Pourquoi les solutions radicales ne marchent jamais

Michael Ferrari Améliorer sa vie, Développement personnel 31 Commentaires

Si vous y regardez de près, vous vous rendrez compte que nous sommes plutôt bêtes dans le fond (certains le sont plus que d’autres, nous sommes bien d’accord!).

Lorsqu’on rencontre un problème épineux, nous avons tendance à choisir des solutions radicales.

Un problème de poids ? Je ne mangerais plus JAMAIS de chocolat !

De l’argent à investir ? Je vais trouver quelqu’un de confiance et lui donner !

Il vous manque de l’argent ? Tiens je vais écrire à ce blogueur qui en parle pour lui en demander !

Vous voulez épargner ? Tiens je vais mettre 75 % de côté chaque mois.

3 000 € de côté ? C’est le moment de tout mettre en bourse !

Mais bien entendu, vous n’êtes pas ainsi. Nous sommes au-dessus de cela, j’écris cet article pour les autres. 🙂

Pourquoi les solutions radicales ne vous apporteront que tristesse, désespoir et déception

Plus le choix est difficile, plus la solution nous semble floue et plus nous nous sentons obligés de prendre une décision aussi folle soit-elle.

Nous souffrons de nombreux biais humains dont le fait que notre volonté soit limitée. Si vous acceptez cela, vous voyez tout de suite les problèmes potentiels avec une décision du type « je ne ferais plus jamais ça ». En prenant une décision radicale, nous nous engageons parfois à reprendre régulièrement la même décision. Si vous décidez d’épargner 200 € chaque mois et que vous n’automatisez pas cette décision, elle ne durera pas. Ce « test » va éprouver notre volonté et l’épuiser : il n’en restera plus pour le reste.

Un autre biais intéressant, c’est notre difficulté à choisir. Nous aimons avoir du choix mais nous n’aimons pas choisir. Plus le choix est large, moins nous prenons de décisions. Des dizaines d’expériences le montrent. Celles où un vendeur propose 24 confitures différentes puis le lendemain seulement 6 et où l’on constate qu’il en vend 10 fois plus lorsqu’il ne propose que 6 choix. Celle où si l’on ajoute des fonds à un plan d’épargne retraite on diminue le nombre de personnes qui souscrivent. La solution radicale est la … solution. Avec elle, on s’épargne l’immobilisme.

Le fait de faire un choix radical ferme toutes les autres portes (tiens un autre biais) en nous engageant dans une voie que nous regretterons peut être plus tard. Après tout, ce n’est pas en décidant de mettre 75 % de votre salaire de côté d’un coup alors que vous n’étiez pas capable d’en épargner 10 % que vous mettez les chances de votre côté. Vous risquez surtout de vous mettre dans une situation de dissonance cognitive où vos dires ne correspondent plus à vos actes.

Rassurez-vous, un autre biais viendra à la rescousse : celui qui diminue les sacrifices effectués une fois que vous avez pris une décision très engageante. C’est comme cela que l’on trouve des gens parfaitement heureux de manger des pâtes pendant des années parce qu’ils ont pris un crédit immobilier trop lourd pour eux.

Parfois nous prenons ce type de décision radicale lorsque quelque chose nous exaspère. Nous voulons retourner une situation ou changer radicalement une habitude.

Vous n’avez probablement pas besoin de vendre votre maison, tuer votre belle-mère et partir au Venezuela pour être heureux, vous pouvez commencer par passer au moins un bon moment dans la journée. C’est un petit pas que vous pouvez automatiser, qui marche tout de suite et qui vous évitera de finir en prison.

Et si nous commencions par mettre en place de petits changements indolores ?

Commentaires 31

  1. Cette article est très intéressant mais je pense que certains choient radicaux peuvent vraiment changer une vie positivement.
    Après il est vrai que cela peut produire le contraire, et souvent on ne tiens pas longtemps, donc commençons par des petits changements que l’on va tenir dans la durée, c’est déjà un gros pas en avant.

  2. Salut Michael,

    Effectivement, « l’extrème attitude » ne nous mène souvent pas bien loin.

    On est motivé, décidé, alors on se fixe des comportements mais souvent bien trop élevés pour notre quotidien.

    Du coup on les abandonne, ce qui renforce notre frustration et notre croyance à ne pas savoir gérer le problème en cause.

    Un peu comme un balancier, on replonge dans le comportement inverse.

    Alors que la méthode Kaizen, la méthode des petits pas est tellement efficace.

    D’aucuns la trouveront contre-intuitive, car il faut faire moins : ne pas aller jusqu’au bout de ce qu’on peut faire, ne pas toucher nos limites : juste faire un petit peu.

    Sans doute, elle donne cette impression de ne pas forcément avancer comme on voudrait (du moins pas aussi vite)…

    Mais qu’est-ce qu’elle efficace quand, après plusieurs semaines de petits pas, on regarde le chemin parcouru !

  3. Les solutions radicales sont souvent prises sur un coup de tête sans réflexion préalable. A moins d’avoir une volonté d’acier, souvent obtenue après un évènement grave qui fait office d’électrochoc, elles ne résistent pas même face aux petits obstacles.

    Je vous rejoins complètement sur le fait qu’il faut avancer par petits pas. Il faut se poser des jalons réalistes et se donner une récompense à chacun d’eux pour garder en entretenir la motivation.

    En faite nos problèmes sont souvent liés à de mauvaises habitudes. Pour y remédier il faut du temps donc en avançant petit à petit on va contribuer à installer durablement de nouvelles habitudes.

  4. Je te rejoins complètement. J’ai remarqué que, par exemple, quand je me lance dans une séance de sport, je ne peux pas être à 100% dès le début. Il faut un peu de temps pour mettre la machine en marche.

    C’est un peu la même chose dans la vie. Il vaut mieux commencer doucement, et augmenter au fur et à mesure.

  5. Je suis totalement d’accord. Si l’on s’impose une solution radicale il y a peu de chance de tenir la distance.
    Par exemple, je cherche actuellement à reprendre mes finances en main (cf.mon blog) et j’ai passé au crible nos dépenses familiales. Ainsi nous avons considérablement réduit notre budget alimentation. La solution radicale aurait pu être « nous ne mangerons plus que des pâtes ! ». Inimaginable ! Qui plus est avec 2 jeunes enfants, ce serait irresponsable. Non, nous avons simplement pris plus de temps pour choisir nos articles, nous avons supprimés les achats impulsifs. Au final nous avons réduit de 25% notre facture mensuelle sans rien changer de nos habitudes de consommation alimentaire.

  6. Comme on le dit chez nous : Parce que je suis pressé, je vais doucement.

    Ma propre expérience révèle que les changements radicaux ne durent que des « jours de paille ». Elles ne durent pas car elles n’ont pas pris le temps de s’incruster dans nos habitudes.

    Ce qu’il faut, c’est d’insérer ces changements dans notre agenda ou dans nos routines, petits à petits, pas à pas, sans grands efforts et en douceur jusqu’à ce qu’elles fassent partie intégrante de nous.

    Je reconnais avec toi que mettre en place des changements indolores figure parmi les clés du succès.

    Merci Michael, pour cet article qui nous le rappelle,

  7. En effet les solutions radicales d’habitude ne marchent pas. Mais il est des cas où il faut les choisir. Par exemple:

    -Si votre passé vous fait souffrir et vous n’arrivez pas à tourner la page, il est peut être bon d’en faire table rase et repartir sur de nouvelles base en changeant de ville/pays, de fréquantations, de métier, ou même de nom.

    -Si vous partez travailler à l’étranger, il faut acquerir des nouvelles habitudes liées à la mentalité du pays dans un temps très court, sinon vous risquez de trouver les portes fermées.

    -Si vous voulez profiter d’une opportunité qui exige de nouvelles habitudes, il ne faut pas hésiter à les prendre et vite, sinon adieu l’opportunité, par exemple vous obtenez un poste qui exige un code de conduite particulier.

    -Vous decidez quelque chose et vous craignez de faire marche arrière. Alors il faut couper les ponts qui vous permettraient de faire marche arrière, par exemple vous faites de nouvelles connaissances qui vous avancent. Couper définitivement avec des anciennes connaissances qui vous tirent dans la misère est la solution pour ne pas y retomber à un moment de faiblesse.

    -On a un conjoint pénible. Pourquoi passer sa vie avec des frictions même minimes et ne pas chercher quelqu’un avec qui on s’entend mieux?

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      « Faire table rase » est peut être fort mais lorsque nous sommes coincés dans une situation ou avec un résultat insatisfaisant il faut absolument, même temporairement, changer notre environnement pour s’ouvrir à toutes les solutions.

      1. Michael,

        Ta solution radicale a titille en moi ce terme de ‘table rase’.

        : )

        Je comprends ton point de vue. J’avais cette réflexion, hier, que j’espère tu apprecieras.

        Comment prendre des risques ?

        Il faut déjà avoir pris des risques pour dire ce qu’est un risque. Mais le risque est lie a une nouveauté dont l’issue est incertaine et la perte potentielle plus ou moins grande.

        De la, peut on tenter de rentrer dans des situations nouvelles sans subir de pertes et agrandir notre expérience de la nouveauté et du risque ?

        Ma réponse: Tenter de nouvelles choses, petites au départ pour tester le risque de pertes et accroitre ses connaissances sur le risque pour savoir ce qu’on peut tenter au fur et a mesure et ce qu’on ne doit pas tenter.

        J’espère que je suis clair même si mon explication me semble encore brouillonne après relecture.

        Andy

    2. Andy, il y a des milliers de gens qui disparaissent chaque année, parce qu’ils ne peuvent pas subir leur situation.
      Souvent sans laisser un mot, ils partent s’installer ailleurs pour commencer une nouvelle vie.

      Dans des pays comme le Japon où le stress (du travail) est insupportable il y a même des manuels pour la disparition parfaite. Quand la souffrance est enorme on perd le contrôle.

      Faire table rase me semble necessaire dans de tels cas et le faire consciemment limite les dégâts d’une perte de contrôle ou d’un coup de tête.

        1. Oui, je crois que l’action radicale est un moyen, sous la condition que vous puissiez la mener à bout.

          En ce qui me concerne, c’est par là que je commence à aborder un sujet. J’aime les choix radicaux (et je m’y exerce) pour la simple raison que les méthodes classiques sont déjà connues, la route est encombrée par d’autres gens qui font la même chose et qui vous empêchent souvent d’ avancer.

          Par exemple, si vous êtes dans la vente et vous vous forcez de devenir plus performant pour faire plus de ventes, c’est ce que tous font. Il ne suffit pas, il faut faire quelque chose de radical par exemple casser les prix ou faire une offre qui rendra votre concurrent obsolète ou décider de vendre une tendance au lieu d’un produit, ou changer carrément de domaine pour quelqu’un de plus rentable etc

          Espérer de passer de 1500 à 1800E/mois, amener dix fois son conjoint au psychologue pour le raisonner, prendre des médicaments pour supporter son patron, subir un entourage qui par souci de protection vous empêche de voler plus haut etc c’est ce que la plupart des gens font. Ce n’est pas vraiment mon truc.

          Il faut vous questionner sur ce que vous êtes capable de faire. Si vos capacités et votre courage ne vous mènent pas loin, il faut vous contenter de la manière kaizen avec des petites ameliorations de façon continue. Si vous êtes capable de aller plus vite avec des changements radicaux, pourquoi pas?

          En ce qui me concerne, j’ai fait quelques choix radicaux, j’aime agir comme ça, mais d’habitude je l’evite si je ne me sens pas capable de maitriser le parcours depuis le point de départ jusqu’au point d’arrivée.

  8. Comme je le dit souvent « évolution oui, révolution non ». Malheureusement, les solutions extrêmes sont prises pour solutionner des frustrations et donc on veut des résultats immédiats, faciles et définitifs.

    Il faut dire qu’on vit à l’ère de l’immédiateté. Les gens n’ont plus de patience. Speed dating, coup d’un soir, fortune instananée, facebook en permanence,…

    Alors que les changements, les vrais, les sains. Ils se préparent, ils se travaillent, ils s’acquièrent. Et oui, cela prend du temps. Oui cela demande de sortir de sa zone de comfort.

    Merci pour ton article très intéressant 🙂

    1. « évolution oui, révolution non »

      Vous ne pouvez pas dire ça. Des évenements historiques témoignent le plus souvent du contraire. Par exemple, les indépendances des peuples, la république française, le new deal par Roosevelt, la réforme de la Turquie par Kemal Ataturk, l’abolition de la peine de mort par Mitterand etc
      sont des actions radicales.

      Sur le plan personnel une action radicale donne des résultats immédiats et spectaculaires. Vous constatez que ça ne va pas et vous décidez que de demain cela marchera autrement. L’action radicale n’est pas inefficace, elle est tout simplement reservée aux génies. Les foules n’ont pas le courage de les appliquer et les « chosissent » quand c’est la seule option, le plus souvent par desespoir.

      Sur le plan de l’argent qui est le thème du forum, une action radicale est, à mon avis, de choisir son camps et de se dire: « desormais j’appartiendrai dans le camps des hommes riches et je mettrai les moyens nécessaires pour y parvenir ».

      Mais quand on s’adresse à tout le monde, comme fait Michael, il est normal de proposer des méthodes moins radicales.

      1. Dev,

        J’aime votre façon de voir les choses. vous savez quoi ? Je viens de réaliser en tapant ces lignes qu’il n’y a pas de règles fixes. Ce serait si facile. On fait comme on le sent et du mieux qu’on peut, parfois un kaizen, parfois un radical peut être table rase.

        Merci pour votre temps via votre réponse.

        Andy

      2. Dev,

        Merci de votre réponse et donc de votre temps. Je réalise en tapant ces lignes qu’il n’existe pas de lignes définis. On peut allez avec un Kaizen ou une solution radicale.

        J’apprécie votre façon de penser.

        Andy

  9. Cool, quelqu’un qui n’est pas de mon avis 🙂

    « « évolution oui, révolution non » Vous ne pouvez pas dire ça. Des évenements historiques témoignent le plus souvent du contraire.  »
    => Tes exemples sont vrais, mais à quel prix? combien de morts pour les révolutions sociétales? Quels dommages collatéraux?

    « Sur le plan personnel une action radicale donne des résultats immédiats et spectaculaires. »
    => Et temporaires! S’il suffisait de simplement « décider » pour changer, personne ne serait gros, endetté, célibataire ou malade.

    « L’action radicale n’est pas inefficace, elle est tout simplement reservée aux génies. »
    => Alors là je demande des exemples. Les « génies » sont le plus souvent des travailleurs assidus qui ont évolué au fil des années avant d’avoir ce statut de génie. C’est valable de Benjamin Franklin jusqu’à Steve Jobs. Le seul truc c’est que l’on se borne souvent à constater l’apparente facilité avec laquelle ils nous montrent leur génie et on oublie de creuser pour voir les 3 millions de difficultés qu’ils ont surmontés progressivement pour donner cette impression de maîtrise.

    « desormais j’appartiendrai dans le camps des hommes riches et je mettrai les moyens nécessaires pour y parvenir ».
    => La décision est peut-être radicale, mais « mettre les moyens nécessaires pour y parvenir » ressemble fort à de l’évolution pour moi.

    1. « Tes exemples sont vrais, mais à quel prix? combien de morts pour les révolutions sociétales? Quels dommages collatéraux? »

      On pourra en discuter, quand votre discours arrive à maturité. Je ne veux pas perdre mon temps avec vous.

  10. Andy,
    je crois qu’il faut choisir ses méthodes selon sa personnalité, la situation précise et autres facteurs.
    Par exemple, si je veux apprendre une langue étrangère, à mes 50 ans je choisirais kaizen.

    Si je perdais tous mes avoirs et que je devrais recommencer, la méthode serait radicale, car avec kaizen arriver à se reconstruire à 70 ans ou même à 60 ans n’a pas beaucoup de sens.

    Si je me trouvais impliqué à tort dans une affaire judiciaire ou médiatique et que justice ne serait pas faite, il se peut que je fasse table rase en quittant le pays, si ma souffrance était grande.

    Et une remarque sur la solution radicale.Je parle d’ un changement radical, d’une reforme en profondeur et pas des actions juste pour soulager une pression psychologique. Je parle de décision bien pensée et pas d’un coup de tête. Vous prenez une décision et vous vous en donnez les moyens.

    Quand j’ai dit qu’il faut être génie, je le justifie de la façon suivante:

    Il faut être génie pour pouvoir combiner un tas de paramètres et comprendre dans une situation (souvent confuse) quel est le coup stratégique qui changera complètement la situation avec des résultats satisfaisants et rapides.

    Il faut être génie pour comprendre quelles sont les règles du jeu et quel est votre mode d’emploi (connaitre soi-même) pour trouver la solution la mieux adaptée pour palier à vos résistances (changement brutal de ses habitudes), des résistances de l’environnement (qui n’acceptera pas facilement votre changement) et le moyen le plus efficace pour votre personnalité qui vous aidera à tenir début, car le rythme est rapide.

    Il faut être génie pour prévoir toutes les conséquences de votre changement, sous peine de faire une grosse erreur difficilement remédiable. Vous n’avez pas le luxe du temps pour réfléchir on the go (en route) comme avec un changement d’une évolution normale. Surtout si vous coupez tous les ponts vers arrière pour vous obliger à agir.

    Ce n’est pas pour tout le monde…évidemment! Il faut être
    « champion de haut niveau »

  11. Dev,

    Je comprends ce que vous voulez par changement en profondeur. Mais même avec cela, il y’a des effets ‘knock out’ ou conséquences de dépendant de l’action initiale qui ne peuvent être prévus.

    Mais je comprendre votre propos, bien se connaitre, essayer de cerner les contours de ce changement radical et tenter le coup de poker en sachant que cela peut se passer différemment de ce que nous escomptions.

    Un coup de poker plus ou moins planifie : )

    Merci ! : )

    1. « …tenter le coup de poker en sachant que cela peut se passer différemment… »
      Coup de poker est un peu fort. Ça peut se passer différemment, mais cela doit concerner les difficultés de l’application du scénario et pas son changement.

      Par exemple, vous voulez vous installer au Quebec en tant que coiffeur. Rencontrer des difficultés liées au contexte que vous n’avez pas prévues ou que vous avez sous-estimées (froid, mentalité etc) ça se comprend. Mais aller comme coiffeur pour finir dans la restauration est une tentative échouée, car le scénario a changé et vous ne faites pas ce que vous avez décidé de faire.

      Si on décide d’opter pour une solution radicale on doit être capable de gérer un éventuel échec brutal sans beaucoup de marge de manoeuvre pour corriger le tir.

      Par exemple, vous voulez renforcer votre confiance, car vous n’êtes pas beau. Comme on peut ne pas être beau mais être séduisant, vous pouvez décider d’oeuvrer vers cette direction et vous adresser à un image maker, un coach etc

      Mais vous pouvez aussi opter pour une solution radicale comme une opération esthétique qui vous fera beau comme George Clooney.

      Il n’y a pas de coup de poker là dedans. L’opération doit réussir comme vous le souhaitez, sinon, dans le cas d’un ratage, elle peut tourner en drame psychologique. C’est pour ça qu’il faut choisir un chirurgien de bonne réputation dans votre pays et pas un inconnu par internet dans un pays lointain avec des événtuels problèmes de conditions d’hygiène, de difficulté d’exercer un recours judiciaire etc
      Il faut prévoir le maximum possible.

      Une action est radicale, pas à cause de l’ introduction d’une notion de hasard, mais à cause d’une intervention à la racine. Dans l’exemple précédent si on décide de cultiver sa séduction, la base reste la même: physiquement on n’est toujours pas beau. Si on opte pour la chirurgie la base change: on devient beau.

      Faire des heures supplémentaires pour augmenter ses revenus n’est pas une solution radicale, car à la base vous êtes toujours salarié. S’installer à son compte est radical, car vous changez la base sur la quelle sera basé votre projet d’augmentation de revenus.

  12. Salut,

    Après avoir lu l’article et les commentaires, je tiens d’abord à dire que l’important et de prendre les bonnes décisions pour soi, que l’on suive la méthode kaizen ou radicale.

    Et même si décider est parfois un dilemme, ne pas décider c’est déjà faire un choix…

    Surtout je rejoins les analyses de Dev qui me paraissent murement réfléchies, et qui surtout rejoignent plusieurs de mes expériences personnelles. Dans certains domaines j’ai changé radicalement, après avoir subi une prise de conscience soudaine des errements dont je souffrais. Quand un système ne fonctionne plus, il est clair qu’il faut attaquer à la racine (origine du mot radical).

    Je comprends aussi que la notion de « révolution » puisse être connotée négativement. Mais elle peut tout aussi bien désigner des évènements historiques qui ont tourné au drame (révolution bolchévique, grand bond en avant sous Mao…) comme des évènements salutaires (Gandhi n’a-t-il pas changer « radicalement » l’histoire de l’Inde ?).

    En fait cela dépendra des domaines, des objectifs que l’on s’est fixé, de l’urgence ou non de changer une situation, de notre situation personnelle (il est plus facile de changer de vie radicalement si l’on est célibataire et sans enfants, les responsabilités sont différentes).

    Allez je vais radicalement me coucher 🙂

  13. « Mais elle peut tout aussi bien désigner des évènements historiques qui ont tourné au drame (révolution bolchévique, grand bond en avant sous Mao…) comme des évènements salutaires (Gandhi n’a-t-il pas changer « radicalement » l’histoire de l’Inde ?). »
    Pour plus de précision, il ne s’agit pas de quelques événements salutaires, mais de la façon dont l’humanité a évolué. La plupart des peuples du monde ont fait des guerres pour leur liberté et le sujet est devenu citoyen libre avec des révolutions sociétales (la révolution française, la guerre de sécession pour l’ abolition de l’esclavage , les premières grèves, etc) Cela a fait beaucoup de morts et il en fera à l’avenir (voir Syrie en ce moment), mais ce n’est pas pour cela que les gens doivent rester esclaves.

    L’évolution normale s’effectue quand tous les concernés acceptent de respecter les mêmes règles du jeu. Comme ce n’est pas toujours le cas, l’action radicale reste un moyen
    d’avancer quelque soit le domaine.

  14. Salut Michael,

    faire des changements radicaux, nous apporte un bonheur pécuniaire, mais jamais le bonheur véritable dont on a besoin.

    Le mieux c’est d’arriver à faire, et ce de manière tout à fait continu , des petits changements qui deviendront une habitude.

  15. Michael
    Le « JAMAIS » dans ton titre ne rend-t-il pas radical ta posture face à la radicalité ?
    Personnellement, après plusieurs tentatives infructueuses, j’ai réussi à me débarrasser définitivement de la télé en en possédant tout simplement plus.
    Il y a deux semaines , mon autoradio qui me délivrait en continu les nouvelles plus déprimantes les unes que les autres a rendu l’âme. Je ne l’ai pas remplacé. J’ai retrouvé le plaisir de rêvasser pendant mes nombreux déplacements (soutien scolaire à domicile).
    Pour terminer, pendant un an, j’ai systématiquement débranché ma neufbox la nuit pour être concentré au maximum sur la réalisation d’un projet. Et ça a marché !
    Bon, je l’avoue ce ne sont que des cas isolés. La radicalité ne saurait être érigée en règle.
    Cependant, dans certaine situation, elle peut s’avérer efficace !

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  17. Merci Dev pour l’apport « disruptif » dans le débat 🙂
    Je pense que l’article est biaisé dès le départ par les exemples fournis.

    Le principe même d’une décision radicale, pour qu’elle soit efficace et « acceptable » (au niveau psychologique) est qu’elle doit être 100% corrélée au problème à régler, mais aussi qu’elle soit utilisée afin d’atteindre un objectif SMART.

    Stopper le chocolat est une décision radicale mais qui ne résoudra aucun problème de poids = frustration logique. Economiser 75% de son revenu est une décision radicale mais pas réalisable = frustration encore une fois.

    Je penche pour les décisions radicales dans ma façon de travailler et d’agir dans ma vie privée, mais celles-ci doivent être le fruit d’une réflexion plus poussée. Car en effet, décision radicale ne veut pas dire décision coup de tête !

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