, des bottins téléphoniques, des affiches sur les babillards et des publicités sur les napperons de restaurants est terminé. Aujourd’hui, les gens veulent plus d’information, veulent être éduqués, veulent quelque chose de différent, veulent de la simplicité, de la valeur ajoutée afin de prendre la meilleure décision avant de contacter une personne ressource.

    Les clients sont moins dupes, moins naïfs et moins ignorants qu’auparavant, car l’information est maintenant accessible et disponible. La transparence est devenue un des critères les plus importants dans la conception d’un site web. Si les thérapeutes veulent vraiment aider les gens, ne serait-il pas important qu’ils comprennent aussi les inquiétudes qui pourraient habiter leur esprit avant de venir les rencontrer ?

  7. Bonjour,
    J’adhère totalement à ce que vous posez, à ceci prêt que vous ne laissez pas vraiment la place aux coachs en cours de professionnalisation, qui pour être certifiés, doivent pouvoir pratiquer. Je suis également tres sensible et très en phase avec le fait que le feeling est une des conditions sinequanone pour engager un travail avec un coach, notamment en Coaching individuel.

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