L’argent et le couple

Michael Ferrari Améliorer sa vie 37 Commentaires

Philippe est coach et auteur du livre « Soigner vos problèmes d’argent » dans le domaine de l’argent et du développement personnel. Chaque semaine, il publie sur Esprit Riche un article parlant d’argent et de ses secrets que nous avons parfois du mal à comprendre. Voici Philippe !

Quand on aime, on ne compte pas…mais quand on n’aime plus, on compte tout !

Combien de couples se détruisent à cause de l’argent ? Combien de relations merveilleuses se terminent en conflits violents à cause de l’argent ? Combien de divorces enrichissent les avocats parce que les questions financières n’ont pas été traitées en temps utile, c’est-à-dire quand tout allait bien ? Combien d’enfants se retrouvent otages des problèmes d’argent non réglés de leurs parents ? Dans combien de couples et de famille l’argent est-il un sujet tabou ?

Parlez d’argent dans votre couple, question de survie de vie !

Au motif de « l’amour » il serait déplacé de parler d’argent au sein du couple. On s’aime et cela résout tous les problèmes (en fait cela évite de les poser et de mettre en évidence les inévitables différences = politique de l’autruche). Comme si ce sujet venait salir les « nobles sentiments » ! Grave erreur génératrice d’inéluctables conflits futurs ! Cela renvoie à deux conceptions du couple.

L’ancienne est symbolisée par le régime de la communauté universelle : tout ce qui est à moi est à toi et réciproquement. Ce régime avait son sens lorsque les femmes ne travaillaient pas et ne pouvaient accéder à l’indépendance financière. Cela les protégeait d’une certaine manière. En fait, c’était une forme d’esclavage, plus ou moins soft, qui déniait aux femmes leur liberté en les soumettant à la coupe de leur mari. Le mariage se fondait alors sur un engagement « à vie » qui devait durer indépendamment du vécu et des sentiments. Vous connaissez l’histoire de l’œuf au bacon ? Dans l’œuf au bacon, la poule est impliquée et le cochon est engagé. L’engagement du mariage me fait plutôt penser à celui du cochon !

Vers un couple entreprise ?

Les choses ont bien changé. Un couple sur deux se sépare avant 5 ans en ville. A horizon de quelques années, 2 couples sur 5 se rencontreront sur le web. On peut parler de zapping amoureux. Je recherche sur le web un « produit » dont on me calcule la compatibilité par logiciel interposé. Plutôt que de chercher à dépasser les difficultés de la vie à deux (puis en famille), je change de conjoint comme de lunettes. La relation de couple devient fondée sur un choix responsable, quotidien, conscient et assumé de construire sa vie (ou un morceau de vie) avec cette personne là. Il peut être remis en question à tout moment par l’un ou l’autre des partenaires, ou les deux. Cela ressemble plus à un contrat. Cette réalité doit être regardée en face, et même anticipée par une séparation des biens et une traçabilité de la contribution de chacun à la vie du ménage. Pourquoi ne pas considérer le couple comme une « entreprise » qui se donne des buts, distribue des dividendes à ses actionnaires (le bonheur !) et adopter la gestion financière qui va avec ? Les lecteurs d’esprit-riche savent que l’argent ne fait pas le bonheur, mais qu’il contribue à créer des conditions favorables à son éclosion et à sa pérennité. Notre vie est une entreprise individuelle. En faisant entrer un partenaire au capital, les possibilités de développement s’accroissent d’autant plus : 1+1 = 3 !

Faites de votre couple une entreprise profitable pour ses actionnaires !

La maturité d’un couple se mesure à la manière dont il traite des questions d’argent. S’occuper de l’argent c’est être adulte. Dans un couple c’est sortir de la fusion amoureuse du commencement de la relation. Cette fusion amoureuse est nécessaire pour créer le couple, mais elle est basée des illusions : l’autre va combler mes manques, l’autre est parfait(e), l’autre va me rendre heureux (se). Elles tombent plus ou moins rapidement et, un jour vous craquez parce que vous en avez marre de le voir tous les week-ends devant ses jeux vidéos avec ses potes ! Pour durer, un couple a besoin de se différencier et de faire coexister l’homme, la femme et le couple, qui sont 3 entités différentes. Alors il arrive au stade de l’union ; la vie en commun peut livrer tous ses fruits.

A vous maintenant

Comment fonctionne votre couple au niveau de l’argent ? Comment décririez-vous la relation de chacun avec l’argent ? Qui fait les comptes ? Comment décidez-vous des grands et petits achats ? Chacun a-t-il son argent personnel ? Avez-vous un projet de vie commun et un plan pour le financer ? Y a-t-il un spécialiste et un « ignare » ?

Les 3 combinaisons dépensier/économe

J’ai accompagné des couples et pu identifier, par l’expérience, trois grandes catégories, selon que l’un ou les deux sont dépensiers ou économes.

Les deux sont dépensiers. Ils sont agis par un principe de plaisir immédiat et jouissent ensemble d’une consommation qui peut devenir effrénée : « tout et tout de suite » est leur maxime. Ce sont des candidats pour le Top Ten de la Rat Race. Ils ne savent pas construire leur indépendance financière et risquent de le payer un jour.

Les deux sont économes : ils sont agis par un principe de plaisir différé. Ils épargnent et investissent pour jouir « après ». Leur maxime, c’est : « tout pour demain ». Ils ont des chances très réalistes d’accéder à l’indépendance financière et vivront heureux s’ils sont vigilants à conserver des espaces de plaisir et ne sombrent pas dans la radinerie (voir le livre de Michael pour la différence).

L’un est économe et l’autre est dépensier : ils sont en conflit régulier pour la plupart des actes de la vie quotidienne où l’argent est présent. Consommer ou épargner ? Vivre tout de suite ou prévoir demain ? Acheter une marque ou un produit distributeur ? Sécuriser ou prendre des risques ? Pas de réponse objective à ces questions mais des opinions, des émotions, des frustrations.

A vous maintenant

Ces trois portraits sont caricaturaux et il y a toutes les variantes possibles. Vous reconnaissez-vous majoritairement dans l’un d’entre eux ? Y aurait-il des gardes fous à mettre en place ? Des changements à mener ? Quand aurez-vous ensemble une discussion approfondie sur l’argent et sur votre vie. Quand déciderez-vous de vous enrichir, dans tous les sens du terme ?

La semaine prochaine je vous indiquerai quelle est, selon moi, la meilleure manière de gérer concrètement l’argent dans son couple.

Commentaires 37

  1. ahah, oh que oui, il est difficile de parler d’argent au sein du couple. Tu nous donnes ici plein de bons conseils qui permettent de commencer à regarder notre moitié, d’un autre oeil ! Et plein de bons conseils à venir j’en suis sure dans le prochain article… Enfin, je rajouterais, parce que c’est mon expérience… Imaginez ce que c’est que parler d’argent avec un conjoint d’une autre culture ? Je devrais pouvoir écrire un article invité sur ce sujet là , MDR 🙂 Parce que c’est encore plus difficile quand notre éducation nous a inculqué des VALEURS différentes sur ce sujet là !

    1. En fait, le couple c’est toujours etre confronté à la différence… Influencer, se laisser influencer, apprendre de l’autre et enseigner , chercher ensemble les bons ajustements…passionante aventure!

  2. Dans un couple c’est vrai que ce n’est pas évident. Je n’ai encore jamais eu à gérer ça.
    L’argent reste tabou, et même dans un couple c’est toujours délicat.

    Pour changer de sujet,Michael, je n’ai pas de nouvelles concernant mon article, aucune réponse de ta part par mail ?

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  3. « L’un est économe et l’autre est dépensier », je pense me retrouver dans ce cas. Je tire vers l’accumulation de richesses et l’investissement pendant que madame souhaite une nouvelle voiture ou une nouvelle cuisine.

    Premier garde-fou: L’obstination
    L’avantage c’est que mes principes sont extrêmement bien encrés et mon système est bien rôdé alors que concernant l’envie d’acheter ue nouvelle voiture, ça passe après quelques jours.

    Deuxième garde-fou: la persévérance
    Plus longtemps vous arriver à conserver votre habitude d’économiser, plus l’argent s’accumulera et plus les résultats seront visibles. Montrer à son conjoint combien le pactole a rapporté cette année « sans rien faire », c’est des points gagnés pour l’économe. Mieux encore, redistribuez quelques dividendes et vous êtes tranquille pour un an.

    Troisième garde-fou: le contrôle de l’amont et non de l’aval
    Sans vouloir rentrer dans les travers machistes, c’est moi qui tiens les cordons de la bourse. Tout est calculé et ma compagne a un quota à dépenser comme bon lui semble. C’est elle qui décide comment gérer cette partie du flux et elle s’en porte très bien.

    En conclusion, malgré ce contrôle « despotique » sur les rentrées d’argent, je pense qu’elle le vit bien (ses copines sont déjà venues me demander conseil pour apprendre à économiser) et elle me supporte dans mon objectif de devenir rentier.

      1. Ca me fait plaisir, merci beaucoup.

        En tout cas, cela fonctionne bien chez moi. Je sui profondément persuadé que tant que j’agirais pour le bien de toute ma famille avant mon propre intérêt, la vie est belle.

        Ce qui ne m’empêche pas de me remettre souvent en question: lâcher un peu plus d’un coté, resserrer un boulon de l’autre,… Le système évolue et doit s’adapter en fonction de notre vie (et non l’inverse)

  4. Bonjour

    Encore une fois un article intéressant.

    Par contre je ne suis pas tout à fait d’accord …

    Nous sommes un couple de 28 ans – mariés sous la comunnauté de biens.

    Tu dit que c’est l’ancienne méthode et tu l’a décris de manière … comment dire … « péjorative »…

    Alors que c’est tout sauf cela.

    En effet – pour simplifier la petite entreprise comme tu dit – il n’y a qu’un compte courant – et pour faire simple 1 compte épargne –

    Chacun à sa carte bleue – chacun dépense en fonction de des besoins – en gardant à l’esprit la philosophie du couple…

    Je gagne suivant les mois entre 4 et 5 fois plus que ma femme … donc on pourrait croire que j’ai tout a perdre en lui laissant accès à « MES » deniers …

    Alors qu’au contraire cela permets aux 2 – d’atteindre des objectifs COMMUNS…

    Ce n’est pas évident à expliquer par écrit – donc si tu veux plus d’infos – n’hésite pas !

    1. Je réponds plus en détail, le coté que tu ressens comme « péjoratif » vient de l’expérience d’accompagnement de dizaines de couples ou, tant que l’amour a été là, toutes les modalités de gestion de l’argent sont possibles. Mais, si la relation se dégrade, le risque avéré est un combat pour récupérer « ses billes ». Certes, toutes les relations ne se dégradent pas de la sorte. En ce qui me concerne, je suis sorti « légalement plumé » d’un mariage en communauté universelle. Et je me suis remarié en 2009 (au bout de 17 ans de vie commune) en séparation de biens! Je ne fais plus une confiance aveugle dans le mariage, je préfère chaque jour me dire que cela peut s’arrèter et faire ce qu’il faut pour que cela dure, ce qui est mon plus grand espoir. C’est comme vivre en pensant qu’on peut mourir demain: cela donne de l’intensité et fait clairfier les choix!

      1. Le mariage n’en est-il pas plus authentique lorsque que chacun sait que rien ne retient matériellement l’autre?

        Le fait de savoir qu’on risque d’y perdre de plumes (comme ce fut ton cas, Philippe) risque dans beaucoup de cas d’envenimer la situation pour de toute manière se retrouver « légalement plumé ».

        Il faut évidemment construire des choses ensemble mais il me semble aussi très sain que chacun conserve sa liberté et ses rêves intacts.

        1. Oui, c’est l’idée du 3: un homme, une femme, un couple. Chaque élément distinct nourrit et se nourrit des 2 autres, la dépendance affective et financière est réduite autant que faire se peut. C’est l’union et pas la fusion

      2. La communauté légale c’est déjà pas terrible quand il y a une différence de train de vie sur le papier donc la communauté universelle c’est la ruine assurée … Je rappelle qu’en communauté légale tous les biens du couple après et surtout AVANT le mariage deviennent commun !!

        Mais cela montre ta générosité en fait Philippe car par défaut c’est la communauté légale qui s’applique en l’absence de contrat. Il faut toujours se marier (quand on a pas le choix ou quand on y croit) en séparation de biens. Mais pourquoi n’as tu pas fais un petit PACS ? Mais moi aussi j’ai une expérience difficile qui montre que la générosité et la confiance ne paient pas toujours …

        Le problème c’est que dans nos cultures, on nous a vendu l’amour comme ne devant pas être sali par l’argent et on n’en parle pas. Et pourtant dans d’autres pays l’argent est au cœur du mariage car de la viabilité économique du couple dépendra aussi l’avenir des enfants.

        Et pour revenir au mariage et donc au divorce. Le divorce est un moyen facile d’obtenir de l’argent donc certaines (je suis désolé mais il se trouve qu’il y a un fort déséquilibre en la matière sur les pensions et donc que les femmes en sont quasiment tout le temps bénéficiaires) en profitent. Pour ma part je pense qu’au divorce on ne devrait payer que pour ces enfants point à moins d’un réel sacrifice avéré de l’un des deux membres du couple pour le bien commun.

        Donc prudence …

        1. D’accord avec toi sur le tabou de l’argent au motif de l’amour : cela entretien des confusions et des non dits qui ressortent un jour ou l’autre

        2. Je suis assez d’accord avec vous.
          Par contre, je précise que la communauté légale actuelle est réduite aux acquêts, c’est-à-dire aux biens acquis par le couple pendant le mariage. Vos biens propres acquis avant le mariage ne rentrent pas dans la communauté, ni les biens acquis par héritage (que ce soit avant ou après le mariage). (et du coup, ces biens sont protégés des éventuels créanciers du conjoint).
          Par contre, la communauté universelle englobe tout.

          Après, en cas de divorce, il faut savoir que le conjoint non possédant peut toujours faire valoir devant le juge qu’il a contribué à l’entretien du bien, etc, et en tirer un bénéfice. Perso, je connais une femme qui a du payer son ex-mari pour l’entretien et les améliorations qu’il disait avoir apporté à la maison de sa femme. Elle l’a eu plutôt amère …

  5. je suis assez d’accord avec Ckone.
    Je ne suis pourtant pas(encore marié), mais je trouve la vision du couple et du mariage de Mr Geoffroy un poil pessimiste.
    En revanche, si la notion de partage est la base de mon couple, avec ma compagne, nous ne mélangeons pas nos salaires. Nous préférons mutualiser les dépenses et avons un fichier excel pour « régler nos comptes » (qui paye quoi, quelles dépenses sont à partager, lesquelles ne le sont pas…)
    Mais j’aime bien l’analogie avec une entreprise, si peu glamour soit elle!
    En tous cas, merci pour ce blog, source de précieux conseils!

    1. Oui, je suggère se séparer l’amour de l’argent et de s’occuper de son couple, une autre métaphore (glamour?) est celle d’une plante (pas glamour….): pour qu’elle se développe, il lui faut une bonne terre, de l’arrosage, de l’engrais, une bonne exposition, parfois un changement de terre et une taille…

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      C’est une vision que je partage. Je retournerais la question : quel est l’intérêt pour 2 personnes de mélanger leurs patrimoines ? Au quotidien, un accord de principe est parfait pour que s’il existe une différence de revenus l’un compense pour l’autre. Un engagement suffit pour signifier qu’en cas de disparation d’un des 2 membres, le survivant récupère le patrimoine.

  6. Bonjour à tous.

    A la base, au début de la relation, nous n’avions pas de patrimoine.

    Et on s’est mis d’accord naturellement que on allait construire l’avenir ENSEMBLE.

    Pour le moment je gagne plus … mais si la roue tourne et que la situation s’inverse ?

    Effectivement je comprend que les personnes qui ont laisser des plumes plaide pour la separations des biens.

    Pour ma part, je ne pourrait JAMAIS séparer les choses du genre : tu paye les courses – moi EDF – toi l’eau – moi les charges – toi les couches – moi les ptis pots … …

    C’est impensable.

    Ok on ne vit pas chez les bisounours et tout peut arriver … mais mon couple est basé sur la communauté de bien.

    Et même si je dois divorcé je ne me sentirait pas plumé car psychologiquement dès le départ tout est commun …

    Nous sommes sur esprit-riche ?
    Pour moi une de mes richesses les plus précieuses est cette organisation.

    Et désolé pour moi le couple n’est pas une entreprise et j’espere que cela ne le deviendrai jamais.

    A quand choisir sa future femme comme on choisit un futur actionnaire ?

    Ckone …
    😉

    1. Entreprise dans wikipedia: Dérivé de entreprendre, daté de environ 1430-40 dans le sens de « prendre entre ses mains ». Aux environs de 1480 il prit le concept actuel de « prendre un risque, relever un défi, oser un objectif ».
      . Une métaphore fonctionne si nous y associons des représentations positives. Celle de « prendre entre ses mains » l’est pour moi par rapport à croire que tout est arrivé et durera ad vitam aeternam (ce que j’observe chez nomre de couples qui ne prennent pas soin de leur relation. Plutôt que d’exclure cette image de l’amour, je préfère l’y associer et faire grandir les 2: l’un n’empèche pas l’autre!

  7. On sent le métier Philippe. Tu as raison d’autant que je suis ne plein dedans.

    Avant les choses étaient claires : le mari travaille et la femme s’occupe des enfants. Le mariage était à vie d’ailleurs le divorce était presque inexistant.

    Aujourd’hui on divorce beaucoup et je pense que l’on aurait surtout jamais du se marier. L’argent bien entendu est au centre du divorce avec les enfants pris en otage quelquefois pour des raisons purement matérialistes.

    Tes trois combinaisons sont intéressantes. Il est évident qu’il faut s’engager avec quelqu’un qui a la même vision de la vie que toi sinon le quotidien sera une suite de disputes en particulier sur l’argent. Si tu vis simplement mais que le rêve de ta femme est la maison avec piscine financé avec ton salaire les choses ne peuvent aller bien.

    1. Oui, autant la complémentarité dans un couple est géniale et source d’enrichissement, autant sur l’argent ça peut poser de gros soucis. Il faut alors mettre en place des règles de fonctionnement partagées et qu’on fait évoluer au fil du temps!

  8. Super article !
    Vivement le prochain sur la gestion de l’argent dans le couple, histoire de comparer avec ma femme et moi 🙂
    Car en 10 ans de vie de couple avec ma femme, jamais nous ne nous sommes disputé et encore moins pour des questions d’argent.

  9. Bonjour,
    Moi je me retrouve dans le 2e situation « les 2 sont économes »
    j’ai cette chance !!!!
    nous avons dès le début de notre relation eu l’idée d’ouvrir un compte commun pour les charges fixes (edf-gdf-crédit maison) y compris la nourriture et les dépenses pour notre fille.
    Puis on a chacun 1 compte perso pour nos dépenses de loirsirs (vêtements, sports, vacances……)
    on est très satisfait de cette gestion de notre budget et je crois que c’est une superbe idée que beaucoup de couple devrait adopter.

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  10. Même si ça n’est pas glamour, ne pas séparer est suicidaire vu le tx de divorce.

    Malheureusement, les statistiques montrent que la roue tourne souvent même chez les couples solides.

    Combien se sont retrouvés plumés à cause d’un divorce couteux ?

    C’est encore + vrai quand une personne du couple monte une entreprise alors qu’il est sous le régime de la communauté. En cas de divorce, le conjoint peut alors pourrir littéralement la vie du créateur de l’entreprise.

  11. Tout est une histoire de confiance. Et anticiper un divorce alors qu’on devrait plutôt s’efforcer de vivre heureux à deux, c’est quand même un peu curieux (je suis un bisounours!)
    Partager est la base d’un couple selon moi. Mais cela ne veut pas dire ce qui est à toi est à moi et vice versa. On partage les bonheurs, les soucis, les dépenses…Je trouve que la gestion de CKone est pleine de bon sens. A partir du moment où les choses sont claires, l’argent ne devrait pas être une source de problème.
    Un autre exemple: ma compagne a trouvé un job en Roumanie. elle gagne très bien sa vie car elle est en contrat français. Moi, j’ai aussi trouvé un job en Roumanie, mais je suis en contrat local, donc moins bien rémunéré. comme c’est un choix de vie (être ensemble), on a décidé qu’elle prendrait entièrement en charge le loyer, ce qui me permet de bien vivre avec mon salaire roumain et surtout de rester ensemble plutôt que d’être séparés pour des raisons financières. C’est, à mon sens, aussi ça le partage: faire des concessions dûment réfléchies et prises d’un commun accord. Qu’en pensez vous?

  12. Bonjour,
    L’ancien régime dont vous parlez est un peu réducteur : cela ne concerne pas seulement les couples dont les femmes étaient prises en « esclavage ».
    Pour ma part j’ai été mariée sous le régime de la communauté, mon mari gagnait plus que moi mais nous avons toujours tout mis en commun.
    Nous avions deux enfants au bout de 14 ans et suite à cela j’ai même accepté un boulot très mal payé, bcp moins intéressant pour m’occuper davantage de ma petite tribu. Le partage à 50/50 était tout simplement logique pour nous.

    Ayant vu d’autres couples d’entredéchirer bêtement à leur divorce, nous avions discuté de notre éventuelle séparation du temps où tout allait bien. Il nous semblait devoir être « intelligents » et responsables vis-à-vis de nos enfants et de ne pas les faire souffrir davantage.
    Aujourd’hui je peux dire que nous avons réussi notre divorce car il y a eu très peu de heurts et l’ensemble s’est réglé à l’amiable. Vive le régime de la communauté ! car nous n’avions alors pas eu à réfléchir à la répartition ; cela aurait été bien plus difficile autrement.
    Pour ma part je n’ai demandé aucune pension car j’avais décidé de rompre tout lien avec mon ex-mari pour re-voler de mes propres ailes. La pension est une corde qui vous pend encore au cou une fois divorcé d’après moi et vous prive ainsi de votre totale liberté et donc de votre responsabilité, celle qui fait que vous devenez acteur de votre propre vie.

    Depuis notre séparation je contribue proportionnellement plus pour nos enfants, je compense énormément également les manques de leur père très absent du fait de son travail (en temps, en loisir, en amour…) mais peu importe, JE SUIS LIBRE et HEUREUSE d’avoir bien vécue en couple et réussi mon divorce.

    Conclusion : le régime de la communauté est une très bonne chose car elle permet la plus grande transparence et une totale confiance afin de se concentrer essentiellement sur l’Amour et non l’Argent au sein d’un couple.
    Il ne faut pas oublier qu’une femme qui gagne moins que son mari investi généralement plus la maison pour soulager ce dernier justement.

    Aujourd’hui je suis pacsée et souffre de cette absence de communauté et l’argent est une de mes préoccupation car je fais partie de ces bisounours qui sont prêts à tout pour le confort de la famille et du couple. Ce n’est pas forcément le cas de mon compagnon que les ruptures ont rendu amer. A mon sens il a eu le tort de ne pas avoir préparé en temps utile sa précédente séparation.

    Témoignage d’une femme. (trop peu présentes à mon sens dans ces discussions d’argent 🙂 )

    1. Merci de votre commentaire détaillé et engagé. Vous prouvez que des séparations peuvent se dérouler « au mieux » grace à la maturité des protagonistes. Etes vous l’exception ou la règle… D’accord avec vous aussi pour que les femmes , qui gèrent souvent les budgets familiaux, participent plus activement à ces discussions. Alors les blogueurs, pensez à informer vos compagnes ou copines de l’existence d’esprit riche!
      Deux points: quand vous écrivez « le partage à 50/50 », c’est sans doute juste pour vous d’un point de vue psychique, mais faux d’un point de vue strictement financier en raison de l’écart des revenus! les sentiments sont déconnectés des calculettes! Vous parlez aussi de la pension corde au cou, c’est vrai que cela maintien un lien alors que le couple amoureux est séparé. Le couple parental demeure néammoins. La pension alimentaire concerne les enfants et non l’ex conjoint (prestation compensatoire), je m’interroge sur l’opportunité et les raisons profondes de la refuser .

  13. 50/50 est juste dans la mesure où l’homme qui réussit à mener une brillante carrière tout en possédant une jolie famille le doit pour une part non négligeable à son épouse qui l’a soutenu contre vents et marées et organiser son quotidien. Cette contribution est indispensable pour qu’il y ait le moins de grains de sable possible dans la machine à réussite et à argent. Le travail de la femme n’est pas quantifiable et non monayable mais c’est un sacré boulot également croyez moi. Il faut aussi une volonté et un mental d’acier pour accepter et concourir à une telle entreprise.
    Payer sa dette morale à 50/50 me semble une façon pour l’homme de reconnaître et dire « Nous valons autant l’un que l’autre et ce que nous avons construit, nous le devons à l’un et à l’autre ».
    Tout cela n’est que matériel, la richesse d’une personne est ailleurs ! L’argent se reconstitue, la richesse intérieure nait du résultat de nos actions.
    La reconnaissance est un dernier cadeau que l’homme fait en partant afin de permettre à sa femme de mieux se reconstruire.
    Lorsque la femme accepte le paiement de la dette de son homme, elle lui permet de partir libéré de tout poids inconscient. Chacun peut ainsi repartir sur des bases saines. Cela nécessite un détachement certain (même provisoire) de ce qui est matériel.

    Le refus de la pension est la part de prise de risque nécessaire pour mériter cette liberté que la femme a choisi. En effet nous sommes dans une société hyperprotectrice qui nous prive de notre liberté, chacun étant accroché au confort qu’elle nous promet (c’est le système !). Dans d’autres sociétés, le système de pension n’existe pas et pour autant, les parents arrivent malgré tout à subvenir aux besoins de leurs enfants, non sans difficultés mais ils n’ont pas cette rancoeur qu’ont les hommes aigris de notre société et ce sentiment d’insécurité dans laquelle continuent à baigner les femmes qui attendent chaque mois après leur pension.

    Battons nous pour gagner nos ailes au lieu de nous accrocher à nos chaînes. La solution est ailleurs !
    Je le ressens au plus profond de moi même d’autant plus que je suis une Entrepreneur dans l’âme. La prise de risque m’a permis d’emprunter un chemin que trop peu de gens à mon sens ont eu la chance d’expérimenter. Elle vous permet tout simplement de grandir à une vitesse incroyable en vous frottant aux difficultés.

    La richesse comme vous le dite sur ce blog, doit être à la fois intérieure et extérieure pour nous permettre d’approcher le vrai bonheur. Et je crois aujourd’hui avoir la chance de le connaître. J’en suis donc très HEUREUSE et et suis très reconnaissante envers la vie ! (d’avoir mis autant d’embuches, de difficultés et même de douleurs sur mon chemin)… et je vous assure, je ne suis pas maso ! 🙂

  14. Je suis touché par votre témoignage et entend bien les différents niveaux de sens que vous mettez à vos expériences. Etre en cohérence avec soi-même, mettre en accord ce qu’on dit et ce qu’on fait sur la durée sont des « biens » très précieux!

  15. Pingback: L’argent et le couple : Les comptes du couple | Devenir riche à votre manière

  16. Ayant eu deux relations longues, j’ai eu l’occasion de tester deux modes de partage du budget au sein du couple :

    Le 50/50 -> Nous avons commencé de cette façon au début de notre histoire lorsque nous étions tous les deux étudiants, puis nous sommes resté sur le même mode par la suite. Il n’y a jamais eu aucun problème dans le sens ou nous avions à peu près les même revenus

    Le partage au prorata des salaire -> Lors de ma deuxième relation, ma compagne avait un salaire vraiment inférieur au miens. J’ai donc décidé de l’aider en pondérant les charges.

    Les deux solutions sont à mon sens viables. Je pense que le plus important qu’il y ait une confiance mutuelle et partagée au sein du couple. Rien de pire que de se déchirer pour des problèmes d’argent !

    Pour éviter cela, il me parait également intéressant de déléguer les calculs à un logiciel tiers qui fait tout automatiquement. Cela permet de ne pas prendre la responsabilité d’une éventuelle erreur et de ne pas avoir à passer trop de temps à faire cela. Ainsi les comptes se font de la manière la plus transparente qu’il soit et toujours sans faille.

    Pour ma part j’utilise http://www.koolbill.com pour faire les calculs et générer des rapports précis.
    D’autres solutions existent mais KoolBill reste à mon sens le meilleur gestionnaire de partage de dépense en terme de flexibilité et de simplicité d’utilisation.
    Un système collaboratif permet à chacun d’avoir un regard sur les comptes quand bon lui semble.

    En espérant que mon témoignage vous sera utile…

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