[Philippe] 2 questions à vous poser pour vivre une vie plus riche

Michael Ferrari Améliorer sa vie 9 Commentaires

question

Une des dimensions importantes du coaching est l’art de poser les « bonnes » questions. Une « bonne » question ouvre la réflexion, fait voir les choses sous un autre angle, donne du grain à moudre au-delà des réponses immédiates, peut aussi confronter aux manques ou incohérences  Certaines questions peuvent d’ailleurs être très pertinentes dans le cadre d’un auto-coaching. Je vais vous en livrer deux (ou plutôt une sous deux angles différentes) dont les conséquences sont potentiellement très enrichissantes.

Lorsque nous animons les sessions de « Créez la vie que vous méritez », il y a toujours un moment où chaque participant prend son courage à deux mains et ose regarder la réalité de sa vie personnelle et/ou professionnelle. Pas toujours simple de faire face à ce qui dérange, à ses insatisfactions, à ses rêves avortés : il y a tant de décisions qu’on a cru prendre en toute autonomie alors qu’on a en fait suivi le flot de prescriptions familiales et sociales, ou été dominé par un besoin de sécurité irrépressible alors que notre cœur nous emmenait ailleurs.

Ce qui se passe alors, généralement, est un léger abattement, un sentiment d’impuissance puisqu’on ne voit pas de porte de sortie. Alors on va chercher toutes les bonnes raisons qui nous ont emmenées à ce point. La liste est longue : il fallait faire plaisir, on n’a pas eu le choix, il fallait bien vivre (survivre ?), on avait une jambe de bois –manque de compétence, d’argent, faiblesse de caractère, de reconnaissance ou d’amour- qui nous empêchait d’avancer (vous voyez bien, mon bon monsieur, avec ma jambe de bois, je ne peux rien faire…). Et quand on en est là, on attend, on espère, on prie pour entendre : ah mon pauvre garçon, oui, comme tu as souffert, le monde est bien injuste avec toi, tu n’as pas eu de chance, ce n’est pas de ta faute, c’est la crise, le gouvernement etc. Qui n’a jamais, je dis bien absolument jamais, eu ces pensées et ce discours ? Dans le fond, nous sommes tous pareils. Il faut donc trouver autre chose.

« Ok, je comprends, mais dis-moi : comment as-tu contribué, par le passé, à créer cette situation, qu’as-tu fait ou pas fait, qu’as-tu dit ou pas dit, pour en être là aujourd’hui ? ».

Généralement, cette question ne fait pas un tabac. Elle est le plus souvent accueillie avec stupeur. L’œil devient torve, la respiration se bloque, une légère transpiration humidifie les tempes, la voix se trouble. Après quelques secondes de silence, apparaît le plus souvent un « euh » qui dure quelques secondes (ça fait gagner du temps et permet d’aller chercher quelque chose à dire). Il faut alors faire preuve d’empathie « tu n’es coupable de rien, tu as sans doute fait de ton mieux et, à l’époque, c’était pour toi la meilleure façon de faire, mais cela a eu des conséquences qui te sont pénibles aujourd’hui. Ce que tu as contribué à créer, tu peux, maintenant, contribuer à le changer. Pour cela, une piste est de prendre ta responsabilité. Il faut du temps pour répondre sincèrement et en profondeur à cette « simple » question ».

Vous qui êtes devant votre écran, prenez le temps de méditer cette question à propos d’une situation qui ne vous convient pas, personnelle ou professionnelle. Notez honnêtement vos réponses, par paires, en étant très spécifique : Fait / Pas fait  (études de droit / créer ma boîte autour des sports nautiques), Dit / Pas dit (oui à mon manager pour cette mission lourde / qu’il me fallait des ressources supplémentaires pour la mener à bien)

Une fois ce travail accompli, vous pouvez passer à la deuxième « powerful question » : comment est-ce que je contribue entretenir cela aujourd’hui, qu’est-ce que je fais ou ne fais pas aujourd’hui, qu’est-ce que je dis ou ne dis pas (et à qui) aujourd’hui, qui maintient cette situation insatisfaisante ? Le passé, c’est bien, mais l’important, c’est maintenant… et demain ! S’attarder sur des causes qui sont parfois très complexes ne fait qu’augmenter le sentiment d’impuissance. Après avoir produit vos réponses, laissez les reposer et envisagez-les avec vos objectifs. Il y a fort à parier qu’elles contiennent quelques pistes d’actions tout à fait valables pour créer la vie que vous méritez (mais venez quand même au séminaire, nous avons d’autres « powerful questions » rien que pour vous J)

Philippe-Geffroy-photoPhilippe est coach depuis plus de 10 ans et auteur du livre « Soigner vos problèmes d’argent ». Chaque mois, il publie sur Esprit Riche une chronique pour vous aider à vous épanouir personnellement et professionnellement. Avec Sylvie, il organise des séjours de ressourcement et de coaching en résidentiel www.lesjardiniersdeletre.com . Avec Sylvie et Philippe, nous avons créé le séminaire Créez la vie que vous méritez : une expérience unique pour obtenir ce que vous voulez de la vie.

Commentaires 9

  1. Bonjour Michael,

    Je suis ce blog depuis un bon moment et je trouve ce dernier très « enrichissant ».
    Cependant, je trouve que la fraicheur, l’originalité des débuts est en train de se dissiper. L’axe « développement personnel » est de plus en plus présent, au regard de cet article. Attention au phénomène de redondance et l’orientation (involontaire) systématique sur les séminaires, qui commencent à provoquer chez moi un phénomène de méfiance, voir de rejet.

    Il est légitime de vouloir diversifier ses sources de revenus (conception partagée), mais attention de ne pas tomber dans un certain « prosélytisme » des séminaires: référence systématique aux séminaires, invitations aux séminaires, articles de personnes œuvrant dans le séminaire etc…..

    La diversité des articles proposés au début participait à l’originalité de ce blog par rapport à d’autres étant déjà « que » développement perso.

    Merci

    1. Post
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      Bonjour Thibault,

      Merci pour ton commentaire.
      Il est vrai que j’aime ce que je fais et que j’en parle régulièrement.
      Après évoquer la méfiance ou le rejet est un peu fort sachant que le blog existe depuis 2007 et que tout le contenu est gratuit (plus de 1000 articles). De quoi te méfies-tu exactement ?
      Si j’ai bien compris ta proposition, c’est d’avoir une variété d’articles plus importantes ?

    2. Je partage tout à fait ce point de vue et ce sentiment. C’est une mise en garde sérieuse à moins que vous voyez le monde divisé entre ‘les coachés’ (tiens, cela sonne un peu comme ‘scotchés’) et ‘les coaches’, si l’enseignement du coaching serait vraiment gratuit, il y aurait rien à critiquer, mais à partir du moment où les uns s’enrichissent sur le dos de l’ignorance et des faiblesses des autres, ça devient carrément suspect et sent le « big business » à plein né. Bien sûr, « l’esprit riche » et bien coaché fait semblant de ne rien comprendre à l’objection.

  2. Un coach américain que j’aime beaucoup, Larry Winget, pour ne pas le citer, dirait plutôt ceci  » tout ce qui vous arrive est de votre faute ». C’est une façon un peu brute de décoffrage pour finalement dire la même chose.
    J’aime assez cette provocation qui finalement, met les gens face à leurs responsabilités. Ca leur permet souvent de se « recadrer » et de réorienter leurs comportement vers la solution.
    Cf: métamodèle et recadrage PNL

  3. En effet, la richesse du blog était cette diversité d’articles qui participait réellement à construire sa différence.
    D’ailleurs, la relecture de ces derniers est toujours un plaisir.

    La gratuité n’est pas l’élément évitant le risque de tomber dans le prosélytisme (la limite entre « parler de sa passion » et faire du prosélytisme, étant très fine!)
    J’insiste sur cette notion de risque, ce qui permet de pondérer mes propos « un peu fort ».

    En tout cas, la qualité de ta réponse renforce le bien que je pense de ce blog.

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  4. Bonjour,
    Je suis bien d’accord avec le fait que le plus important est d’agir. Regarder le passé pour comprendre ses erreurs mais surtout regarder l’avenir, definir ce que l’on veut et mettre tout en oeuvre pour l’obtenir.

  5. J’aime bien la tonalité humoristique de l’article de Philippe. L’humour est un très bon moyen de prendre de la distance par rapport à « lourdeur » de certaines prises de conscience ou pensées négatives.

    Un petit choc neuronal et soudain tout s’allège car une nouvelle perspective vient de se présenter à nous.

    Redémarrons avec le regard neuf et puis, changer c’est pour toute la vie!

  6. C’est vrai qu’il est important de se poser les bonnes questions afin de trouver les réponses et parfois obtenir un coup de fraîcheur dans nos idées. Cela permet d’avancer et de trouver des idées nouvelles pour devenir plus riche ! Merci pour l’article

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