Comment avoir plus en faisant moins : secret pour une meilleure vie

Michael Ferrari Développement personnel 12 Commentaires

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Aujourd’hui je veux partager un cadre de référence que j’utilise depuis des mois et que je trouve génial. Il vous permettra d’obtenir plus de ce que vous voulez dans la vie en faisant moins de choses. Ça parait fou non ? Lisez la suite.

Lorsque j’ai terminé mes études, un bac +5 en poche, j’ai décidé de venir m’installer à Paris. J’ai quitté la région Aixoise sans regrets (non tous les sudistes ne sont pas accros au soleil!) et à Paris j’ai profité d’un nouveau style de vie génial. Dans ce style de vie, un élément nouveau pour moi était de sortir manger – presque tous les jours. Venant d’un milieu modeste, j’ai découvert un plaisir que l’argent peut payer. A un moment donné il m’arrivait de prendre un ou deux repas dans la semaine chez moi et tout le reste dehors. J’ai donc une expérience significative en restaurant et autres lieux de restauration.

Et puis comme toutes choses, naturellement je suis revenu à un rythme plus « équilibré » où je prenais environ 50 % de mes repas à l’extérieur. Puis avec le temps, je suis devenu hyper-sélectif.

Pourquoi je vous raconte ça ?

Tout est une question de choix

J’adore lorsqu’une personne que je connais peu et avec qui j’ai commencé à travaillé me dit : « ah je pensais te proposer d’aller au Kebab mais je crois que ça ne va pas te plaire » : les gens comprennent vos attentes si elles sont claires. Dans ce cas-là, les gens savent que je préfère du sain, léger, fait-maison, power-food. Et ils savent que c’est bon pour eux (et ils peuvent bien sûr aller au Kebab sans moi!). Ils savent que je préfère manger une pomme que de faire un repas qui ne rentre pas dans mes critères et que je n’embêterai personne avec ça. C’est tout l’art de savoir ce que l’on veut sans l’imposer. De s’écouter, de se respecter sans faire la moraline. De mener par l’exemple.

Et comme lorsque j’allais très souvent au restaurant, j’ai commencé à faire des choix.

Dire non au Kebab de mauvaise qualité (je vais toujours manger un Kebab lorsque je suis à Berlin). Dire non au sandwich de mauvaise qualité. Dire non pour pouvoir dire oui à autre chose.

Qualité ou quantité ?

Ce qui compte, est-ce le nombre d’expériences ou leur qualité/intensité ? Bien sûr, vous pouvez être tenté de dire « LES DEUX IDIOTS !! » mais les choses ne marchent pas ainsi. L’ajustement hédoniste fait que naturellement le restaurant 3 étoiles, s’il devient votre cantine, n’aura plus la même intensité. Oui, il restera bon mais c’est votre devoir de faire en sorte que l’expérience reste exceptionnelle…. en intensité. Si vous voyagez tout le temps, vous commencerez à en perdre le goût et à vouloir vous poser. Parfois cela prend des semaines, parfois des mois ou des années mais cela fini par arriver.

Si l’intensité diminue avec la quantité, voilà un bon cadre de référence. Tout comme les philosophes Grecs stoïciens qui pratiquaient volontairement (et temporairement) la pauvreté pour mieux apprécier ce qu’ils ont, vous pouvez appliquer ce double principe pour avoir plus de la vie.

Aller moins au restaurant pour mieux manger

Et ainsi j’ai encore réduit ma fréquence au restaurant pour privilégier la qualité. Au lieu de manger chaque semaine dans un Sushi à 15 €, je vais de temps à autre dans un sushi à 25/30 € ou plus. Au lieu d’enchainer les restaurants sans cuisiniers, je privilégie les entrepreneurs du goût.

De combien parle-t-on ? Le dernier en date, une très bonne adresse, s’appelle Le Galopin (faut dépasser le côté hipster). Menu unique, 46 € d’un niveau mémorable. Est-ce que je me souviens de tous les autres restaurants « lambda » : non. Et ainsi, c’est devenu un petit rituel : chaque mois un bon restaurant.

46 € vous trouvez que c’est beaucoup ? Voici l’un conseil que m’a donné un mentor : « ne soit jamais imbu de toi-même ou arrogant mais n’ai jamais honte de ce que tu peux te permettre de vivre grâce à ton travail ». Que les grincheux, méditent cette phrase.

Comment appliquer ce principe ailleurs ?

Je sais, ce n’est pas les restaurants où va Michael qui vous intéresse. Je résiste pour rester poli sur mon blog (mes parents le lise) mais savoir ce que je mange est en bas de la liste de vos préoccupations même si vivre une vie riche ne peut pas se faire sans une alimentation consciente (d’ailleurs est-ce un sujet qui vous intéresse ?).

L’idée, c’est que vous pouvez appliquer le cadre de référence « Qualité ou quantité » ailleurs. Commençons par un sujet comme l’argent.

Lorsqu’on parle d’argent, vous pouvez privilégier la quantité ou la qualité. Comment ça se manifeste ? Vous occupez 2 ou 3 postes mi-temps, mal payé, peu qualifié ou vous occupez un seul poste où vous êtes impliqué à 100 % et où votre service est apprécié. (Je sais, je sais, les gens les pauvres, ils ne savent pas, ils ne peuvent pas…. hé, si c’est pour faire des réflexions svp de ce niveau partez de ce blog et allez lire le Monde, le Figaro ou Libération). Comment pouvez-vous augmenter la qualité de ce que vous proposez ?

Ou mieux : vous investissez dans 25 entreprises différentes, motivé par les titres de magazines « spécialisés » qui crient « Les 10 actions pour gagner en bourse » et vous constatez que la performance n’est pas au rendez-vous.

Au lieu de choisir 2 ou 3 trackers de qualité ou 2 ou 3 actions soigneusement sélectionnées, vous faites le choix de la quantité.

Lorsqu’il s’agit de postuler à un poste que font la plupart des gens ? Ils envoient des centaines de CV. Encore ici : qualité ou quantité ? Et que racontent-ils après ? Que personne ne répond. Qui voudrait répondre aux centaines de lettres impersonnelles qu’il reçoit chaque jour ? Pas moi désolé. J’espère juste que l’encre ne contient pas de produit toxique lorsque je brûle le papier pour démarrer le barbecue en rigolant comme un possédé.

En faisant de la quantité, vous devenez invisible, noyé dans la masse.

Que ferait quelqu’un qui vise la qualité ? Sélectionner 5 / 10 entreprises maximum. Rencontrer 2 à 4 personnes avant de postuler pour bien comprendre ce qui s’y passe, quels sont les besoins, comment approcher l’entreprise, qui approcher. Cela ne prend pas forcément beaucoup plus de temps que de timbrer 100 enveloppes. Mais les résultats sont d’un autre niveau.

Et concernant l’efficacité ? Je sais c’est facile. Plutôt que de faire un peu de tout, vous faites une seule chose, bien, à fond, celle qui fera que dans dix ans votre vie est différente. Est-ce le cas aujourd’hui ?

Vous sortez des dizaines de produits merdiques au lieu d’en sortir 2 qui cartonnent. Vous choisissez de travailler avec tous les clients qui viennent à vous au lieu de les sélectionner et de vous investir. Vous comprenez la logique ?

 

Donc voici ma question pour vous :

Que pouvez-vous réduire en quantité pour privilégier la qualité ?

 

En prime quelques photos du restaurant dont j’ai parlé :

Une entrée avec un nombre de saveurs surprenant

Une entrée avec un nombre de saveurs surprenant. Les herbes peuvent avoir ce goût !?

L'un des plats. Les tomates ont un drôle de goût... de tomate !!

L’un des plats. Les tomates ont un drôle de goût… de tomate !! Et le poisson est fondant.

 

L'un des desserts. Même ici, il y a au moins 4 saveurs/textures différentes. Plusieurs jours après, je m'en souviens encore.

L’un des desserts. Même ici, il y a au moins 4 saveurs/textures différentes. Plusieurs jours après, je m’en souviens encore.

 

 Crédit photo début d’article Shira Golding

Commentaires 12

  1. allan

    Je suis entièrement d’accord! J’ai des employés qui se plaignent sans arrêt qu’on les bloque tout le temps, qu’on ne leur donne jamais leur chance, que c’est injuste, qu’ils méritent une promotion. Pourtant personne ne les bloque. Ils se bloquent eux-mêmes. Ils n’ont aucun plan clair, ils appliquent sur tous les postes qui sont affichés dans des départements diamétralement opposés. Ils ne prennent pas la peine d’aller rencontrer les gens, comprendre le travail et les attentes du poste. Ils ne joignent pas de lettre de présentation, ils ne démontrent pas avoir réalisé des accomplissements en lien avec le poste… Bref ils priorisent la quantité sur la qualité!

  2. [email protected]

    Coucou Michael,

    Et bien la prochaine fois que je viens à Paris, je veux bien aller manger avec toi dans ce restau qui semble correspondre en tous points à ce que j’attends d’un repas dehors 🙂

    Pour le reste, je souscris complètement au fait de privilégier la qualité.

    J’irais même jusqu’à pousser encore plus : se passer d’aller au restau durant un mois ou deux, pour s’offrir un 3 étoiles ici ou là en France. Ce sont des expériences uniques pour tous ceux qui apprécient bien manger.

    A tout bientôt !

    Bien amicalement,

    Grégory

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  3. Mr Huggy

    Beau principe que de privilégier la qualité à la quantité qui s’adapte à la vie perso comme à la vie pro…

    Il faut éviter de se disperser et créer l’envie et un sentiment d’exceptionnel par la rareté.

    Il vaut mieux aboutir un projet bien bossé que 10 idées de projets qui n’aboutiront à rien car le temps passé sur les 10 idées ne sera pas suffisant !

  4. Marc

    Tout à fait d’accord avec cet article et le principe de privilégier la qualité à la quantité pour pouvoir se démarquer à tous points de vue. Ne faisons pas les moutons et montrons notre vrai visage en privilégiant la qualité d’un projet à sa quantité !

  5. Philippe Geffroy

    Salut Michael
    Totalement en phase, notamment pour les restos 🙂 J’applique aussi ce principe à la gestion de mon temps, et c’est fou comme on peut faire et vivre des choses sympas en 24 heures! Sinon, sentiment d’être débordé, pas d’accomplissement, cerveau encombré etc…

  6. Mathieu @BusinessFougueux

    Bonjour Michael,

    À choisir entre la quantité ou la qualité, beaucoup de personnes choisissent la quantité.

    Pourquoi ? Parce qu’au niveau de la perception c’est mieux. C’est plus impressionnant !

    On a l’impression d’en avoir beaucoup alors qu’en réalité notre satisfaction n’est pas très élevé.

    Ça reste de la quantité ! Et non de la qualité (enfin pas tout le temps).

    J’ai un petit exemple : je suis moi même étudiant et je connais un autre étudiant qui a créé 3 sites internet avec son CV et d’autres éléments dans l’esprit des 3 entreprises où il a postulé.

    Il n’a donc pas envoyé des centaines de CV mais il a misé sur la qualité. Il s’est distingué et ça a marché.

    Il a eu 3 retours positifs sur…. 3 🙂

    À bientôt,

    Mathieu

  7. Alexandra de Sphère Humaine

    Le Galopin, c’est pas trop loin de chez moi, je retiens l’adresse.
    Je te donne une autre adresse de resto, végétarien, très bon en saveurs également: Soya, rue de la Pierre-Levée dans le 11e.
    Pour le moment, le meilleur resto végétarien où j’ai mangé était à Berlin, un vrai festival de saveurs. C’était dans le quartier de Prenzlauer Berg: Lucky Leek.

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      Michael

      Ah merci !
      J’y suis allé (Soya) en février, j’ai bien aimé.
      Cela me rappelle les restos un peu tendance que l’on peut croiser à Londres ou Berlin justement.

  8. Jean-Louis

    Tu as le Pré Verre à Paris, à côté de la Sorbonne.
    http://www.lepreverre.com/
    S’il n’a pas trop changé (je n’habite plus Paris depuis 5 ans), la nourriture est TRES intéressante et pas chère.
    Par contre, tu n’as pas franchement le choix du menu.

    Si tu ne connais pas, je te le conseille.
    Avec ma femme, à l’époque, c’était presque devenu notre cantine et il était constamment plein.

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