Esprit riche a lu : Avez vous atteint votre niveau d’incompétence ? 2/2

Michael Ferrari Management et leadership, Résumé de livre 1 Commentaire seulement !

Deuxième partie sur Le principe de Peter :

L’auteur parle d’un concept important, le syndrome du dernier poste : ces gens qui développent des maladies qui les rendent incompétents et souvent d’ailleurs se cachent derrière la maladie pour expliquer le fait qu’ils sont incompétents.

Les collègues de boulot leur cachent les problèmes pour ne pas empirer leur état de santé.

Le patient (désormais officiellement reconnu comme tél) ira voir un médecin qui lui conseillera une vie de saint : arrêter de boire/fumer , ne plus sortir le soir, le mettra sous tranquillisant ou pratiquera la thérapeutique de la distraction : trouvez une activité en dehors du travail. Alors qu’au fond la cause du tout est simplement l’incompétence.

L’auteur parle aussi de la prise de conscience par le salarié de son incompétence : souvent le salarié confond cela avec paresse et se sent coupable. Il se met à travailler dur, oublier les pauses café, emporte des dossiers à la maison pour le soir et le week-end.

Différentes réactions palliatives sont étudiées : celui qui se perd dans les détails, celui qui passe son temps à préparer et obtenir l’avis des experts, celui qui fait une représentation au lieu d’agir et bien d’autres…

Vous y trouverez forcement la plupart de vos collègues 🙂 .Dilbert est d’ailleurs largement basé sur ces principes

Les tests d’aptitudes sont également passés sous le crible de l’analyse selon le principe de peter. L’auteur démontre qu’une personne qui réussi un test d’aptitude (si corrigé par une personne compétente) aura plus rapidement atteint son niveau d’incompétence puisqu’elle sera directement placée à son niveau de compétence maximum.

On reconnaît une personne incompétente lorsqu’elle assiste à beaucoup de :

  1. réunions,
  2. colloques,
  3. séminaires,
  4. symposiums,
  5. conférences.

Au final pour se prémunir du syndrome du dernier poste, le livre conseille de se ménager des espaces d’incompétences afin de ne pas attirer la promotion. Le refus d’une promotion étant un acte socialement et professionnellement inacceptable il faut user de techniques subtiles.

Le bonheur durable ne peut être obtenu qu’en se préservant de la promotion ultime.

Il évoque aussi la répercutions dans l’école de ce principe. Ainsi il explique que le niveau actuel de terminal équivaut au niveau de la classe de seconde d’il y a quelques années et que ça continuera à régresser ainsi.
Les diplômes perdent leur valeur en tant qu’étalons.

Ils n’expriment plus la compétence absolue des élèves mais le simple fait que les élèves ont supporté le nombre d’années d’études nécessaires à l’obtention du diplôme. C’est la régression hiérarchique.

L’incompétence par ordinateur est aussi très intéressante : plus un outil puissant est mis à disposition d’un humain plus l’ampleur des dégâts peut être important. La presse et la télévision sont la preuve du pouvoir de l’homme à propager son incompétence et cela s’applique à l’ordinateur.

Appliqué à l’humanité, le principe veut que l’homme atteigne son niveau d’incompétence vitale et vu la situation écologique actuelle, est-ce déjà le cas ?

Achetez le livre pour 3,5€ il en vaut le détour.

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