Rencontre avec Tim Ferriss à Madrid – Partie 2

Michael Ferrari Démarrer un business, Développement personnel, Réussite et succès 1 Commentaire seulement !

Ceci est la suite d’un reportage sur Tim Ferriss.

Principes à appliquer dans le cas des entreprises de service

Tim a abordé cette question après qu’on lui a fait remarquer que les principes présentés dans son livre étaient surtout applicables dans les entreprises commercialisant des produits : mais quels principes appliquer lorsque l’on créé une entreprise de services ?

Tim a précisé que certains principes étaient communs aux deux types d’entreprise et a aussi conseillé de toujours concevoir son entreprise comme si on allait en créer 1000 franchises ailleurs, même si l’on ne projette pas de le faire. Cet exercice nous force à penser en termes de documentation, règles et processus :

–         quelles best practices est-ce que je veux valoriser ?

–         quelles sont les étapes du processus ?

Il est ensuite primordial de demander régulièrement leur avis aux personnes qui font le travail, qui sont sur le terrain, car ce sont leurs retours qui vont permettre d’améliorer le processus. En fonction des remarques, il faut éliminer les étapes inutiles, puis procéder à une nouvelle phase de test.

Comme il l’avait déjà évoqué en expliquant comment surmonter une situation bloquée, Tim a à nouveau insisté sur le fait que les entrepreneurs tendent à vouloir toujours tout faire dans leur business alors qu’il est pourtant beaucoup plus impressionnant (et viable) de créer un business capable de fonctionner sans soi.

Savoir déléguer aux bonnes personnes

Déléguer est un art que l’entrepreneur se montre réticent à exercer dans les premiers temps. Pour nous orienter dans cette optique, voici les 4 qualités que Tim recherche (et teste) chez un potentiel collaborateur :

1/ la fiabilité est la qualité numéro 1, loin devant les compétences

La personne à qui l’on délègue doit être capable de tenir les délais et de suivre les normes établies (notamment pour qu’une autre personne puisse reprendre le travail à sa suite quand nécessaire).

2/ la capacité à reconnaître ses faiblesses

La franchise de dire « je ne sais pas » est une qualité que Tim recherche chez tous ses collaborateurs car elle lui évite les désagréments qui s’ensuivent lorsque l’on confie une tâche à quelqu’un qui n’est pas en mesure de l’accomplir.

3/la capacité à bien communiquer

Encore une fois, Tim recherche des personnes franches, capables de se faire comprendre sans s’emporter.

Il a même illustré ce point de manière amusante en expliquant qu’il n’a pas de problème à ce que quelqu’un lui fasse remarquer qu’il est en train de mal se comporter (Tim, you are being a real *) tant que cette personne y met les formes !

4/ les compétences techniques

Les compétences techniques n’arrivent qu’en dernière position.

Tim préfère le programmeur qui écrit 1000 lignes de code pour un travail donné mais livre à temps à celui qui n’en écrit que 100 mais ne tient pas les délais fixés.

*Note : Voir « L’art de déléguer une tâche efficacement« 

Créer un esprit d’équipe entre tous les collaborateurs, même à distance

 

Pour la bonne réussite d’une entreprise, il est primordial que l’équipe fonctionne bien. Mais comment faire quand le pilier de cette équipe, l’entrepreneur, n’est pas sur place ou que les collaborateurs sont répartis aux quatre coins du globe ?

Tim propose de réunir les personnes qui travaillent en un même endroit une fois par semaine de façon à créer un esprit d’équipe au moins au niveau local et de réunir par téléconférence toute l’équipe au moins une fois par trimestre.

Il encourage aussi ses collaborateurs à développer une relation extra professionnelle car parler de sa vie personnelle (famille, loisirs, etc.) est un bon moyen de mieux se comprendre, ce qui se reflète ensuite dans la relation au travail. Lorsqu’il est impossible de se rencontrer en face à face, le chat ou des outils comme Facebook permettent de créer des liens personnels malgré la distance.

Investir intelligemment

Investir dans d’autres entreprises est un bon moyen de se mettre dans la peau des investisseurs de sa propre entreprise, de penser comme eux, de comprendre comment ils réfléchissent et ce qui est important pour eux. Investir aide donc à devenir soi-même un meilleur entrepreneur.

Mais comment choisir les entreprises dans lesquelles investir et déterminer celles à éviter ?

Voici les règles de base qui guident Tim dans ses investissements :

–         Ne pas investir dans des idées mais dans deux-trois personnes qui ont déjà accompli quelque chose de concret et qui peuvent donc démontrer, même si c’est sur une très courte période de mise en place, que ce qu’ils font fonctionne et croît.

–         Ne pas se lancer dans une entreprise dont le PDG est incapable de dire « je ne sais pas » (un point essentiel chez Tim, que l’on retrouve ici encore). Pour vérifier ce trait de caractère, Tim pose plusieurs questions très difficiles et observe si la personne qu’il a en face est franche ou au contraire essaie de noyer le poisson.

–         Privilégier les modèles d’entreprises où une augmentation de la clientèle n’entraîne pas nécessairement une augmentation des coûts. L’exemple type de ce genre d’entreprises est le site web qui vend des abonnements à tel ou tel contenu en ligne.

–         Privilégier les produits ou services simples d’utilisation.

–         Privilégier les entrepreneurs qui comptent sur un capital de départ minimum pour accomplir leurs projets. Il est en effet plus difficile d’obtenir un bon retour sur investissement lorsque le capital de départ est de 10 millions plutôt que 70 000 dollars par exemple.

Les projets de Tim Ferriss

 

Après ce tour d’horizon des conseils de base pour bien entreprendre, voici un aperçu de ce à quoi vous pourrez aspirer lorsque vous réussirez aussi bien que Tim !

Comme il l’avait déjà indiqué en début de soirée, Tim évite de faire des projets à trop long terme pour ne pas s’enfermer dans sa zone de confort car, à ne pas se dépasser, on risque de passer à côté de nombreuses opportunités. Voici donc ses projets à court et moyen termes :

–         Investir dans des compagnies naissantes ;

–         Préparer un programme qui sera diffusé au Japon pour apprendre aux gens à décomposer leurs problèmes pour mieux les résoudre ;

–         Rencontrer des personnes influentes, comme des stars et des politiciens, afin d’agir pour un meilleur enseignement public aux États-Unis. Il souhaite notamment qu’une plus grande attention soit accordée aux sciences et aux mathématiques ;

–         Construire des écoles dans les pays en développement afin de faire de l’éducation un instrument de paix.

Un dernier conseil de la part de Tim, pour que vous ayez le courage et la motivation de mener tous vos projets à bien :

Il ne faut pas avoir peur de se fixer des objectifs importants (Think big and kick *, comme diraient d’autres !). Peu importe que l’on réussisse ou que l’on échoue, c’est secondaire. Par exemple, le livre de la semaine de 4 heures a été refusé par 14 éditeurs avant que le 15e ne l’accepte ! Il y aura toujours des gens pour vous dire de redescendre sur Terre, preuves à l’appui. Mais cela ne veut pas dire que vous deviez vous fixez des objectifs réduits pour autant. Au contraire, donnez-vous les moyens de vous dépasser et d’atteindre votre grand objectif.

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