Faites l’amour pas la grève

Michael Ferrari Divers 5 Commentaires

Pendant qu’une minorité de français se bat pour conserver ses privilèges, la majorité d’entre nous travaille.

La France est un pays qui m’étonnera toujours. Même si je l’aime, je n’exclue pas de la quitter.

Si j’ai bien compris la situation, en voici un résumé :

Un groupe de personnes souhaite conserver ses avantages alors qu’il a été diagnostiqué que ces avantages ne peuvent pas être financés dans le fonctionnement actuel.

En gros, les différents privilèges (âge du départ en retraire, niveau de cotisation,..) ne sont pas payés par les gens qui en bénéficient car le montage ne tient pas. Le bilan (recettes – dépenses) est négatif. Leur caisse de retraite est en déficit. Qui compense ?

Tous les autres.

J’ai toujours du mal avec les pseudo témoignages que l’on voit à la télévision lors des grèves : le français qui va avoir du mal à, voir ne pourra pas, aller au travail et qui se montre solidaire de la grève.

Si mon voisin bloque l’entrée de l’immeuble parce qu’il veut que l’ensemble des habitants participe au paiement de la nouvelle peinture de son salon, je ne serais pas très solidaire mais j’irais volontiers lui expliquer comment il peut se passer de sa p*#$@ de peinture !

Cela dit, la grève a du bon. Pour toutes les professions en col blanc, c’est l’occasion de tester le télétravail et de voir comment ça pourrait se passer.

J’aimerais pouvoir étudier l’effet d’une telle grève sur le nombre de personnes se lançant en tant qu’indépendant.

Dans le fond les avantages des uns et des autres m’indiffèrent mais que l’on ne me demande pas de payer pour les autres. D’autant plus qu’il y a des dizaines de professions autrement plus pénibles que conducteur de train et qui sont au « forfait normal ».

On entend souvent avec ironie qu’en France on privatise les gains et on partage les pertes. Ce qui se passe en moment en est l’illustration.

Quand je vois comment sont gérées les choses, ma seule envie est de ne pas dépendre de ce système.

Tout cela est assez triste dans le fond car les cheminots sont des gens modestes et que les vrais privilégiés doivent bien se marrer…

Alors qu’est ce qu’on fait ?

Commentaires 5

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  1. altuvar

    Faire l’amour? oui d’accord, la France est d’ailleurs le pays qui a le taux de natalité le plus élevé d’Europe. les français auraient ils compris que leur système de retraite par répartition est voué a l’échec? je vois une chose encore plus inquiétante, par exemple mon père profite d’une modeste retraite de 1200€ par mois depuis 20 ans déjà. il se trouve que je suis d’origine tunisienne et que de fait, avoir 1200€/mois en Tunisie permet de vivre très, je dis bien très confortablement. C’est ce qui l’a poussé d’ailleurs a partir (semi) vivre la bas puisqu’il y vit, y dépense, et investis environ 6 mois- 1 jour de l’année.Étant donné la vague d’immigrés arrivés après la guerre pour reconstruire le pays vont ou sont partis a l’a retraite, cette masse de population qui perçoivent une retraite mais qui ne réinjecte pas dans l’économie du territoire est pour ma part un énorme préjudice pour le pays. a méditer.

  2. Reynolds

    « Dans le fond les avantages des uns et des autres m’indiffèrent mais que l’on ne me demande pas de payer pour les autres. »

    Un privilège n’est-il pas forcément payé par les autres d’une façon ou d’une autre? Aucun privilège n’a lieu d’être, je pense qu’il est toujours possible de les éviter. Ou alors il faut s’entendre sur la définition du mot. Pour moi ça signifie ‘dérogation au devoir commun / à la condition générale’.

    A part ce détail j’ai un état d’esprit très proche du tiens sur le sujet.

    N.B. je note que ce post date de 2007, mais la grève est toujours un sujet d’actualité, n’est-elle pas? 😉 (en France)

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