Vos choix déterminent votre avenir : tout commence dans votre tête !

Michael Ferrari Améliorer sa vie 8 Commentaires

Philippe est coach et auteur du livre « Soigner vos problèmes d’argent » dans le domaine de l’argent et du développement personnel. Chaque semaine, il publie sur Esprit Riche un article parlant d’argent et de ses secrets que nous avons parfois du mal à comprendre. Voici Philippe !

Je coule 3 semaines de vacances au soleil et j’en profite pour me livrer au bilan de l’année écoulée : réalisations concrètes, enseignements et apprentissages personnels. Cette analyse est nécessaire pour affiner ma vision à moyen/long terme de ce que j’ai envie d’avoir, faire, être et vivre et aligner ainsi mes objectifs opérationnels et personnels à court terme. Ce travail d’élaboration fait appel aux 3 dimensions du temps linéaire : le passé, le présent le futur. Ce qui m’évoque une question que j’ai envie de vous soumettre : est-on déterminé par son passé ou par son futur ?

Au-delà de l’atteinte ou non des objectifs, le bilan sert à mettre à jour les évolutions et les répétitions dans son propre mode de fonctionnement. Une partie de notre cerveau (le néo limbique) enregistre au fil de l’eau nos expériences et nos apprentissages. Elle accumule les brique par brique, les intègre et les transforme en une sorte de programme qui nous fait fonctionner en mode automatique, sur le mode stimulus réponse, plaisir déplaisir. Il y a donc un filtre non conscient qui nous sert à décoder la réalité. Ce filtre est utile et fiable d’une certaine manière, mais il est également limitant puisque son cadre de référence est limité justement par la manière dont les expériences passées ont été vécues. C’est ce qui explique que, malgré une envie de changer, nous pouvons retomber dans les mêmes ornières ou les mêmes situations et ressentir des états internes désagréables. Par exemple, on a vécu un manque de reconnaissance ou d’amour dans notre enfance et il se réactive dans la relation avec son manager ou avec son conjoint. Bien souvent, on comprend ce mécanisme sans pouvoir le transformer. La psychanalyse proclame qu’il est indispensable de retourner à l’origine du traumatisme passé, qui nous détermine maintenant, pour pouvoir le dissoudre. Très long et incertain me semble-t-il…

Par ailleurs, chacun a pu constater que le fait d’avoir un désir fort pour quelque chose ou pour quelqu’un, un projet ayant du sens confère une énergie, une capacité à soulever les montagnes, un engagement, une force de conviction qui permet justement de se dépasser et transformer ses processus limitants. Pour prendre un exemple personnel, on m’a toujours dit (si bien que j’ai fini par le croire) que j’étais timide et je peux vous garantir que cette croyance m’a pourri la vie en de nombreuses occasions. Alors je suis remonté aux sources de cette timidité (relation avec mon père notamment), mais sans grand résultat. Quand je me suis ensuite projeté dans un métier de formateur, puis de conférencier, avec un statut d’indépendant, que j’ai eu le désir de réaliser quelque chose d’important pour moi à travers ce métier, alors j’ai trouvé les ressources pour dépasser cette timidité. Ma vision d’un futur auquel je donnais de la valeur a été le moteur de cette transformation intérieure. D’où cette idée qu’on est aussi « conditionné » par son futur, et que l’élaboration d’une vision ambitieuse de soi va faciliter les transformations des vieux mécanismes cristallisés. Dans notre cerveau, cette capacité de visualisation, ce siège de l’intuition, de la créativité et els préfrontal, que l’on peut sentir vibrer au niveau du troisième œil. C’est là que peuvent s’élaborer les nouvelles briques d’une nouvelle réalité. Les créer mentalement est la condition pour qu’elles se matérialisent dans la réalité.

Nous sommes parfois le siège d’un combat intérieur entre les forces du passé qui cherchent à maintenir le statu quo et les forces du changement qui nous propulsent vers la nouveauté. On se « prend la tête », métaphore illustrant ce conflit entre ces 2 parties de notre cerveau. Lorsque ce conflit n’est pas géré correctement, il s’en suit une inhibition de l’action se traduisant par de la procrastination (dont on a vu lors d’une chronique précédente qu’elle avait son utilité). Quand nous sommes focalisés sur un désir ardent ou un but principal, nous sommes motivés par le simple processus de vouloir le réaliser et cela détermine chaque choix que nous faisons au présent. Finalement, c’est ça qui détermine à coup sur notre avenir : les choix que nous posons ici et maintenant.

Commentaires 8

  1. Pour moi, on peut être déterminé par son passé au sens négatif du terme si cela consiste à refaire le film. C’est à dire ressasser les erreurs, les manques dans son éducation,etc.
    On est en quelque sorte prisonnier et le présent n’est pas apprécié pleinement.
    mais on peut également être déterminé par son passé de manière positive si on se nourri de ces échecs, si on fait la paix avec soit même.
    Bref, c’est une question de posture.
    Concernant le futur, cela répond à la même problématique.
    Si on fait des projets intéressants, motivants pour tous les aspects de notre vie, si on a de vrais objectifs, il nous détermine de manière positive.
    Par contre, si on est dans le négatif comme la victimisation (au présent), par exemple,la question ne se pose même pas, on n’envisage pas le futur. Il fait peur même.
    Je parle de mon cas, de mon vécu.

  2. En ce qui me concerne, j’évite de nourrir des regrets sur ce que j’ai fait ou sur ce qui a pu m’arriver dans le passé. Je préfère aller de l’avant.
    Pour ce faire, rien de tel que de se fixer des objectifs motivants.

  3. Oui créer son futur ça commence par être capable de l’imaginer.

    Certaines personnes ne voient pas assez grand, pas assez loin. Elle se projettent à 6mois, 1 an. A mon avis ce n’est pas assez.

    Je ne sais plus qui disait ça, mais cette personne disait qu’on surestime souvent ce qu’on peut réaliser en 1 an et on sous estime ce qu’on peut réaliser en 10 ans.

    Il me semble intéressant de se poser ces questions : Pourquoi je n’aurai pas droit de devenir ce qui aujourd’hui me parais si énorme ? Pourquoi s’en empêcher ?

    Vous pensez que vous ne le mérité pas ?

  4. « est-on déterminé par son passé ou par son futur ? »

    Je crois qu’on est plutôt déterminé par ses « manifestations vitales ». Je propose l’éxperience suivante: Pendant un mois fermez les portes du passé et du future. A toutes les requêtes du passé (que votre subconscient vous envoie sous forme de regret etc) et à toutes les requêtes du future sous forme de réalisation d’objectifs répondez: « no comment » et continuez les tâches de la journée que vous êtes obligés de faire. Cela demande apparement de supprimer tous les objectifs.

    Quand tout cet harcélement du passé et la pression de vouloir réaliser coûte que coûte quelque chose cessent, vous verrez la vie différemment.

    Vous ne serez plus obligé de vous matraquer l’esprit avec des objectifs, objectif et toujours objectifs… Dans le calme le plus total, après quelques jours, la vie se manifestera en vous en vous demandant de faire des choses. Vous aurez là une sorte de nouveaux objectifs, mais vous serez surpris de voir que beaucoup d’entre eux n’ont rien à voir avec les objectifs que vous aviez avant.

    C’est la méthode qui m’a vraiment aidé à comprendre ce que je veux vraiment faire.

  5. Merci pour cet excellent commentaire. Les véritables objectifs, ceux qui ont du sens pour nous, émergent, se laissent apparaitre (voir chronique sur « le vide est fertile ») et alors on est dirigé et on se dirige vers eux sans TVA (Trop de Volonté Ajoutée)

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