Idée de business : faut-il écouter ses utilisateurs ?

Michael Ferrari Démarrer un business, Idée d'entreprises 3 Commentaires

Sarie in Her New Hat and Halter Vest
Lorsqu’il s’agit de créer et d’améliorer un business, il y a 2 types de discours à ce sujet.

Le premier recommande d’écouter ses utilisateurs en expliquant que le service que l’on propose doit correspondre au besoin qu’expriment les utilisateurs et qu’ils sont dieux sur terre.

Le second dit que les utilisateurs ne savent pas vraiment ce qu’ils veulent et que les écouter ne fera qu’apporter son lot de distractions et que ce n’est qu’un troupeau de moutons.

Le domaine n’est pas scientifique et une réponse définitive et globale est donc impossible mais (car il y a un mais), des tendances peuvent vous indiquer quoi faire dans votre cas.

J’ai tendance à croire que la question est plus liée à votre personnalité de créateur que véritablement à l’utilisateur ou au secteur. Si vous êtes du genre à écouter et à répondre à un besoin, la démarche vous paraîtra naturelle. Pour vous, il est assez logique d’écouter ses utilisateurs lorsqu’on monte un projet, d’ailleurs vous ne voyez pas comment faire autrement.

Si vous êtes dans une approche où vous essayez de satisfaire un besoin, il parait important de suivre cette voie : celle de l’entrepreneur ascendant manager.

Pour celui qui est plutôt visionnaire, l’utilisateur est très lointain. Certains comme le créateur de PlentyOfFish disent ouvertement qu’écouter les utilisateurs est une perte de temps car les gens demandent des choses parfois irréalistes et qui vous prendront un temps fou à développer pour qu’au final une part infime l’utilise.

Le créateur ascendant technicien est lui concentré sur les fonctionnalités avec le tort de vouloir se faire plaisir.

The Emyth : le mythe de l’entrepreneur de Michael Gerber est un excellent livre qui illustre les 3 personnalités qui cohabitent dans chaque créateur : le visionnaire, le manager et le technicien.

Alors comment choisir ?

L’idée, c’est que personne ne détient la vérité. Ni le créateur, ni l’utilisateur. Le pari pour le créateur, c’est d’arriver à choisir les bonnes idées.

Qu’est-ce qu’une bonne idée ?

C’est une idée simple à comprendre, rapide à développer, dont la plupart des utilisateurs bénéficieront et qui reste dans la philosophie de départ de votre produit.

Un premier filtre serait donc d’évaluer le ratio temps (et donc coût)/ bénéfice potentiel.

Ensuite, la seule réponse qui me parait intéressante c’est : tester.

Faire et voir les résultats. Ne jamais supposer, définir les indicateurs à suivre, mettre en œuvre et voir ce que ça donne. Décider.

Des dizaines d’entreprises supposent des choses à propos des marchés sur lesquels elles opèrent jusqu’à ce quelqu’un arrive avec une idée qui va à contre-courant. L’idée parait parfois absurde mais la définition même de l’absurdité c’est quelque chose qui est contraire à cadre de référence. Vous et moi n’avons pas le luxe de faire cette erreur : vive l’absurdité.

Faites, testez, osez, abandonnez et recommencez jusqu’à ce que ça marche !

image par DonnitaMae

Commentaires 3

  1. crajkaro

    Robert Scoble disait il y a peu : Porsche fabriquerait des Volvos si la société écoutait ses acheteurs.

    Je tiens la même stratégie sur Twikeo car si j’écoutais en permanence mes utilisateurs, Twikeo serait un site de questions/réponses avec la simplicité de leboncoin et n’aurait jamais évolué …

  2. André

    J’ai fait cette expérience, en développant un site, dont 99.9 % des personnes sondées étaient convaincus de son utilité ! (des avis positifs venaient même de l’autre bout du monde), et au final, malgré deux versions, le concept n’a jamais trouvé son public.
    André

    .

  3. easy-trader.fr

    Bonjour,

    l’idée de tester en situation réelle sa solution est sans doute la meilleure. C’est ce que Tim Ferriss explique très bien dans la semaine des 4 heures. Une personne peut trouver une idée géniale mais est-elle prête à l’acheter ?
    Voilà la vraie question. S’inspirer d’un besoin d’abord, proposer ensuite un concept. Le recalibrer éventuellement ou abandonner si ça ne marche pas et passer à autre chose.
    Pour ma propre expérience, le besoin est venu de mon propre besoin. Le test a été tout d’abord un blog. Désormais c’est un site internet, les débuts sont plutôt prometteurs. Bilan en fin d’année.

Ajouter un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.