[Invité] Créer un business sans se rendre fou : ce que vous devez savoir

Michael Ferrari Idée d'entreprises 6 Commentaires

Lorsque que l’on se lance dans un projet important et risqué, comme la création d’un business, ou lorsqu’on décide de donner une autre orientation à sa carrière, on se frotte rapidement à de nombreuses d’embuches.

Voici par exemples quelques obstacles classiques: l’incompréhension de l’entourage, les tracasseries administratives, les clients qui ne sont pas au rendez-vous, les contacts qui ne donnent pas suite…

Le succès tant espéré, pour lequel on dépense tant d’énergie, ne se produit pas toujours, ou alors différemment de ce que l’on avait espéré.

Le grand piège est alors de douter, de laisser son estime de soi-même être rognée par ce manque de réussite, les critiques, et les mises en gardes (le fameux « Je vous l’avais bien dit ! »). Le risque est de tomber lors sans une spirale négative : procrastination, abandon du projet, voire déprime.

Pour avoir lancé mon site et mes premiers produits téléchargeables, je suis passé par toutes sortes de difficultés : techniques, retard sur le planning, découragement passager…

Je vais partager avec vous les quelques conseils qui permettent de garder une bonne estime de soi, ce qui est indispensable pour continuer son projet de création de business ou de changement de carrière.

1)      Faites ce que vous avez choisi :

Cela semble tellement évident ! Pour être motivé par un projet, il faut y croire, et en avoir profondément envie. Vous avez un rêve ? Tant mieux. Pensez objectif et plan d’action. Et organisez votre vie, votre apprentissage, pour l’atteindre. Ainsi, c’est la facilité que j’ai avec la recherche d’emploi, et l’intérêt que je porte aux questions de recrutement, qui m’ont fait créer Gestion&Encadrement.  J’ai quitté mon emploi de l’époque pour m’y consacrer totalement. Je ne connaissais absolument rien à la manière d’administrer un site internet : j’ai donc passé des jours à apprendre comment y parvenir.  Déclinez votre rêve en objectif, et établissez un plan d’action pour y parvenir !

2)      Acceptez les difficultés et insistez pour les dépasser :

Comme disait Tom Hanks dans Forrest Gump, « la m…., ça arrive ». Non, le recruteur ne rappelle pas toujours, même quand le CV colle au poste. Non, les clients ne se bousculent pas non plus dès les premiers jours. Non, vous n’arriverez pas facilement à avoir un financement. Soyez prévenu : à partir du moment où vous aurez décidé de changer de vie, vous allez rencontrer une multitude d’obstacles, et plein de choses ne se passeront pas comme prévu. C’est normal. La vie est pleine d’aléas. Alors que j’avais quitté mon emploi pour me consacrer à mon projet, mon petit garçon a été diagnostiqué autiste. J’ai donc du retrouver un emploi pour financer ses soins. Le développement de mon blog a été ralenti, et j’ai pensé abandonner. Mais j’ai ensuite compris que mon site serait le moyen idéal d’avoir un complément de revenu. Cette épreuve est devenue une source de motivation. D’ailleurs, hasard ou pas, le trafic de Gestion&Encadrement a doublé depuis ce diagnostic !

 

3)      Ne pas regrettez pas si vous renoncez :

Vous avez le droit d’arrêter votre projet. Ce n’est pas une question de fierté, c’est du pragmatisme. Si cela ne marche vraiment  pas, que vous avez besoin de gagner de l’argent, vous devez arrêter les frais et faire autre chose. Combien d’échecs ont connu les entrepreneurs les plus brillants ? Ne vous laissez pas affecter si vous avez décidé de renoncer. Demandez-vous plutôt quel nouveau projet vous pouvez lancer. Et comment vous pouvez éviter de refaire les mêmes erreurs.

 

4)      Osez demander de l’aide :

Pour continuer à avancer dans les moments difficiles, il faut savoir se faire conseiller. Cela peut-être la lecture d’un livre sur le développement personnel, mais c’est surtout le fait de demander conseil. Chambre de commerces, associations d’entrepreneurs, connaissances : parlez de vos difficultés avec des gens compétents, échangez, demandez conseil. On se sent mieux, plus focalisé, et on règle des erreurs dont on n’avait même pas conscience ! J’ai vite réalisé que l’aspect marketing de mon site devait être amélioré. J’ai donc contacté « au culot » des personnes de ce domaine, j’ai expliqué mon projet, et tous se sont volontiers prêtés au jeu, et m’ont accordé de précieux conseils. Vous ne pouvez maîtriser 100% des aspects de votre projet. Faites-vous aider par des personnes d’expérience.

 

5)      Donnez-vous le droit de changer d’avis :

Vous ne pouvez pas tout prévoir, ou penser à tout. Vous êtes humain, félicitations ! Le meilleur moyen de continuer à progresser est de se donner le droit de changer d’avis. Peut-être que le business choisi n’était pas porteur. Peut-être que la concurrence y est trop rude. Et alors ? Pour continuer votre chemin de vie, vous avez le droit de vous dire que votre idée n’était pas le bonne, ou que finalement ce que vous avez choisi de faire ne vous plaît pas tant que ça. Accordez-vous toujours des voies de sortie. Par exemple, je voulais absolument faire de la rédaction de CV. J’ai compris que mon emploi du temps ne me le permettrait pas. J’ai donc crée un contenu qui aide les candidats à passer avec succès leurs entretiens d’embauche.

 

6)      Le remède : avancer

Pour ne pas avoir une estime de soi attaquée par les difficultés, ou la complexité et la quantité des tâches à effectuer, j’applique toujours cette règle du monde de l’industrie : lorsque le projet est énorme et compliqué, décomposez-le en une multitude de petites tâches simples. Et cela marche incroyablement bien. Donnez-vous plusieurs petits buts simples dans chaque journée. Par exemple,  mon objectif est de continuer à développer mon site. Je décline cela dans un planning rigoureux. Par exemple, l’objectif d’une journée sera : d’écrire un article, de conseiller 3 personnes sur leur CV, de régler un point administratif. Le lendemain, d’écrire un article invité, et faire un split test. Toutes ces tâches, mises bout à bout permettent de résoudre la question du développement du blog, étape par étapes.

Ainsi vous êtes toujours dans l’action, dans le progrès. Ce qui est essentiel pour se dire que l’on passe de bonnes journées. Attendre que les difficultés passent, cela ne règle rien et c’est décourageant.

 

7)      N’ayez pas peur de l’avenir :

Soyez un indécrottable optimiste. Le monde est vaste, et plein d’opportunités. Ayez confiance en vous, en votre capacité d’adaptation, votre instinct. Vos objectifs, vous les atteindrez. Un optimiste qui réussit se congratule pour son bon travail. Un pessimiste pense que tout cela n’est dû qu’au hasard. Ayez une perception optimiste des évènements ! Si vous ratez un projet, vous pouvez réussir le suivant.

 

8)      Sentez que vous progressez :

Votre projet vous amène à rencontrer d’autres personnes. Vous apprenez une quantité de choses incroyables ! Tout ceci vous servira, directement ou indirectement, et quel que soit le résultat. Augmenter ses connaissances, son savoir-faire, ses faire de nouvelles relations, c’est déjà une belle réussite. Aujourd’hui, je sais créer et administrer un site Web. J’ai aidé des personnes à retrouver un emploi. J’ai créé un contenu de qualité, qui aide les personnes à dédramatiser le chômage et à agir avec efficacité. J’ai réussi à faire des épreuves de la vie une source de motivation. Mes produits ont été mis en ligne il y a quelques jours, et commencent à se vendre. Rien que pour tout ça, cela valait le voyage.

 

Commentaires 6

  1. Un article qui tombe à point pour moi, qui suis en plein dans tous les problèmes inhérents à la création d’entreprise. Je rajouterais d’être bien entouré au niveau personnel (ce qui est le contrepied des « je t’avais prévenu que ça ne marcherait pas »), avoir quelqu’un qui croit en vous et vous le répète souvent est le plus important pour ne pas trop douter de ses capacités.

  2. Merci pour ces conseils.
    J’ai fini la phase création d’entreprise. Cette étape est vraiment géniale à passer, car elle concrétise un rêve. Finalement on consacre plein de temps a cette nouvelle activité. Celle ci ne me permet pas encore de me libérer de mon activité salarié, mais ça impulse un mouvement dans l’idée de s’y consacrer pleinement.

    Je suis à présent dans la phase de développement et réussi à avoir les premiers clients. Que je joies !
    Mais il faut aussi se donner le droit à l’erreur. La route est longue et il peut y avoir des embûches. j’en ai eu quelques unes. Il faut alors savoir prendre du recul…
    Bon courage à tous ceux qui se lance dans l’aventure…

  3. Il faut non seulement un mentor qui soit un coach chevronné, mais faut en plus qu’il ait à cœur le succès des ses poulains . En plus il faut un véritable encagement du future entrepreneur.

  4. Les points 1, 3, 6, 8 sont ce que je retiens en 1er !
    Chacun de ces points est important tout de même.

    Les points 5 et 7 me donnent plus de fil à retordre par contre, changer d’avis est souvent une bonne chose mais pas facile lorsqu’on s’est attaché à son 1er projet.
    Quant à l’optimisme, bien que je le sois naturellement, je tombe parfois dans des phases d’hésitation et de remise en question qui me font douter..

    En tout cas c’est un très bon article, merci !!

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