Comment répondre aux questions pièges (et parfois stupides) des recruteurs ?

Michael Ferrari Démarrer un business, Management et leadership, Réussite et succès, Richesse et argent 29 Commentaires

lurking in the Shadows

Reconnaissons-le, lors du processus de recrutement il arrive que l’on tombe sur des recruteurs posant des questions pièges et parfois idiotes qui n’ont pas de bonnes réponses. En ces temps économiques délicats, voici un petit guide pour ceux qui vont avoir à passer au travers des fourches du recrutement.

Si l’entretien se résume parfois à l’entreprise qui prétend être Barbie et vous qui prétendez être Ken, le parcours n’en reste pas moins semé d’embûches.

Même avec un bon parcours et un CV béton, l’entretien n’est pas sans risques et reste surtout une étape capitale pour mieux cerner le climat dans l’entreprise et mettre en avant vos qualités.

Je me souviens parmi mes premiers entretiens d’embauche être arrivé et avoir été surpris par certaines questions. Si « Où vous voyez-vous dans 5 ans? » est un classique, d’autres questions m’avaient étonné. J’ai noté (en généralisant) qu’il existe 2 types de recruteurs/entreprises.

La première est celle où celui qui vous fait passer l’entretien n’est pas un RH (bien souvent il n’y a pas de service RH dans ce type d’entreprise) et les questions vont plutôt porter sur votre compétence et votre état d’esprit. Souvent ce sera le PDG ou un responsable qui fait passer les entretiens et il y aura moins de petits jeux psychologiques.

La seconde, c’est l’entreprise plus grosse où ce sont des RH dont c’est le métier. Ici on trouve autant des RH hyper-compétents aux questions rentrant dans une évaluation précise de votre candidature que les RH qui posent des questions toujours dans le même ordre et sans réel motif. Clairement, les questions dont je parle ici vous plutôt proviennent plutôt du second cas.

Soyez préparé. Peu importe le niveau de ces questions, ce qui compte c’est le niveau et la sincérité de votre réponse ! Chaque question est destinée à obtenir une réponse que le recruteur n’est pas en mesure d’obtenir directement « Comment avez-vous entendu parler de cet offre » veut dire –> Est ce que notre budget publicité pour le recrutement est bien dépensé ? Avez-vous de la famille ou des connaissances qui travaillent déjà ici ? Etes-vous en recherche active ?…

Si vous êtes à l’entretien, c’est potentiellement pour plusieurs raisons :

  • le RH doit s’occuper et constituer une base de CV
  • votre CV est intéressant mais il n’y a pas de poste précis à pourvoir
  • votre CV est intéressant et il y a un poste à pourvoir

Pourquoi ces questions ? Même s’il peut s’agir d’une évidence, ne perdez pas de vu l’objectif de ces questions :

  • Pouvez-vous occuper le poste ? (Capacité)
  • Voulez-vous occuper le poste ? (Motivation)
  • Allez-vous vous sentir à l’aise dans l’organisation ? (Alignement des valeurs)

L’apparence du choix

Un certain nombre de questions ne sont là que pour vous forcer à faire un choix. Même idiot. En général il n’y a aucune bonne réponse à ces questions et l’information que vous allez immédiatement obtenir, c’est que le recruteur n’est pas une flèche. C’est un avertissement qu’il faut prendre au sérieux et qui doit vous pousser à évaluer d’autres personnes dans l’entreprise pour savoir où vous mettez les pieds. Une entreprise qui filtre les candidats de cette manière n’est peut-être pas l’endroit où vous souhaitez travailler. La réaction du recruteur à votre réponse est un élément clé dans votre évaluation de l’entreprise.

« Qu’est-ce qui compte le plus, l’argent ou l’intérêt du travail ? »

Alors que répondre ? Si je dis l’argent, ils vont croire que je ne viens que pour ça et si je dis le travail, ils vont m’offrir le plus bas salaire possible. Ouch !

« Est-ce que vous préférez travailler seul ou en équipe ? »

Alors, là je dois choisir entre être un loup solitaire ou un numéro dans une équipe ? Aïe !

Pour ce type de questions, l’approche est simple. Elle consiste à sortir du cadre posé par la question et à apporter une réponse globale tout en restant sincère. Il faut autant faire preuve de tact que d’esprit.

Pour la première question il est généralement admis que l’argent ne permet pas de rester motivé longtemps, il faut que le travail présente un certain intérêt et vous pouvez dire : « Je pense que les 2 sont importants. Les études ont montré qu’un travail qui ne correspond pas à une personne n’est pas motivant quelle que soit le salaire et l’inverse est source de frustration. Donc je pense qu’il faut un équilibre entre ces 2 facteurs ».

Si vous êtes désespéré, vous pouvez aussi dire : je suis prêt à recevoir un salaire légèrement bas pour vous prouver l’intérêt que j’ai pour le travail pendant 3 mois et ainsi m’assurer que je suis fait pour le poste. (à manipuler avec précaution)

Si vous êtes un brin joueur, vous pouvez retourner la question au recruteur : « Il faut que le salaire corresponde au niveau de responsabilité du poste, vous ne croyez pas ? ».

Dans tous les cas, si vous ramenez la question à une expérience négative (certains le font!) comme par exemple « je veux recevoir un salaire correspondant au prix du marché même en dépit de la crise » vous creusez votre propre trou !

A la seconde question, il est aussi évident que vous aurez autant à travailler seul qu’en équipe. C’est l’occasion d’exprimer votre préférence mais aussi de montrer que la réalité sera variée de toute façon : « Je travaille très bien tout seul lorsque j’ai un objectif clair mais j’accorde de l’importance à un poste qui me permet d’avoir un rôle dans une équipe car c’est une source d’émulation essentielle ».

Les questions qui n’attendent pas de réponses véritables

« Où vous voyez-vous dans 5 ans? »

Ce qu’il veut savoir : Est-ce qu’il va partir au bout d’un an ? Est-ce que le métier lui plait vraiment ? Est-il ambitieux ?

La fausse réponse : j’espère être en mesure de contribuer au succès de votre entreprise en ayant gravis des échelons et prouvé ma loyauté.

La réponse sincère : j’espère avoir du succès et avoir réalisé mon rêve qui consiste à m’acheter une île dans les Galapagos où je passerais mon temps à siroter des jus de fruit et à bronzer sur la plage et à ne plus porter des costards à longueur de journée. Et vous ?

L’alternative : je veux devenir la référence dans mon secteur. Il est admis qu’il faut 10 ans pour devenir un expert, je devrais donc être à mi-parcours.

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« 3 qualités et 3 défauts ? »

Ce qu’il veut savoir : Peut-il faire preuve d’esprit ? Est-ce un guignol ? Est-il sûr de lui ?

La fausse réponse : j’ai les qualités de mes défauts euh non j’ai les défauts de mes qualités. Mince, je ne sais plus !!!

La réponse sincère : mon expérience m’a appris que je suis très bon à ceci et cela mais que les tâches du genre ceci ne sont pas ma tasse de thé.

L’alternative : Peter Druker, le gourou du management a écrit en 1967 qu’une organisation ne devait pas essayer de s’attaquer aux faiblesses de ses collaborateurs et viser un même niveau pour tous mais au contraire de laissez leurs forces spécifiques s’exprimer. Personne n’épate en étant moyen en tout, on ne remarque que l’exceptionnel. Laissez-moi vous poser une question. Comment est organisée votre entreprise pour permettre cela ?

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« Si j’appelle votre ancien responsable, qu’est-ce qu’il me dira de vous? »

Ce qu’il veut savoir : Est-il parti en brûlant les ponts ? A-t-il du réseau ? Fait-il du bon travail ,

La fausse réponse : il vous dira que je suis quelqu’un de parfait pour le poste.

La réponse sincère : qu’il n’a pas aimé mon départ car j’étais un bon élément mais ça, je ne suis pas sûr qu’il le dira !

L’alternative : je ne sais pas ce que vous espérez de cet appel étant donné que j’ai quitté cette société qui est concurrente de la votre. Dans le meilleur des cas vous aurez une réponse neutre et dans le pire vous aurez une fausse réponse. Je vous suggère de contacter mes collègues qui seront peut-être plus sincères dans leurs avis.

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« Pourquoi nous avoir choisi ? »

Ce qu’il veut savoir : Qu’est-ce qu’il connait de notre secteur ? Qu’est-ce qu’il sait de notre entreprise ?

La fausse réponse : vous êtes les meilleurs et je veux être parmi les meilleurs !

La réponse sincère : l’argent ! J’ai croisé l’un de vos collaborateurs qui n’en foutait pas une tout en étant bien payé. En plus, j’aime bien votre logo et vos RH sont toujours bien foutues. J’ai pour ambition de faire toutes les boites de mon secteur et vous êtes sur ma liste.

L’alternative : j’ai côtoyé l’un de vos collaborateurs sur tel projet et j’ai été agréablement surpris par son professionnalisme et par ce qu’il disait de son entreprise.

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« Qu’est-ce qui fera de votre recrutement un succès ? »

Ce qu’il veut savoir : Est-ce une 106 qui essaie de se faire passer pour une Aston Martin ? Est-ce que ça va me retomber dessus ?

La fausse réponse : la satisfaction que vous aurez grâce à la qualité de mon travail.

La réponse sincère : ma voiture de fonction et mon sourire chaque mois quand je recevrais mon salaire.

L’alternative : si l’on arrive à trouver une situation où mes compétences sont utilisées à leurs maximum et où je contribue au développement de l’entreprise tout en progressant moi-même.

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D’autres questions :

« Pourquoi devrais-je vous choisir ? »

« Si vous étiez un légume, que seriez-vous ? »

« Un projet est en retard et vous devez faire des heures supplémentaires qui ne seront pas payées, que faites-vous ? »

Les questions délicates

« Racontez moi quand et dans quelle circonstance vous avez eu un désaccord avec votre supérieur ainsi que la manière dont vous avez répondu »

« Décrivez une situation où le client n’était pas content et dites moi comment vous avez géré le problème »

« Quel est votre salaire actuel ainsi que l’ensemble des avantages ? »

« Parlez moi d’un trait de votre personnalité qui n’apparaît pas dans votre CV »

Comment répondre à ces questions ?

N’oubliez pas votre objectif ! Vous souhaitez exposer l’ensemble de vos qualités et avoir le boulot.

Selon moi, la pire réponse c’est la réponse convenue et creuse. Au contraire, n’hésitez pas à dire ce que vous pensez et à vous démarquer tout en restant dans le cadre de l’entretien.

Si l’on vous demande « Qu’est-ce qui compte le plus, l’argent ou l’intérêt du travail ? » ne partez pas sur la nécessaire rétribution depuis la fin de l’ère communiste, ce serait un peu exagéré 🙂

Vos réponses doivent être précises et assez courtes (30 secondes). Donnez ainsi à chaque fois un élément permettant de remettre votre réponse dans le contexte du poste..

Commentaires 29

  1. Transtextuel

    Bonjour,

    Merci beaucoup de cet excellent article, j’y reconnais des expériences directes. 😀
    Pour la peine, je le twitte et je le colle dans mes delicious !

    Cordialement.

  2. shnalla

    J’ai adoré cet article, surtout les réponses sincères!

    Placé dans le contexte, un peu d’humour, ça fait du bien à tout le monde et ça permet de se démarquer je crois (à manier avec précaution quand même).

  3. fabrice

    Bonjour,
    j’ai moi aussi adoré cet article.
    bien sûr il n’aborde que l’aspect oral de l’entretien.
    Je tiens cependant à préciser en cas d’évaluation écrite (lettre de motivation) à relever quelques fautes d’orthographes basiques dans cet article… histoire de mettre un peu d’humour. ..

    « Les études ont montré qu’un travaille… » : je travaille , j’ai un travail un nom commun.. pas un verbe

    « j’étais un bon élément mais ça, je ne suis pas sur qu’il le dira ! » sur et sûr (encore une faute basique), sûr = certain, sur = dessus et en contact.

    « certain le font » : font verbe au pluriel et le sujet est au singulier. « certains le font ».

    Bien j’arrête là cette liste non exhaustive, car je ne fais que signaler un trait d’humour.

    Le message que je veux juste faire passer est le suivant lors de tout contact écrit (ou parlé mais je me concentre sur l’écrit dans le cas présent) il n’est pas interdit de faire des erreurs il seulement très mal perçu de faire des fautes (d’orthographe s’entend) surtout basiques. Bref si les erreurs sont tolérées, relisez-vous pour éviter les fautes basiques.
    Vous passerez mieux au yeux d’un recruteur éventuel.

    En conclusion, ce commentaire va dans le même sens que celui proposé dans le blog esprit-riche, mais insiste aussi sur le côté présentation.
    N’y voyez aucune malice de ma part, et vive ce blog très rafraichissant à lire.
    fabrice

    1. Fellini

      Bonjour fabrice,
      Il y a cependant un petit quelque chose d’extraordinaire : Le cerveau s’arrange (souvent) à corriger de lui-même les fautes, et parfois, elles passent inaperçues…. Certes il vaut mieux les éviter dans une lettre de candidature (Une petite pensée à tous ceux qui écrivent en langage « SMS » sur Facebook et autres…)
      Comme quoi… ;o)

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  6. Thomas

    Le sujet est bien d’actualité. Ayant personnelement assisté à beaucoup d’entretiens de recrutement dans le cadre professionnel, je souligne l’importance d’être sincère, de répondre clairement aux questions et de toujours rester dans le cadre d’un entretien de recrutement. Eviter à tout prix de raconter sa vie de long en large qui laisse le loisir au recruteur de vous piégez encore mieux 😉

  7. Badboud

    Fred,
    J’adore tes post orientés boulot, mais toujours traités avec humour, sérieux et légèreté à la fois. Continue comme ca, c’est vraiment interessant. Et en attendant, je t’ai RT sur Twitter (histoire de partager le plaisir).

    Joe

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    Michael

    Merci ! J’ai reçu de très bon retours à cet article, j’en ai d’autre dans la même veine qui arrivent 😉

    Tiens, donnez-moi les 3 sujets qui vous énervent le plus dans votre entreprise et j’en ferais des articles.

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  10. nicole

    merci c’est simple et bien dit, avec un peu d’humour, j’ai copier certaines réponses à apprendre car il me manque un peu de vocabulaire

    merci

  11. cyclamen

    J’ai vraiment apprécié votre article surtout qu’il est dit sur un ton très humouristique ce qui revient à dire que l’on joint vraiment l’utile à l’agréable. 🙂

  12. Alexis

    Voilà un très bon article pour aider les gens à réussir un entretien d’embauche. Bravo

    Mieux encore, j’ai bien aimé votre approche (fausse réponse, réponse sincère et l’alternative). Il faut parfois privilégier la réponse sincère sinon l’alternative évidemment.

  13. Helene

    Merci pour cet article. J’espere que j’aurai beaucoup plus d’explication sur comment repondre aux questions d’un interview

  14. Feyd

    Aie aie aie les fautes d’orthographe.
    Désolé d’avoir agressé votre rétine de la sorte.

    Comment puis-je modifier mon message pour rectifier le tir?

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  15. Feyd

    Bonjour,

    Je trouve l’article bien conçu et il apporte des éléments de réponse à l’épreuve que constitue un entretien d’embauche.

    On distingue 3 comportements distincts dans cet exposé :
    1— Je suis un gentil mouton qui va répondre de la manière la plus convenue en espérant vainement que ma soumission me sera profitable (+ de 90 % des gens).
    2— Je suis ou inconscient, ou fort d’un détachement certain vis-à-vis du job, ce qui me permet de répondre exactement ce que tout le monde pense, mais n’osera jamais au grand jamais dire puisque l’issue de l’entretien sera la porte. La personne est motivée par l’esprit du jeu et du frisson que procure l’attitude « What the fuck » vis-à-vis du grand manitou du recrutement (moins de 0,001 % des gens).
    3— J’ai compris les rapports de forces qui se jouent au sein de l’entretien. Le message subliminal qui sous-tend chacune de mes réponses est : « Je suis indispensable pour vous. J’ai fortement conscience de ma valeur et l’ambition qui est la mienne est inébranlable » (- de 5 % des gens selon moi). Cette dernière catégorie n’est pas issue du hasard ou de la génétique. Ces gens n’ont pas une paire de testicules qu’on pourrait confondre avec un jeu de pétanque, ils ont simplement LES CODES.

    Oui, mais…

    Oui mais voilà, l’article aurait pu être plus intéressant si seulement il avait été nuancé. Sincèrement, toutes les personnes qui ont passé un entretien d’embauche ne peuvent se reconnaitre dans les réponses que de manière grossière tant elles sont stéréotypées. Elles ont en revanche le mérite de donner le ton, et l’idée générale de cette vulgarisation est : « Communiquez votre valeur ! »

    Et l’essentiel est…

    … malheureusement oublié. Sachez que vous pouvez apprendre par cœur les répliques « alternatives » tout en bredouillant des sons inaudibles, en regardant vos pieds (ou ceux du DRH) et en suant sang et eau, le seul message que vous renvoyez est : « J’ai appris mes répliques de petit effronté et je vous demande pardon monsieur ». Avec plus de mesure, dites simplement ces répliques en vous grattant la main, en fuyant du regard ne serait-ce que de 3 secondes ou en triturant votre veste (qui soit dit en passant a intérêt à corroborer votre attitude de winner), vous ne serez pas cohérent plus de 2 secondes auprès de votre interlocuteur.

    Pourquoi ?

    Parce que le langage du corps compte pour 85 % dans le message perçu. Poussez la recherche plus loin (Google est votre ami) et vous le constaterez : c’est sans appel. Ce que l’homme a oublié à force d’éducation ou devrais-je dire d’inéducation (je suis bien placé pour le savoir, je travaille pour l’Éducation nationale et vous avez raison, le mot « inéducation » n’existe pas), l’animal aura tôt fait de vous le rappeler. Si vous avez la chance d’avoir un chat ou un chien (au pire, testez sur celui de vos amis), levez vers lui un bras menaçant et hurlez lui dessus avec agressivité : « TU ES UN BON CHIEN/CHAT !!! » (Paroles qu’il a pourtant l’habitude d’entendre régulièrement). À l’inverse, susurrez-lui en le caressant qu’il est une sale bête que vous allez noyer ou donner aux gentils voisins qui tiennent le restaurant chinois d’en bas connu pour ses nems au teckel.

    Conclusion…

    Le contenant est plus important que le contenu.
    La vérité vous parait cruelle ? Pourquoi tant de mépris pour le fond alors que la forme est si futile ?
    Parce qu’on vous l’a appris ou plutôt parce que vous avez appris à désapprendre les leçons de mère nature. Ignorer la primauté de la forme sur le fond est l’apanage des civilisations. Des siècles d’acculturation liés à des modes de vie coupés de la nature (de manière plus récente dans l’Histoire).

    N’ignorez pas l’animal qui sommeille en chacun des êtres que vous croisez chaque jour et négligez encore moins l’importance de votre langage corporel sur vos contemporains, car vous manquerez tout des dynamiques sociales qui régissent votre univers.

    P.S: Réapprendre ce qui a été désappris prend du temps, beaucoup de temps…

    1. Michel

      Bonjour,

      Je confirme l’importance donné à la forme pour avoir loupé pas mal d’entretien de cette façon.
      Pensant que mon parcours était assez éloquent pour avoir le poste proposé, j’ai répondu très directement avec assurance et sans ambiguité donc sans fioritures ni humour.
      Résultat, j’ai mis mon recruteur dans une position inconfortable, il a pris la mouche et m’a pourri mon entretien^^. J’étais alors sûr de ne pas avoir le poste^^.
      Certains ne vivront jamais cette expérience car soit ils sont suffisamment intelligent pour s’adapter à ces situations et jouer sur la forme, ou soit ils ont un caractère naturellement enjoué et profitent de traits physiques qui invitent au dialogue (je ne parle pas de beauté mais de traits « souriant »)
      Pour les autres, travaillez votre naturel^^, pour les moins fortunés pensez positif, auto-hypnosez-vous le soir avant de vous coucher ou payez vous un coach.
      En somme, pour le contenu, soyez sincère en gardant votre professionnalisme et pour la forme, imaginez que le recruteur est un ami et pas un adversaire, le sourir viendra alors naturellement.
      Mon dernier entretien s’est du coup bien déroulé, j’attends une réponse en ce moment. Je sais que nous sommes nombreux sur chaque poste proposé donc je n’en serai pas traumatisé si la réponse est négative.
      Il me semble qu’en agissant de cette façon, on est gagnant à tout niveau, la motivation reste intacte et c’est bien ça le principal.

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  20. Manon

    Etudiante en 3eme année d’école de commerce, j’ai rarement lu un article d’aussi bas niveau concernant les entretiens de recrutement, surtout en ce qui concerne les motivations pour joindre une boîte. Personnellement je ne m’intéresse pas vraiment au physique des RH ou au salaire mais je suis sincèrement sensible à la culture d’entreprise, au contenu des missions, aux opportunités d’ascension. C’est vraiment réducteur. Dommage

  21. Cher Monsieur virgule

    je viens de passer un entretien pour un poste de responsable de service (60 personnes à manager).
    Le DRH me fait plusieurs propositions de rdv dans la journée. Je lui précise qu’étant en poste, je ne peux me libérer avant 17h (étant donné que j’ai des impératifs de travail cette semaine là). Il me répond donc de but en blanc :
    – vous êtes cadre, vous devriez gérer votre emploi du temps comme bon vous semble non ?
    je lui réponds :
    – justement le fait d’être cadre ne m’autorise pas à négliger les impératifs qui sont les miens pour le moment.
    Il me propose donc le vendredi à 17h, et me précise qu’il ne peut me consacrer plus d’1 heure, vu qu’on est en veille de long week end.
    Mon sentiment sur la personne est dores et déjà écorché.
    C’est donc sur la défensive que j’arrive à l’entretien.
    Il me présente la sté, puis le poste envisagé. Me demande quelles sont mes méthodes de travail pour diriger mon équipe actuelle. Il faut dire que je manage mon équipee de façon cool. Sans grans soucis particulier, l’équipe bosse, sans conflit, mais je précse que j’ai mis 10 ans avant d’en arriver là. Une confiance s’est établie entre mon équipe et moi. Je ne les fais pas trop suer, en revanche, le travail est fait, vite et bien.
    Il me paraît étonné par ma réponse : Ils font des pauses quand ils veulent? vous ne surveillez pas leur travail? Combien de dossiers traitent-ils à la journée?
    Nos stats révèlent que nos gens bossent. Le salarié est donc maître de son travail, nous savons exactement ce qu’il fait dans la journée, car nous contrôlons son travail (la ged nous permet de quantifier les dossiers sortis, le téléphone les appels entrants).
    La façon de faire est apparemment différente chez eux.
    Je prends exprès le parti de ne pas adhérer à leur façon de faire, histoire de bien me démarquer. (je propose donc une méthode de travail moins stressante pour le personnel, qu’une confiance mutuelle s’établisse au fil du temps…) Une équipe solide, qui sait que vous marchez pour eux et pas l’inverse.
    J’espère avoir été convaincante.
    Le point que j’ai abordé porte justement sur ma faiblesse à me vendre, sur les adjectifs que je n’emploie pas pour me qualifier. Il a fortement abondé, et m’a demandé justement d’être plus prétentieuse s’il devait me présenter au DG.
    Il est finalement 20h15 quand je quitte les bureaux.
    A la fin de l’entretien, il me précise qu’il ne m’a pas posé les questions habituelles (les fameuses questions piège), tant l’entretien s’est déroulé naturellement. Il me fait part de son étonnement, vu que ce n’est pas dans ses habitudes.
    Il me demande alors quelles sont mes disponibilités…
    Je pense avoir répondu naturellement tout au long de l’entretien, sans chercher à faire percevoir telle ou telle image de moi qui ne l’est pas en réalité.
    Il m’a posé une question auquelle je n’ai pa su répondre, je lui ai tout naturellement répondu : je ne sais pas (plutôt que de chercher une réponse à tout prix comme on nous incite souvent à le faire).
    Je lui ai adressé un mail de remerciement pour cet entretien très constructif, il m’a répondu dans la foulée.
    Je sais qu’il est plus simple pour moi d’aborder un entretien d’embauche car je suis en poste, donc sans le stress de la difficulité de fin de mois, et cela doit se ressentir. Il faut resté concentré, souriant, mais avec un certain détachement, tout comme celui qui est en face de vous dailleurs.

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