Réussir, c’est quoi pour vous ?

Michael Ferrari Améliorer sa vie 26 Commentaires

Philippe est coach et auteur du livre « Soigner vos problèmes d’argent » dans le domaine de l’argent et du développement personnel. Chaque semaine, il publie sur Esprit Riche un article parlant d’argent et de ses secrets que nous avons parfois du mal à comprendre. Voici Philippe !

 

J’espère que vous avez tous évité de prendre de bonnes résolutions qui vont inéluctablement tomber à l’eau pour 3 raisons :
•    elles auront été mal formulées, dans l’euphorie ou la précipitation entre 2 coupes de champagne,
•    elles ne seront pas alignées avec une direction plus globale, celle d’une vision de sa vie à moyen / long terme,
•    les habitudes négatives (usage du temps, de l’argent, santé, dépendances, distractions, etc.) à abandonner n’auront pas été envisagées froidement, en pleine conscience.

Ces 3 points plombent à coup sur toute capacité à accepter un changement, pourtant désiré. Néanmoins, il y a des « coups de chance » : le 1 janvier 1995 à 0h05, j’ai annoncé aux amis présents à ce Réveillon que j’allais arrêter de fumer et… je l’ai fait ! Pour le reste, je prends tout le mois de janvier pour définir des objectifs qui tiennent la route et me mettre sur la voie de la réussite.
A ce propos, pour démarrer l’année, je vous propose une « énigme » sur le thème de la réussite. Je ne l’ai pas franchement résolue et j’aimerai bien avoir vos commentaires éclairés : pourquoi Michael et moi serions-nous les seuls à bosser ? La situation est la suivante :

Deux individus proches en termes d’âge, de poids, de forme physique et de pratique sportive décident de se donner un défi : sauter en hauteur. Ils se donnent chacun un objectif précis. Ils ont un désir de l’atteindre identique et un niveau de croyance élevé (et identique la aussi) sur leur capacité à l’atteindre. Jacques se propose de sauter 1,30 mètre, et Joël 1,60 mètre. Ils ont la même échéance temps : la performance sera mesurée au bout d’un mois. Ils s’entrainent parallèlement chacun de leur côté, sans aucun contact l’un avec l’autre : il ne peut y avoir de comparaison entre eux avant la publication des résultats. Ils mesurent au fil de l’eau les hauteurs sautées et c’est la meilleure performance qui est retenue (ce n’est pas un exam!).

Au final, on s’aperçoit que :

  • Jacques, qui s’est donné un objectif de 1,30 mètre, a sauté 1,40 mètre, soit 10 cm de plus que son objectif
  • Joël, qui s’était fixé 1,60 mètre,  a sauté 1,50 mètre, soit 10 cm de moins que son objectif.

D’où mes questions : qui a réussi, qui a échoué, qui a le mieux réussi et pourquoi ? Qu’en dites- vous et qu’en concluez- vous ?

Commentaires 26

  1. Intéressant :

    On a là deux écoles, celle qui veut que l’on se donne un objectif réalisable que l’on peut atteindre, voire dépasser, ou celle d’un objectif ambitieux qu’il est difficile d’atteindre mais dont il est possible de se rapprocher.

    Je n’ai pas un avis tranché sur la question.
    C’est bon pour le moral d’avoir des objectifs et de voir qu’il est possible de les atteindre.

    Mais ensuite :

    Après avoir atteint un certain nombre d’objectifs, pourquoi ne pas être très ambitieux, et viser très haut…, et pourquoi pas cette fois réussir… vu que nous nous sommes déjà entrainés sur des choses plus réalisables et nous connaissons le mécanisme pour savoir comment faire.

  2. Je trouve que dans l’exemple des sauteurs, il manque un 3eme type de pensée.
    La décomposition par priorité des objectifs :
    1,3m => objectif obligatoire
    1,4m => objectif recommandé
    1,5m => objectif supérieur
    1,6m => objectif pour dieu du stade

    Ce type d’objectif que j’utilise très souvent permet d’avoir un objectifs minimal atteignable facilement, et de continuer à progresser ensuite.
    (le principe des 80/20)

  3. Pour moi les deux ont réussi, car la réussite n’est pas le résultat, mais le chemin qu’on a parcouru. La réussite ce sont peut-être les compétences nouvelles qu’on a acquises, comme s’entraîner avec persévérance, savoir dépasser des obstacles et difficultés, acquérir une nouvelle technique, une meilleure confiance en soi. La réussite, c’est si les deux ont développé leur personnalité plus que la technique.

  4. Personnelement, Jacques a ma préférence.
    Joel se fixe un objectif trop élevé. Mauvaise estimation de sa part. Deuxièmement, il n’y arrive pas. Mentalité de la pseudo surpuissance couplé à l’echec de l’objectif.
    C’ est comme à l’école, je préfère un élève qui commence l’année en échec, qui travaille et qui arrive en fin d’année à réussir plutôt que l’inverse.

  5. Ca dépend de pourquoi ils se sont donné cet objectif. Si le but est d’avoir sa page wikipedia en tant que sauteur en hauteur c’est Joël le grand gagnant.

    Mais si les deux ne se comparent pas directement c’est à priori Jacques qui ressort avec une meilleure estime de lui et donc gagnant.

    S’ils se comparent directement par contre, Jacques risque de se dire qu’il s’est donné un objectif trop facile ce qui peut lui faire perdre une grosse partie du gain.

  6. Joel bien sur !

    L’objectif ne sert qu’à emmener celui qui le définit encore plus haut, ce qui compte au final c’est le résultat !

  7. Pingback: Réussir, c’est quoi pour vous ? | Communauté du développement personnel

  8. Joël.
    Il a la bonne mentalité, à savoir se fixer des objectifs très ambitieux. Ça me rappelle le bouquin « La magie de voir grand ».

    Il y a une loi à connaître quand on planifie ses tâches, la loi de parkinson qui dit que si on se donne trop de temps pour faire une petite tâche, alors on prendra quand même tout le temps disponible.

    C’est un peu la même chose pour les objectifs. Si mon objectif c’est de sauter 1,30m alors je ferai le strict minimum pour sauter 1,30m. Pas plus.

    Un coach de boxe m’a dit un jour que le plus important c’est de toujours se dépasser et faire son MAXIMUM. Se mettre des objectifs élevés pousse à cette mentalité, et finalement, qu’on les atteigne ou pas c’est pas si important. L’important c’est de vraiment se pousser à fond, ce qu’on ne va pas faire avec un « petit » objectif.

  9. Je trouve que Joël a réussi. Un objectif doit être atteignable mais suffisamment élevé pour être un challenge (il faut se dépasser pour avancer !).
    Par contre, il peut être bon d’avoir une récompense proportionnelle à l’atteinte de l’objectif : si on atteint 90% (ce ne sont pas des efforts pour rien, après tout !) ou 120% (on a le droit de dépasser ses objectifs, c’est recommandé !), cela permet de continuer à avancer. Car si on a uniquement une récompense plafonnée à 100%, en quoi cela donne envie d’atteindre et dépasser l’objectif ? (Rappelez-vous de l’exemple du commercial qui en 6 mois atteint son objectif de vente et ensuite, il n’arrive plus à vendre jusqu’à la fin de l’année !)
    Etant nageur, je me rend bien compte que par moment, mes objectifs sont un peu trop ambitieux mais il m’est arrivé de voir grand et de pourtant dépasser mon objectif.

  10. Il n’est pas précisé à quelle hauteur chacun pouvait sauter au départ du challenge. Même à conditions physiques égales il peut y avoir une différence de 10 cm en faveur de l’un ou de l’autre, et là ça change tous les raisonnements.
    Savoir d’où l’on part est important.

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    Excellents commentaires 🙂

    Pour moi les 2 ont réussi mais le premier aura plus facilement le sentiment d’avoir réussi (dépassement de soi), tout dépend si le second bas un record externe (comparaison).

    La vraie question c’est de voir comment ces résultats se situent par rapport à leurs parcours respectifs : l’internalisation des objectifs est capital (être le meilleur contre faire de son mieux).

  12. Effectivement ce sont deux manière très différentes de fixer des objectifs!!

    L’une n’est pas meilleure que l’autre, il faut juste trouver « sa » méthode » et savoir de quelle manière l’objectif a été fixé pour ne pas être deçu.

    Personnellement je ne suis motivé que pour des choses grandes importantes!! Un objectif « moyen » ou facilement atteignable ne me fera pas lever tous les matins…

    Visez les étoiles, au pire vous atteindrez la lune 🙂

  13. Effectivement la réussite dépend du point de vu, le premier a réussi dans le sens où il a atteint ses objectifs, le second a mieux réussi que le premier mais n’a pas réussi puisqu’il n’a pas atteint son objectif !!
    Tout est question de point de vue…

  14. Je constate tout d’abord ;

    Que les deux se sont entraînés et qu’ils ont bien passé l’épreuve.

    Ce qui veut dire qu’ils ont eu une vision à moyen long terme autrement dit ils ont bien formulées leurs « résolutions ». Elles n’étaient ni dans « l’euphorie ou la précipitation entre 2 coupes de champagne, ». Et ils ontalignées leurs croyances dans une direction globale.

    Concernant les résultats ; ce sont des personnes qui ont la même constitution physique. Avec le même temps d’entrainement.

    Donc si Joël arrive à 1 m 50 soit 10 cm de plus, ce n’est pas parce qu’il est bien plus élancé ou bien plus puissant physiquement mais c’est qu’il a véritablement travaillé.

    Jacques se fixe 1m30, il explose son objectif et arrive à 1m 40.

    Joël se fixe 1m 60, il arrive à 1 m 50, il est en déçà de son objectif mais il est à 20 cm de plus que Jacques.

    Jacques se rend compte dans l’action que sa croyance en ce qu’il pouvait faire été bien en deçà de ce qu’il pouvait réellement faire le jour j.

    Joël se fixe un gros objectif, il n’y arrive pas mais il n’est qu’a 10 cm en dessous et en plus il a apparemment établit une performance (si on compare à).

    Je dirai que Jacques est le français de l’histoire. Il est humble dans la formulation de ses objectifs, il travaille correctement et s’étonnerait presque de réussir bien plus.

    Joel est l’américain, gros objectifs (grosses croyances), grosses performances factuelles. Avec ces 10 cm en moins il dira que ce n’est pas un échec mais une étape et il utilisera ses informations recueillies pour améliorer par là suite.

    Les deux ont réussi à mon sens mais avec une philosophie différente. Peut être Que Jacques n’aura pas trop cette sensation d’échec car en « faisant » il a surement du se rendre compte que ce qu’il a fait et déja très bien.

  15. Je suis actuellement en plein dans un défi sportif tennis pour mon blog et je m’ apperçois que je suis plus motivé à la suite de mes défaites, qu’ à la suite de mes victoires.
    Une défaite m’encourage naturellement à une analyse introspective de ma performance alors qu’une victoire m’encourage à me reposer sur mes lauriers.

    Tout le paradoxe du cas présent est qu’a force de s’entrainer à la suite de défaites, on finit par avoir des bons résultats. Les bons résultats qui vont entrainer un relachement et…la défaite.

    Ma vision du cas présent est que joël est dans une phase ascendante ou il reste motivé pour continuer à s’entrainer dur, alors que Jacques risque de manquer de motivation s’il reste bloqué sur sa performance et néglige de se fixer rapidement des objectifs plus élevés.

    Jacques et Joël pourraient être une seule et même personne tant il est parfois difficile de se fixer les bons objectifs.

  16. Je pense que les deux ont réussis, le premier par le résultat et le second par l’approche de ce résultat et de sa méthode, son objectif était plus difficile à réaliser au départ.

    En partant du principe que ces deux personnes étaient égales au départ, le fait d’avoir fixé un objectif plus élevé entraina surement le fait de se dépasser plus d’où un résultat important même s’il y a la non atteinte de l’objectif,

    Visé plus haut peut permettre d’avoir de meilleures résultats que de se fixer des objectifs moyens atteignables plus facilement,

    Je pense que l’approche dépassement de soi plus que l’approche confort permet de progresser plus vite

  17. Notons que ce n’est pas une compétition entre les deux individus mais un défi personnel, que chacun s’est fixé à lui-même. Ainsi, il n’ya ni gagnant ni perdant, étant donné que dès le début Joël s’engage à sauter plus haut que Jacques.
    Jacques est à mon avis, plus « raisonnable » : il se fixe un objectif réaliste avec peu de chances d’échouer.
    Quant à Joël, il a les yeux plus gros que le ventre : se fixant un grand objectif, il ne réussit pas à l’atteindre… ce qui peut entraîner déconvenues et déceptions !
    Cette question est délicate car on pourrait dire que Jacques ne prend pas assez de risques ! (En même temps si on reformulait le problème en termes financiers, on dirait simplement : « à capacités égales »)
    Bref, définir qui a le mieux réussi est surtout d’ordre psychologique. Personnellement je me placerais plutôt du côté de Jacques qui bien que sautant moins haut, a rempli son défi.
    Après, Jöel peut toujours estimer que ce qu’il a fait n’est pas un échec pour autant !

  18. je vois que joel est plus ambitieux.car un bon entrepreneur doit tout voir en grand.grace a la loi d’attraction,on pourra toujours atteindre nos objectifs tout en perseverant.

  19. Bonjour,

    De mon côté je me dis que Jacques va peut-être réaliser, à travers cette expérience, qu’il s’est sous-estimé toute sa vie.
    Mon expérience de sportif m’amène à dire en effet que l’on est sur le terrain un peu comme dans la vie. On peut donc imaginer que Jacques agit ainsi dans d’autres domaines (vrai aussi pour Joël donc, dans cette habitude de voir grand).

    Ils ont réussi tous les deux dans le sens où ils se sont fixés un objectif, et se sont entrainés pour l’atteindre. Mais ils réussiront tous les deux d’autant plus qu’ils tireront des leçons utiles de cette expérience :

    – Jacques peut donc se demander s’il ne peut pas faire preuve de plus d’ambition ? Ou simplement ne va-t-il pas se dire qu’il a bien évalué son potentiel à 10 cm près, et donc qu’il se connait assez bien.

    – Joël peut afficher une déception puisqu’il est en dessous de l’objectif visé. Mais en même temps, le simple fait d’avoir vu grand lui a permis de dépasser Jacques de 20 cm. De ce point de vue je rejoins le commentaire de Julien, il y a sans doute une magie à voir plus grand.

    Quand je vais courir, j’ai des objectifs échelonnés, un peu comme le propose Gunday. Idéalement je cours 1 heure. Le minimum syndical c’est 40 minutes. Mais si j’ai une douleur ou que je ne suis pas bien, je peux lâcher au bout de 30 minutes. Car forcer, se blesser, et ne plus pouvoir s’entrainer pendant des semaines, ce n’est franchement pas une réussite… C’est la dure loi du sport, le corps ne suit pas toujours l’esprit.

  20. Jacques et Joël ont accompli un chemin intérieur pour parvenir à ces résultats. C’est ce qui compte au final : l’engagement, la pugnacité, la stratégie, le dépassement de soi, la discipline de vie pour y parvenir ; il n’y a pas de perdant ni de gagnant ; juste 2 personnes qui ont relevé un défi et accompli un parcours qui visait un but !

  21. J’applique les deux raisonnements dans la définition de mes objectifs.
    J’aime voir grand comme Joël, ça me permet de me donner une vision sur le moyen/long terme de ce que je voudrais accomplir.

    Cela dit, Rome ne s’est pas fait en un jour, je sais que pour réaliser cette vision, je vais devoir commencer par des petites actions, alors là je deviens comme Jacques, certes, je me fixe des plus petits objectifs à réaliser sur le court terme, mais ils me mèneront à mon grand objectif du moyen/long terme avec plus de sérénité d’esprit. Et si j’y arrive plus vite que prévu, c’est tout bénef.
    Comme dit le dicton, « les petits ruisseaux font les grandes rivières ».
    En attendant d’avoir une baguette magique, je préfère y aller step by step.
    Merci pour cet article.

  22. Pingback: Désarmer la petite voix intérieure qui vous conseille d’abandonner | Devenir riche à votre manière

  23. Bonjour Philippe,

    Cela me fait penser à une autre histoire…
    Deux enfants du même âge jouent à sauter par dessus les vaguelettes le long d’une plage. Ils s’amusent beaucoup quand soudain, une vague un peu plus forte que les autres les bousculent tous les deux. Les enfants se retrouvent ainsi les fesses dans l’eau. Puis les deux se relèvent :
    – Le premier en pleurs courant rejoindre les bras de sa maman.
    – Le second le sourire aux lèvres prêt à recommencer !

    « La carte n’est pas le territoire » – Tout dépend de l’interprétation de ce que l’on se fait des évènements.
    Pour Jacques et Joel, c’est la même chose. Ah eux de considérer leurs résultats sous le meilleur angle qu’il soit.

    Romain

  24. Pour moi les deux ont réussi.

    Joël atteint son objectif, et le dépasse. Parfait. Il s’est donné les moyens d’atteindre son objectif et a même vu plus loin suite à sa victoire.

    Jacques n’atteint pas son objectif, mais à en juger la comparaison, il domine son concurrent. Ce qui lui indique qu’il va dans la bonne direction, qu’il a fait du « bon travail », malgré son objectif non atteint.

    Ce que j’en pense c’est que, chacun à sa façon est parvenu à avancer, aller de l’avant. Il y a du progrès.
    L’un se fixe un objectif raisonnable mais veut aller plus loin, avec cet esprit il peut aller loin.
    L’autre se fixe un grand objectif, et il fait son maximum pour l’atteindre, il peut aller très loin aussi.

    (personnellement je préfère les grands objectifs, même surréalistes parfois, il n’y a que « l’échec » qui me motive !)

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