La grève ne paie plus

Michael Ferrari Finances personnelles 20 Commentaires

Vous avez forcément entendu parler ou subi les conséquences de la grève des agents de sécurité dans les aéroports. Un accord a été trouvé et la situation est débloquée mais ce qui m’a frappé c’est de voir à quel point la grève ne paie plus.

Les grévistes ont obtenu, au bout de 11 jours, une prime de 1000 € par an dont 250 € seront liés à la performance. Autrement dit seulement 750 € sont garantis.

Le salaire actuel des agents va de 1100 € à 1600 € par mois. Faisons un calcul :

11 jours de grève = entre 600 et 800 € de perte de salaire (si perte sèche)

Prime obligatoire obtenue = 750 €

-> Si les 11 jours de grève sont de la perte sèche, ils mettront au minimum un an pour rattraper le manque à gagner de leur grève. Cela ne me semble pas être un bon résultat et cela ressemble plus à un accord de façade pour que personne ne perde son honneur et que tout le monde retourne bosser. En tant qu’individu, j’ai plus intérêt à chercher un autre poste et à progresser plutôt qu’à me reposer sur le groupe pour obtenir plus.

Si vous relisez The Sovereign Individual, vous reconnaîtrez les signes de la fin de la possibilité de faire grève. Le droit existera toujours mais il n’aura plus d’intérêt. Il n’existe plus de groupe suffisamment forts pour obtenir de réels avantages et lorsqu’ils ont un peu de poids le gouvernement envoie la force publique faire le travail à leur place. Il n’existe plus de possibilités de créer de la violence et donc la possibilité de faire plier l’autre disparaît.

C’est un changement qui a débuté il y a longtemps et qui ne fera que s’amplifier. Je ne serais pas étonné que dans un futur proche la force publique fasse fonctionner les trains et les métros à la place des grévistes.

Commentaires 20

  1. Pingback: La grève ne paie plus | Communauté du développement personnel

  2. Pour le peuple pas grand chose ne paie.

    Si l’on veux que sa paie il faut prendre du risque. Mais comme son nom l’indique il ne comporte aucune garantie ni certitude.

    Avis à la population prenez du risque !

    La grève n’a pas marché ?!
    Alors essayer différemment ou tentez autre chose.

  3. Les gagnants sont les agents de sureté non-grévistes. Ils ont pris l’augmentation et n’ont pas subis la perte sèche de 11 jours de grève.

    Gagnant a un sens relatif dans ce contexte.

  4. Il faut pas se leurrer … les pertes de salaires sont compensés par les caisses des syndicats …

    Donc, la force du groupe a atteint son modeste objectif …

  5. « Je ne serais pas étonné que dans un futur proche la force publique fasse fonctionner les trains et les métros à la place des grévistes. »

    Ben voyons, on pourrait même voir les policiers et les gendarmes piloter les Airbus, non ?

  6. « ils mettront au minimum un an pour rattraper le manque à gagner de leur grève »
    Certes. Au bout de 10 ans ils auront gagné 750X9= 6750€ de plus que s’ils n’avaient pas fait grève. Soit 613€ par jour de grève (en théorie).

    « Je ne serais pas étonné que dans un futur proche la force publique fasse fonctionner les trains et les métros à la place des grévistes.  » Tout dépend du nombre de grèvistes. Si 5% peuvent être compensés, 30% de grèviste seront sans doute plus difficiles à compenser dans des conditions de sécurité acceptables.

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      1. En théorie oui. Mais dans la pratique, c’est plus utopique.
        En général, ceux qui font gréves bien souvent, ce sont les salariés peu qualifiés, changer d’emploie n’est pas du tout évident pour eux.

  7. J’ai également trouvé cet accord minimaliste. Un an pour rattraper cette perte, versement sous forme de prime = pas de droit à la retraite et plus d’impôts quand même.

    Les grévistes restent gagnant mais tellement peu !!

  8. Le monde d’aujourd’hui est individualiste. Cet article le démontre aisément.
    Si je suis dans une entreprise, suis je seul ? Non .
    Si je suis individualiste, je ne lutte pas, je saute sur des opportunités personnelles même si elles sont désavantageuses pour mes collègues.
    Si je m’intéresse un peu aux gens, a la vie en communauté, sociale quoi, je mène combat commun pour l’intérêt du plus grand nombre.
    Il est beaucoup plus facile de laisser les autres bafouer les quelques droits et avantages restants aux salariés pour toujours plus de restrictions et de contraintes.
    La grève ne paie plus. Ca n’est pas forcement faux puisque sur 100 salariés, 20 iront jusqu’au bout de l’idée et débrayeront. Sur les 80 restants, on aura 20 opportunistes (bougez vous pour nous, on profitera sans risque… ou on vous fera passer pour des perturbateurs si vous n’obtenez rien) et les autres ne se sentiront simplement pas concernés. Sous-éducation, sous-instruction…. résultat d’une société qui marche sur la tête.
    Continuons à avancer tête baissée… le mur se rapproche !
    Ah si, quand même… Bonnes fêtes à tous.
    Sam La Crevette

  9. Je peux donner 50 exemples réels qui démontrent le contraire, où les bénéfices de la grève ont rapporté plus aux employés que la perte
    .
    D’un seul cas de conflit social, vous venez de faire une généralité qui n’est pas la réalité.

    Quand on ne sait pas de quoi on parle, on se tait.
    Là, c’est le niveau discussion café du commerce.

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      N’hésite pas à partager tes exemples pour alimenter la discussion !
      Je fais effectivement une généralité à partir de cet évènement car je pense que c’est une tendance de fond lié à l’organisation de la société et du travail.
      Tu ne penses pas que les bénéfices des grèves sont de moins en moins évidents ?

  10. Je t’avoue Michael que ma réaction de ce matin a été un peu épidermique car je trouvais le ton de l’article dur et facile, à la limite de la mauvaise foi.

    Un cas simple lorsque j’encadrais avec d’autres des actions au niveau local :

    Une superette comme on en a au coin la rue d enotre quartier.
    Il existe des conventions collectives.
    Ces conventions collectives fixent le nombre d ejours de congés minimum (on parle du minimum, là 😉 ), les avancements d’échelon, etc.
    Certains employés avaient dix ans d’anciénneté et donnaient satisfaction. L’ordre de grandeur de l’avancement pour dix ans font environ 40 à 50€ par mois.
    120 mois x 20€ (moyenne) = 2400€ qu’ils auraient du percevoir pendant ces dix années.

    Dans cette superette, les employés (caissier(e)s) ne pouvaient même pas prendr ele nombre minimum d ejours de congés par an, le code du travail qui prévoit de ne pas re-travailler moins de 11h (repos hebdomadaire), pas le respect d’au moins un samedi par mois sans travailler, etc, etc.

    Trois jours de grève.
    Au premier jour, le directeur du magasin déclare qu’il ne cédera rien (il est pourtant dans l’illégalité).
    Deuxième jour, le vendredi, idem.
    Le samedi, grève de tout le personnel et manifestation avec tract et rencontres avec les clients pour expliquer ce qu’il se passe.

    Pas de rentrée financière car magasin fermé, la direction régionale qui s’inquiète et rappelle à l’ordre son « dogue » car le deficit d’image est alors important pour la superette du quartier.
    Au tribunal, ils auraient du payer ce qui ne l’a pas été mais en plus, ils auraient du verser des intérêts moratoires plus le préjudice, etc.

    La loi s’est simplement appliquée. On ne parle pas ici de revendication qui dépasse le cadre minimum de la loi. 😉

    Trois jours de grève à un salaire au SMIG vs le gain de quelques euros qui s’ajoutent tous les mois sur une carrière modeste, quelques jours de congés en plus (qui restent le minimum légal puisqu’ils étaient, dans la pratique (illégale), en-deça de ce minimum) et au moins ce samedi par mois pour être en famille.

    Le bénéfice est évident.

    Dans les bénéfices connexes à ce conflit :
    – ils ont pu créer une section syndicale interne à la superette.
    – ils ont pu commencer à discuter du fonctionnement de l’entreprise pour ce uqi les concernent
    – l’ambiance de travail s’est améliorée
    – ca a crée une synergie de dialogue et d’entente d’organisation du travail et de ses conditions avec le directeur
    – l’entreprise marchait mieux deux ans après

    Dans la presse, ils ont tendance à opposer syndicats et patronat. Soyons clair : les uns n’existent pas sans les autres et vice-versa.

    Pour répondre à ta question : Tu ne penses pas que les bénéfices des grèves sont de moins en moins évidents ?

    Ca dépend du rapport de force. C’est un peu ce que disait plus haut sam la crevette.
    Ca dépend aussi de l’échelle de la grève : une grève nationale, aujourd’hui n’est pas forcément très performante, je te le concède.
    En revanche, à un niveau local, ciblé et où il existe encore des interlocuteurs décisionnaires identifiés, elle est efficace.

    Mais il ne faut jamais oublier une chose : la grève est et doit rester l’ultime recours quand tous les autres moyens de discuter ont étés vains.

    La syndicalisme, c’est 99% de dialogue et de diplomatie et 1% de grève.

    La presse parle des grèves qui échouent ou qui bloquent, elle ne parle jamais des avancées faites sans bruit. 😉

    Quant à cette grève en particulier, ce sont des sociétés privées qui assument par délégation de service public des missions régaliennes de police.
    Cette délégation de service public de sécurité à l’embarquement et aussi, aux frontières, est une privatisation des services de police.

    Le fond, c’est tout de même que si des policiers oeuvraient à la place de ces agents de sécurités privés, le coût en main d’oeuvre serait deux à trois fois supérieur.

    Et si « on » (parce que l’Etat c’est nous) les paye beaucoup moins, c’est aussi parce qu’ils sont bien moins formés, qualifiés et donc, rémunérés.

    Il faut savoir tout de même que du fait du manque de formation de ces agents, certains journalistes ont réussi à faire passer un revolver démonté dans une valise…

    Alors leurs revendications peu relayées par la presse sont « un peu » fondées.

    Si le ministère de l’intérieur a dépéché des troupes pour les remplacer, c’est à la fois pour convaincre que faire la grève ne paie plus ;), mais aussi pour que le débat ne s’étale pas dans le temps et ces questions ne fassent pas la une.

    Mais 99% des entreprises n’ont pas la puissance de communication d’un Etat, cinquième puissance mondiale.

    J’ai d’autres exemples si tu veux.
    Je peux te parler de ces cas de harcèlement moral où un directeur général et son directeur général adjoint ont étés « mutés » sans grève grâce à et un an et demi de travail avec la médecine du travail.

    Ou d’un employé qui persécute ses collègues et va jusqu’à des rites vaudous pour les ensorceler…et le manager laisse faire par lâcheté.

    La réalité, elle est loin de ce qui est montré à la TV.

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      Aucun problème la discussion est faite pour ça !

      C’est un bon exemple en effet, surtout lorsqu’il est alimenté par une injustice. Je te rejoins sur le fait qu’a un niveau local cela marche mieux car les décisionnaires sont identifiés. A l’image de l’usine où le directeur connait ses employés, c’est le dialogue qui fait que cela fonctionne (le modèle allemand d’ailleurs). C’est bien ce qui se perd de plus en plus avec la fragmentation du temps de travail, la délégation à des prestataires ou le fait qu’il n’y a souvent plus d’interlocuteur en local qui explique mon propos que j’ai certes peu développé ici. Je pense que c’est une tendance de fond.

      Quand à la qualité des fouilles, la stratégie est bête et méchante (fouiller tout le monde) et, je pense aussi, inefficace pour quelqu’un de déterminé.

  11. L’exemple allemand est intéressant à plus d’un titre.
    Encore une fois, la presse en parle toujours mais assez peu de ce qui existe aussi en France.

    Voici un exemple où je travaillais avec un un délégué d’une autre organisation syndicale en intersyndicale.
    Nous avions deux étiquettes différentes mais travaillions comme une seule équipe.

    Le cadre : une entreprise de plusieurs centaines de personnes mène un travail de restructuration. Il y a un vrai dialogue social avec un groupe de travail transparent et avec une volonté de résultat affichée et réelle.

    Il y a un service d’entretien : des femmes de ménages.
    principalement une population de femmes, seules qui élèvent leurs enfants et, si elles font carrière dans le ménage, c’est que leur niveu d’instruction ne leur a souvent pas laissé beaucoup d’autre choix.

    Je ne polémique pas sur le fait qu’on peut toujours choisir de faire autre chose, etc. On en a aidé un certain nombre a évoluer professionnellement au fil du temps.

    Ces femmes de ménage travaillent le matin de 6h30 à 10h00 et de 15h45 à 19h45.
    Femmes défavorisées, de cités pour la très grande majorité, elles prennent le bus 4 fois par jour, ne voient presque pas leur enfants et « n’ont pas de vie »en raison de l’amplitude horaire et des temps passés dans les transports. Ca plus un management défaillant = absentéisme élevé = coût supérieur pour l’employeur et risque psycho-sociaux plus élevés (dépressions, arrêt maladie, etc).

    Dans un accord général précédent, un des syndicats avait négocié la reconnaissance dnas l’entreprise des horaires bonifiés. Un dimanche = salaire double, travail de nuit, tranches horaires « hors plage ».

    Du fait qu’elles travaillaient le matin et le soir, la bonofocation avant 8h et après 18h faisait qu’elles n’auraient à bosser effectivement que 5h et quelques pour 7h payées.

    Depuis 23 ans, elles revendiquaient le fait de bosser la journée en continu. Donc, soit le matin, soit le soir.
    L’avantage, c’est d’avoir une vie, de voir leurs enfants et deux fois moins de trajet et plus cette coupure dans la journée qui « aliène » l’esprit.

    Quand on a expliqué que si elles travaillaient et le matin et le soir, cette organisation coûterait 80 K€ de plus par an à l’employeur que de les faire bosser ou le matin ou le soir, il a été décidé qu’il fallait creuser cette piste. Et nous avons eu tous le smoyens nécessaires pour le faire.

    On a repensé conjointement l’organisation des tâches dans la journée de travail.

    5 ans après, une enquête de satisfaction sur le service quelles rendent auprès des employés de toute la boite est lancée :
    – 70% des personnes répondent (taux de participation élevé).
    – 96% de satisfaits et très satisfaits.
    – parmis ces 96%, une majorité de très satisfaits.

    => réussite.

    Avec un nouveau manager et cette organisation, le taux d’absentéisme a baissé par dix.

    Voilà un exemple de dialogue social intelligent qui profite autant à l’entreprise qu’aux employés.

  12. « Je ne serais pas étonné que dans un futur proche la force publique fasse fonctionner les trains et les métros à la place des grévistes. »

    C’est une disposition prévue par la constitution.
    François Mitterand en a fait usage lors d’une grève importante et longue de la RATP.
    A Marseille, les militaires ont eu à déblayer les tas d’immondices après 3 semaines de grève du ramassage de déchets qui se prolongeait encore.

    Dans cette disposition, il me semble qu’il doit y avoir une notion d’intérêt général qui doit être motivée pour la justifier.
    Les syndicats se sont d’ailleurs fait débouter par les tribunaux auprès desquels ils ont contesté l’intervention des forces de l’ordre pour des raisons d’intérêt général.

  13. J’ai un exemple sur l’externalisation du travail :

    Un grand centre d’étude et de recherche automobile.
    L’entretien est externalisé.

    C’est un bon exemple parce que c’est typiquement une profession de main d’oeuvre peu qualifiée, sous-instruite et souvent exploitée (au sens péjoratif du terme).

    Le sous-traitant réduisait drastiquement les coûts (et les salaires, de fait). Mauvaises conditions, tensions, temps partiels (pour payer moins de charges). Je ne vois pas comment quelqu’un vit décemment avec 700€/mois.
    Et ce n’était pas non plus un patron qui se sucrait « sur le dos » de ses employés.

    Après avoir tourné le problème dans tous les sens, les anciens du syndicat se sont rendus compte que la problématique ne trouverait pas de solution au niveau du seul sous-traitant.

    Ça venait de la commande et du mode de passation du marché. Le moins-disant.
    Sauf qu’au bout d’un moment, à ne regarder que le coût, on finit par perdre en qualité, en performance, en prestation.

    A un niveau local, ils ont coordonné l’action syndicale entre les organisations du sous-traiteur ET du sous-traitant en faisant valoir l’argument que pour améliorer le service et aussi avoir une forme de décence sociale, il fallait non pas prendre le moins-disant (le moins cher) mais le moins-disant social : celui qui, pour un coût raisonnable, respecte un minimum des contraintes sociales.

    C’est devenu une revendication chez le sous-traiteur.
    Ça a payé en effet.
    Meilleur équilibre social, meilleures conditions, baisse du coût par rapport à un service internalisé, vie (un peu) meilleure pour les employés du sous-traitant.

    Ce point d’équilibre est super important, d’un côté comme de l’autre. C’est comme toute négociation.
    Le point de départ de chacun et le volant de négociation.
    Parfois, le volant de négociation n’a pas d’espace commun et c’est le rapport de force qui peut (pas toujours) le faire évoluer.

    La constitution et la déclaration des droits de l’Homme et du citoyen dit la chose suivante : les représentants du peuple sont les élus politiques et les représentants des travailleurs, les élus syndicaux.

    Sur le modèle allemand, syndicats patronaux et de salariés demandent d’ailleurs actuellement une évolution de l’assurance chômage afin de permettre un chômage partiel plus facile à mettre en place, sur le modèle allemand justement.

    On nous parle souvent de nos 35h et du modèle allemand.
    on oublie de nous dire que les allemands travaillent moins que nous en moyenne (entre 33 et 34h/sem), la différence entre la durée « légale » le chômage partiel institutionnalisé est financé par l’assurance chômage.

    Je pourrais aussi te parler d’une entreprise de pizzas où, les salariés payés au lance-pierre travaillent 45 à 48h pour 35h payées et où les dirigeants ne veulent rien savoir (ce qui est complètement illégal et eux, ils se sucrent ;)). Trois semaines de grève où cela se terminera avec une condamnation au tribunal et des indemnités et rattrapage de qui est dû (puisque travaillé) avec les pénalités, les amendes, etc.

    Mais ce n’est pas représentatif de 99% du travail des syndicats.

  14. Je partage ton avis Michael, c’est pour ça que je ne me bats pas pour avoir un meilleur salaire, en revanche je cherche à gagner plus ailleurs.

    La dernière en date : un collègue où je fais mon stage : « pour mon changement de poste je gagne 40€ de plus par mois : ma réponse : c’est une blague j’espère?! »

    N’importe qu’elle business peut rapporter 200/300 euros sur le net.

    Popur moi c’est terminé les hausses de salaire dans le public et le privé, l’heure est aux remboursements des dettes et aux versement des dividendes.

  15. Ceci est certainement un cas particulier, mais je suis dans l’éducation nationale et je n’ai jamais vu une grève de profs qui paye.

    Pour des raisons idéologiques sans doute, les gouvernements ne nous écoutent absolument pas. Les seules fois où on le voit reculer, c’est quand les élèves sortent des collèges ou lycées et que, du coup, les parents s’inquiètent.

    J’ai donc arrêté de participer aux grèves face à ce constat. Par contre, je n’hésite pas à nouer un dialogue cordial et constructif avec ma direction pour régler les problèmes au niveau local. Et au niveau plus global, je n’oublie pas d’aller voter…

    J’ai lu les exemples de Wu-Weï qui me semblent très instructifs et je comprends que dans certains cas la grève puisse s’avérer payante. Mais en ce qui me concerne je suis pour l’instant dans une approche individualiste, où je tente je faire avancer ma carrière et d’améliorer mon épargne. Peut-être ai-je tort ?

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