Billet invité : un conseil simple pour vaincre ses peurs

Michael Ferrari Améliorer sa vie Laissez un commentaire

Voici le billet d’une invitée. Céline est l’auteur du blog la petite cuisine et a souhaité parler des peurs que l’on ressent tous à un moment ou à un autre face à une décision importante. Dans notre cas il s’agit d’un départ à l’étranger.

Avez-vous déjà ressenti cette impression que l’on ressent du haut d’un plongeoir ? Vous savez, cette peur de sauter qui vous donne envie de reculer et de redescendre l’échelle du plongeoir ? Ce genre de sensation, on la ressent parfois lorsqu’on entame un nouveau projet dont on sait que les conséquences sur notre vie seront importantes.

Avant de rechercher un nouvel emploi, n’avez-vous jamais pensé que finalement, votre poste actuel n’était pas si mal et que faire de nouvelles recherches allait être très contraignant ? Avant de déménager dans une autre ville ou un autre pays, n’avez-vous jamais essayé de vous raisonner en vous disant que votre situation actuelle était satisfaisante et que vous n’arriveriez pas à atteindre votre nouvel objectif ?

Vous voyez, c’est à ce moment-là que vous êtes en haut du plongeoir. Lorsque vous avez eu l’idée de mettre en place votre projet, vous avez probablement été très enthousiaste, c’est là que vous avez grimpé l’échelle du plongeoir, prêt à vous lancer.

Puis arrive la phase de questions : est-ce que c’est la bonne idée ? Est-ce que je dois le faire ?

Et si ceci, et si cela ? Cette phase est importante, car c’est là que vous allez prendre la décision d’agir ou non.

Comment gérer vos craintes ?

Comme du haut du plongeoir : on prend une bonne respiration, et on se lance ! Sur le plongeoir, vous savez qu’il ne peut rien vous arriver ; vous avez peur du vide, mais vous savez au fond de vous que tout se passera bien. Dans un nouveau projet, c’est pareil, vous anticipez des événements susceptibles d’arriver, ce qui créé ces fameuses craintes. Voici quelques conseils pour ne pas laisser ces craintes interférer dans votre projet.

Imaginer des scénarii

Comme le conseille Tim Ferriss dans « The four hour workweek », allez jusqu’au bout de vos interrogations. Ainsi, si vous envisagez de partir à l’étranger, vous vous demanderez peut-être comment retrouver du travail en rentrant ou si vous allez réussir à vous intégrer au pays.

Dans ce cas, conduisez votre raisonnement jusqu’au bout : si vous partez dans un autre pays et que vous quittez votre emploi, ce n’est pas un problème, au contraire ! On ne vous reprochera pas d’avoir choisi de découvrir une autre culture et d’apprendre une langue au lieu de rester dans votre société et de poursuivre votre carrière. Dites-vous au contraire que les recruteurs apprécient les gens qui possèdent d’autres connaissances et dont l’expérience n’est pas que professionnelle. Parfois même certaines personnes vous envieront d’avoir mené jusqu’au bout ce projet !

Autre exemple, l’intégration dans le pays où vous allez. En arrivant seul (ou en couple) dans un autre pays, vous craignez d’être isolé de ne pas pouvoir vous intégrer. Pourquoi ? Si, en arrivant, vous vous inscrivez à des clubs de sport, de théâtre ou à d’autres activités, si vous travaillez en entreprise, vous rencontrerez des gens !

Encore un exemple : vous arrivez dans une nouvelle entreprise et vous craignez que le travail ne vous plaise pas. Si vous allez jusqu’au bout de vos craintes, dites-vous qu’au pire vous ne pouvez que vous ennuyer à ce poste et donc en venir à rechanger de travail. Rien de bien méchant !

Ainsi, vous pouvez adopter deux positions face à vos craintes : les relativiser de manière positive ou imaginer des situations afin de, là encore, les relativiser.

Discuter avec les autres

A toutes les étapes de votre projet, il est nécessaire d’exprimer ce que vous ressentez et de communiquer. Ainsi, vous pourrez solliciter des conseils et être rassurés, ce qui vous aidera à vous lancer dans la réalisation de votre projet. Attention toutefois à vous adresser aux bonnes personnes, celles dont vous savez que leurs conseils seront objectifs et pertinents.

Les craintes que l’on ressent en haut du plongeoir sont normales, elles font partie de la mise en place du projet. Il est important de savoir les gérer et de se rassurer pour pouvoir avancer dans votre projet.

Voici maintenant un exemple pratique de cette théorie : le déménagement à l’étranger. Comme vous lisez régulièrement ce blog, vous savez que Michaël et moi avons prévu de nous installer en Allemagne dans quelques mois. Actuellement, nous sommes en haut du plongeoir.

Après la phase d’enthousiasme, où nous ne voyions aucun problème, toutes les questions surgissent d’un coup. Et si nous n’arrivions pas à démarrer nos activités ? Et si personne ne nous louait de logement ? Et si on ne gagnait pas assez d’argent ?

Ce qui est intéressant dans ce questionnement, c’est le fait que les questions que nous nous posons ne sont pas forcément celles que l’on aurait pu attendre.

Ainsi, le fait que Michaël ne parle pas encore allemand ne nous semble pas gênant, mais habitués aux pratiques parisiennes en matière de location, nous craignons que les propriétaires allemands refusent de nous louer un logement.

Cependant, comme nous souhaitons réellement concrétiser ce projet, nous appliquons à nous-mêmes les conseils que je donne ici.

Et si nous n’arrivions pas à démarrer nos activités ? Bien préparés, pourquoi n’y arriverions-nous pas ? Et si nous n’y arrivions pas, nous avons des profils professionnels intéressants qui nous permettront de trouver un emploi à Berlin.

Et si personne ne nous louait de logement ? Berlin n’est pas Paris, il y a fort à parier qu’on nous ne demandera pas de caution sur 6 générations. Nous aurons des revenus et c’est une ville où l’immobilier est peu cher. Si nous ne trouvions pas, il ne nous resterait plus qu’à habiter dans un hôtel meublé jusqu’à ce qu’on trouve un appartement.

Et si on ne gagnait pas assez d’argent ? Nous sommes jeunes, dynamiques et motivés, nous allons donc tout faire pour que nos projets fonctionnent bien. Et sinon ? Nous pourrions toujours trouver du travail, le temps de retrouver un équilibre financier.

Enfin, nous pourrions toujours rentrer en France, riches de cette expérience qui viendra s’ajouter à nos parcours.

Maintenant que nous sommes en haut du plongeoir, Berlin nous attend!

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