Fannie Mae et Freddie Mac sont sur un bateau…

Michael Ferrari Investissement immobilier Laissez un commentaire

… les 2 tombent à l’eau et le contribuable américain paye !

*Soyez aimable et rattrapez nous en arrivant en bas disent-ils au contribuable américain

Je ne sais pas si vous avez suivi un peu les dernières nouvelles concernant ces 2 organismes mais c’est tout bonnement hallucinant.

D’ailleurs je ne sais jamais s’il faut dire Freddie Mae ou Fannie Mac, ces établissements étaient assez méconnus du grand public jusqu’à peu.

Résumé de la situation :

Depuis1968, Fannie Mae aide les américains à acquérir leurs maisons. Depuis 1970, Freddie Mac fait de même. Ce sont 2 entreprises privées qui garantissent les prêts immobiliers.

Ces 2 maisons à l’allure respectable étaient toutes les 2 notées AAA par les agences de notation. AAA est la meilleure note possible signifiant : « allez-y, c’est du solide ».

Seulement voilà, à cause de la fameuse crise des subprimes, ces 2 maisons ont perdu environ 10 milliards d’euros.

Une broutille.

Nos 2 amis étant en péril, le gouvernement américain a nationalisé les dettes. Enfin disons qu’ila accepté de garantir les dettes. En politiquement correct on appelle ca une « mise sous tutelle » comme l’a annoncé le secrétaire américain au Trésor Henry Paulson dimanche 7 septembre. Il n’ètait tout simplement pas possible de laisser tomber ces 2 maisons car elles sont trop grosses : elles ont à leur charge la moitié des prêts aux états-unis (5,3 millions de milliards exactement).

Le gouvernement américain aurait pu choisir de garantir les dettes et de laisser leur autonomie aux 2 mastodontes mais à la surprise générale il a choisi la mise sous tutelle.

On privatise les gains et collectivise les pertes. Ce n’est pas de l’exagération de dire ca mais simplement un fait.

Cela dit, et tout emportement gardé, le coût final pour le contribuable devrait être faible car les actions étant au plus bas, le gouvernement américain récupèrera de l’argent dessus en les revendant plus tard lorsqu’elles auront repris des couleurs.

Le mot libéral perd ainsi tout sens car le système actuel est tout sauf libéral. Il est avant tout capitalistique, il favorise le capital et la survie du système, il trouve toujours un payeur en dernier recours car on ne peux pas laisser s’effondrer sans conséquences tout un pan de la finance.

Drôle de monde.

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