La folie du supermarché

Michael Ferrari Esprit riche Laissez un commentaire

Pour ces fêtes de fin d’année, je suis retourné dans ma famille. Comme à chaque fois durant les préparations de la fête, il manquait des choses et il fallait retourner aux courses.

Paradoxalement, depuis que je vis sur Paris je ne vais plus dans les grands centres commerciaux. Pour s’y rendre il faut une voiture, pour avoir une voiture, il faut vraiment être motivé (ou habiter en banlieue comme « ils » disent).

Donc n’ayant pas de voiture, les galeries commerciales sont un univers qui m’est devenu un peu étranger.

Ces galeries ont un pouvoir étrange, elles concentrent un grand nombre de commerces et un grand nombre de clients. Il n’y a plus d’espace public, de rues ou d’éléments neutres. Tout est du commerce.

Pensez-y lorsque vous errez dans une galerie commerciale, rien n’est naturel dans cet univers.

C’est assez perturbant à vrai dire.

Lorsque je suis entré dans ce grand centre commercial dimanche 23, j’ai eu un choc.

D’abord, j’ai commencé à avoir mal aux yeux. Il y avait trop de choses de partout. Chaque espace est utilisé pour promouvoir ou vendre quelque chose.

Ensuite, il y a du bruit beaucoup de bruit. Un bruit permanent.

Enfin, plus il y a de choix, plus j’avais envie de prendre de choses. C’est idiot quand j’y repense, mais le fait d’avoir autant de choses à ma disposition m’a donné envie d’en acheter encore plus.

Je pouvais difficilement réfléchir (pour les mauvaises langues c’était le matin, je n’avais rien bu!) et c’est ça qui me gênait le plus. Même avec une liste de course, il m’est souvent arrivé de :

– Ne pas acheter tout ce qu’il y avait sur la liste, soit par oubli, soit par envie d’en sortir le plus rapidement possible,

– Acheter des choses hors-liste (attention le hors-liste c’est dangereux) et donc de revenir avec un chariot plus chargé, le plus souvent inutilement.

Souvent je regrette de ne plus avoir accès à ces centres commerciaux (ou difficilement en bus, donc jamais) car il y a un choix important et des prix parfois plus faibles (sur certains objets seulement). Dans ces moments là, je le regrette beaucoup moins. C’est plutôt une libération.

Bon bout d’an !

Ajouter un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.