Ce qui me pousse à faire tout ceci…

Michael Ferrari Esprit riche, Psychologie de l'argent 8 Commentaires

Un lecteur m’a posé cette question par email. Comme je parle rarement de moi, c’est l’occasion de dévoiler un peu plus ce qui a motivé le fait de quitter ma vie précédente. Rien ne s’est fait en un jour et il est impossible de savoir jusqu’où tout ceci me mènera. Quoi qu’il en soit l’aventure est passionnante !
Bonjour Michael,
Je suis ton blog depuis un bout de temps et j’apprécie beaucoup ton parcours et l’esprit dans lequel tu animes ton blog.
Bien que je sache que tu n’aimes pas tellement parler de ta vie personnelle, je serais très intéressé de savoir si tu vis entièrement des revenus liés à ce que tu produits (ebook, coaching, consultant en entreprise, autres projets ?).

Je me demande également quelle est la raison qui t’a poussé à quitter le statut de salarié alors que tu gagnais bien ta vie (évènement, motivation, …) ? Même question pour ce qui est du lieu géographique… pourquoi avoir quitté la France au profit de l’Allemagne ? Là encore, mon intérêt est de savoir quel en a été le déclencheur et ce qui t’a poussé à trouver le courage de bouger ton train train confortable de vie.

Et enfin, la source de ta motivation au quotidien ? Connais-tu des hauts et des bas et comment fais-tu pour remonter rapidement la pente ? As-tu beaucoup de contacts avec qui tu as l’occasion de partager tes projets, rêves, réflexions ou qui te soutiennent sincèrement dans tes démarches ?

Comme tu peux le voir, je me pose beaucoup de questions et je suis à un stade où je cherche à comprendre le déclic qui s’est produit chez d’autres personnes « libérées du système ». C’est non seulement motivant mais j’ai récemment découvert que la motivation et le dynamisme sont des virus contagieux 😉 Alors j’essai de plus en plus de rencontrer ou de rentrer en contact avec des gagnants.

Salut,

Merci pour ton email.

Je vis de mon blog et de mon activité de consultant BPM indépendant. Pour l’instant je ne pousse pas mon activité de consultant, c’est à dire que si un client vient me chercher et que le projet est motivant j’y vais sinon le blog me permet de vivre correctement.

J’ai quitté mon emploi pour une seule raison : après avoir lu pleins de livres de développement personnel et avoir côtoyé des entrepreneurs, j’ai compris que dans mon cas il fallait que je sorte de ma zone de confort. Je cherchais un électrochoc.

Gagner 2 500 ou 3 000 € par mois est confortable et que tu le veuilles ou non te maintiens dans un système de pensée particulier. Tu es influencé par ce que tu fais et par les récompenses et les punitions du système. Les collègues limitent ton point de vue et un microcosme auto-régulé est créé. Tes préoccupations sont celles des gens qui sont dans le système. Tu as peur pour ta carrière même si tu sais que tout va bien. L’apprentissage théorique a une limite qu’il fallait franchir : c’est bien beau de parler de développement personnel et d’argent mais à moins de progresser dans sa prise de conscience et de contrôle, tu ne fais rien de concret. Après avoir passé plus d’un an à essayer de m’extirper de ma peau de salarié, il fallait que je fasse le saut : assez lu, assez écris – action. C’est donc pour cela que le seul choix possible était de partir malgré le poste intéressant que j’avais.

D’autres raisons sous-jacentes ont contribué à ma décision : marre d’échanger mon temps contre de l’argent, envie de prendre mes propres décisions « business » et non de suivre les choix (bons ou mauvais) de quelqu’un d’autre.

Je devais résoudre la dualité entre le « moi » qui voulait entreprendre et se libérer et le moi « réel » du quotidien.

Le choix de l’Allemagne et en particulier de Berlin est lié à de multiples facteurs. Tout d’abord, quoi de plus dérangeant qu’un pays dont tu ne parles pas la langue ? Bon, je ne suis pas parti au Vietnam non plus mais je n’avais jamais parlé un seul mot d’allemand auparavant. C’était donc parfait pour sortir de cette fameuse zone de confort. Ensuite, Berlin est une ville absolument magnifique. J’y suis allé 2 fois avant de venir m’y installer et j’adorais cette ville. L’histoire y est omniprésente et la ville est moderne et agréable (2 points sur lesquels Paris pêche). Berlin a aussi un autre avantage, elle est très abordable et c’est donc un contexte parfait pour tester, se lancer et optimiser un business. Le truc, c’est que je n’étais pas seul, ma voisine millionnaire avait aussi décidé de lancer son activité de traductrice d’édition.

Alors oui, se lancer tous les 2 en même temps alors que c’est la crise était un peu osé mais le choix de la ville était un moyen de contenir le risque. Ici, un budget mensuel (loyer 60m², électricité/gaz, alimentation tous les jours à la maison) est de moins de 1 000 €. A Paris, ce n’est même pas le prix du loyer.

J’ai donc voulu créer les conditions de succès. C’est une idée que j’aime bien : il faut mettre en place les conditions de sa propre réussite. Si tu es bloqué quelque part, arrête de constater que tu es bloqué et fais en sorte de trouver une solution. A un niveau supérieur, j’ai aussi travaillé sur les conditions de non-échec, ce que j’appelle ainsi c’est la définition de jalons facilement atteignables et le fait de rendre impossible l’échec. (typiquement, c’est le fait d’aller faire son jogging avec un collègue qui passe vous chercher)

Par exemple, un ami et mentor (et sa femme) dont j’ai publié une interview est venu vivre 6 mois à Berlin. Le fait d’avoir mon mentor à proximité m’a beaucoup motivé au quotidien car au lieu de me reposer inconsciemment sur mes lauriers, je devais à chaque fois trouver un moyen de faire des progrès, aussi minces soient-ils. La discussion et l’émulation que créé quelqu’un qui partage mes projets est important.

Ma motivation quotidienne est double : tout d’abord je cherche comment apporter quelque chose à ce monde. C’est un objectif ambitieux mais mon métier de consultant ne contribue pas vraiment à cet objectif car je reste dans une entreprise et ne touche pas vraiment les gens. Il m’apporte de la satisfaction intellectuelle et des défis intéressants. Pour toucher les gens, le blog est mon outil. Il me permet de continuer mon apprentissage et de partager mes découvertes.

Ensuite, l’indépendance financière est l’autre axe que je suis. Typiquement, j’essaie au maximum d’éviter le jetable « 1 heure de travail = 1 heure de salaire ». L’avantage avec le consulting, c’est que cette heure est plutôt bien payée mais autrement je travaille au développement de mes actifs (l’écriture d’ebook par exemple). Je travaille sur la sélection d’activité avec effet de levier. Je sais que je ne serais payé qu’en fonction de ce que j’apporte. A moi d’apporter quelque chose qui en vaille la peine !

Au final, ce qui compte c’est être dans le témoignage des gens. Ceci n’a pas de prix et ne peut être acheté. Le fait d’imaginer que quelqu’un racontera dans 2 ou 4 ans que l’un de mes articles a provoqué un déclic qui l’a poussé à agir et qui l’a amené jusqu’à sa réussite est très motivant.

J’ai connu des hauts et des bas même si je n’en parle qu’entre les lignes sur le blog. Comment ne pas douter ? Impossible. Par exemple des dizaines de blogs se créent chaque jour sur le même sujet. Des dizaines de sites vendent des ebooks (heureusement, ils sont tellement douteux que le problème se résoud tout seul). Vais-je être capable d’écrire régulièrement sur le blog ? Que faire si je tombe malade ? Comment rester visible ? Comment repartir de zéro et retrouver du boulot dans cette situation économique ?

L’escalade et la panique peuvent rapidement prendre le dessus et occuper l’essentiel des pensées.

J’ai trouvé plusieurs méthodes pour calmer/tuer ces doutes :

  1. ce que je fais au quotidien est une aventure, en tant que telle, elle n’a de valeur que parce que je la vis. J’ai une chance importante de pouvoir faire ça
  2. ce que j’emmagasine comme expérience payera 2 ou 3 fois plus lorsque le moment sera venu
  3. j’ai épargné une somme qui me permet de vivre plusieurs mois sans problèmes, l’argent n’est pas un problème
  4. j’ai confiance en mes capacités de réaction et à retourner des situations
  5. je souhaite concentrer mon énergie sur le concret et l’actuel : les problèmes n’en sont pas

Pour construire son moral, il est important de s’exposer à ceux à qui on souhaite ressembler. Écouter ceux que l’on veut suivre et lire ceux que l’on veut attirer.

Parler à une personne qui à effectué le même parcours quelques mois auparavant n’a pas de prix. S’impliquer dans ce à quoi l’on croit est salvateur.

Voilà pour mes quelques réponses à cette question importante pour se libérer du système.

Courage !

A bientôt,

Michael

Commentaires 8

  1. Excellent article, le meilleur je pense…

    Il serait intéressant d’avoir aussi un article sur quelques difficultés que vous avez rencontré et comment vous avez su vous re-motivez (même si vous décrivez les principales dans cette article), avez réussi à trouver une solution aux problèmes et quels expériences en avez vous tiré.

    Un article que je vous conseille de mettre dans votre manifeste et votre e-book « COmment trouver son idée de business ».

  2. Impressionnant de pensée positive ! c’est mon rêve en ce moment (en dehors du boulot) de pouvoir être à ce point motivé : ) Ce que tu dis est en tout cas plein de bon sens …

    C’est qui ton mentor ?

  3. Bonjour Michaël

    Je pense que certaines personnes ont des capacités pour devenir ce qu’elles sont et d’autres font façe à des difficultés réelles ou imaginaires qui bloquent leur potentiel de développement et leur envie de s’épanouir dans leur vie personnelle et professionnelle.
    Le dialogue est une bonne solution pour découvrir les points de blocage.
    As-tu déjà été personnellement confronté à cette situation ou été en relation avec des gens « bloqués » dans leur potentiel ?

  4. Post
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    Merci pour vos retours !
    @bibiloute, je note ça pour la prochaine version, je suis d’accord sur le fait que ça puisse apporter un éclairage important.

    @Patrice : une rencontre qui s’est faite un peu au hasard et un très bon ami depuis : http://esprit-riche.com/interview-dun-entrepreneur-financierement-independant-decouvrez-les-secrets-de-javi/

    @demobilier : Oui, je tombe fréquemment sur des situations où les gens sont bloqués. Cela explique certainement le succès des méthodes et des supports en tous genres (coaching, séminaire…). Je sais que bien souvent ces blocages sont « situationnels », la personne a juste besoin d’une confirmation ou d’un ré-aiguillage dans la voix à suivre.
    Au final, il y a ceux qui cherchent à débloquer leur potentiel et les aider est un plaisir (le coaching se fait naturellement) et ceux qui ne cherchent pas et là on essaie de faire bouger une montagne…

  5. Bonjour à tous,
    et félicitation à toi Michael.
    Je suis avec intérêt ton blog depuis quelques temps déjà.
    Je reviens sur ce billet déjà ancien.
    Tu nous dis vivre de ton blog.
    Or je vois peu de bannières sur ton site. (exclusivement zanox ? )
    Quand tu dis vivre de ton blog, tu parles bien de publicité?
    Je suis également curieux (si ce n’est pas trop indiscret) de connaitre le nombre de visiteur et le « taux » de clic sur les bannières.

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