L’illusion de la vie

Michael Ferrari Esprit riche 5 Commentaires

Ingrid ~ Luis Eladio Pérez in/à Paris

Image by h de c via Flickr

Il m’est arrivé quelque chose d’assez intéressant cette semaine. Ce quelque chose a certainement déjà du vous arriver comme ça m’était déjà arrivé auparavant.

De quoi je parle ? Du fait d’être grisé, de croire faire parti d’un monde, d’avoir l’illusion d’être en famille.

Attention, je ne dis pas qu’être grisé c’est mal ni que penser faire parti d’un monde est mauvais. Ce dont je parle c’est lorsque ce genre de sentiments arrivent dans le mauvais contexte.

Je m’explique : j’ai eu l’occasion d’aller à une grande conférence donné par un éditeur de logiciels. J’ai été très bien reçu : on m’a réservé une place dans un avion, j’étais logé dans l’hôtel 4 étoiles où la conférence avait lieu et les repas étaient délicieux. Tout était gratuit bien sur.

Et c’est bien de ça dont je parle, de cette situation dans laquelle il est facile d’avoir l’impression que cela nous ai du ou que nous le méritons bien.

Encore une fois je ne dis pas que je ne le méritais pas mais je dis juste que dans ce genre de situation, vous n’êtes pas là pour ce que vous êtes mais pour ce que vous représentez. Je n’ai pas été choisi pour mes valeurs humaines ou ma personnalité mais pour le poste/métier que je représente.

Vous recevez une invitation pour un grand salon, un cadeau d’un grande valeur ou des honneurs de confrères : il est facile d’être grisé. J’imagine que « prendre la grosse tête » n’est pas très loin.

Tout est artificiel. J’ai passé du temps avec des gens très sympathique mais je ne me sens pas à ma place et dans ces cas là je pense qu’il n’y a que l’instinct qui peut donner la voix à suivre. Dans mon cas, j’ai préféré prendre un peu de recul par rapport à cet événement. Il durait 3 jours et au bout du 2 ème jour j’ai préféré passer la soirée seul plutôt que de rejoindre l’ensemble des participants au grand repas de la conférence.

Il est certain que cette réaction est personnelle et que chacun vit ce genre de situations à sa manière mais ne perdez jamais de vue qui vous êtes et quelles sont vos valeurs.

Je me souviens d’un reportage sur la pression dans le monde bancaire. Il retraçait l’apparition des techniques de commercialisation effrénées dans la banque de détail ( ce qui fait que désormais votre conseiller bancaire se comporte comme un vendeur d’encyclopédies). De hauts managers avaient craqué et témoignaient des grandes réunions de motivation où le champagne coulait à flot et où ils avaient l’impression d’être les rois du pétrole.

Ils pensaient faire parti d’un monde spécial, supérieur au reste, et ce même monde les a poussé à nier leurs valeurs et à commettre des actes qu’ils n’arrivent pas à se pardonner (pressions et menaces des collaborateurs, licenciements, conseils non adaptés au client…)

Si vous vous sentez perdu : recentrez-vous sur vous même, reprenez le contact avec vos valeurs. Il n’y a rien de plus vrai puisque c’est vous !

Commentaires 5

  1. Konquefox

    Chouette billet, il me rappelle ce que je ressentais de manière diffuse quand je travaillais pour l’industrie pharmaceutique.
    Heureusement on peut en sortir !…

  2. Gail

    Dans ces cas-là, le conjoint aussi peut aider à revenir sur terre et à se rappeler ses vraies valeurs parce qu’il est très bien placé pour constater les changements de comportement et peut donc tirer la sonnette d’alarme rapidement.

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