Les gagnants sont ceux qui ont le courage de faire ce que les autres n’osent pas faire

Michael Ferrari Améliorer sa vie 9 Commentaires

Philippe Geffroy est coach et auteur du livre « Soigner vos problèmes d’argent » dans le domaine de l’argent et du développement personnel. Aujourd’hui, il vous propose de chercher l’inconfort pour progresser vers vos objectifs !

Qu’avons-nous appris à l’école ? Que lorsque nous avions une réponse juste, c’était normal, mais que, si notre réponse était fausse, alors nous étions critiqués. La réalité objective est qu’il y avait souvent plus de réponses bonnes que fausses. Mon fils, alors âgé de 8 ans, me l’a habilement fait comprendre en reconnaissant qu’il avait bien 15 « fautes » dans sa dictée, mais que par conséquent une centaine de mots étaient correctement orthographiés. Imparable. Une conséquence psychique est que nous nous considérons peu à peu comme « pas à la hauteur ». Notre estime de nous même s’affaiblit et, plutôt que faire face au « regard/jugement » des autres, on construit une aversion à essayer, proposer, innover, oser, risquer. Cela se retrouve ensuite dans nos comportements adultes.

Quand nos comportements produisent-ils un résultat inefficace ?

Vous voulez poser une question dans une conférence et vous ne la posez pas. Vous souhaitez dire à votre manager que vous méritez une augmentation et vous attendez l’année prochaine. Vous voudriez aborder cette personne sympathique dans le métro, vous vous tournez vers elle et vous prenez votre iPod. Vous aimeriez dire à votre chérie que vous l’aimez et les mots restent dans votre bouche. Vous trouvez que ce devis est trop cher et vous l’acceptez. On vous dit que si vous baissez vos tarifs vous aurez « vraisemblablement » d’autres missions et vous acceptez sans garantie. Votre conjoint veut s’acheter la dernière version d’un gadget, vous savez que cela va entamer le budget vacances, mais vous ne dites rien. Pourquoi tous ces silences, toutes ces paroles qui restent coincées ?

Parce que cela vous ferait traverser un inconfort lié à une peur : de dire, de faire, de ressentir, de rater, de réussir, d’être jugé, de choquer, d’être rejeté, de vous affirmer, de marquer votre différence. C’est une programmation puissante, mais perdante lorsqu’elle est systématique. Chaque situation non affrontée renforce une mauvaise estime de soi et va rendre encore plus difficile la situation suivante. Bénéfice de cette programmation : la tranquillité immédiate, l’évitement de l’émotion, le maintien d’une « une bonne image » (mais qu’est-ce qu’il va penser de moi si… ?).

A vous maintenant…

Faites appel à votre mémoire : quelles sont les 3 dernières situations où vous avez vécu ce processus ? Quelles étaient les conséquences négatives potentielles que vous vouliez éviter ? Étaient-elles certaines, probables ou possibles ? Avez-vous aussi envisagé les conséquences positives ?

Je fais le pari que, pour la plupart, elles étaient seulement possibles, mais cela a suffi pour vous arrêter, juste pour préserver votre confort ! Et pourtant, vous savez bien comme moi que le pire, dans le pire, c’est l’attente du pire !

Vous voulez préserver votre confort, alors dites adieu à l’indépendance financière !

Et à la vie qui va avec !

Tenir chaque jour votre relevé de dépenses est inconfortable, cela vous place face à la réalité crue de vos comportements.

Renoncer à une dépense immédiate futile pour un projet d’avenir important est inconfortable car il faut gérer la frustration.

Refuser de déjeuner avec des collègues négatifs pour préserver votre énergie est inconfortable car ils vont insister !

S’occuper de son projet de vie après sa journée de travail est inconfortable car le plus simple est de regarder la télé, de jouer ou d’envoyer des mails.

Poursuivez votre réflexion…

Rappelez-vous de situations qui vous plaçaient auparavant dans l’inconfort, et qui sont devenues naturelles aujourd’hui. Comment avez-vous fait à l’époque ? Que se serait-il passé si vous n’aviez pas franchi le cap ? Quels autres obstacles cela vous a-t-il permis de franchir plus facilement ?

La majorité des gens cherche à préserver leur confort.

Coûte que coûte ! Et elles sont prêtes à renoncer à elles-mêmes pour cela. Très mauvais plan. Au contraire, chérissez les inconforts, provoquez-les, affrontez-les, aimez-les, saisissez toutes les occasions d’apprendre, de faire différemment. Pouvez-vous apprendre à nager en regardant une vidéo ou en faisant quelques mouvements sur le bord ? Non, c’est vous immergeant, d’une manière ou d’une autre. Au fil des expériences, les portes s’ouvrent vers de nouvelles possibilités. Comment les bébés apprennent-ils à marcher ? En tombant et en se relevant! Observez les créateurs d’entreprise : beaucoup de ceux qui ont réussi ont d’abord raté. Mais ils ont recommencé ! « C’est quand on se plante qu’on pousse ! ». On a trop appris qu’il fallait donner LA BONNE REPONSE DU PREMIER COUP ! Et comme on la possède rarement alors on s’écrase !

Entrainement actif…

Plutôt que de fuir les inconforts, entraînez vous quotidiennement à faire ou dire quelque chose dont vous n’avez ni la maîtrise, ni l’habitude. Listez-les d’abord, qu’ils soient petits ou grands, et exposez vous volontairement chaque jour à l’un d’entre eux : formulez une critique à une personne qui vous impressionne, abordez un inconnu, portez-vous volontaire pour un projet, défendez une opinion contraire à la majorité, négociez un tarif dans une grande surface, montez vos tarifs de 20% pour un client nouveau. Plus vous prendrez cette habitude, et plus la notion d’inconfort va se relativiser. Ainsi vous deviendrez capable de faire aujourd’hui ce qui vous semblait impossible hier.

Commentaires 9

  1. Pierre

    Idée intéressante , même l’argument d’accroche est un peu faible : pour un autre point de vue sur l’éducation, lire Battle Hymn of the Tiger Mother .

  2. Gilles (Objectifs Liberté)

    Bonjour Philippe, excellent article (tout comme ton livre). Tu as entièrement raison si on fait comme les autres on aura une vie comme les autres. Sortir de sa zone de confort est intéressant car cela développe notre capacité à dire non à des choses qui ne nous plaisent pas mais que la plupart du temps nous acceptons par habitude ou par codes sociaux.

    L’exemple le plus frappant est celui du repas imposé avec les collègues de bureau ou l’on voit des groupes de 10 personnes chercher une table à la cantine pendant 10 minutes pour manger tous ensemble dans un restaurant bruyant pour ne pas s’isoler du groupe et de passer pour des associables. Pour ma part je préfère faire une petite marche ou prendre un sandwich dehors en lisant un bouquin l’été et si j’ai des collègues sympa et bien ils deviendront des amis hors du boulot !

    1. Philippe

      Oui Gilles, très bon exemple si courant et significatif, avec le déjeuner du dimanche chez la belle mère, l’acceptation de taches supplémentaires, la loyauté à des amitiés du passé mais qui ne nourrissent plus… En fait, parmi tous les choix possibles, on retient celui qui nous maintien dans nos habitudes ou nous apporte le + de bénéfices à cort terme. Je ne vois pas comment on peut avancer sans « prendre position », c’est à dire regarder en conscience pourquoi on a tel ou tel comportement stéréotypé , puis explorer les différentes possibilités et choisir ce qui est juste au moment présent. La liberté, c’est avoir plusieurs choix possibles pour tous les actes de la vie
      Bravo pour ton blog et notamment ce qui concerne la Simplicité , cela fait partie de l’Art de Vie que je pratique et défend

      1. Gilles (Objectifs Liberté)

        Merci Philippe. Oui mon blog a deux thématiques principales liés à la thématique central de la liberté : la simplicité et l’indépendance financière. L’indépendance financière et est un domaine que de nombreux auteurs ont déjà exploré mais je donne ma vision quand même. Par contre l’aspect simplicité serait presque plus intéressant même si l’audience est moindre (mais peu importe).

        Le problème c’est que le gens confondent simplicité, frugalité et pauvreté. Simplifier sa vie est sans doute la chose la plus utile que l’on puisse faire pour améliorer sa vie. Les premières questions que je me suis posé et les premiers ouvrages que j’ai lu étaient des ouvrages sur la simplicité. C’est mon domaine de prédilection.

        Ton intervention sur le blog Esprit Riche apporte un plus indéniable.

  3. Kadero

    Pour sortir de la zone de confort et avoir le courage d’affronter les situations d’inconfort, à mon avis, il faut avoir de l’assurance et de l’intégrité interne. Choses qui ne peuvent s’acquérir que si on vit selon des principes justes. Alors dans ce cas, on aura tout le courage nécessaires pour nager contre le courant et affronter n’importe qui et n’importe quoi car on aura la certitude que ce qu’on fait est juste

  4. Rémy Bigot

    L’action, l’action, l’action !….. Il n’y que ça de vrai !
    Merci pour le rappel, car notre inconscient aime nous ramener à notre petit confort et notre inaction que nous regretterons une fois vieux !

  5. Soro

    Lorsqu’on arrive a transformé nos zones d’inconfort en habitudes naturelles, on se sent encore libre et capable de relever d’autres défis. Aller à contre courant permet d’exprimer notre vrai personnalité. J’apprécie beaucoup cet article

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