Comment choisir pour qui voter à la présidentielle ?

Michael Ferrari Divers 35 Commentaires

Vous vous souvenez de cette époque à laquelle les grands banquiers étaient tous honnêtes et l’affichaient publiquement ? Faites un effort et vous ne trouverez toujours pas parce que cette époque n’a jamais existé. J’ai bien peur que cela soit pareil en politique. Dans cette jungle du slogan, comme faire un choix éclairé ?

Au delà de cette généralisation abusive (mais bien pratique), nous allons entendre parler politique pendant encore quelques semaines. Je parle rarement de politique parce que le sujet n’éveille pas un grand intérêt chez moi selon le principe « inutile de se préoccuper de ce que je ne peux pas influencer ». Etant donné que je ne peux pas directement changer quoi que ce soit à la vie politique de mon pays, je m’en préoccupe peu. Je le vois comme un potentiel gaspillage monumental de mon énergie et de mon attention. Je sais que nous sommes ceux qui payons pour voir le spectacle électorales organisé régulièrement mais je dois dire que je ne le trouve plus très drôle. Et lorsque j’ai envie de me divertir, je préfère choisir le comique que je vais voir.

Cependant, ne tombons pas non plus dans la généralisation du « tous pourris » car la plus grande échéance électorale approche et c’est naturellement que la question se pose : pour qui voter ? Pour éviter de consacrer trop d’énergie à un sujet aussi simple (on vous demande juste votre avis, pas de définir la politique industrielle du pays), voici un petit guide.

Aussi voici ma consigne de vote : réfléchissez. Attendez, ne retournez pas votre casquette pour me traiter de bouffon (et puis arrêter de cracher par terre, ça fait sale), je sais que vous savez réfléchir. Ecoutez un peu de classique, prenez un bain, détendez-vous et prenez une décision en 5 minutes pour vous éviter des heures de débats télévisuels inutiles en lisant cet article.

Postulat de départ : nous (La France) vivons sur de magnifiques acquis mais nous perdons du terrain dans la majorité des comparatifs mondiaux depuis des années, nous vivons aussi au dessus de nos moyens avec un budget en déficit depuis 30 ans. Pour moi la France est un Titanic qui s’avance doucement vers un bel iceberg et ce qui rend difficile un choix de capitaine, c’est que la plupart des candidats nous raconte comment ils vont répartir les chaloupes alors que j’attends quelqu’un qui m’explique comment il va reprendre le contrôle du paquebot, mettre une bonne musique type ACDC et rendre le voyage mémorable… dans le bon sens du terme !

Comment choisir le candidat qui vous convient ?

En dehors des militants ou des personnes convaincues d’avoir trouvé le messie, j’ai remarqué que les autres personnes ne savent absolument pas pour qui elles vont voter. La politique ne donne pas beaucoup confiance et l’on ne voit pas bien ce qui pourrait changer. Cette indécision ne sera souvent résolu qu’à la dernière minute, dans l’urne, lorsque le temps sera presque écoulé. Avec le pistolet moral du bulletin de vote sur la tempe, pas certain que le choix soit éclairé. Avant d’en arriver là et de choisir au doigt mouillé à qui vous allez confier votre vote, voici des idées pour faire votre choix en toute conscience.

Quels sont les critères à regarder ?

Choisir un candidat, c’est comme choisir un baril de lessive : il y a pour tous les goûts, ça va vous coûter cher et la plupart des slogans sont des mensonges 🙂

Bon promis, j’arrête les vannes sur le sujet. Après tout il s’agit du destin de nôtre Nation (main sur le coeur, regard fixant l’horizon).

Il y a 3 critères qui sont couramment utilisés : le programme, le parti, la personne. J’en ajouterai un : son parcours.

Le programme

Beaucoup d’attention est donné au programme des candidats mais pourquoi écoutons-nous encore des promesses que l’on sait électorale ? La forme de l’exercice nécessite que chacun présente sa lettre au père-noël qu’il a soigneusement élaboré en mélangeant quelques valeurs historiques de son parti, du jus de spin doctor et en agrémentant le tout avec une sauce plus ou moins populiste.

Lorsqu’on en prend une première bouchée, cela a un fort goût de savon et c’est normal parce que c’est de la lessive ! On vous fait faire n’importe quoi 🙂

Si vous prenez ce que est annoncé et qui ne sera pas fait par choix, ce qui ne sera pas fait par manque de pouvoir, ce qui ne sera pas fait parce que les conditions ont changé vous avez au final un résultat qui n’a rien à voir avec le programme initialement annoncé.

Je ne sais pas si vous vous souvenez de certaines boites de jeux vidéos 8-bit avec des illustrations extraordinaires décrivant des scènes avec des robots et des montres gigantesques qui se transformait en regard ébahi par le côté abstrait de la chose une fois que l’écran est allumé, en un mot : la déception.

Vous allez économiser de nombreuses heures à lire le programme de chaque candidat (vous l’auriez fait hein ?) : celui-ci ne sert à rien. Cela ne veut pas dire qu’ils sont tous identiques mais simplement que ce qu’ils annoncent n’a aucun sens.

10 minutes de lecture de la presse vous suffisent pour connaitre les « propositions clés » de chaque candidat et vous faire une idée de l’idéologie latente. Pas besoin d’en savoir plus.

La seule question qui m’intéresse, c’est que le candidat prévoit un budget équilibré avec une hypothèse de croissance réaliste pour réduire ce déficit énorme qui nous tue.

Le parti

L’autre critère clé, c’est le parti derrière le candidat. Voici pourquoi ce critère n’a aucun intérêt : il n’y a rien qui empêche un parti x d’adopter les propositions d’un parti y et l’expérience montre que cela arrive fréquemment. Autrement dit sur les 30 dernières années certaines améliorations sociales se retrouvent à droite et l’allègement fiscal souvent à gauche alors que chacun se positionne traditionnellement à l’opposé de cela.

Regardez aussi du côté des riches ou de la rente et vous verrez que c’est loin d’être aussi simple que gauche / pauvre et droite / riche. On trouve par exemple à gauche de très nombreuses rentes de situation censées être l’apanage de la droite. On trouve à droite de nombreux alourdissement fiscaux alors que ça n’est pas censé être leur position. Bref, ce n’est pas si simple que la couleur le laisse penser.

La personne et son parcours

Reste la personne et son parcours et c’est là que ça devient intéressant.

Lorsque je regarde un homme politique, je me pose 5 questions clés :

  1. Est-il ici avant tout pour l’intérêt commun ou pour son intérêt propre ?
  2. Quels sont ses résultats passés ?
  3. Est-il capable de briller à l’international ?
  4. Voudrais-je de lui comme associé dans une affaire ?
  5. Est-ce qu’il comprend ce qu’est l’argent ?

Il n’est évidemment pas simple de répondre à chacune de ces questions mais c’est tout ce dont vous avez besoin pour choisir et c’est bien plus pertinent que le reste.

Est-il ici avant tout pour l’intérêt commun ou pour son intérêt propre ? : est-ce un mégalo qui cherche à combler un manque affectif ou porte-t-il une vision pour le pays ? Imaginez que dans 100 ans vous ouvrez un livre d’histoire, que raconte-t-il sur ce candidat ? Par nature, cette élection ne retient que des candidats ayant un certain attrait pour le pouvoir mais pour autant cela ne doit pas être le centre de sa préoccupation. Dans les entreprises, j’ai (trop) souvent vu des salariés ne penser qu’a leur carrière en dépit des conséquences pour l’entreprise. Utopiste ? Certes.

Quels sont ses résultats passés ? : d’où vient-il ? Le passé, même s’il ne définit pas le futur, est un excellent indicateur de ce à quoi nous pouvons raisonnablement nous attendre. Le candidat traine-t-il des casseroles ? A-t-il trempé dans des magouilles ? A-t-il bien géré ou développé sa région / entreprise ?

Est-il capable de briller à l’international ? : j’aime bien celle-ci car dans un monde hyper-connecté et ouvert, il nous faut quelqu’un en mesure de convaincre mais aussi de créer des liens forts avec l’international. Porte-t-il la culture de notre pays ? Est-il ouvert aux autres cultures ? Est-il aimable ?

Voudrais-je de lui comme associé dans une affaire ? : essayez d’imaginer que vous montez un business avec cette personne. Est-ce que vous lui feriez confiance ? Le trouvez-vous capable ? Serait-il un bon partenaire ? A-t-il l’air honnête au niveau non-verbal ?

Est-ce qu’il comprend ce qu’est l’argent ? : je ne pouvais pas passer à côté de celle-ci ! Je n’attends pas d’un candidat qu’il ait de l’argent ou du patrimoine mais comprend-t-il ce qu’est l’argent ? Sait-il compter et suivre un budget ? Exit les irréalistes et ceux qui ont des problèmes avec l’argent. Regardez le patrimoine des candidats et vous comprendrez qu‘aucun ne sait vraiment ce qu’est une entreprise : hormis Sarkozy (que je ne défends pas d’ailleurs) aucun n’a investit dans une entreprise et leur patrimoine est composé d’immobilier (que du bon pour la bulle) et d’épargne.

Comprendre ce qu’est l’argent, c’est aussi comprendre comment est créé la valeur. Autrement dit, le candidat qui favorisera l’entrepreneuriat aura ma faveur, ceux qui pensent que la création de richesse est forcément le résultat de l’exploitation d’un tiers ne méritent même pas qu’on les écoutent. Ma conviction sur ce point, c’est que le chômage est en parti lié au coût du travail (ce qui fait l’objet de toutes les attentions) mais que la complexité du code du travail, le risque juridique et la lourdeur étatique sont 3 grands obstacles qui pèsent lourdement. Le parallèle est intéressant avec la politique de forte protection des locataires et l’état du marché immobilier locatif en France. Dans un pays où 55 % du PIB provient directement des dépenses faites par l’état lui-même, il devient plus qu’urgent d’en réduire sa part et de favoriser la création d’entreprise et l’agilité.

Autant vous le dire tout de suite, aucun candidat ne répond parfaitement à tous ces critères mais à défaut d’attendre la perfection, l’on peut toujours choisir le moins pire…

Comment faites-vous votre choix ?

Un outil : le véritomètre

Commentaires 35

  1. Je rajouterais une question : Est-ce que ses valeurs correspondent au miennes ?
    Je suis tout à fait d’accord concernant l’entrepreneuriat, mais pour l’instant je ne vois malheureusement rien de neuf sous l’horizon concernant ce sujet la !

  2. Le choix est rude, aucun(e) candidat ne semble vouloir marquer une véritable rupture afin de remettre les choses à plat. Le peuple ne veut pas changer dans son ensemble, il veut garder ses acquis même si cela nous amène dans le mur… Et on n’élit pas un réformateur, on élit quelqu’un de lisse qui plait au plus grand nombre…

  3. Et oui, on parle toujours de créer ou sauvegarder « de l’emploi », jamais (ou rarement) de créer des entreprises.

    De toutes façons, on élit celui qui s’est le mieux battu pour avoir le pouvoir. Est-ce vraiment le meilleurs des régimes ?

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      Nous aimons entendre que l’on va être « sauvé ». Cela parle à notre cerveau reptilien et à notre besoin de sécurité mais cela se paye avec de l’argent public et ne fait que donner l’illusion que tel ou tel secteur peut être sauvé.

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  4. Billet très intéressant en effet.

    Une petite remarque : s’agissant de juger un homme politique sur son non-verbal, il faut être fin, parce qu’ils le travaillent un max !

    Mais certaines attitudes n’empêchent pas de les trahir bien sûr 😉

  5. Salut ! Bon billet je trouve.
    Voici les questions que je me pose moi :
    1. Qui a eu un vrai métier et l’a exercé avec succès pendant des années avant de se consacrer à la politique ? (eh oui il n’y en a pas beaucoup : Bayrou prof et agriculteur, Eva Joly, juge, Mélenchon prof…)
    2. Qui a une vraie vision de comment les choses seront dans 10/15 ans et pas seulement « comment faire pour que à la prochaine élection ils votent encore pour moi » ?
    Et alors là il y a encore beaucoup moins de monde… La future place de la Chine, l’accès à l’eau potable, l’indépendance énergétique, comment mettre fin à notre dépendance au pétrole (développer le ferroutage?)… Bref les VRAIS problèmes ne manquent pas, mais ils sont peu nombreux ceux qui y pensent !
    3. Qui propose de réduire la taille de l’Etat, réformer les institutions pour une meilleure représentation du peuple…

    J’élimine d’avance ceux qui pensent que les vrais problèmes des français c’est de savoir si la viande dans l’assiette est hallal ou pas… Dans quel monde vivent-ils ?

    Parfois en écoutant les « débats » et en voyant le taux d’abstention je me dis qu’on prend la route des Etats-Unis : deux partis uniques, la majorité des gens qui n’en n’ont rien à faire de la politique, et des mecs qui se font élire en promettant la fin de l’avortement légal et une nouvelle base sur la Lune… Si y’a bien un truc qu’il ne faudrait pas copier des Etats-Unis, c’est leur politique !

  6. Je partage ta vision de l’état de la France. On s’appuie beaucoup trop sur la richesse de notre histoire, ce qui fait d’ailleurs de nous le premier pays touristique.

    Pour reprendre une expression : « On a pas de pétrole mais on a des idées ! » Le TGV, Airbus, Ariane Espace c’est bien mais il en faut plus des idées de ce genre. Et pour ça il faut favoriser l’innovation et la création d’entreprise. Mais surtout il faut arrêter de diaboliser les patrons !

    Moi je voterai pour celui qui en aura assez dans le pantalon pour prendre les décisions fortes qui s’imposent. Comme arrêter d’investir dans les activités à faibles valeurs ajoutées. Je constate que l’économie numérique est absente des débats alors que c’est clairement un secteur d’avenir. Au contraire de la sidérurgie où l’on fait de l’acharnement thérapeutique. Ça me sidère :p

  7. Créer de la richesse en France est un crime durement puni et c’est pas prêt de changer. Les français préfère tirer vers le bas ceux qui réussissent plutôt qu’essayer de monter plus haut. En gros taxer taxer taxer ceux qui réussissent et redistribuer redistribuer pour annihiler toute volonté de sortir de sa condition (signé : un entrepreneur et pas du CAC 40)

  8. Salut,

    Je fais partie en effet de cette masse d’indécis qui trop souvent ont choisi in extremis dans l’isoloir…

    Mon cœur me dit de voter à gauche, ce que j’ai souvent fait d’ailleurs. Ton article me semble jouer en faveur de Sarkozy (involontairement sans doute) car je crois qu’il est à l’aise à l’international et costaud en affaires (mais c’est une impression peut-être).

    Cependant je comprends que cet article n’est pas un consigne de vote mais quelques repères pour choisir en toute conscience. J’aurais ajouté alors une question : « peut-on élire un candidat extrémiste, qui par définition défend une minorité, afin de conduire tout un pays ? »

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  9. Quel article !
    Sympa aussi le véritomètre.
    Pour reprendre sur la lessive, l’avantage de cette dernière c’est que si je me trompe dans mon choix, je peux en changer aussitôt…pour le Président, il faudra attendre 5 ans…

  10. De plus, Fabien, un lessive, n’est pas le plus important : rien que de mettre le linge dans l’eau et de le battre (le faire tourner) à tendance à le nettoyer. La lessive n’est que le plus pour le rendre dans un état parfait.
    Sans compter que comme tu dit, si une lessive n’est pas efficace, au magasin d’à côté, il y a une 15 aine de marque prête à l’usage.

    Pour le choix d’un candidat, en général je le fait d’après le résumé du programme qu’ils envoyent avec le bulletin de vote. Avant, le débat ne m’intéresse pas.
    Et à partir de ce programme, je regarde leurs histoires, et le sérieux de leurs propositions. Et je choisis le moins pire.

  11. Tiens, tu parles de politique, c’est assez inhatibuel sur ce blog. Je vois que je ne suis pas le seul à n’avoir plus aucune confiance en la politique. Pour les rares fois où j’allume la TV, j’ai l’impression de voir uniquement des démago.

    Malheureusement, je pense qu’il y a une sorte de pessimisme généralisé. Parce qu’on sait bien qu’aucun homme politique ne peut nous sortir de la merde. Et pourtant, il faut bien qu’on fasse quelque chose, si on va peut se retrouver comme en Grèce dans quelques années.

  12. S’intéresser à la politique n’est pas une perte de temps. Contrairement à ce que j’ai pu lire, chaque citoyen a le moyen de faire changer les choses en votant. Le problème c’est que trop peu de gens s’y intéressent et ne se rendent pas compte du pouvoir qu’ils ont entre leurs mains au moment de voter.

    Je ne vais pas faire l’apologie des hommes politiques mais lorsqu’un homme est passionné par ce qu’il entreprend et réellement investi pour l’intérêt commun cela se voit, cela se sent.

    Si vous lisez ce blog, c’est surement parce que vous n’êtes pas « riche » mais que vous aspirez à l’être et que vous vous donnez les moyens de le devenir. Et vous avez bien raison.

    Mais ne trouvez vous pas cela tellement injuste que certains naissent en étant déjà assit sur une fortune considérable ? Vous finirez peut être par grimper un peu (ou pas du tout) dans l’échelle sociale mais honnêtement à quel prix ? L’ascension sociale est extrêmement difficile et lente pour la simple et bonne raison que plus on a de l’argent plus on en gagne et donc si on a peu d’argent on en gagne peu.

    Je ne suis membre d’aucun parti politique mais je porte un intérêt certain à la politique. Mon choix est déjà fait, je veux un président qui en ai, qui soit réaliste et qui porte mes valeurs, qui n’ai pas peur de faire changer les choses, qui soit passionné et sincère. Je voterai Mélenchon.

    1. Mais vois tu le problème c’est que prendre de l’argent aux riches sans distinction sous prétexte que certains ont hérité c’est quand même un peu léger. Que fais tu des génies , des malins, des bosseurs, des gens qui acceptent des responsabilités et des risques énormes ?

      Trouve moi un système qui te prend uniquement ce que tu n’as pas mérité et là je signe des 2 mains. Le problème des partis d’extrême gauche pour qui tu votes c’est que on a vu ce que ça a donné en Russie ou en Chine : un état monstrueux qui acapare tout, qui centralise tout et fini par appauvrir tout le monde (quand c’est pas pire).
      Et moi je suis prêt à grimper « un peu  » comme tu dis même si je dois fournir des efforts, je trouve ça beaucoup plus honorable qu’attendre que l’état me nourrisse.
      Et je n’envie pas les ultra riche qui ne sont pas des gens très heureux en général.

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        « Et je n’envie pas les ultra riche qui ne sont pas des gens très heureux en général. »

        D’où tiens tu cela ? 🙂
        Si c’est ce que tu crois, tu as une bonne raison pour ne jamais le devenir.

        1. Je tiens ça de nombreuses études parues à ce sujet qui montre que le degré de bonheur est inversement proportionnel à la richesse personnelle.
          Et je n’ai jamais souhaiter devenir ultra riche. Il y a un juste milieu non ?

      2. Arrêtons de croire naïvement que le front de gauche a pour ambition d’instaurer un régime communiste. Bien sur que non, le régime communiste n’a pas marché et ne marchera jamais.
        Vois tu le parti pour lequel je vote aspire à un régime capitaliste modéré et intelligent. Il ne s’agit de prendre aux riches pour donner aux pauvres, mais de réduire les injustices. Ne crois tu pas que quand on gagne 30 000 euros par mois on est déjà justement récompensé pour le travail et les risques éventuelles qu’on a pu prendre ? Excuse moi, mais entendre les salaires des footballers me donne envie de vomir.

        Un des problèmes de notre économie est que l’argent ne circule plus car il reste dans la main des plus hauts. Les PME et les entrepreneurs n’arrivent pas à se financer parce que les banques ne leur accordent trop peu de prêts.

        1. J’aimerai bien voir Melenchon discipliner les riches…
          Dans la politique c’est le rapport des forces qui compte et les riches sont plus forts.

          Quand il deviedra menaçant, ils chercheront un moyen de se débarrasser de lui. Chose qui n’arrivera jamais, bien sûr, parce que le mec est très intelligent et ne dépassera pas la ligne rouge. Alors il faut oublier le « après 360k je prends tout ».
          Les riches contrôlent le système. Seules les révolutions les effraient, parce que là ils perdent le contrôle.

        2. Quel discours défaitiste ! Non les riches ne contrôlent pas tout !
          Ils arrivent à se débarrasser de certains politiques parce que ce sont des pourris.

  13. Merci pour ton article Michaël, tu as décidément beaucoup d’humour. J’ai bien rigolé. 😉

    Ceci dit ton article pose de très bonnes questions et il est très pertinent !

    Qui que soit le prochaine président Français, les mentalités en France ont besoin d’évoluer. En gros, je pense que nous devons absolument arrêter de râler dans ce pays, et régler les problèmes que nous avons pour aller de l’avant.

    Beaucoup de Français n’ont pas comprit dans quelle situation se trouve la France.

    Aujourd’hui la France n’a plus les moyens de porter ces citoyens, comme elle pouvait le faire dans le passé. Les français vont devoir apprendre à se prendre plus en charge eux même. Il y a une compétition très rude à l’international et nous devons faire des choix sur ce que nous voulons que la France devienne.

    Voulons-nous faire parti du jeu à l’international ou lâchons-nous l’affaire ?

    En tout cas la suite promet d’être intéressante. 😉

  14. Le véritomètre …
    Selon notre idéologie, les résultats sont différents …
    On a jamais pris Marine à mentir et elle est dernière.
    Elle n’a jamais été au pouvoir, elle a annoncé, seule, la catastrophe de la Grèce qui découle de la politique européenne et des banques Morgan et Sachs (chez qui on a prit des salariés pour diriger la Grèce, l’Italie et la commission européenne) et elle est dernière …
    Elle est la seule à avoir des interventions à 0% de crédibilité …
    Et pour finir Mélenchon 1er …
    Vaste blague/manipulation ce lien …
    Je te croyais (sincèrement) plus malin.

    1. « On a jamais pris Marine à mentir et elle est dernière. » Je rectifie car selon la grille de lecture que l’on a de … La vie, pour faire simple, évidemment un manque de complément sur une réponse médiatique ou le simple fait de ne pas y croire, fait que l’on va estimer que le candidat ment.

  15. Je fais pas une fixette dessus mais je viens de retourner sur le véritomètre.
    As tu remarqué que si tu pars des candidats de l’extrême gauche à l’extrême droite les pourcentages ne font que baisser ?
    😀

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      J’aime bien le principe de vérifier chaque affirmation et de pouvoir accéder à la source. Après, il peut toujours y avoir un biais de sélection des affirmations en question.

      1. Je suis pas sûr d’avoir compris ton commentaire. Tu voudrais que je te donne des sources de mes affirmations ?
        Ou tu disais ça de manière générale (du coup, je comprends pas ton commentaire :p)

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  16. Le principe est sympa.
    Mais une fois que tu as remarqué que le pourcentage de crédibilité évolue en fonction de ton positionnement à gauche, il perd toute crédibilité.
    Je comprends mieux la position (sur l’animation) chronologique des candidats.
    S’ils avaient mis dans l’ordre du plus à gauche au plus à droite, mélanchon > joly > > Hollande > bayrou > sarko > lepen, l’évolution des pourcentages auraient sautés aux yeux 😉

  17. Philippe a écrit:
    « Quel discours défaitiste ! Non les riches ne contrôlent pas tout !
    Ils arrivent à se débarrasser de certains politiques parce que ce sont des pourris ».

    La gestion des societés ne se passe pas au niveaux des urnes. Les décisions sont prises dans les sommets (G8, G20 etc) dans les clubs des riches (Club Bilderberg etc), dans les loges maçoniques, dans les lobbies, etc

    Le peuple a un pouvoir limité. Celui-ci repose plutôt sur sa capacité d’exercer de la pression sur les dirigeants (grèves, negociations des syndicats etc). C’est un rapport des forces qui peut réussir ou non.

    Mais le politique qui essaiera d’appliquer un programme revolutionnaire (comme celui de Melenchon), met sa vie en danger.
    Ulof Palme, par exemple, en Suède était un premier ministre qui dérangeait beaucoup, et …il ne fait plus parti de ce monde.

    Pour l’info:
    -Melenchon est un franc-maçon. Si j’étais de gauche, je serais dubitatif sur ses intentions « revolutionnaires »

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