Culpabilité et temps libre

Michael Ferrari Développement personnel 8 Commentaires

The Louvre, Paris.

Image via Wikipedia

Ces derniers jours j’ai eu l’occasion de prendre quelques jours de congés car le frère de mon amie était de passage sur Paris.

Je ne prends pas souvent de vacances et le fait d’avoir le blog occupe pas mal de mon temps.

Ce qui s’est passé n’arrive jamais car lorsque je prends des vacances c’est pour partir et quitter mon habitat naturel. Cette fois-ci j’ai pris des vacances mais je suis resté chez moi.

Ces quelques jours sans pouvoir travailler sur mes affaires m’ont perturbé.

En fait, je me sentais coupable de ne pas travailler et de ne pas développer mon blog. Plus que ça, je me sentais coupable ne pas être occupé… et ça me désole !

Comment je suis supposé faire lorsque quelques jours de congés m’empêchent de profiter de mon temps libre ?

J’imagine que c’est dû au fait que je n’ai pas atteint un équilibre me permettant de voir venir les choses et de piloter le système que j’aurai mis en place.

Quoi qu’il en soit, j’ai tout de suite pensé à un truc que j’ai déjà vu ailleurs : comme l’immense majorité des gens je suis intoxiqué par le fait de devoir être occupé et d’avoir une structure pour guider mes actes.

Avez-vous déjà fait cette expérience ?

J’ai souvent entendu dire que quelques jours à la maison ça allait mais qu’on s’ennuyait vite. Est-ce votre cas ?

Commentaires 8

  1. Depuis que j’ai terminé mes études (ouf !) et que je travaille, je dispose de beaucoup plus de temps libre que ce à quoi j’étais habituée jusque là. Personnellement, c’est une véritable bouffée d’oxygène. Je fourmille de projets, mais je ne lancerai rien avant d’avoir pu profiter encore 5 ou 6 mois de tout ce temps libre. Et surtout, je ne lancerais pas 50 projets à la fois. Pourquoi se lancer dans une course contre la montre inutile en essayant de fuir une autre course, la « rat race » ?

    Je passe mon temps libre à lire, à regarder des DVD, à me promener… Ce n’est pas très productif (en tout cas pas directement), ce n’est pas stressant du tout et c’est donc perturbant en un sens car mes repères en ont pris un sacré coup (surtout quand on n’a connu qu’un rythme effréné qui consistait à bosser la journée, le soir, la nuit parfois, les week-ends et les vacances). Mais en fin de compte, je m’y suis très bien habituée ! Il n’y a rien de mal.

    Les technologies actuelles nous donnent l’impression qu’il faut toujours en faire plus et plus vite et plus souvent, la culture chrétienne (même pour ceux qui n’ont pas la foi je pense) nous fait culpabiliser quand on se repose, et le décalage avec l’entourage (qui travaille super dur pour gagner une misère ou, en tout cas, qui travaille beaucoup mais ne gagne pas suffisamment) peut nous rendre honteux d’avoir une vie aussi agréable.

    Je pense qu’on finit par s’habituer à tout (en mal comme en bien) et qu’il faut faire un travail sur soi dans ce domaine-là aussi. De la même façon qu’il n’y a rien de honteux à avoir l’esprit riche, il n’y a rien de mal non plus à profiter de son temps libre pour s’adonner à ses loisirs. À quoi ça sert de travailler sur un système visant à atteindre la liberté financière si c’est pour ne rien faire de cette liberté et passer son temps à culpabiliser ?

  2. Bonjour,
    Oh oui, combien de fois me suis-je culpabilisée car j’ai du mal à m’arrêter de travailler (il faut dire qu’avec un mari, 3 enfants et une entreprise à gérer pus associations de parents d’élèves et sportives), il y a de quoi faire.
    Mais des vacances, des vrais, je n’en ai pas eu depuis 15 ans ! et alors, lorsqu’il m’arrive de prendre une journée ou même 1/2 journée pour « respirer », je me sens toute bizarre.
    Cela dit, cherchant toujours à améliorer mon organisation de temps pour enfin en avoir un peu plus, je suis tombée « par hasard » (le hasard existe-t-il vraiment ?) sur un ebook qui donne des conseils d’organisation de temps intelligents et pleins de bon sens et déculpabilise lorsqu’enfin on arrive à en avoir.
    Si cela vous intéresse, voici l’adresse pour le télécharger gratuitement :
    http://www.lesitedessolutions.com/docs/secrets_20du_20temps.html
    Il m’a sincèrement été utile et j’espère que cela en sera de même pour vous tous et vous aidera à trouver du temps libre sans culpabiliser.
    Et pourquoiu pas, initier d’autres activités ou idées !

    Betty

  3. Post
    Author

    Oui je pense que c’est très culturel et lié à nos origines. Dans ma famille quelqu’un qui ne « fait » rien c’est qu’il est au chômage et non pas qu’il a réussi à se libérer du temps.
    Je pense que ça s’apprend et j’ai du chemin à faire !

  4. Salut Michael,

    Ha ha ! Excellent pour le chomedu.

    Fait personnel : Quand j’ai eu mon diplôme en cours du soir, je me suis senti déboussolé pendant pratiquement 3 ans a ne plus être chargé comme une mule. J’étais devenu un reclus, un ermite, mes relations avaient horriblement soufferts.

    Mon erreur ? D’avoir cru que l’obtention de mon diplôme en cours du soir était une fin en soi, qu’être occupe jusqu’à que mort s’en suive était normal et que c’était toute ma vie.

    Ce n’était et n’est toujours pas le cas et j’ai compris qu’il est nécessaire d’avoir pleins de beaux projets de vie pour se sentir bien dans sa peau et se construire ses propres directions a défaut que l’on nous en donne ou l’on nous attribue, tout en pouvant respirer et se sentir équilibré.

    Pour ce soir, c’est premier cours d’escalade … au pub du coin ! (Escalade qui commence par un pub… Ça m’a l’air cool).

    Esprit Riche signifie entre Plénitude de Vie car Vie Riche.

    A.

  5. Post
    Author

    Escalade et pub : beau programme !

    Bon j’essaie d’appliquer le principe consistant à obtenir un maximum de temps libre : aujourd’hui à 17h, je suis chez moi avec une bonne journée de travail terminée 🙂

  6. Bonjour, Je vous lis beaucoup mais ne vous écrit pas, car j’apprends plus que je ne peux apporter.

    Je vois aussi beaucoup de personnes autour de moi qui foncent tetes baissées dans le guidon de leur boulot. Ne voyant pas l’heure, ils bossent, ils bossent.
    Et finalement, ils ne connaissent que cette partie la de la vie. La boulot.

    Pour moi, le boulot n’est pas une fin en soit. Le bonheur de mon entourage en est une, mais c’est une question de priorité.
    Je crois aussi que c’est une question de compromis. La vie est faite d’une multitude de chose, d’action, d’épreuves, de rencontres. Parfois on ne se cantonne qu’à une seule car on ne connait que celle là et on n’ose pas s’aventurer en terres inconnues.

    Mais dans l’ensemble, je crois qu’il ne faut pas culpabiliser et faire ce qu’on aime. Si on est heureux et épanouie dans son boulot, on n’a pas besoin d’alternative. Si on est heureux et épanoui dans sa vie personnelle, pas besoin de l’alternative boulot interessant et prenant non plus.

    Ha et si on pouvait lier les deux?

    Bonne réflexion à vous et merci pour votre blogue.
    Mary

  7. Bonjour Mary,

    Pourquoi ne pas concilier les 2 au lieu de se contenter d’un cote ?

    Vie personnelle et Vie professionnelle = Vie

    A.

  8. A propos de s’ennuyer à la maison (j’y suis depuis deux semaines et je ne sais pas pour combien de temps encore… ). Pour moi c’est plutôt l’inverse : au début je me suis vraiment ennuyé, avec en plus la sensation de « perdre mon temps ». Pas d’activité passionnante, etc. Ensuite, le fait d’avoir plus de temps m’a permis de réfléchir sur mes objectifs, mes envies etc. et de profiter.
    Si je reste à la maison, je suis maintenant sûr de faire de choses dont j’ai envie et de pouvoir réaliser mes projets !

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