Lorsque vous passez de “l’autre” côté de la barrière et que vous n’avez plus un emploi mais une activité professionnelle, la structure habituelle du 9 heures – 18 heures, 5 jours par semaine devient floue. Ainsi, je n’ai plus cette envie folle de week-end comme je pouvais l’avoir lorsque j’étais salarié tout comme je n’ai plus cette attente douloureuse des vacances. Le vendredi n’est pas un jour plus joyeux que les autres et le lundi n’est pas plus triste. J’apprécie évidemment de prendre des moments sans travailler tout comme j’apprécie des vacances. Récemment, j’ai passé 3 jours à Venise, 7 jours à Madrid puis 2 jours à Marseille et c’est très agréable. (Attention : ce n’est pas un mois typique!)
La différence avec mon attitude et mon état d’esprit d’avant, c’est que je n’attends pas après ces moments pour réfléchir, faire des activités qui me plaisent fondamentalement ou me reposer. Le manque de frontière claire entre les moments de travail et le reste n’a pas que des avantages. Travailler sur un article de blog le dimanche parait horrifiant à beaucoup de personnes et l’on peut facilement tomber dans le travers qui consiste à constamment travailler. C’est le défi de l’entrepreneur.
Avec ce grand pouvoir sur notre temps vient une grande responsabilité : celle de notre efficacité personnelle. Lorsque votre semaine est un océan sans limites, vous avez une responsabilité importante qui consiste à définir ce que vous allez faire et pour beaucoup d’entrepreneurs qui se lancent (ou de prolétaires qui s’ignorent), cela signifie aussi COMBIEN vous allez gagner. Dans le salariat cette question est moins importante ou en tout cas moins vitale car lorsque la fin de la journée arrive, le travail est terminé de toute façon. Même s’il existe des salariés qui considèrent leur emploi comme un entrepreneur le fait, c’est l’attitude générale.
Comment décidez-vous des activités à réaliser ? Combien de temps faut-il y consacrer ? Les questions sont plus importantes que les réponses !
Après 4 ans à vivre dans ce monde-là, voici quelques conclusions que je voudrais partager. Je serais heureux d’entendre les vôtres.
La première conclusion : il existe des modes de travail où il n’est pas nécessaire de produire 8 heures par jour pour être efficace. En fait, il s’agit surtout de choisir. Choisir le secteur d’activité et la forme de notre activité. Si vous travaillez au contact de vos clients, il est probable que vous deviez être présent lorsque vos clients le sont mais vous pouvez aussi exercer la même activité sous une autre forme ne nécessitant pas votre présence continue (formation, vente en ligne, créer le business et le gérer …). Vous pouvez n’être disponible que sur des périodes bien définies pour vos clients.
Quel est votre choix ?
La seconde conclusion est qu’il est capital d’avoir un équilibre entre produire et s’instruire si vous voulez avoir une vie satisfaisante au quotidien. Cette harmonie influence votre créativité, votre efficacité, votre niveau de bonheur et vos revenus. Vous pouvez travailler sans cesse mais vous allez petit à petit perdre la vision d’ensemble, arrêter d’apprendre et perdre votre étincelle, vous perdre dans les détails et créer un déséquilibre avec votre vie personnelle (une crise de la quarantaine pour quelqu’un ?).
En France, cette idée n’est trop difficile à faire accepter tant le travail est une valeur décriée (tant que bien entendu l’on reste payé indépendamment de ses résultats) mais il s’agit de 2 faces de la même pièce. L’efficacité est possible et durable s’il y a du renouvellement.
La troisième, c’est qu’il faut être un maître dans la sélection de ses activités. Et oui cela veut dire connaitre ses valeurs, avoir des objectifs clairs et agir dans ce cadre. Les activités ayant un effet de levier utilisant vos forces sont essentielles et devinez quoi ? 99 % du temps, ce sont des activités qui sont plaisantes pour vous.
Quelle est l’utilisation de chaque heure de votre journée ?
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